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 Ca s'est passé en septembre !

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Kationok
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MessageSujet: Ca s'est passé en septembre !   Ca s'est passé en septembre ! Icon_minitimeDim 4 Sep 2022 - 16:41

1734 : Joseph Wright of Derby, peintre britannique


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autoportrait !




Joseph Wright, dit Joseph Wright of Derby, né le 3 septembre 1734 à Derby et mort le 29 août 1797 dans la même ville, est un peintre britannique.
Il a été reconnu comme « le premier peintre professionnel à représenter l'esprit de la révolution industrielle ».
Il est célèbre pour sa technique du clair-obscur, qui accentue les contrastes entre les parties claires et sombres, et pour ses tableaux de scènes éclairées par une lumière locale. Ses tableaux représentant les débuts de la science avec l'alchimie, souvent tirés des réunions de la Lunar Society, groupe de scientifiques et industriels très influents vivant dans les Midlands anglaises, forment des archives importantes sur le combat de la science contre les valeurs religieuses et l'obscurantisme au siècle des Lumières.
Le conseil communal de Derby possède beaucoup de tableaux et dessins de Wright qui sont conservés au Derby Museum and Art Gallery, où ils sont temporairement prêtés à d'autres collections publiques.


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Au 18e siècle les peintures spectaculaires de volcans sont à la mode. Cette toile de Joseph Wright en est un bon exemple. Le Vésuve de Portici est peint par Joseph Wright entre 1774 et 1776.
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Un phare en feu la nuit - Joseph Wright of Derby



BIOGRAPHIE


Joseph Wright est né à Irongate à Derby, fils de l'avocat puis secrétaire de mairie, John Wright (1697-1767), et de sa femme, Hannah Brookes (1700-1764) ; il est le troisième de leurs cinq enfants. Wright est élève au lycée général de Derby et a apprend à dessiner en autodidacte en copiant des gravures. Voulant devenir peintre, Wright s'installe à Londres en 1751 et devient élève du portraitiste de renom, Thomas Hudson, également maître de Joshua Reynolds. Après avoir peint des portraits à Derby pendant longtemps, Wright travaille de nouveau avec Hudson en tant qu'assistant, pendant quinze mois. En 1753, il revient dans sa ville natale où il diversifie sa pratique du portrait en utilisant la technique du clair-obscur sous lumière artificielle, pour laquelle il est considéré comme maître en la matière, et en peignant des tableaux de paysages. En 1756, Wright entre de nouveau à l'atelier de Thomas Hudson pendant quinze mois, et y entame une très longue amitié avec son camarade John Hamilton Mortimer. Wright connaît une période fructueuse à Liverpool, entre 1768-1771, durant laquelle il peint beaucoup de portraits, dont des tableaux de nombreuses personnalités de la ville et leur famille.


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Un chef-d’œuvre de Joseph Wright of Derby au Getty - Joseph Wright of Derby, "Two Boys with a Bladder" ( avec une vessie : un ballon ! ), vers 1769-1970,huile 
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D'Ewes Coke, sa femme, Hannah, son cousin Daniel Coke (1782), Derby Museum and Art Gallery.

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La soeur de l'artiste



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Thomas and Joseph Pickford ses enfants - Joseph Wright of Derby






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Mrs Charles Hirt avec sa fille Mary-Ann


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Susanna Hope - Joseph Wright of Derby


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Cette étude récemment redécouverte d'un vieil homme dans le personnage d'un philosophe est un ajout passionnant et important à l' œuvre connue de Joseph Wright of Derby. Peint avec une sensibilité aiguë et une délicatesse de modelage, en particulier dans les fines boucles des cheveux et la texture rugueuse des mains de l'homme et des traits caressés, il a été daté par le Dr Matthew Craske des années de l'artiste à Liverpool, à la fin des années 1760. C'est la période la plus célèbre de Wright, avant son voyage en Italie.


Joseph Wright est né à Irongate à Derby, fils de l'avocat puis secrétaire de mairie, John Wright (1697-1767), et de sa femme, Hannah Brookes (1700-1764) ; il est le troisième de leurs cinq enfants. Wright est élève au lycée général de Derby et a apprend à dessiner en autodidacte en copiant des gravures. Voulant devenir peintre, Wright s'installe à Londres en 1751 et devient élève du portraitiste de renom, Thomas Hudson, également maître de Joshua Reynolds. Après avoir peint des portraits à Derby pendant longtemps, Wright travaille de nouveau avec Hudson en tant qu'assistant, pendant quinze mois. En 1753, il revient dans sa ville natale où il diversifie sa pratique du portrait en utilisant la technique du clair-obscur sous lumière artificielle, pour laquelle il est considéré comme maître en la matière, et en peignant des tableaux de paysages. En 1756, Wright entre de nouveau à l'atelier de Thomas Hudson pendant quinze mois, et y entame une très longue amitié avec son camarade John Hamilton Mortimer. Wright connaît une période fructueuse à Liverpool, entre 1768-1771, durant laquelle il peint beaucoup de portraits, dont des tableaux de nombreuses personnalités de la ville et leur famille.




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Joseph Wright of Derby, Vue de Florence et de l’Arno

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( Impressions d'art de l'Artiste ) Joseph Wright of Derby - Un lac au clair de lune



Joseph Wright épouse Ann Swift — aussi connue sous le nom de Hannah —, dont le père travaille dans les mines de plomb, le 28 juillet 1773. À la fin de cette même année, il part visiter l'Italie, où il reste jusqu'en 1775. Wright et sa femme ont six enfants, dont trois meurent en bas âge. À Naples, Wright est témoin d'une éruption du Vésuve, ce qui donne le sujet de ses tableaux suivants. À son retour d'Italie, il s'installe à Bath dans le Somerset en tant que peintre portraitiste, mais ne rencontrant que peu de succès, il retourne à Derby définitivement.


Wright est un contributeur régulier des expositions de la Society of Artists de 1765 à 1776, puis moins régulièrement de 1778 à 1794 à la Royal Academy, dont il est élu associé en 1781, puis membre à part entière en 1784. Il décline cependant ce dernier privilège, en réponse à un affront qu'il pensait avoir reçu et coupe tout lien officiel avec la Royal Academy, tout en participant aux expositions de 1783 à 1794. Il expose aussi à la Society for Promoting the Arts de Liverpool.

Le surnom « Wright of Derby » lui est attribué pour la première fois par un critique de l'exposition de The Gazetteer en 1768. À une époque où il n'était pas d'usage d'appeler un artiste par son prénom, il était indispensable de pouvoir différencier les œuvres de deux artistes nommés Wright : Joseph Wright, qui commença à exposer en 1765, et Richard Wright (1735-1774), de Liverpool, qui débuta en 1762. Le surnom de « Wright of Derby », d'abord donné pour des questions de commodité, lui est définitivement resté.
Durant les dernières années de sa vie, il devient alors de plus en plus asthmatique et nerveux près de sa maison, et il est soigné par son ami le Dr Erasmus Darwin. Ann Wright meurt le 17 août 1790. Le 29 août 1797, Joseph Wright of Derby meurt dans sa nouvelle demeure du 28, Queen Street à Derby, où il passe ses derniers jours avec ses filles.


Œuvre


Wright a atteint son apogée avec ses sujets éclairés par une source de lumière locale, dont Three Gentlemen observing the 'Gladiator' (en) (1765), Philosophe faisant un exposé sur le planétaire (1766), conservé au Derby Museum and Art Gallery et An Experiment on a Bird in the Air Pump (1768) conservé à la National Gallery de Londres en sont des exemples représentatifs.

Joseph Wright of Derby a peint Dovedale by Moonlight, saisissant un paysage rural de nuit à la pleine lune. Il est conservé au Allen Memorial Art Museum à l'Oberlin College. Son pendant, Dovedale by Sunlight (vers 1784-1785) saisit les couleurs de ce paysage de jour. Dans un autre Moonlight Landscape (paysage au clair de lune) conservé au musée d'Art John-et-Mable-Ringling de Sarasota en Floride, tout aussi spectaculaire, la lune est cachée par un pont en arc au-dessus de l'eau, mais illumine la scène où l'eau scintille, par opposition à l'obscurité du paysage. Un autre célèbre tableau de son excursion au Lake District est Rydal Waterfall, peint en 1795.




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Girandola (Feux d'artifices) au château Saint-Ange, Joseph Wright of Derby (environ 1775)




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Joseph Wright of Derby - Paysage avec arc-en-ciel, vue près de Chesterfield



Cave at evening a été peint en 1774 en Italie avec le même type de clair-obscur. Il est proche de Grotto by the Seaside in the Kingdom of Naples with Banditti, Sunset de 1778 (Grotte en bord de mer dans le royaume de Naples avec des bandits, au coucher du soleil) du musée des Beaux-Arts de Boston.

Peindre le siècle des Lumières anglaises


Joseph Wright of Derby est proche des industriels pionniers des Midlands. Deux de ses mécènes les plus importants sont Josiah Wedgwood, qui contribua aux débuts de la révolution industrielle et innova tant sur le plan de l'organisation de la production de la poterie, et Richard Arkwright, considéré comme le créateur du système usinier (factory system) dans l'industrie du coton. Un de ses élèves, William Tate, est l'oncle de l'homme d'affaires excentrique, constructeur de tunnel Joseph Williamson, et acheva certaines œuvres de Wright après sa mort. Wright connaît également Erasmus Darwin ainsi que d'autres membres de la Lunar Society, qui rassemble d'importants industriels, des scientifiques et des philosophes. Bien que les réunions se tiennent à Birmingham, Erasmus Darwin, grand-père de Charles Darwin, vit à Derby, et certains des tableaux de Joseph Wright, sur lesquels il a également utilisé la technique du clair-obscur, sont inspirés des rassemblements de la Lunar Society.

An Experiment on a Bird in the Air Pump (1768, LondresNational Gallery), montre des personnes rassemblées autour d'une expérience sur la nature de l'air et de sa capacité à permettre la vie.


L'Alchimiste découvrant le phosphore (1795, Derby Museum and Art Gallery) décrit la découverte de l'élément phosphore par l'alchimiste allemand Hennig Brand en 1669. Un flacon dans lequel une grande quantité d'urine a été portée à ébullition s'enflamme, comme le phosphore, présent en grande quantité dans l'urine, prend feu au contact de l'air.


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Philosophe faisant un exposé sur le planétaire (A Philosopher Lecturing on the Orrery, vers 1766, Derby Museum and Art Gallery) montre un ancien mécanisme permettant de décrire le mouvement des planètes autour du soleil. Le scientifique écossais James Ferguson (1710-1776) prit en charge une série de conférences à Derby en juillet 1762 basées sur son livre Lectures on Select Subjects in Mechanics, Hydrostatics, Pneumatics, Optics &c (1760). Pour illustrer ses conférences, Ferguson utilisa divers instruments, maquettes et machines. Wright assista certainement à ces cours, d'autant plus que des billets étaient disponibles chez John Whitehurst, proche voisin de Wright, horloger et scientifique. Wright a d'ailleurs sûrement fait appel à la connaissance pratique de Whitehurst pour en savoir plus sur le planétaire et son mode de fonctionnement.




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Cave ( grotte ) at evening (1774), NorthamptonSmith College Museum of Art.




On considère que ces tableaux rapportant des faits concrets ont aussi un sens métaphorique ; l'incandescence du phosphore devant une figure priant faisant écho à la transition houleuse de la foi à l'interprétation scientifique et à l'instruction, et les diverses expressions sur les visages autour de l'oiseau dans la pompe à air indiquant l'inquiétude concernant la possible inhumanité du siècle des sciences à venir. Ces tableaux représentent un point culminant des enquêtes scientifiques qui commencèrent à dévaloriser le pouvoir de la religion dans les sociétés occidentales.






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Dernière édition par Kationok le Dim 11 Sep 2022 - 15:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ca s'est passé en septembre !   Ca s'est passé en septembre ! Icon_minitimeDim 11 Sep 2022 - 15:54

1774 : Caspar David Friedrich, peintre allemand


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Caspar David Friedrich. Autoportrait (1800) - Pierre noire sur papier, 42 × 27,6 cm, Statens Museum for Kunst, Copenhague.


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Carl Johann Bähr. Portrait de Caspar David Friedrich (1836)
Huile sur toile, 55,5 × 47,5 cm, Galerie Neue Meister. Dresde.




BIOGRAPHIE
1774-1840

Jeunesse et formation (1774-1798)



Né le 5 septembre 1779 à Greifswald, port situé sur la mer Baltique, Caspar David Friedrich est le fils d’Adolph Gottlieb Friedrich, fabricant de savon et de bougies, et de Sophie Dorothea Bechly. Le couple eut dix enfants, Caspar David étant le sixième. Il connut une enfance tragique. Sa mère et l’une de ses sœurs meurent en 1781. En 1787, son frère Johann se noie dans la Baltique en tentant de sauver Caspar David. En 1791, sa sœur Maria décède elle aussi.
Après le décès de la mère, la gouvernante fut chargée de l’éducation des enfants sous la férule du père, protestant piétiste à la rigueur puritaine. La condition économique de la famille était plutôt bonne et le père devint même un homme d’affaires prospère.
A partir de 1790, Caspar David suit les cours de dessin de Johann Gottfried Quistorp, professeur à l’université de Greifswald, qui emmenait ses élèves dessiner sur le motif dans la nature. C’est avec Quistorp  que Friedrich découvre le peintre allemand Adam Elsheimer (1578-1610), qui utilisait beaucoup le paysage nocturne en arrière-plan de ses sujets religieux. Il étudie également la littérature et l’esthétique avec le professeur suédois Thomas Thorild.



En 1794, Caspar David part étudier au Danemark, à la prestigieuse Académie royale de Copenhague. L’enseignement pratique est orienté vers le dessin et le moulage de sculptures antiques, mais assez peu vers la peinture. Cependant, la vie à Copenhague permet d’accéder à la Galerie royale qui possède une riche collection de peintures hollandaises du 17e siècle.

Ca s'est passé en septembre ! Caspar-david-friedrich-paysage-avec-pavillon-1797
Caspar David Friedrich. Paysage avec pavillon (v. 1797). Crayon, encre et aquarelle, 16,7 × 21,7 cm, Kunsthalle, Hambourg.
 Cette aquarelle date de l’époque où Friedrich étudiait à l’académie de Copenhague. Le thème du jardin à l’anglaise appartient aux sources d’inspiration des romantiques. La représentation des massifs arbustifs et de la construction rappelle le style rococo, qui avait dominé la peinture française pendant les trois premiers quarts du 18e siècle.




L’installation à Dresde et la dépression (1798-1805)


Au printemps 1798, Friedrich revient brièvement à Greifswald, puis s’installe à Dresde en Saxe, ville qu’il ne quittera plus que pour des voyages assez nombreux. C’est probablement sur la recommandation de son ancien professeur de dessin, Johann Gottfried Quistorp, que Friedrich choisit Dresde. La ville était en effet un centre artistique important. Il commence sa carrière par le dessin au crayon, à l’encre et à la sépia (encre de seiche) et réalise également des aquarelles. Ses dessins font l’objet de gravures sur cuivre (à l’acide nitrique, dit eau-forte à l’époque) ou sur bois en vue de la vente d’estampes. Ses sujets de prédilection sont des paysages recomposés en atelier à partir de croquis pris sur le vif.



Ca s'est passé en septembre ! Caspar-david-friedrich-pelerinage-au-coucher-du-soleil-1805
Caspar David Friedrich. Pèlerinage au coucher du soleil (1805). Sépia et crayon sur papier, 40,7 × 62 cm, Schlossmuseum, Weimar.
 Ce dessin remporta le premier prix au concours de Weimar en 1805 et obtint l’approbation de Goethe.


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Caspar David Friedrich. La croix dans la montagne (1805-06). Sépia et crayon sur papier, 64 × 93 cm, Staatliche Museen, Berlin.
 Friedrich reprendra le thème du rocher, des conifères et de la croix en 1807 avec Le retable de Tetschen (voir ci-dessus)


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Caspar David Friedrich. Les ruines d'Eldena (v. 1825). Huile sur toile, 17,8 × 22,9 cm, collection particulière.
 Friedrich a représenté à plusieurs reprises les ruines du monastère cistercien d’Eldena, proche de Hambourg, dont la construction avait débuté au 12e siècle. Au début du 19e siècle, le site ne comporte plus que des ruines qui suscitent l’intérêt des archéologues. Au 20e siècle, les vestiges ont été consolidés et le domaine aménagé.



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Caspar David Friedrich. Les portes rocheuses de Neurathen (1826-28). Aquarelle et crayon sur papier, 27,9 × 24,5 cm, musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg.
 Ces rochers font partie du Bastei (bastion), formation rocheuse située en Saxe, à proximité de la frontière suisse.


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Caspar David Friedrich. Lever de lune (1835-37). Sépia et crayon sur papier, 24,5 × 34,5 cm, musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg.
 Autre titre : Deux hommes sur le rivage. Le thème avait déjà été traité à l’huile en 1819-20. Voir ci-dessus, Deux -hommes contemplant la lune.


A partir de 1801, Friedrich entre dans une période dépressive et une tentative de suicide pourrait avoir eu lieu à une date mal connue. En 1803-1804, sa production est presque au point mort. Cette crise existentielle aurait pu être exacerbée par un amour malheureux. Les biographes évoquent une possibilité : Julia Stoye, la belle-sœur de son frère Johann, dont Friedrich avait dessiné le portrait en robe de mariée en 1804.

La réussite artistique (1805-1835)



En 1805, à l’âge de 31 ans, Friedrich connaît sa première grande réussite artistique. Il reçoit le premier prix du concours de Weimar, organisé par Goethe en personne, pour deux dessins : Pèlerinage au coucher du soleil et Soir d'automne au bord du lac.
A l’exception de quelques réalisations dont l’attribution est incertaine, les premières peintures à l’huile datent de 1807. Le Retable de Tetschen (1807-1808) reçoit un accueil plutôt négatif de la critique car il apparaissait présomptueux d’investir le paysage d’une dimension religieuse. Mais le tableau est défendu par tous les amis du peintre et obtient une publicité importante.
 
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Caspar David Friedrich. Le retable de Tetschen (1807-08)
Huile sur toile, 115 × 110 cm, Galerie Neue Meister, Dresde.






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Caspar David Friedrich. Le retable de Tetschen (1807-08). Huile sur toile, 115 × 110 cm, Galerie Neue Meister, Dresde. Le romantisme cherche à bousculer la hiérarchie académique qui plaçait la peinture d’histoire au premier rang. Cette composition, qui souligne la dimension spirituelle de la nature, a pour ambition de hisser la peinture de paysage au niveau de la peinture d’histoire. Friedrich a conçu lui-même le cadre doré, un arc gothique comportant à la base l’œil de Dieu, la vigne et le blé de l’Eucharistie. La peinture elle-même magnifie la dimension religieuse de la nature. Une masse rocheuse surmontée d’un crucifix se détache sur un ciel d’aurore tourmenté. Le soleil projette ses rayons depuis l’horizon, produisant un effet de contre-jour symbolisant la spiritualité.




La mort de sa sœur Dorothea en 1808 et celle de son père en 1809 atteignent durement Friedrich. Le caractère désespéré du Moine au bord de la mer et de L’abbaye dans une forêt de chênes est le résultat de l’état d’esprit du peintre à cette époque. Mais, bien évidemment, ce sont les émotions profondes qui suscitent les grandes œuvres. Présentés à l’exposition de l’Académie de Berlin en 1810, les deux tableaux sont acquis par le roi de Prusse à l’instigation du prince héritier prussien Frederick William. Le 12 novembre 1810, Caspar David Friedrich devient membre de l’Académie de Berlin.

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Caspar David Friedrich. Le moine au bord de la mer (1809). Huile sur toile, 110 × 172 cm, Alte Nationalgalerie, Berlin. Présentés à l’exposition de l’Académie de Berlin en 1810, Le moine au bord de la mer et son pendant L’abbaye dans une forêt de chênes ont été achetés par le prince héritier prussien Frederick William. Les toiles ayant d’abord suscité la perplexité, l’achat royal représentait une surprise et une consécration officielle. Le moine au bord de la mer est sans aucun doute le paysage le plus audacieux du romantisme allemand. Trois bandes horizontales structurent l’image, le ciel représentant les 5/6 de la hauteur. Rien n’apparaît sur la mer très sombre. Sur le sable, un homme minuscule face à la mer constitue le seul élément de verticalité. Ce paysage composé n’a pas de fonction descriptive mais l’ambition d’évoquer la transcendance. La solitude du moine dans une nature réduite à la minéralité (aucun végétal) symbolise l’homme perdu dans l’univers glacé. L’espoir ne peut alors venir que la spiritualité, ce qui justifie la figure du moine.

Le tableau aura une influence importante sur la peinture de paysage jusqu’à aujourd’hui. Il est possible de considérer les paysages du peintre allemand Gerhard Richter, né en 1932, comme une lointaine déclinaison du tableau de Friedrich.




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Caspar David Friedrich. L’abbaye dans une forêt de chênes (1809-10). Huile sur toile, 110 × 171 cm, Alte Nationalgalerie, Berlin.

 Un groupe de moines portant un cercueil se dirige vers le portail en ruine d’une ancienne église gothique. Les personnages minuscules sur un sol enneigé sont dominés par une nature écrasante qui semble absorber les créations humaines. L’œuvre ayant été peinte à la suite de l’invasion de l’Allemagne par les troupes de Napoléon Ier, elle a été interprétée comme un symbole de l’état du pays.





Commence alors la période production la plus intense de l’artiste. La peinture de Friedrich peut parfois adopter une tonalité nationaliste. Depuis la bataille d’Iéna en 1806, le royaume de Saxe était sous domination napoléonienne. Frédéric-Auguste Ier, roi de Saxe de 1806 à 1827, était fidèle à Napoléon. Mais Friedrich, comme beaucoup d’autres artistes de Dresde, se considérait comme un patriote anti-français. Il demanda cependant la citoyenneté saxonne et l’obtint en 1816, puis devint membre de l’académie de Dresde.
Le 21 janvier 1818, Friedrich épouse Caroline Boomer (1793-1847), âgée de vingt-cinq ans (il en a quarante-quatre), fille d’un teinturier de Dresde. Trois enfants naîtront de cette union. Le peintre et son épouse s’installent à Dresde dans un grand appartement au bord de l’Elbe, situé dans le même bâtiment que celui du peintre romantique Johan Christian Clausen Dahl (1788-1857), le plus proche ami de Friedrich. Ce mariage aura une certaine influence sur sa peinture. Il éclaircit sa palette et accorde plus de place aux figures humaines.

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Caspar David Friedrich. Falaises de craie à Rügen (1818-19). Huile sur toile, 90,5 × 71 cm, Kunst Museum, 
Winterthur. Rügen est une île située au large de la côte de Mecklembourg-Poméranie dans la Baltique. Friedrich a épousé Caroline Bommer le 21 janvier 1818. Le couple effectue un voyage de noces et visite la famille du peintre à Greifswald. C’est à cette occasion qu’il séjourne sur cette île. Le tableau représente le couple. L’ouverture sur l’espace maritime infini, cher au peintre, subsiste, mais la palette claire renvoie un optimisme rare chez Friedrich.




La réputation internationale de l’artiste atteint la Russie. Le Grand-duc Nicolas Pavlovitch (1796-1855), qui deviendra le tsar Nicolas 1er en 1825, lui rend visite dans son atelier en 1820, accompagné de son épouse Alexandra Feodorovna, qui appréciait particulièrement les œuvres de Friedrich. La famille impériale russe devint un client régulier du peintre pendant de nombreuses années.

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Caspar David Friedrich. Navires dans le port, le soir (v. 1828). Huile sur toile, 25 × 31 cm, Galerie Neue Meister, Dresde.
 Autre titre : Après le coucher du soleil. Des bateaux de pêche reviennent au port le soir. Le rivage de la mer et ses vastes perspectives ont été utilisés à de nombreuses reprises par Friedrich. Il y ajoute parfois le thème du port, havre de paix pour les humains, symbole de la vie où l’homme arrive un jour (la naissance) et qu’il quitte un peu plus tard (la mort).




La maladie et l’activité réduite (1835-1840)



Au début de la décennie 1830, la production de l’artiste est toujours importante, mais le 26 juin 1835 il subit un accident vasculaire cérébral qui le paralyse partiellement. Il fait alors un séjour à vocation rééducative dans la station thermale de Teplitz (actuellement en République Tchèque). Malgré des difficultés persistantes, il tente de peindre à nouveau à l’huile après cette cure. Il y parviendra encore en 1835-1836, mais se limitera ensuite aux dessins. Au cours de la dernière année de sa vie, il est incapable de travailler. Le médecin et peintre Carl Gustav Carus (1789-1869) et Caroline Bardua (1781-1864), également peintre, entourent le malade. Caspar David Friedrich meurt le 7 mai 1840, à l’âge de soixante-cinq ans.
 
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Caspar David Friedrich. Les âges de la vie (1834). Huile sur toile, 72 × 94 cm, Museum der bildenden Künste, Leipzig. Friedrich revisite le thème allégorique des âges de la vie, traité en peinture depuis la Renaissance. La vie n’est qu’un passage, comme un voyage en bateau, mais elle conduit inéluctablement à la mort. Traditionnellement, plusieurs âges (en général trois) sont représentés par des figures humaines. Ici, l’homme de dos symbolise la vieillesse, l’homme debout en haut-de-forme l’âge adulte et la jeune fille et les enfants la jeunesse. Certains commentateurs ont considéré les bateaux comme une réitération de cette symbolique : interprétation libre (grands et petits, lointains et proches). Tout le charme de la composition provient de l’exceptionnelle quiétude qui s’en dégage, qui repose sur le dessin magistralement équilibré, la pureté du trait et les choix chromatiques induisant une atmosphère limpide.




Caspar David Friedrich représente pour nous aujourd’hui l’archétype du peintre romantique. La vie plutôt solitaire et tragique du peintre, au cours de laquelle la mort des membres de la famille et des amis est omniprésente, offre déjà l’image d’une personnalité vulnérable. Les émotions induisent un parcours existentiel chaotique qui se termine en tragédie : l’incapacité physique de travailler.



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Caspar David Friedrich. Épave dans la mer de glace (1798). Huile sur toile, 31 × 24 cm, Kunsthalle, Hambourg. L’attribution à Friedrich est discutée. En tout état de cause, il ne pourrait s’agir que d’une expérimentation à l’huile car à cette époque le peintre produisait des aquarelles et des dessins (voir ci-après).


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Caspar David Friedrich. L’été (1807). Huile sur toile, 71 × 104 cm, Neue Pinakothek, Munich.
 Ce paysage composé est une des premières huiles où le style du peintre s’affirme. L’immensité du paysage a pour contrepoint le couple d’amoureux sous un arceau de verdure au premier plan. Le romantisme s’exprime ainsi par la modestie de l’homme face à l’immensité, mais aussi par l’illustration de la relation amoureuse.


L’œuvre, dans sa totalité, témoigne de la nécessité intérieure d’investir la nature d’une dimension spirituelle. A la nature raisonnable des classiques, idéalisation de l’environnement humain, les romantiques opposent la nature en tant qu’expression de l’intériorité. Les paysages de Friedrich représentent donc sa perception singulière d’une nature porteuse de symboles qu’il s’agit de dévoiler. Les rivages nocturnes éclairés par la lune, les forêts envahies par la brume de laquelle émerge parfois une ruine ou une petite figure humaine, les personnages vus de dos relèvent d’une symbolique de la révélation. En perçant les mystères d’un simple paysage, c’est probablement la révélation divine que cherchait l’artiste. Ainsi, le paysage est considéré comme sublime, parce qu’il permet de conjuguer l’indicible grandeur de l’espace naturel et la spiritualité du moi profond.

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Caspar David Friedrich. Le chasseur dans la forêt (1814). Huile sur toile, 66 × 47 cm, collection particulière.
 Il s’agit en fait d’un militaire français perdu dans la profonde forêt de sapins allemande. Après l’invasion de la France par les troupes prussiennes, Napoléon Ier doit abdiquer le 6 avril 1814. Le tableau célèbre la fin de l’occupation de l’Allemagne par les français. L’image du soldat perdu symbolise le destin tragique de l’envahisseur qui a présumé de ses forces. Fragile au milieu des arbres immenses, le dragon de Napoléon suscite aussi la compassion.


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Caspar David Friedrich. Sur le voilier (v. 1819). Huile sur toile, 71 × 56 cm, musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg. Cette composition, particulièrement audacieuse pour l’époque, joue sur l’asymétrie. Les verticales du gréement laissent apparaître à gauche une percée vers l’horizontale de la ligne d’horizon. La description du voilier à l’aide d’un raccourci magistral permet à l’observateur de se sentir visuellement à l’arrière du bateau. A l’avant, un couple se tient la main, le regard dirigé vers une ville qui se dessine dans le lointain. Il symbolise le voyage de la vie. Beaucoup plus tard, les impressionnistes reprendront ce modèle de composition, en particulier Mary Cassatt (La promenade en barque, 1893-94).


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Caspar David Friedrich. Deux hommes contemplant la lune (1819-20). Huile sur toile, 35 × 44,5 cm, Galerie Neue Meister, Dresde.
 Deux hommes observent la lune dans un paysage de montagne chaotique. L’artiste a réalisé plusieurs versions de ce tableau, dont l’une avec une femme et un homme (Alte Nationalgalerie de Berlin). Ce sujet typiquement romantique a inspiré Samuel Beckett lors de son voyage en Allemagne en 1936-37. L’écrivain a déclaré que le tableau était à l’origine de sa pièce En attendant Godot (1948).


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Caspar David Friedrich. Lever de lune sur la mer (v. 1821). Huile sur toile, 135 × 170 cm, musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg.
 Cette composition représente le paysage romantique archétypal, qu'évoque spontanément l'énoncé du mot romantique. Deux couples contemplent l'apparition de la lune sur la mer où naviguent deux voiliers. Lumière vespérale en contre-jour, amour suggéré, immensité de l'océan...


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Caspar David Friedrich. Le Watzmann (1824-25). Huile sur toile, 136 × 170 cm, Alte Nationalgalerie, Berlin. 
Le massif du Watzmann, à l’extrême sud-Est de l’Allemagne actuelle, est vu depuis Berchtesgaden. L'historien de l'art Helmut Börsch-Supan analyse Le Watzmann, comme un symbole de Dieu. « La glace éternelle du glacier est un équivalent de l'éternité de Dieu. » La composition utilise systématiquement le triangle et progresse de l’ombre à la lumière du premier plan aux sommets enneigés. Friedrich n’a jamais séjourné dans les Alpes et s’est inspiré d’une étude à l’aquarelle de son élève Johann August Heinrich et d’une huile de Ludwig Richter (1803-1884) qui en reste à l’aspect magique du paysage.



Friedrich connut une célébrité internationale de son vivant mais fut largement oublié après sa mort. Déjà, à la fin de la vie du peintre, la peinture de paysage évoluait vers le réalisme (Constable en Angleterre, école de Barbizon en France). Cette tendance ne fera que s’accentuer avec l’impressionnisme. Le paysage romantique et sa conception symbolique de la nature étaient donc passés de mode. Il faudra attendre le début du 20e siècle pour que cet immense artiste soit considéré comme l’un des plus grands paysagistes du 19e siècle.

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Caspar David Friedrich. Le rivage au clair de lune. (1835-36). Huile sur toile, 135 × 170 cm, Hamburger Kunsthalle, Hambourg. 
Cette huile est l’une des dernières peintes par Friedrich. Diminué à la suite d’un accident vasculaire cérébral, l’arti
ste restitue son monde intérieur par une image particulièrement sombre de la nature. L’historien de l’art britannique William Vaughan décrit ce tableau comme « le plus sombre de tous ses rivages ».
 
L'un de ses plus célèbres tableaux !


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Caspar David Friedrich. Voyageur contemplant une mer de nuages (1818). Huile sur toile, 95 × 75 cm, Kunsthalle, Hambourg.
 De nombreuses interprétations ont été données de ce tableau emblématique du romantisme. On peut y voir de multiples symboles et se perdre dans une savante exégèse. Mais, de toute évidence, il s'agit pour nous aujourd'hui du héros romantique face aux splendeurs de la nature. Pour le reste, l'interprétation est libre. Solitude face à l'immensité ? Emerveillement face à la beauté ? Petitesse de l'homme face à la grandeur et à la puissance ? Quête de spiritualité ?




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MessageSujet: Re: Ca s'est passé en septembre !   Ca s'est passé en septembre ! Icon_minitimeSam 17 Sep 2022 - 14:52

1431 - Andrea Mantegna peintre italien




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BIOGRAPHIE


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Mantegna. Autoportrait 1 extrait de La chambre des époux (1465-74)



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Mantegna. Autoportrait 2 extrait de La chambre des époux (1465-74)






1431-1506

Andrea Mantegna est issu d'une famille peu favorisée. Son père était charpentier à Isola di Carturo, petite bourgade située près de Vicenza, ville alors rattachée à la République de Venise. Encore enfant, il est adopté par un peintre de Padoue, Francesco Squarcione (1397-1468). Celui-ci possède un atelier réputé localement et emploie de nombreux apprentis dont le jeune Andrea Mantegna, qui sera certainement le plus doué de tous. Par la suite, Mantegna s'est plaint de son maître, qui, semble-t-il, ne le traitait pas bien. A Padoue, il a pu admirer le travail du sculpteur Donatello (1386-1466
) qui y séjourne de 1443 à 1453. Il apprend les règles de la perspective qui constitueront par la suite un élément majeur de ses œuvres. Certains grands peintres florentins, venus travailler à Padoue, ont beaucoup influencé Mantegna : il s'agit de Paolo Uccello (1397-1475) et Filippo Lippi (1406-1469).
En 1448, à l'âge de 17 ans, il quitte l'atelier de Squarcione et réalise un retable, qui n'a pas été conservé, pour l'église Santa Sofia de Padoue. La même année, il se voit proposer, en collaboration avec deux peintres vénitiens, la réalisation de fresques dans la chapelle Ovetari de l'église des Eremitani de Padoue. Certains contretemps conduiront le jeune Mantegna à réaliser seul la plus grande partie du travail. Malheureusement, l'essentiel de ces fresques a disparu lors d'un bombardement de 1944. Il subsiste des esquisses et des photographies permettant de se représenter l'ensemble.



Ca s'est passé en septembre ! Mantegna-saint-jacques-conduit-au-supplice-1453-57

Saint-Jacques conduit au supplice (1453-57). Voici une reconstitution (d'après photographie) d'un élément des fresques de la chapelle Ovetari de l'église des Eremitani de Padoue. Ces fresques ont révélé un peintre d'exception par la puissance du dessin et la maîtrise de la perspective à une époque où beaucoup d'artistes s'en tenaient encore au style Gothique. On retrouve ici certains aspects de Masaccio (1401-1428), en particulier l'importance attribuée au cadre architectural. L'effet de perspective en contre-plongée, avec point de fuite en bas à droite, hors-cadre, accentue l'impression de monumentalité. La fresque représente saint Jacques sur le chemin de son exécution qui bénit et guérit un paralytique, entouré par des soldats romains qui semblent partager la croyance au miracle.
 


Ces fresques permettront aux contemporains d'apprécier le don exceptionnel du jeune homme pour la peinture. D'autres commandes suivront à Padoue. Désormais reconnu, il fréquente le milieu des artistes de la ville et, en 1453, il épouse Nicolosia Bellini, la fille du peintre Jacopo Bellini (1400-1470) et sœur de Giovanni Bellini (v. 1425-1516).
La renommée du jeune artiste va s'étendre. Louis III Gonzague (1414-1478), marquis de Mantoue, lui demande à plusieurs reprises de venir à sa cour. Andrea Mantegna finit par accepter et, à partir de 1460, ayant été nommé peintre de la cour, il réside de temps à autre à Goito, petite bourgade de la province de Mantoue. En 1466, il s'installe à Mantoue avec sa famille. De 1465 à 1474 environ il réalise un chef d'œuvre pour Louis III Gonzague : La chambre des époux (Camera degli esposi) ensemble de fresques mettant en scène la vie du marquis et de sa famille.



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La chambre des époux, la cour des Gonzague, détail (1465-74)
Fresques, Palais ducal de Mantoue (1465-74)
 


La prospérité de Mantegna lui permet, dans la décennie 1480, de construire à Mantoue une vaste maison décorée de peintures et sculptures. Cette maison subsiste encore aujourd'hui.
En 1488, il se rend à Rome où le pape Innocent VIII (1432-1492) lui demande de réaliser des fresques pour le belvédère d'une chapelle du Vatican. Ces fresques ne nous sont pas parvenues. Mantegna regagne Mantoue en 1490.
Le ma
rquis Frédéric 1er Gonzague (1441-1484), fils aîné de Louis III, étant mort prématurément, son fils François II Gonzague (1466-1519) est au pouvoir à Mantoue depuis 1484. En 1490, il épouse celle qui lui était promise par un contrat de mariage signé en 1480 entre les familles d'Este et Gonzague : Isabelle d'Este (1474-1539). Isabelle appartient à la plus haute aristocratie italienne et elle est également liée à la haute noblesse espagnole. Intelligente, cultivée, elle éblouira Mantoue par son raffinement et marquera la vie culturelle de son époque, qu'il s'agisse de littérature, de peinture, de musique ou même de mode. Mantegna se lie avec Isabelle d'Este et celle-ci fait appel à lui et au Pérugin (v. 1448-1523) pour la décoration de son studiolo, espace privé où elle recevait sa cour et organisait des divertissements.
 


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Le Parnasse (1496-97). Tempera sur toile, 159 × 192 cm, musée du Louvre, Paris. 
Cette peinture, encore appelé Mars et Vénus, a été réalisée pour le studiolo d'Isabelle d'Este. Un studiolo est un cabinet de curiosités où les dames de l'aristocratie de l'époque aimaient rassembler des objets et des tableaux qu'elles affectionnaient. Le Parnasse est le lieu des amours de Mars et Vénus dans la mythologie antique. Sur le tableau, ces deux divinités sont placées au dessus d'une arche de pierre. En contrebas, les muses dansent et Apollon, assis à gauche, joue de la cithare. A droite, Mercure accompagne Pégase, le cheval ailé. Au demeurant, la mythologie importe peu ; c'est le style du peintre qui doit être observé car il a considérablement évolué et préfigure le 16e siècle par la lumière douce et l'harmonie des couleurs. Les personnages prennent des postures presque maniéristes.


Mantegna réalise également dans la décennie 1490 neuf peintures consacrées au triomphe de César et plusieurs œuvres marquantes d'inspiration religieuse dont la Madone de la Victoire (1495-96). Il meurt à Mantoue en 1506. En 1516 un monument à sa mémoire, commandé par ses fils, est placé dans l'église Sant'Andrea de Mantoue.
 


OEUVRE 


Andrea Mantegna devint riche et célèbre de son vivant car il fut apprécié de l'aristocratie et de l'Eglise catholique, grands commanditaires de l'époque. Contrairement au destin de beaucoup d'autres peintres, qui sombrèrent dans l'oubli avant d'être redécouverts, comme Botticelli, Mantegna continua à être glorifié après sa disparition. Giorgio Vasari (*) le mentionne :
« Les précieuses qualités qui ne cessèrent jamais de distinguer Andrea rendront son nom immortel, non seulement dans sa patrie, mais encore dans l'univers entier. Il mérita donc justement d'être célébré par l'Arioste (**), qui le compte parmi les plus illustres peintres de son temps, au commencement de son XXIIIe chant, où il dit : " Leonardo, Andrea Mantegna, Gian Bellino. " »
Quelles sont donc les « précieuses qualités » de Mantegna ?
Son œuvre se positionne pleinement dans le renouveau de l'art du 15e siècle. Il impose ce renouveau dans la région de Venise. Les grandes innovations qu'avait connues Florence n'avaient pas encore conquis la Vénétie au milieu du 15e siècle. Le style Gothique maintenait sa prééminence dans les villes de la vallée du Pô et c'est à Mantegna qu'elles doivent d'avoir franchi le pas vers la Renaissance. Très tôt, son maître Squarcione lui donne le goût de l'art antique où il trouvera une source d'inspiration. Giorgio Vasari signale sa grande maîtrise du « raccourci », c'est-à-dire sa capacité d'utiliser à bon escient les règles de la perspective. Les critiques ont également loué son style « naturaliste », ce qui signifie qu'il cherche à transposer sur l'image la réalité observée dans la « nature » avec une préoccupation constante de fidélité.
Mantegna est aussi un grand dessinateur. Vasari, le premier, a insisté sur la qualité de ses gravures qui furent une partie importante de son travail. Elles ont pour la plupart disparu et seul un nombre très limité de gravures est aujourd'hui attribué à Mantegna avec certitude. Cet aspect de son œuvre ne doit pas être perdu de vue car son influence sur toute l'Italie du Nord puis, par la suite, sur la peinture allemande doit beaucoup à la diffusion de ses gravures.
 

Les scènes religieuses



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L'Adoration des bergers (1451-53). Tempera sur bois transférée sur toile, 40 × 55,6 cm, Metropolitan Museum of Art, New-York.
 Episode biblique concernant la naissance de Jésus-Christ à Bethléem. Les bergers proches de Bethléem sont informés par des anges de la venue du Sauveur. Ils se rendent à la crèche pour se prosterner devant l'Enfant Jésus. L'influence de la peinture flamande se manifeste ici par le réalisme des personnages au visage dur. La luminosité de l'ensemble et l'harmonie des couleurs atteste déjà d'une exceptionnelle maîtrise technique chez le jeune peintre. 




Ca s'est passé en septembre ! Mantegna-saint-sebastien-1457-58


Saint Sébastien (1457-58). Tempera sur bois, 68 × 30 cm, Kunsthistorisches Museum, Vienne. 
Sébastien est un martyr victime des persécutions de l'empereur romain Dioclétien au début du 4e siècle après J.-C. Selon la légende, il fut attaché à un poteau et transpercé de flèches. Mais il ne mourut pas et fut soigné par une jeune veuve nommée Irène. Rétabli, il reproche à Dioclétien sa cruauté envers les chrétiens. L'empereur le fait rouer de coups et fait jeter son corps dans les égouts de Rome. Irène fut brûlée vive. Mantegna a peint trois Saint Sébastien et il s'agit ici du premier, conservé au Kunsthistorisches Museum de Vienne. Le corps du saint est traité sur le mode réaliste et les détails anatomiques apparaissent en pleine lumière. Le ciel bleu en arrière-plan, avec quelques nuages, avait déjà été utilisé dans L'Adoration des bergers et le sera à nouveau dans le polyptique de Zénon (Crucifixion)




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Polyptyque de saint Zénon (1457-60). Tempera sur bois, 480 × 450 cm, basilique Saint Zénon, Vérone. 
Il constitue le retable de l'autel de la basilique Saint Zénon (San Zeno) de Vérone. Commandé par l'abbé Gregorio Correr à Mantegna, il fut peint dans l'atelier de Padoue puis transporté à Vérone. Il est actuellement démembré. Les trois panneaux de la prédelle sont des copies, les originaux se trouvant au musée du Louvre et au musée des beaux-arts de Tour. Mantegna a voulu une unité architecturale qui apparaît nettement dans des trois panneaux supérieurs. Les quatre colonnes en bois semblent compléter les parties peintes.




Ca s'est passé en septembre ! Mantegna-polyptyque-de-saint-zenon-panneau-central-1457-60


Polyptyque de saint Zénon, panneau central (1457-60). Tempera sur bois, 220 × 115 cm, basilique Saint Zénon, Vérone. Seule la Vierge à l'Enfant est représentée sur le panneau central, entourée d'anges musiciens. Les saints se trouvent sur les deux panneaux latéraux.




Ca s'est passé en septembre ! Mantegna-polyptyque-de-saint-zenon-crucifixion-1457-60
Polyptyque de saint Zénon. Crucifixion (1457-60). Tempera sur bois, 67 × 93 cm, musée du Louvre, Paris.
 Panneau central de la prédelle conservé au musée du Louvre à Paris (dénommé aussi Le Calvaire). Le choix de la vue en contre-plongée permet d'accentuer l'effet dramatique et de jouer sur le contraste chromatique entre le ciel, le décor et les personnages. Le graphisme des croix, se détachant sur fond de ciel bleu, devait plonger les fidèles dans l'ébahissement. L'association des couleurs chaudes et des couleurs froides dans une harmonie d'ensemble parfaitement maîtrisée était déjà présente dans L'adoration des bergers et Saint Sébastien.




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Agonie dans le jardin des oliviers (1458-60). Tempera sur bois, 63 × 80 cm, National Gallery, Londres.
 Episode de la vie du Christ précédant son arrestation dans le jardin des oliviers à Jérusalem, également qualifié Agonie dans le Jardin des Oliviers. Jésus prie durant la nuit avec à ses côtés Pierre, Jean et Jacques le Mineur endormis. Giovanni Bellini traitera le même sujet vers 1465 avec moins de détails architecturaux et plus de sérénité dans la représentation. Mantegna est plus puissant, Bellini plus paisible.




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Lamentation sur le Christ mort (v. 1490). Tempera sur bois, 68 × 81 cm, Pinacoteca di Brera, Milan.
 Thème récurrent de la peinture occidentale appelé aussi Déploration du Christ. Le Christ est mort, allongé, et des personnages le pleurent. Le tableau est atypique par le cadrage très resserré qui ne laisse apparaître que le Christ et une partie du visage de trois personnes. Le raccourci perspectif, tout à fait saisissant, permet à Mantegna de mettre en évidence les stigmates de la crucifixion (trous dans les mains et les pieds) et le visage du Christ, sombre mais serein.




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Madone de la victoire (1496). Tempera sur bois, 280 × 166 cm, musée du Louvre, Paris.
 Il s'agit d'une Conversation sacrée, thème apparu dans le courant du 15e siècle. La Vierge et l'Enfant Jésus sont entourés de personnages de saints qui semblent bavarder entre eux. Les personnages représentés ne sont pas contemporains l'un de l'autre. Le commanditaire du tableau apparaît fréquemment : ici François II Gonzague de Mantoue (1466-1519) agenouillé en armure. Autres personnages : à droite de la Vierge, saint Michel tenant la cape, le visage de saint André ; à gauche de la Vierge : le visage de saint Longin, saint Georges avec une lance brisée. La personne agenouillée à la coiffure jaune est probablement sainte Anne, la mère de la Vierge. L'enfant nu en contrebas de la Vierge est saint Jean-Baptiste.





Le peintre de cour








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La chambre des époux, vue d'ensemble (1465-74). Les fresques de la Chambre des époux (Camera degli esposi) sont situées dans le donjon du Castello San Giorgio, partie la plus ancienne du Palais ducal de Mantoue. Ce palais était la résidence des Gonzague, les souverains de Mantoue, commanditaires des fresques. C'est Louis III Gonzague (1414-1478) qui proposa à Mantegna de couvrir de fresques l'intégralité de la pièce qui servait à la fois de chambre et de pièce de réception. Cette œuvre exceptionnelle, qui nécessita neuf ans de travail, représente des scènes de la vie des Gonzague.







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La chambre des époux, la cour des Gonzague (1465-74). Louis III Gonzague de Mantoue est entouré de sa famille et de notables. Un messager arrive à droite.




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La chambre des époux, la rencontre, détail (1465-74). Louis III Gonzague rencontre ses deux fils Frédéric et François de retour de Milan. François est devenu évêque de Bressanone puis cardinal. Certains de ses petits-fils sont également présents.







Ca s'est passé en septembre ! Mantegna-la-chambre-des-epoux-voute-et-oculus-1465-74

La chambre des époux, voûte et oculus (1465-74). La voûte est entièrement décorée et se termine au sommet par un oculus en trompe-l'œil. Des anges, des humains et un paon regardent vers l'intérieur de la pièce par cet oculus. La décoration de la voûte est axée sur la mythologie antique.







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Jules César sur le char triomphal (après 1486). Tempera sur toile, 268 × 278 cm, Hampton Court Palace, Londres.

 Il s'agit de l'un des neuf tableaux de grandes dimensions de la série Les triomphes de César consacrés à différentes scènes des cérémonies à la gloire de Jules César (100-44 avant J.-C.) de retour de Gaule. Cette reconstitution mythologico-historique a été peinte pour les Gonzague de Mantoue puis acquise en 1629 par Charles 1er d'Angleterre (1600-1649) et est toujours conservée à Londres.







Les portraits





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Portrait de Charles de Médicis (1460-66). Tempera sur bois, 41 × 30 cm, Galerie des Offices, Florence. 
Fils de Cosme de Médicis (1389-1464) et d'une esclave circassienne, il devint prêtre selon le vœu de son père.




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Portrait du cardinal Ludovico Trevisano (v. 1460). Tempera sur bois, 45 × 34 cm,  Staatliche Museen, Berlin.
 Cardinal italien qui joua également un rôle militaire car il fut nommé amiral de la flotte du pape avec laquelle il affronta victorieusement la flotte turque. Ce portrait s'inspire des statues antiques d'empereurs romains ou de chefs militaires afin de marquer l'importance et le caractère du personnage




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Portrait de François Gonzague de Mantoue (v. 1461). Tempera sur bois, 25 × 18 cm, Museo Nazionale di Capodimonte, Naples.
 Francesco Gonzague (1444-1483) est le fils de Louis III Gonzague, marquis de Mantoue. Il n'a que 17 ans à l'époque du portrait. Il porte un vêtement religieux car il appartient déjà au clergé et deviendra cardinal décembre 1461, ce qui n'était pas rare dans la haute noblesse (le cardinalat est considéré comme un titre).





Les gravures et les dessins





Le statut de Mantegna, peintre officiel à la cour des Gonzague de Mantoue, était très contraignant. Très bien rémunéré pour cette tâche, il n'avait pas le droit de vendre ses œuvres pour son propre compte. La gravure sur cuivre permet, tout en respectant l'interdiction, de diffuser des reproductions et de se faire connaître en dehors de Mantoue. Il n'est pas du tout certain que Mantegna ait effectué lui-même la taille au burin de la plaque de cuivre initiale. Sans doute laissait-il ce soin à des spécialistes qui travaillaient à partir de dessins du maître.








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Le combat des dieux marins (v. 1470). Gravure, 28,3 × 82,6 cm, Devonshire Collection, Chatsworth.

 Nous sommes dans la mythologie antique où les divinités ont des sentiments très humains. Sans entrer dans les détails, cette estampe regorge de créatures diverses sorties de l'esprit des hommes : dieux, déesses et monstres marins. La vieille femme décharnée située en haut à gauche incarne l'envie et incite les créatures à se battre. Le thème est allégorique : l'envie humaine est dévastatrice.




Ca s'est passé en septembre ! Mantegna-portrait-d-un-homme-1470-75

Portrait d'un homme (1470-75). Dessin à la pierre noire, 34,2 × 25 cm, musée des Beaux-Arts et d'Archéologie, Besançon. Visage très réaliste avec des ombrages très marqués




Ca s'est passé en septembre ! Mantegna-vierge-a-l-enfant-1480-85

Vierge à l'Enfant (1480-85). Gravure 26,2 × 23,3 cm, Metropolitan Museum of Art, New York.




Ca s'est passé en septembre ! Mantegna-francois-ii-gonzague-de-mantoue-v-1490

François II Gonzague de Mantoue (v. 1490). Dessin à la pierre noire, 34,7 × 32,8 cm, National Gallery of Ireland, Dublin. François II Gonzague (1466-1519), marquis de Mantoue, représenté en très gros plan, a environ 24 ans.










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MessageSujet: Re: Ca s'est passé en septembre !   Ca s'est passé en septembre ! Icon_minitimeMar 20 Sep 2022 - 18:07

1806 : Utamaro Kitagawa , graveur et peintre japonais




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«Ase o fuku onna» (Jeune femme essuyant sa sueur). Estampe en couleurs montrant le buste et le visage d'une femme s'essuyant le visage avec un mouchoir.




Kitagawa Utamaro (喜多川 歌麿[size=10]?)[/size] v. 1753 - 31 octobre 1806 est un peintre japonais, spécialiste de l'ukiyo-e. Il est particulièrement connu pour ses représentations de jolies femmes (bijin-ga), mais son œuvre comprend également de nombreuses scènes de nature et d'animaux, ainsi que des albums érotiques (shunga).
Son travail parvint en Occident au xixe siècle où il rencontra un grand succès. Il a particulièrement influencé les impressionnistes par ses cadrages audacieux et le graphisme de ses estampes. Il était alors connu sous le nom d'« Outamaro », transposition selon l'orthographe française de la prononciation de son nom (orthographe reprise à l'époque dans certains autres pays occidentaux).
Il fut surnommé en 1891 par Edmond de Goncourt « le peintre des maisons vertes » (les maisons closes), même si un tiers seulement des très nombreuses estampes que l'on connaît de lui furent en réalité consacrées au Yoshiwara.



BIOGRAPHIE


Origine

Nous connaissons fort peu de choses de la vie d'Utamaro, et les détails de sa vie diffèrent souvent selon les sources.

Il serait né à Edo (aujourd'hui Tokyo), Kyoto ou Osaka (les trois villes principales du Japon). Mais plusieurs sources affirment qu'il serait né à Kawagoe (province de Musashi), près d'Edo. Sa naissance serait située autour de 1753 (cette date étant également incertaine). Selon une tradition ancienne, il serait né à Yoshiwara, le quartier des plaisirs d'Edo, et serait le fils du propriétaire d'une maison de thé, mais là encore, sans que le fait soit avéré. Son nom véritable serait Kitagawa Ichitarō.

Formation


Ca s'est passé en septembre ! Maple_Leaves_Koyo_and_Shamisen_by_Kitagawa_Utamaro_c1803
Utamaro : Fleurs d'Edo




Formation

Il est généralement admis qu'il devint l'élève du peintre Toriyama Sekien, alors qu'il était encore enfant ; certains pensent qu'Utamaro était d'ailleurs son fils. Il grandit dans la maison de Sekien, et leur relation se poursuivit jusqu'à la mort de celui-ci en 1788.
Sekien avait été formé dans l'aristocratique école de peinture Kanō, mais il s'orienta plus tard vers l'ukiyo-e, plus populaire.
Si Sekien eut bien un certain nombre d'autres élèves, aucun n'atteignit ensuite la notoriété.

Carrière et relation avec l'éditeur Tsutaya Jūzaburō


Utamaro fut ensuite patronné par l'éditeur Tsutaya Jūzaburō, chez qui il résida à partir de 1782 ou 1783. Comme la plupart des éditeurs, Tsutaya Jūzaburō habitait aux portes du quartier du Yoshiwara, dont il contribuait en quelque sorte à assurer la promotion (courtisanes et acteurs de kabuki).

Utamaro, comme de nombreux artistes japonais de son temps, changea son nom à l'âge adulte, et pris le nom de Ichitarō Yusuke lorsqu'il prit de l'âge. Au total, il aurait eu plus de douze surnoms, noms de famille, ou pseudonymes.

Il semble qu'il se soit également marié, bien qu'on sache très peu de choses de sa femme ; il n'eut apparemment pas d'enfant.

Sa première production artistique à titre professionnel, vers l'âge de 22 ans, en 1775, semble avoir été la couverture d'un livre sur le kabuki, sous le nom professionnel () de Toyoaki. Il produisit ensuite un certain nombre d'estampes d'acteurs et de guerriers, ainsi que des programmes de théâtre. À partir du printemps 1781, il changea son  pour prendre celui d'Utamaro, et commença à réaliser quelques estampes de femmes, que l'on peut raisonnablement oublier.

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Un acteur-prostitué séduit un client par une agréable conversation. Utamaro Kitagawa, 1788

Utamaro — Print from Kitagaw

Vers 1782 ou 1783, il s'en alla vivre chez le jeune éditeur Tsutaya Jūzaburō, alors en pleine ascension, chez lequel il résida apparemment cinq années. Pendant les années qui suivirent, la production d'estampes fut sporadique, car il produisit essentiellement des illustrations de livres de kyoka (littéralement « poésie folle »), parodie de la forme littéraire classique waka.

Entre 1788 et 1791, il se consacra essentiellement à l'illustration de plusieurs remarquables livres sur la nature (insectes, oiseaux, coquillages...).

Vers 1791, Utamaro cessa de dessiner des estampes pour livres, et se concentra sur la réalisation de portraits de femmes, en plan serré, figurant seules dans l'estampe, contrairement aux portraits de femmes en groupe, qui avaient encore les faveurs de certains autres artistes de l'ukiyo-e.

En 1793, il devint un artiste reconnu, et son accord semi-exclusif avec l'éditeur Tsutaya Jūzaburō arriva à son terme. Il produisit alors un certain nombre de séries fameuses, toutes centrées sur les femmes du quartier réservé du Yoshiwara.

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Trois beautés de notre temps : Okita (à droite), Ohisa (à gauche) et Toyohina (en haut) 1793, Musée Guimet



En 1797, Tsutaya Jūzaburō mourut, et Utamaro fut apparemment très affecté par la mort de son ami et protecteur. Même si certains commentateurs affirment que le niveau de l'art d'Utamaro ne fut plus jamais le même à partir de ce moment, il produisit cependant des œuvres remarquables après cette date.

Arrestation


En 1804, au sommet de son succès, l'année même où il sortit l'Almanach illustré des Maisons Vertes, il dût faire face à de sérieux problèmes vis-à-vis de la censure, après avoir publié des estampes traitant d'un roman historique interdit. Ces estampes, intitulées La femme et les cinq concubines de Hideyoshi décrivaient la femme et les cinq concubines de Toyotomi Hideyoshi, le grand chef de guerre du Japon à l'époque Momoyama.

En conséquence, il fut accusé d'avoir porté atteinte à la dignité de Hideyoshi. En réalité, le shogun Ienari y vit une critique de sa propre vie dissolue.

Quoi qu'il en soit, Utamaro fut condamné à être menotté pour 50 jours (selon certains, il fut même brièvement emprisonné).

Il ne put supporter le choc émotionnel de cette épreuve, et ses dernières estampes manquent de puissance, au point qu'on peut penser qu'elles sont sans doute de la main d'un de ses élèves.

Il mourut deux années plus tard, le 20e jour du 9e mois, en 1806, âgé d'environ cinquante-trois ans, à Edo, alors qu'il croulait sous les commandes des éditeurs qui sentaient sa fin prochaine.

Ca s'est passé en septembre ! A-utamaro


Femme se poudrant le cou   1790  Musée Guimet, Paris


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L’ukiyo-e est un mouvement artistique japonais de l’époque d’Edo (1603-1868) comprenant non seulement une peinture populaire et narrative originale, mais aussi et surtout les estampes japonaises gravées sur bois.
Après des siècles de déliquescence du pouvoir central suivie de guerres civiles, le Japon connaît à cette époque, avec l’autorité désormais incontestée du shogunat Tokugawa, une ère de paix et de prospérité qui se traduit par la perte d’influence de l’aristocratie militaire des daimyos, et l’émergence d’une bourgeoisie urbaine et marchande. Cette évolution sociale et économique s’accompagne d’un changement des formes artistiques, avec la naissance de l’ukiyo-e et de ses estampes peu coûteuses, bien loin de l’aristocratique école de peinture Kanō.
Les thèmes de l’ukiyo-e sont également tout à fait nouveaux, car ils correspondent aux centres d’intérêt de la bourgeoisie : les jolies femmes et les courtisanes célèbres, les scènes érotiques, le théâtre kabuki et les lutteurs de sumo, le fantastique, les calendriers et les cartes de vœux, le spectacle de la nature et des lieux célèbres.
Alors qu’il passe au Japon pour vulgaire de par sa valorisation de sujets issus du quotidien, ce genre connaît à la fin du xixe siècle un grand succès auprès des Occidentaux, après l’ouverture forcée du pays sur le monde extérieur à partir de 1858. Les grandes collections privées d’estampes japonaises d’Europe influencent alors fortement la peinture européenne et, en particulier, les impressionnistes.


Ca s'est passé en septembre ! Kitagawa_utamaro_-_jeune_femme


 Obun tate-e de la série «Meisho Koshikake Hakkei» Jeune femme derrière un volet se regardant dans la glace




Apports stylistiques


  • Dans son oeuvre Utamaro se définit comme un « physiognomoniste », capable de représenter dans ses portraits les traits de personnalité de ses sujets. D'où les titres de certaines de ses séries, telles les Dix formes de physionomie féminine (1802).
    Il est de fait que le portrait de Naniwaya Okita (portrait de droite dans la célèbre estampe Trois beautés de notre temps) permet de reconnaitre celle-ci dans un certain nombre d'autres estampes, où l'on retrouve son profil aquilin et son air réservé, contrastant avec l'expression plus délurée et la forme de visage très différente de Takashima Ohisa (à gauche sur cette même estampe).
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Amour profondément caché, okubi-e sur fonds micacé, de la série « Anthologie poétique ; section de l'amour » (1793-1794).


  • Utilisation des fonds micacés
  • Utamaro a eu recours très tôt, dès sa série Dix types d'études physiognomoniques de femmes, à l'utilisation d'un fond recouvert de paillettes de mica. Il fut l'inventeur de ce procédé, appelé kira-e.
    L'utilisation d'un tel fond confère indiscutablement un aspect luxueux à l'estampe. Il attire également l'œil par son côté lumineux et la façon dont il accroche la lumière. Enfin, autant et mieux qu'un fond monochrome, il permet de détacher le visage, et d'en faire ressortir la blancheur, retrouvant ainsi par une autre méthode la mise en valeur de la blancheur des visages féminins obtenue dans la peinture par l'utilisation de gofun.
  • Car les fonds micacés d'Utamaro ne sont pas toujours uniquement blancs. Très souvent, ils sont au contraire légèrement teintés, renforçant ainsi le contraste avec le visage lui-même. C'est le cas par exemple dans le portrait Amour profondément caché (Fukaku shinobu koi), de la série Anthologie poétique : section de l'Amour, dont le fond micacé est légèrement rosé, ou encore du portrait de l’oiran Hanaogi, dont le fonds micacé fait appel à une rare teinte prune. 



  • Ca s'est passé en septembre ! 800px-Utamaro_L%27oiran_Hanaogi

  • L'oiran Hanaogi, représentée sur un fond micacé prune, tenant une pipe à la main.




Utamaro et la recherche de la ressemblance

Utamaro se voulait un portraitiste fidèle, capable de retranscrire la psychologie profonde de ses personnages. Exercice difficile, car s'inscrivant dans la série de conventions de l'estampe japonaise : yeux représentés par une mince fente, bouche réduite à sa plus simple expression, absence de tout dégradé exprimant le modelé du visage...
Et cependant, Utamaro a su restituer, au travers de toutes ces conventions, des portraits qui permettent, par d'imperceptibles détails, d'attribuer une personnalité à ses modèles préférés, telles que Naniwaya Okita ou Takashima Ohisa (voir plus haut : Trois beautés de notre temps).
En 1912, dans le catalogue de l'exposition tenue à Paris de quelque trois cents œuvres d'Utamaro, Raymond Koechlin rendait ainsi hommage au talent de portraitiste d'Utamaro :
Citation :
« Utamaro a donné à chaque visage une expression personnelle. Les yeux peuvent être dessinés de façon schématique ; l'inclinaison varie d'une tête à l'autre et leur donne un regard différent; les bouches ne s'ouvrent pas de façon tout à fait semblable; les nez sont droits, aquilins ou pointus, et surtout l'ovale du visage lui donne son caractère. »


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Fleurs d'Edo

Importance du noir chez Utamaro


Le recours aux okubi-e a permis à Utamaro de jouer pleinement de l'impact visuel créé par les chevelures des femmes. Ceci aboutit à un type d'estampe nouveau, qui s'éloigne des estampes de brocart traditionnelles, pour permettre l'élaboration d'architectures graphiques nouvelles. Ainsi, Janette Ostier a pu écrire :
Citation :
« Utamaro (...) métamorphose les coiffures féminines, harmonieusement architecturées, en de gigantesques fleurs sombres qui font ressortir la gracilité d'une nuque, la pâleur d'un visage. Dans certaines œuvres, la répartition, presque la mise en page des noirs absolus, suggère, si on cligne des yeux, de singulières compositions abstraites d'un rigoureux équilibre. »
Il est à cet égard intéressant de regarder les nombreuses estampes d'Utamaro rassemblées par Claude Monet : leurs couleurs sont aujourd'hui totalement passées, à la suite d'une trop longue exposition à la lumière du jour. Leur caractère d'« estampes de brocart » colorées s'est entièrement évanoui, pour faire place à d'admirables compositions en noir et blanc, dont le mérite purement graphique sort grandi de l'effacement des couleurs.


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Yama-uba et Kintarō : un bel exemple de l'utilisation graphique du noir chez Utamaro




Pour parvenir à un tel résultat, Utamaro accordait une importance particulière à l'impression du noir de la chevelure : comme il est d'usage, on imprimait tout d'abord le bloc portant le dessin à l'encre noire sumi, qui reportait donc sur le papier le dessin original d'Utamaro. Puis on appliquait les différents blocs portant chaque couleur. Mais on appliquait tout à la fin un dernier bloc, qui portait, lui, spécifiquement le noir de la chevelure, pourtant déjà imprimé en principe par le premier bloc.
Cette double impression du noir de la chevelure (le deuxième passage portant d'ailleurs des détails un peu différent du premier) permettait d'atteindre une profondeur du noir que l'on ne retrouve pas chez les prédécesseurs d'Utamaro. Ainsi par exemple, la comparaison avec les chevelures des femmes de Kiyonaga fait-elle apparaître ces dernières - malgré les ressemblances stylistiques - comme étant gris très foncé, et non pas totalement noires.


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Couple au paravent.


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La courtisane Shizuka et le sake Yōmeishu.


Ca s'est passé en septembre ! Beauties-on-the-river-bank

Beautés sur la rive du fleuve





Utamaro et l'Occident

« Découverte » d'Utamaro au xixe siècle



Ca s'est passé en septembre ! 1280px-Japanese_Delegation_Tokugawa_Akitake_in_Marseille_France_1867
La délégation japonaise à l'Exposition Universelle de 1867




Les toutes premières œuvres d'Utamaro arrivèrent en Chine déjà de son vivant, puis en Europe par des voies inconnues.
Cependant, Utamaro ne fut largement « découvert » en Occident, et en particulier en France (sous le nom romanisé d'Outamaro) qu'à partir de l'Exposition universelle de 1867. Cette Exposition Universelle, à laquelle, pour la première fois, le Japon participait de manière officielle, fut suivie de la vente de mille trois cents objets japonais.
Dès lors, l'impulsion était donnée : de telles ventes eurent lieu de nouveau par exemple en 1878, à l'occasion d'une rétrospective en France sur l'art japonais, rétrospective qui mit Hayashi Tadasama en contact avec les collectionneurs français.
Hayashi fut dès lors l'un des tout principaux ambassadeurs de l'art japonais en France, et en Occident de façon plus générale, approvisionnant les collectionneurs en objets d'art importés du Japon.
Les artistes français de l'époque furent souvent parmi les premiers à apprécier l'art japonais, tels Claude Monet (qui rassembla une importante collection d'œuvres d'Utamaro que l'on peut voir encore aujourd'hui), Degas, ou encore, les Goncourt.
L'un des plus grands collectionneurs d'estampes japonaises, le comte Isaac de Camondo, légua toute sa collection au Musée du Louvre, où, enrichie par d'autres apports, elle constitua la base de ce qui est aujourd'hui la grande collection du Musée Guimet, riche en estampes d'Utamaro.


Ca s'est passé en septembre ! Utamaro-7


Beauté au bouquet d’iris. La Courtisane Hitimoto.

Bibliothèque nationale de France, Paris.



Ca s'est passé en septembre ! Beauties-Blossoms-and-Cart


Beautés, fleurs et chariot

Il reste dans l’histoire comme un des maîtres de l’estampe, et le maître incontesté du bijinga, portrait de femme, qu’il a su s’approprier dans un style qui porte sa marque. Il a réalisé plus de 2000 œuvres dans sa vie. Il décède le 31 octobre 1806, sa tombe se trouve au temple Senkoji.






Influence sur l'art occidental

L'influence de l'art japonais sur les artistes français et européens de la fin du xixe siècle est connue : c'est ce qu'on a appelé le japonisme. On sait par exemple que Degas (et les impressionnistes, de façon plus générale) fut influencé par sa découverte des estampes japonaises. Certains de ses cadrages s'en inspirent directement, ainsi d'ailleurs que de la photographie, avec en particulier des avant-plans audacieux où le sujet au premier plan est coupé.
Cependant, il est difficile de rattacher cette influence précisément à Utamaro, d'autant qu'on trouvera plus souvent de tels cadrages chez Hiroshige que chez Utamaro.
En revanche, Gustav Klimt a, lui, été spécifiquement influencé dans son art par Utamaro.


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MessageSujet: Re: Ca s'est passé en septembre !   Ca s'est passé en septembre ! Icon_minitimeVen 23 Sep 2022 - 11:49

1819 : Théodore Chassériau, peintre français




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Théodore Chassériau, né le 20 septembre 1819 à Santa Bárbara de Samaná à l'île de Saint-Domingue (actuelle République dominicaine), et mort le 8 octobre 1856 à Paris, est un peintre français. Le portrait qu'il réalisa à l'âge de 15 ans de Prosper Marilhat fait de Théodore Chassériau le plus jeune peintre exposé au musée du Louvre.


Biographie




Théodore Chassériau vit ses premières années sur l'île de Saint-Domingue à El Limón de Samaná, élevé par sa mère Marie-Madeleine Couret de la Blaquière, elle-même issue d'une famille de colons. L'enfance du peintre est marquée par l'absence de son père Benoît Chassériau, un temps ministre de l'Intérieur de Simón Bolívar, probablement agent secret dans l'Amérique espagnole et consul de France à Porto Rico. Son père laisse la charge de la famille à son fils aîné Frédéric-Victor-Charles Chassériau, lequel fait venir ses frères et sœurs à Paris en 1822.

Jean-Auguste-Dominique Ingres, son professeur à l'École des beaux-arts de Paris de 1830 à 1834, décèle très tôt le talent du jeune Théodore et lui prédit qu'il sera « le « Napoléon » de la peinture ». Nommé directeur à la villa Médicis, Ingres lui propose de le suivre à Rome, offre que Chassériau décline, faute d'argent.


Théophile Gautier, qu’il rencontre la première fois en 1833, sera un ami et un ardent défenseur de son œuvre et publiera plusieurs critiques de ses toiles dans le quotidien La Presse. Gautier lui prête alors des « vies imaginaires » ou parle de « grâce étrange » pour tenter de rendre compte de l'univers particulier du peintre. Chassériau ne cesse de se jouer d'atmosphères troubles, étranges, équivoques et mystérieuses. En 1839, Chassériau commence à exposer au Salon avec Suzanne au bain .




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Ca s'est passé en septembre ! 800px-Chass%C3%A9riau_Esther_1841

Esther se parant pour être présentée au roi Ahasuerus, dit La Toilette d'Esther (1841), huile sur toile, 45 × 35 cm, Parismusée du Louvre.



En 1840, il part pour Rome avec le peintre Henri Lehmann et peint le portrait du père Henri Lacordaire, renoue un temps avec son maître, Ingres, qui lui reprochera son manque de savoir livresque et avec lequel il rompra définitivement. Parmi les principales œuvres de sa maturité précoce il faut citer, en 1843, la peinture murale de l'église Saint-Merri (Paris) aux figures sinueuses et élégantes inspirés par Ingres.




Ca s'est passé en septembre ! 5341347

Histoire de Sainte Marie l'Egyptienne Peinture de Theodore Chasseriau - Fresque Eglise Saint Merri


Ca s'est passé en septembre ! ParSMer41


«La Conversion de sainte Marie l'Égyptienne» par Théodore Chassériau (1843).





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«Saint Zosime prêchant» de Théodore Chassériau (1819-1856).
Fresque dans la chapelle Sainte-Marie l'Égyptienne (déambulatoire nord).



Ca s'est passé en septembre ! ParSMer42

«Sainte Marie l'Égyptienne portée en terre» par Théodore Chassériau, 1843.
On appréciera l'attitude très obligeante du lion.


Ca s'est passé en septembre ! ParSMer40


La communion de Sainte-Marie l'Egyptienne,  Théodore Chassériau 1843



Théodore Chassériau, admirateur d'Eugène Delacroix, se sent attiré par l’Orient. Sur l’invitation du calife de Constantine, Ali Ben Ahmed, il se rend en Algérie en 1846. Ses scènes de combats de cavaliers arabes et ses scènes de vie des femmes à Alger montrent sa maîtrise du mouvement et de la couleur. Il cultive les clichés érotiques de la femme orientale, notamment dans son 


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Ca s'est passé en septembre ! Theodore-Chasseriau-Interieur-Oriental

" Thème oriental "



Ami d'Alexis de Tocqueville et conseiller d’État, son frère aîné Frédéric Chassériau, l'appuie pour l'obtention de la commande des fresques ornant l’escalier d’honneur de la Cour des comptes, située dans le palais d’Orsay (détruites en 1871). Charles Frédéric Chassériau, cousin germain de l'artiste, avait lui-même participé à la construction de la Cour des comptes 20 ans plus tôt. Les fresques, peintes par Chassériau de 1845 à 1848, constituaient certainement son œuvre majeure ; seuls quelques restes ont pu être sauvés grâce à l’initiative du baron Arthur Chassériau et d’Ary Renan et sont aujourd’hui conservés à Paris au musée du Louvre.




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Détail de fresques peintes à la Cour des Comptes - Chassériau




Chassériau combine les leçons de ses deux maîtres. La pureté classique des lignes inspirées par Ingres s'anime de la fougue romantique de Delacroix, son second maître.
Chassériau aimait les femmes et leur compagnie, il a créé un type de femme d'une grande sensualité (Esther se parant pour être présentée au roi Assuérus, dit La Toilette d'Esthermusée du Louvre).
Il entretient une relation passionnée avec la comédienne Alice Ozy6 qui dure deux ans et lui vaut la jalousie de Victor Hugo, admirateur éconduit de la comédienne. Parmi ses nombreux amis, on compte le peintre William Haussoullier (portrait crayonné, 1850)7.
Chassériau meurt à 37 ans, en 1856, à son domicile du no 2 rue Fléchier à Paris. Il avait reçu les insignes de chevalier de la Légion d'honneur le 3 mai 18498.
Il est inhumé à Paris au cimetière de Montmartre, 32e division, avenue Saint-Charles, avec sa famille dont son frère Frédéric (1807-1881), conseiller d'État et son petit cousin Arthur Chassériau (1851-1934).




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Andromède attachée au rocher par les Néréides (1840), Parismusée du Louvre.




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Vénus marine dite Vénus anadyomène (1838), Parismusée du Louvre.




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Othello et Desdémone à Venise (1850), huile sur bois, 25 × 20 cm, Parismusée du Louvre.


Théophile Gautier rédigea dans le journal L'Artiste son oraison funèbre : « Chassériau est mort à 37 ans, comme Raphaël, dans la plénitude de la vie et du talent... Il savait et pouvait. Parti d'Ingres, ayant traversé Delacroix comme pour colorer son dessin si pur, il était depuis longtemps lui-même un maître. »


Postérité




Gustave Moreau réalisera en hommage à son ami et sans doute maître le tableau 


Le frère aîné du peintre, Frédéric-Victor-Charles Chassériau, a fait don des esquisses pour la chapelle des fonts de l'église Saint-Roch et de l’hémicycle de l'église Saint-Philippe-du-Roule au Musée de la ville de Paris (Petit Palais).,

Enfin,l’œuvre de Chassériau a fait l’objet d’une des plus grandes donations faites aux musées nationaux. En 1936, le cousin issu de germain du peintre, le baron Arthur Chassériau, légua aux musées nationaux l'ensemble des œuvres de Chassériau qu'il avait mis une vie à réunir, soit 74 peintures et quelque 2 200 dessins. Ces œuvres sont aujourd’hui conservées à Paris au musée du Louvre (où une salle lui est consacrée), au musée d'Orsay, à Poitiers au musée Sainte-Croix, et dans divers musées nationaux en province.




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Les Deux sœurs (1843, Parismusée du Louvre




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Révérend Père Henri-Dominique Lacordaire (1840), Parismusée du Louvre.




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PORTRAIT DE MADEMOISELLE DE CABARRUS-THÉODORE CHASSÉRIAU (1819-1856) - 1848- Musée des Beaux Arts de Quimper







Les peintures et dessins de Chassériau sont exposés dans trois continents au travers des collections permanentes des musées nord américains (États-Unis et Canada), en Asie au Musée national de l'art occidental de Tokyo et en Afrique au Musée national des beaux-arts d'Alger. Les principaux musées nord américains possédant des œuvres de l'artiste, sont :Metropolitan Museum of Art de New YorkFogg Art Museum de l'université HarvardNational Gallery of Art de WashingtonDetroit Institute of ArtsMuseum of the Art Rhode Island School of DesignJ. Paul Getty Museum, l'Art Institute of Chicago et le Musée des beaux-arts de Montréal.

La dernière grande rétrospective des œuvres de Chassériau s'est tenue en 2017 au Musée national de l'art occidental de Tokyo sur le thème « Théodore Chassériau : Parfum exotique ».




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Bataille de cavaliers arabes autour d'un étendard par Théodore Chassériau (1854), huile sur toile 54 × 64 cm, Dallas Museum of Art.




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Ali-ben-Hamet, Khalifat de Constantine, chef des Haractas et suivi de son escorte, 1885, huile/toile, signé et daté, Musée national du Château, Versailles.



Avant celle de Tokyo, il y eut en 2002 la grande rétrospective « Théodore Chassériau (1819-1856), Un autre romantisme » au Grand Palais à Paris qui s'est ensuite transportée au Metropolitan Museum of Art de New York et au musée des beaux-arts de Strasbourg.




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MessageSujet: Re: Ca s'est passé en septembre !   Ca s'est passé en septembre ! Icon_minitimeLun 26 Sep 2022 - 12:30

1908 : Francesco Iacurto, peintre québécois


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Francesco Iacurto est un peintre canadien né à Montréal (Québec) le 1er septembre 1908 et mort le 7 juillet 2001 à Québec.


BIOGRAPHIE


Francesco Iacurto, décédé à l’âge de 92 ans d’une défaillance cardiaque, consacrait encore quelques heures par jour à son art, dans le studio de sa résidence de Sainte-Foy. La veille, il devait être reçu Chevalier de l'ordre de la Pléiade. Son père Joseph Iacurto, est un photographe italien arrivé à Montréal en 1898 . Son père Joseph Iacurto, est un photographe italien arrivé à Montréal en 1898. Il a épousé Laurette Asselin.


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Le Beauceron - 1963


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Francesco Iacurto - Courte pointe-Vallée-Jonction - 1969


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Portrait de jeine-femme


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" La Beauce "


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Cabane à sucre à Baie-Saint-Paul


À 15 ans, premier et plus jeune élève de la nouvelle École des beaux-arts de Montréal, il en recevra un diplôme de professeur de dessin en 1928 et sera reconnu pour ses paysages et ses portraits. Il poursuit ses études à Paris d’où il revient en 1929 pour enseigner à l’École des beaux-arts de Montréal. Il a immortalisé les personnalités connues tel les Maurice DuplessisJean LesageAntonio Barrette, et des artistes comme René Richard .




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Francesco Iacurto
 (canadien, 1908 - 2001) Labours d'automne



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 Iacurto, Francesco - Bateaux de pêcheurs à Gloucester - 1980


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Vue de Rome ( Italie ) 1959

Un regard limpide sur l’humain et son environnement, imprégné d’une lumière subtile, donne un sentiment de calme et de sérénité à chaque peinture, que ce soit dans les jardins du Vatican, à Venise, dans Charlevoix ou dans le Vieux-Québec. Ses portraits témoignent d’une sensibilité exceptionnelle qui saura toujours charmer, séduire et émouvoir.




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Francesco Iacurto - Rue Couillard, Québec - aquarelle 1966


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Québec, basse-ville


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Francesco Iacurto - Pointe de Sillery, Québec - 1968




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Francesco Iacurto - Chateau Frontenac, Quebec


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Château Frontenac, la nuit

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Vue de Quebec en hiver


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Francesco Iacurto ARCA. L.A., Canadian (1908-2001), Quebec City seen from Basen Louise




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Saint-Tite-Des-Caps - 1976


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IACURTO, FRANCESCO - Le ROCHER PERCÉ - 1981


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Bateaux en hiver


Selon Hugues de Jouvencourt, « depuis qu’il habite la très pittoresque ville de Québec, Francesco Iacurto n’a cessé de lui prouver son attachement, sa passion. Mieux que tout autre peintre, il a su saisir le cachet particulier de la vieille cité et en exprimer tout le charme; un peu comme Utrillo le fit pour Montmartre… ».
Il est exposé au Musée des beaux-arts du Canada, au parlement de Québec, au Sénat du Canada, à Rideau Hall et au Musée national des beaux-arts du Québec, où il laisse désormais toute la place à son œuvre.


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Francesco Iacurto - Colline du Parlement, Ottawa


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En 1990, il est reçu Chevalier de l'Ordre du Mérite de la République d'Italie et préside, en 1991, le Symposium de peinture du Carnaval de Québec, au moment même où la Villa Bagatelle de Sillery présente une rétrospective de l'oeuvre de Iacurto qui rassemble près de 40 huiles, pastelles, crayons, sanguines et aquarelles réalisés entre 1922 et 1990. La qualité du dessin, le souci du détail et le caractère lumineux de ses toiles distinguent l'oeuvre de Iacurto et se sont exprimés sous le charme que la ville de Québec a exercé sur lui tout comme la région de Charlevoix.






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MessageSujet: Re: Ca s'est passé en septembre !   Ca s'est passé en septembre ! Icon_minitimeJeu 29 Sep 2022 - 17:31



1944 : Aristide Maillol, sculpteur et peintre français


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BIOGRAPHIE


Aristide Maillol (1861-1944) est un peintre, graveur et sculpteur français. Il commence une carrière d'artiste peintre et s'intéresse très tôt aux arts décoratifs (céramique et tapisserie), avant de se consacrer à la sculpture, vers l'âge de quarante ans. Bien qu'il inscrive son œuvre en rupture avec la précédente génération, Maillol obtient le soutien actif d'Auguste Rodin, qui proclame que le génie du jeune sculpteur est si éclatant qu'il n'a pas besoin de soutien. Rodin lui adresse toutefois des commanditaires. L’année 1900 est un tournant dans l’œuvre de Maillol, qui invente un véritable répertoire de formes, préfigurant son œuvre à venir. Ses premières sculptures en bois, puis ses modelages en terre crue ou en argile, "Vénus" ou "Baigneuses" debouts, accroupies, se coiffant, évoquent la statuaire grecque archaïque. La perfection des formes de Léda impressionne Auguste Rodin et Octave Mirbeau. Ce dernier en fait l’acquisition en 1902, lors de l’exposition à la galerie Vollard à Paris, qui rencontre un grand succès et rapporte : « Un soir, chez moi, Auguste Rodin étudiant longuement, tournant et retournant dans sa main une figure de Maillol, me dit : « Si le mot génie, improprement appliqué à tant de gens, aujourd’hui, a encore un sens, c’est bien ici…»

Maillol connaît le succès lorsqu'il expose le plâtre de "Méditerranée" au Salon d’automne de 1905, parmi les peintres fauves, dont les tableaux exaltent la couleur pure. La sculpture, monumentale, représente une femme assise, absorbée dans ses pensées.


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Ici, vous pouvez voir une photo en gros plan de la Méditerranée, et il y a eu plusieurs copies et moulages de La Méditerranée, ou La Pensée au fil des ans à partir de l'œuvre d'art originale présentée pour la première fois en 1905, et tout comme de nombreuses statues que Maillol a sculptées. , ils reflètent la simplicité, à l'opposé d'autres sculpteurs de l'époque comme Auguste Rodin.

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Donc, comme nous l'évoquions plus haut, il s'agit d'une statue en bronze, et celle-ci a été offerte à la Ville de Paris avec plusieurs autres par le dernier modèle d'Aristide Maillol, Dina Vierny, qui a passé dix ans avec l'artiste jusqu'à sa mort dans une voiture. accident dans sa ville natale de Banyuls, située juste à côté de la côte méditerranéenne.


LA PREMIÈRE PARTIE DE SA CARRIÈRE

Durant ses années d’études à l’École des Beaux-Arts, Aristide Maillol est très rapidement déçu par les contraintes académiques strictes qui lui sont imposées. Lorsqu’il découvre le travail de Gauguin, il est tout de suite séduit et décide d’orienter comme lui son art vers la représentation stylisée de femmes. Il sera aussi influencé par d’autres grands maîtres de la peinture comme Maurice Denis ou encore Édouard Vuillard. C’est dans ce contexte qu’Aristide Maillol rejoint le groupe des Nabis et s’intéresse comme eux à la tapisserie. Dès lors l’artiste ouvre un atelier dans sa ville natale et multiplie les expositions de sa production. Son œuvre est à l’époque très appréciée et les commandes se multiplient.




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Aristide Maillol : La Femme à l'ombrelle - années 1890 - Huile sur toile - Musée d'Orsay




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Aristide Maillol (1861-1944) Portrait d’une Catalane, 1885.
 
  En fait, avant d’etre le grand sculpteur mondialement connu, Aristide Maillol (1861-1944) a été peintre. C’est même sa première vocation. Il a peint pendant vingt ans avant de commencer à sculpter. Toute sa vie, il mènera les deux activités de front. 
 
Ca s'est passé en septembre ! 50259445666_f749f0d111_b

 

 Femme assise à l'ombrelle





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" La couronne des fleurs" (1889). Tokyo, musée national d’Art occidental. :copyright: akg-images / Erich Lessing

 

 

 
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Aristide Maillol, Profil de femme, vers 1896, 73,5 x 103 cm, huile sur toile, Paris, musée d’Orsay :copyright: Musée d’Orsay, 

 

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Petite femme pleine de vie et de sensualité, Dina Vierny a servi de modèle au sculpteur Maillol pour une série d’une vingtaine de statues exposées depuis plus de 40 ans dans le Jardin des Tuileries à Paris.

Née en 1919 à Kichinev en Moldavie, Dina Vierny quitte l’URSS de Staline en 1925 avec sa famille, d’origine juive, pour s’installer en France.

Encore lycéenne, elle est remarquée à l’âge de 15 ans par le sculpteur, alors âgé de 73 ans, qui lui propose de poser pour lui. Leur collaboration durera de 1935 à 1944, à la mort de l’artiste dans un accident de voiture. Maillol se remettra même à la peinture et réalisera plusieurs portraits d’elle.



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Femme lisant - huile sur toile


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Dans les Pyrénées occidentales milieu des années 1880
Aristide Maillol (1861-1944) - Le musée d'art et d'archéologie " Ashmolean "


L'œuvre n'est plus la traduction d'une pensée littéraire ou mythologique, elle ne vise plus une lecture ou un sens préétabli. Le destin de la sculpture va désormais s'orienter vers la forme pure dégagée de tout souci ou contenu. Dès 1905, Maillol reçoit des commandes privées et publiques, dont le Monument à Louis-Auguste Blanqui, homme politique révolutionnaire, emprisonné une grande partie de sa vie. Maillol représente une femme nue, "L’Action enchaînée", qui tente en vain de se libérer de ses entraves par un puissant mouvement de rotation du torse. Cette conception inédite du monument public provoque un scandale. De même, pour l’Hommage à Cézanne, commandé en 1912 par Aix-en-Provence. Maillol s’inspire d’un nu féminin et les commanditaires refusent l’œuvre, que Frantz Jourdain fera rentrer plus tard dans les collections nationales. Maurice Denis lui présente en 1910 le collectionneur russe Ivan Morozov, pour lequel Maillol réalise quatre nus féminins grandeur nature : "Pomone", "Flore", "L’Été" et "Le Printemps".




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Aristide Maillol - Action enchaînée - Bronze - 1908 (Statue  installée dans le jardin des Tuileries à Paris)




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La Montagne - Une sculpture d'Aristide Maillol aux Tuileries.

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Sculpture L'Air (1939) by Aristide Maillol 


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Aristide Maillol: La Rivière


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" Harmonie "






 Dans les années 1930, Maillol réalise le Monument à Debussy, aux courbes tout en douceur. Dans cette période où il cherche une inspiration nouvelle, il a pour modèle Lucile Passavant, puis fait la connaissance en 1934, de Dina Vierny ; cette jeune fille aux formes épanouies devient son principal modèle pendant dix ans. À la fois muse, interlocutrice et collaboratrice, elle pose pour ses dernières sculptures monumentales : "La Montagne", en 1937, qui achève le cycle entamé au début du siècle, "L'Air", en 1938, Monument à la mémoire des aviateurs de l’Aéropostale, puis "La Rivière", corps féminin renversé en arrière, qui s’efforce de résister au courant qui l’entraîne inexorablement. C’est la première représentation en sculpture d’une figure sur le flanc, en équilibre instable, sorte d’allégorie des temps troublés qui s’annoncent avec la Seconde Guerre mondiale, pendant laquelle Maillol se retire à Banyuls-sur-Mer. Après deux rétrospectives en 1933, à New York et à Bâle, Maillol voit la consécration de son œuvre lors de l’Exposition universelle de 1937 à Paris, par la place qu’occupent ses sculptures dans le tout nouveau musée national d’art moderne au palais de Tokyo. Avec "Harmonie", sa dernière œuvre commencée en 1940, restée inachevée, il atteint le sommet de son art. La silhouette féminine légèrement déhanchée évoque la sculpture médiévale, elle fait la synthèse de toutes ses recherches formelles mais, contrairement aux œuvres précédentes, c’est également un portrait. L’artiste meurt en 1944 des suites d’un accident de voiture, près de son village natal. Il laisse un œuvre considérable que l’on peut admirer à Paris, en province et à l’étranger. Dans le jardin du Carrousel à Paris sont exposées les 19 sculptures offertes sous l’égide d’André Malraux, en 1964, par Dina Vierny, qui a créé rue de Grenelle à Paris un musée consacré à l’artiste.


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Flore (1910), statue d'Aristide Maillol installée dans le jardin du Carrousel à Paris.


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" Les Trois Nymphes "


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Jeune fille allongée, 1921, Jardin des Tuileries, Paris.






Par sa vision synthétique, axée sur l’arrangement des masses et la rupture radicale avec l’art descriptif du XIXe siècle, Maillol, dans son domaine, a ouvert la voie vers l’abstraction, comme Paul Cézanne en peinture. D’emblée, Maillol pense à une sculpture de l’immobile et atteint une perfection des proportions, tant pour les statues de petit format que pour celles aux dimensions monumentales.

Aristide Maillol fut l'un des sculpteurs les plus célèbres de son temps. Son œuvre, silencieuse, fondée sur des formes pleines élaborées à partir de l'étude du nu féminin, et simplifiées jusqu'à l'épure, représente une véritable révolution artistique, anticipant l'abstraction.




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MessageSujet: Re: Ca s'est passé en septembre !   Ca s'est passé en septembre ! Icon_minitimeVen 30 Sep 2022 - 16:05

1571 : Le Caravage (Michelangelo Merisi da Caravaggio, dit), peintre italien


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Caravage par Ottavio Leoni (1621)
Craie sur papier bleu, 23,4 × 16,3 cm, Biblioteca Marucelliana, Florence




BIOGRAPHIE


1571-1610
Michelangelo Merisi, dit Caravaggio (en français Caravage), est né à Milan en 1571. Son nom d’artiste provient de la petite commune proche de Bergame (Lombardie) où il passa son enfance : Caravaggio.  Son père y travaillait comme contremaitre, maçon, architecte et intendant du marquis de Caravaggio. En 1584, il entre comme apprenti dans l’atelier du peintre milanais Simone Peterzano (1540-1596) où il reste quatre ans. Il revient ensuite à Caravaggio puis, en 1592, part pour Rome. Il mène dans cette ville une vie difficile, travaillant pour le compte de peintres comme Giuseppe Cesari, dit le Cavalier d'Arpin (1568-1640), peintre attitré du pape. Il peint d’abord des scènes de genre comme Garçon avec un panier de fruits (1593) ou Les Musiciens (1595).





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Les musiciens (1595). Huile sur toile, 92 × 118,5 cm, Metropolitan Museum of Art, New York. 
Caravage cherche à représenter un groupe de personnes en vue d'une association allégorique musique-amour. Le joueur de luth accorde son instrument. Le personnage se trouvant derrière lui pourrait être un autoportrait du jeune Caravage. Le musicien vu de dos déchiffre une partition. Enfin, à gauche, un Cupidon ailé tient une grappe de raisin.




Remarqué par le cardinal Francesco Maria Borbone del Monte (1549-1626), qui lui achète Les Tricheurs



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Les Tricheurs (1594-95). Huile sur toile, 92 × 129 cm, Kimbell Art Museum, Fort Worth.
 Trois personnages sont absorbés par une partie de cartes. Le joueur honnête, à gauche, est opposé à un tricheur qui cache des cartes dans sa ceinture. Un acolyte le renseigne sur le jeu de son adversaire. Le fond uni et le traitement de la lumière sur les visages permettent de souligner les attitudes.


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Le martyre de saint Matthieu (1599-1600). Huile sur toile, 323 × 343 cm, chapelle Contarelli de l'église Saint-Louis-des-Français, Rome.
 L'apôtre martyrisé, Matthieu, est à terre. Son bourreau, personnage typiquemen.t caravagesque, représenté en pleine lumière, le tient à sa merci, s’apprêtant à lui donne le coup de grâce. Comme le précédent, ce tableau monumental est une affirmation magistrale du style de l’artiste, qui utilise le clair-obscur pour accentuer la dramatisation




Caravage loge au palais Madame (actuellement immeuble du Sénat) à partir de 1597. Ce puissant protecteur permettra à Caravage de recevoir des commandes du clergé pour la décoration des édifices religieux : Le Martyre de Saint-Matthieu (1599-1600), La conversion de Saint-Paul sur le chemin de Damas (1600-01). Ces tableaux très novateurs, qui allient mouvement, ombre et lumière, seront très remarqués. Mais Caravage a un tempérament de mauvais garçon, violent et querelleur. Il est mêlé à des affaires de mœurs et à des affaires criminelles et fait plusieurs séjours en prison et à l’hôpital.



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La conversion de saint Paul (1600-1601). Huile sur bois, 237 × 189 cm, collection Odescalchi, Rome.
 Suivant les textes évangéliques, Paul est surpris par la voix de Dieu, mais il n'y a pas d'apparition visible dans ce tableau. Caravage scénarise à sa façon l'épisode biblique en plaçant saint Paul à terre, face et bras vers le ciel, la tête au premier plan. Le palefrenier maintient le cheval et observe Paul. Le cheval occupe presque la moitié du tableau.




Cependant, son génie pictural ne passe pas inaperçu. Sa renommée dépasse les limites de Rome et se répand à toute l’Italie. Son réalisme parfois violent − Judith décapitant Holopherne (1598) − heurte certaines sensibilités ou certains conformismes et nombre de ses tableaux sont refusés.


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Judith décapitant Holopherne (1598). Huile sur toile, 145 × 195 cm, Galleria Nazionale d'Arte Antica, Rome.
 Scène issue de l'Ancien Testament. Judith, après avoir séduit le général assyrien Holopherne, l'assassine dans son sommeil pour sauver son peuple du tyran pendant le siège de Béthulie. Une servante l'accompagne portant le sac pour emmener la tête quand elle sera coupée. Artemisia Gentileschi reprendra le thème en 1620


Le tempérament violent de Caravage va bouleverser sa vie. En 1606, au cours d’une rixe, il tue en duel Ranuccio Tomassoni, le chef de la milice de son quartier. Condamné à mort, il s’enfuit de Rome en 1607. Commence alors une vie errante : Naples, Malte, la Sicile puis à nouveau Naples. Il continue à peindre et à produire des chefs-d’œuvre.  En 1610, il apprend que le pape est disposé à lui accorder sa grâce. Il s’embarque pour Rome, mais lors d’une escale à Palo, il est arrêté et jeté en prison. Relâché quelques jours plus tard, son bateau est déjà reparti. Il décide de faire le trajet à pied et parvient à arriver à Porto Ercole à une centaine de kilomètres. Mais il a contracté la malaria et il décède dans cette ville le 18 juillet 1610 à l’âge de 38 ans.



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Portrait d’Alof de Wignacourt (1608). Huile sur toile, 195 × 134 cm, musée du Louvre, Paris.
Alof de Wignacourt (1547-1622) est le 54e grand maître de l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Il est accompagné d’un jeune page portant son heaume.




OEUVRE

Caravage est un des plus grands novateurs de l’époque. Sa peinture rompt avec le maniérisme pour s’orienter vers un réalisme puissant et des évolutions esthétiques majeures.



1. Le réalisme



Avec Caravage, nous quittons les représentations idéalisées. Il choisit des modèles humains de type populaire, souvent même des marginaux : prostituées, mendiants, enfants des rues. Les corps humains sont naturalistes avec une mise en évidence de la musculature comme dans Le Martyre de Saint-Matthieu ( plus haut ! )La Mise au tombeau ou David avec la tête de Goliath. L’Eglise catholique, qui cherche à frapper les esprits face au puritanisme protestant, adoptera une politique sélective : des toiles seront refusées comme choquantes, beaucoup d’autres seront acceptées.





Ca s'est passé en septembre ! Caravage-la-vocation-de-st-matthieu-1599-1600
La vocation de saint Matthieu  (1599-1600). Huile sur toile, 322 × 340 cm, chapelle Contarelli de l'église Saint-Louis-des-Français, Rome.
 A gauche, le percepteur Levi (le nom de saint Matthieu avant qu'il ne devienne apôtre) est assis à une table avec ses quatre aides, comptant les revenus du jour. Le Christ (à droite, qui tend le bras) entre avec Saint-Pierre (au premier plan à droite). D’un geste il appelle Levi (barbu). Étonné par l’intrusion, Levi semble dire, "Qui, moi ?", sa main droite restant sur la pièce de monnaie qu'il avait comptée avant l'entrée de Christ.



Ca s'est passé en septembre ! Caravaggio_-_La_Deposizione_di_Cristo

La mise au tombeau (1602-1603). Huile sur toile, 300 × 203 cm, Pinacoteca, Vatican. 
Le tableau adopte une composition diagonale avec, en haut, trois Marie dont Marie Cléophas les bras levés. Au centre Joseph d’Arimathie soutient le Christ mort par les jambes, le regard vers le spectateur. A gauche Jean soutient le haut du corps. Tous ces personnages reposent sur la dalle du tombeau.






Ca s'est passé en septembre ! CaravaggioUrsula

Le martyre de sainte Ursule (1610). Huile sur toile, 140,5 × 170,5 cm, Palais Zevallos Stigliano, Naples.
 Cette scène est issue de La Légende dorée de Jacques de Voragine : Ursule, fille du roi de Bretagne, a reçu une flèche. Son bourreau, à gauche, tient encore l'arc. Le personnage en armure derrière sainte Ursule a le visage de Caravage.






Ca s'est passé en septembre ! Caravage-david-avec-la-tete-de-goliath-1607
David avec la tête de Goliath (1610). Huile sur bois, 91 × 116 cm, Kunsthistorisches Museum, Vienne.
 Selon le récit biblique, Goliath était un géant « de six coudées et un empan » soit environ 2,90 m. Goliath sortit du camp philistin et mit l’armée d’Israël au défi de trouver un homme suffisamment fort pour gagner un duel déterminant l’issue du conflit entre les deux nations. David, jeune berger agréé par Dieu, releva le défi lancé par Goliath. Après avoir déclaré qu’il venait contre lui avec l'appui de Dieu, David lui jeta une pierre avec sa fronde. Celle-ci s'enfonça dans le front de Goliath qui tomba à terre. David lui prit son épée et acheva le géant en lui coupant la tête.




2. Le clair-obscur



Caravage joue beaucoup avec le contraste lumière-obscurité, grande innovation esthétique, que l’on retrouvera  au 20e siècle dans le cinéma et la photographie. Sur un fond sombre, la scène principale est éclairée comme une scène de théâtre avec un projecteur, ce qui accentue considérablement les contrastes ombre-lumière : Le Martyre de Saint-MatthieuLa vocation de Saint-MatthieuAmour endormi.





Ca s'est passé en septembre ! Caravage-amour-endormi-1608
Amour endormi (1608). ). Huile sur toile, 71 × 105 cm, Palais Pitti, Florence. 
Suite de l’Amour victorieux. Mais il n’est plus désirable et il est même laid. A cette date, Caravage appartenait à l’Ordre des Chevaliers de Malte. Pour reprendre le vocabulaire de la morale chrétienne de l’époque, il n’était pas astreint à la chasteté mais ne devait surtout pas sombrer dans la  concupiscence. Par contre, les thèmes de la mort, de la souffrance ou de la punition étaient tout à fait convenables.


Ca s'est passé en septembre ! Caravage-amour-victorieux-1602
Amour victorieux (1602). Huile sur toile, 156 × 113 cm, Staatliche Museen, Berlin. 
Cupidon est en général un jeune garçon angélique et idéalisé. Il est ici physiquement beaucoup plus réaliste. Le regard narquois et la pose sexuellement provocante ont conduit certains critiques à parler de l’attirance homosexuelle de Caravage pour son modèle. C’est assez évident.





3. L’érotisme





Le regard de Caravage se porte principalement sur les corps masculins et on a donc beaucoup commenté sa probable homosexualité. Le corps des femmes (Judith décapitant Holopherne) ne semble pas désirable pour le peintre et par conséquent pour le spectateur, même si le décolleté de la Vierge (La Madone des palefreniers) avait été condamné à l’époque. Ce sont de toute évidence les garçons qui intéressent Caravage, il suffit de regarder : Garçon avec un panier de fruitsLes musiciensBacchusAmour victorieux. Bien entendu, cet aspect de la personnalité du peintre ne pouvait pas être abordé aux 16e et 17e siècles, ni même au cours des siècles suivants. Le plus étrange est que certains évoquent encore aujourd’hui « l’érotisme ambigu » de l’artiste.





Ca s'est passé en septembre ! CaravaggioSerpent

La madone des palefreniers ou La madone au serpent (1606). Huile sur toile, 292 × 211 cm, Galleria Borghese, Rome. Marie, en rouge, soutient son fils qui appuie son pied sur le sien pour écraser un serpent. Sainte Anne, patronne des palefreniers de Rome (commanditaires de l'œuvre) observe la scène. Le tableau fut refusé en raison de la nudité de l'enfant (jugé trop âgé) et du décolleté de la Vierge.



Ca s'est passé en septembre ! 800px-Bacchus_by_Caravaggio_1

Bacchus (1596-97). Huile sur toile, 95 × 85 cm, Galerie des Offices, Florence. 
Bacchus est un Dieu romain correspondant à Dionysos dans la mythologie grecque. C'est le dieu du vin, de l'ivresse, des débordements, notamment sexuels, ainsi que de la nature. Le Bacchus de Caravage est totalement atypique car, visiblement, il s'agit d'un jeune garçon au regard triste, déguisé pour la circonstance. Le style vestimentaire se veut antique mais semble artificiel. Caravage utilisait comme modèles les voyous des rues de Rome, dont il édulcorait sans doute les imperfections physiques.


Ca s'est passé en septembre ! Caravage-garcon-avec-un-panier-de-fruits-1593
Garçon avec un panier de fruits (1593). Huile sur toile, 70 × 67 cm, Galleria Borghese, Rome.
 L'un des premiers tableaux de Caravage concilie le portrait et la nature morte. Un jeune garçon vêtu à l'Antique serre contre sa poitrine une corbeille de fruits. Celle-ci permet au jeune artiste d'utiliser de multiples couleurs pour représenter raisins, pommes, poires, abricots, figues, grenades, feuilles de vigne, de poirier et de citronnier.


Ca s'est passé en septembre ! Caravage-corbeille-de-fruits-1599
Corbeille de fruits (1599). Huile sur toile, 31 × 47 cm, Pinacoteca Ambrosiana, Milan.
 La nature morte, genre jugé inférieur à l'époque, semble intéresser Caravage. Il avait déjà traité une corbeille de fruits avec un portrait en 1593 (voir ci-dessus). Il réitère l'expérience et donne à ses fruits et à sa corbeille elle-même une réalité palpable.


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