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 Cas'est passé en août !

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MessageSujet: Cas'est passé en août !   Cas'est passé en août ! I_icon_minitimeLun 1 Aoû 2022 - 12:07

1919 : Maurice Boitel, peintre figuratif français



Cas'est passé en août ! Pr.+Olivier+Lazzarotti



Maurice Boitel est un artiste peintrelithographe et céramiste français né le 31 juillet 1919 à Tillières-sur-Avre (Eure) et mort le 11 août 2007 à Audresselles (Pas-de-Calais).
Il appartient au mouvement artistique de la Jeune Peinture rattaché à la nouvelle École de Paris dont il est l'un des principaux représentants.


BIOGRAPHIE
Juste après sa naissance en Normandie, de père picard (les racines paternelles se situent à Maignelay-Montigny, village de l'Oise qui fera partie de son œuvre peint) et de mère bourguignonne, Maurice Boitel réside jusqu'en 1931 à Gevrey-Chambertin (Bourgogne), son père y ayant acheté une étude d'huissier. C'est dans cette province qu'il a puisé son amour profond de la nature, et aussi peut-être cette sensation du bonheur de vivre exprimée dans ses œuvres, à certaines périodes. Dès 1924, il veut être peintre et passe son temps à dessiner.
Avant d'être admis à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris dans l'atelier d'Eugène Narbonne, dont il devient le massier en 1945, juste après avoir participé à la Seconde Guerre mondiale dans une unité combattante (le 27e bataillon de chasseurs alpins, sous les ordres du Commandant Jean Vallette d'Osia qui lui accorde de faire porter son matériel de peintre par les mulets avec la mitrailleuse), Boitel est successivement élève des écoles des beaux-arts de Boulogne-sur-Mer, d'Amiens), puis de Dijon dans l'atelier d'André Claudot, lorsque sa famille revient en Bourgogne à Nuits-Saint-Georges.
Parmi ses amis peintres les plus proches, on compte notamment Daniel du JanerandPierre-HenryMichel HenryJean-Pierre AlauxAntoni PitxotJean JoyetMaurice Faustino-LafetatAndrée Bordeaux-Le PecqJean CarzouJean JansemAndré HambourgEmili Grau i SalaJean MonneretRodolphe CaillauxPierre GaillardotMichel JouennePaul Collomb, ou d'anciens condisciples de l'École des beaux-arts comme Bernard BuffetLouis VuillermozJean-Pierre Pophillat ou Monique Journod. Il est également proche du compositeur Henri Dutilleux (1916-2013) et de l'écrivain Robert Beauvais (1911-1982).
Maurice Boitel repose au cimetière d'Audresselles où il est mort en août 2007.


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Maison de pêcheur


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Il résidait ici, aux Loges, et nombre de ses tableaux ont été peints dans les hameaux alentours (Laleuf, Crossas, le Mas Meynard).




Œuvre


L'évolution du peintre se poursuit insensiblement durant toute sa vie : jusqu'à 1946, année de son mariage, une peinture expressive, terrienne, puis de 1946 à 1952, une peinture colorée surtout en Algérie. De 1952 à 1965, il réalise des tableaux personnels : dans ses paysages charpentés, les objets sont définis par des contours noirs avec quelques aplats au couteau. Au cours de cette période, il peint beaucoup à Paris et à Saint-Mandé, près de son domicile, et se rend souvent près du cap Gris-Nez, où il réalise des tableaux sobres et sombres de tempêtes, de barques sur la plage, de ruines de la guerre. Il peint aussi des figures : clowns, éleveurs de volailles, marins, ou des portraits. Puis de 1958 à 1965, il peint chaque été à Cadaqués (Espagne). Il est toujours dans le même style, solidement charpenté, mais où passent la lumière et les couleurs vives de la Méditerranée (paysages, marines, portraits, foules sur la plage).




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côte d'Opale au soleil couchant




Cas'est passé en août ! Noirda-beach

Noirda beach


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Ambleteuse Baie de la Slack



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Ambleteuse, fort Vauban




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Hôtel de la Plage




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Les Fleurs de l'été - champ à Slack





À partir de 1965, son œuvre reste structurée mais il fait disparaître les contours : il utilise aussi davantage l'aquarelle notamment à Nice, en Italie (VeniseFlorenceRome) et dans le Sancerrois. Chaque année, il continue à se rendre près du cap Gris-Nez, à Audresselles, ou dans le Limousin, à Ambazac. La région parisienne, où il réside habituellement, lui a fourni aussi de nombreux sujets (Montmartre, le bois de Vincennes, les îles de la Seine, de la MarneBussy-Saint-GeorgesGuermantes et Conches-sur-Gondoire). En 1970, invité par la marine Nationale à bord du porte-avions Clemenceau, il peint les ports d'Oslo et de Rotterdam. Il se rend également à plusieurs reprises à Volendam où il réalise plusieurs œuvres (Le cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale de France conserve un exemplaire de chacune de ses deux lithographies, Quai à Volendam de 1966 et Volendam de 1967). Après 1980, il tend à évoquer une réalité idéalisée.

Pour réaliser les décorations des groupes scolaires Jean-Charles Gatinot et Ferdinand Buisson à Montgeron, il a réalisé et cuit lui-même les carreaux de céramique dans un four qu'il a fait construire à cet effet dans son atelier.




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Paris - Pont des Arts



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Le Panthéon et la Seine




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La Tour Eiffel et la rue de la manutention





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Le las de Saint-Mandé


Cas'est passé en août ! Mare+du+monast%25C3%25A8re+de+Conches-sur-Gondoire+1991Ce grand tableau de Maurice Boitel est intitulé Conches, Seine et Marne, la mare aux canards, daté de 1991, huile sur toile signé et daté à gauche.


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Ce tableau représente le jardin de Maurice Boitel à Conches vers 1963.


Expositions, salons et prix


En 1946, Maurice Boitel est lauréat du prix Abd-el-Tif, ce qui lui permet de séjourner deux ans à la villa Abd-el-Tif d'Alger avec sa famille.

Après son retour en métropole, il expose à Paris au Salon des indépendants, au Salon d'automne dont il est sociétaire en 1948, au Salon de la Jeune Peinture en 1952 et de 1954 à 1959, au Salon d'automne, et plus tard, au Salon des artistes français, au Salon du dessin et de la peinture à l'eau, au Salon Terres latines ainsi qu'au Salon de la Société nationale des beaux-arts et au Salon Comparaisons. Il expose au Salon d'hiver en 1946. Il est membre des comités de ces deux derniers salons.

En 1949, il présente une exposition particulière de ses peintures d'Algérie à la Galerie de l'Élysée, faubourg Saint-Honoré à Paris ; en 1951, nouvelle exposition particulière en cette même galerie.

Il participe également à une exposition de groupe à la galerie Suillerot et à des expositions à thèmes, présidées par Jacques Hébertot, dans le cadre de l’Association des amateurs de peinture. En 1958, il présente une exposition particulière à la galerie René Drouetrue du Faubourg-Saint-Honoré à Paris, où il présenta par la suite d’autres expositions particulières.

En 1954, il remporte le prix Maurice-Pierre de la Jeune Peinture.

En 1956, le grand prix de peinture de la ville de Saint-Affrique lui est décerné à la galerie Durand-Ruel.

En 1958, il remporte le prix Antral, décerné par la ville de Paris. En 1959, c’est le prix Winsor et Newton (Paris-Londres) qui lui est attribué.

En 1963, le prix Puvis-de-Chavannes, décerné par la Société nationale des beaux-arts, lui permet de présenter un ensemble de ses œuvres au musée national d'Art moderne de Paris.

En 1966, il remporte le prix Francis-Smith qui lui offre un séjour au Portugal.

En 1968, il reçoit la médaille d’or des Artistes français et l’Académie des beaux-arts lui décerne le prix Bastien-Lepage.

En 1970, il est invité par la Marine nationale à séjourner sur le porte-avions Clemenceau. Il réalise à cette occasion plusieurs peintures de paysages des pays du Nord.

En 1974, il reçoit le grand prix du conseil général de Seine-et-Marne.

En 1980, c’est l’Institut de France qui lui attribue le prix Dumas-Millier.

En 1984, la fondation Taylor lui attribue le prix d’aquarelle Roger Deverin.

Des expositions particulières, dans les musées de Boulogne-sur-Mer en juin-septembre 1976, de Saint-Maur-des-Fossés en 1977, de Montbard en 1982, de Montreuil-sur-Mer en 1993, lui ont permis de présenter dans plusieurs salles, des rétrospectives avec de grands tableaux où figurent des compositions ainsi que des paysages de France, d'Italie, d'Espagne, du Portugal, de Hollande, etc.






Il reçoit le prix Charles-Cottet en 1985, le prix Eugène-Boudin en 1989. En 1990, il participe au 1er Salon de peinture de l'École polytechnique à Palaiseau (avec notamment Michèle BattutArnaud d'HauterivesDaniel du Janerand et Gaston Sébire), puis le Salon d'automne de Paris lui rend un hommage dans trois salles au Grand Palais à Paris.

En 1999, le président et le comité du Salon des indépendants de Paris l'invitent à présenter une rétrospective de ses œuvres.

En 2003, le Salon de la Société nationale des beaux-arts de Paris lui décerne la médaille d'or.

Il a été l'invité d'honneur dans plusieurs salons de peinture à Rosny-sous-Bois (1980), Blois (1983), Wimereux (1984), Villeneuve-le-Roi (1984), Yvetot (1986), Alfortville (1987), Bourges (1987), Saumur (1987), Metz (1991), Limoges (1992), Tours (1992).




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Maurice Boitel à Abd-el-Tif en 1946


Famille et descendance

Marié à Marie-Lucie Besson de 1946 à sa mort, Maurice Boitel a deux fils, quatre petits-enfants, sept arrière-petits-enfants.




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MessageSujet: Re: Cas'est passé en août !   Cas'est passé en août ! I_icon_minitimeMer 3 Aoû 2022 - 11:45

1788 : Thomas Gainsborough, artiste anglais


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Autoportrait 1787




Biographie



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Autoportrait
Huile sur toile, 76,2 × 63,5 cm
National Portrait Gallery, Londres


1727-1788 

Thomas Gainsborough est né en 1727 à Sudbury dans une famille de drapiers du Suffolk (sud-est de l’Angleterre). Il est attiré très jeune par la peinture et part en apprentissage à Londres à l’âge de quatorze ans. Il sera formé par un élève de Watteau, le maître graveur Gravelot. Gainsborough dira plus tard de lui « qu'il fut un très bon peintre de portraits, abstraction faite de sa conception française ».
Dès l’âge de dix huit ans, Gainsborough ouvre son atelier. Un an plus tard, en 1746, il se marie avec Margaret Burr, fille naturelle du duc de Beaufort. Il s’agit pour l’artiste d’un « beau mariage » et le duc verse même une rente au jeune couple. Deux filles naîtront de cette union. Au début de sa carrière, Gainsborough peint surtout des paysages qu’il parvient difficilement à vendre pour un prix modique. Il ne faut pas en conclure qu’il n’a aucun talent de paysagiste. L’historien de l’art John Hayes a d’ailleurs mis en évidence la grande richesse des paysages de Gainsborough.

PORTRAITS

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Les filles de l’artiste tenant un chat (1759). Huile sur toile, 75,6 × 62,9 cm, National Gallery, Londres. Ce tableau inachevé a été peint peu après l'arrivée de l'artiste à Bath.


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Les Filles du peintre chassant un papillon - Yale Center for British ArtNew Haven


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Les Deux filles du peintre - Victoria and Albert MuseumLondres


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Portrait des filles de l'artiste - Worcester Art Museum Massachusetts


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Mary, fille de l’artiste (1777). Huile sur toile, 76 × 64,5 cm, Tate Gallery, Londres. 
« Gainsborough aimait beaucoup ses deux filles et les a souvent représentées de l'enfance à la vingtaine. Soucieux de leur avenir, il a pris soin de leur assurer une bonne éducation en les envoyant dans un pensionnat de Chelsea et en leur donnant des cours particuliers de dessin et de peinture paysagère. Quelques années après la réalisation de ce portrait, Mary a conclu un mariage désastreux avec le célèbre hautboïste Johann Christian Fischer, un associé de son père. Plus tard, elle vécut avec sa jeune sœur Margaret et souffrit d'une maladie mentale grave. » (Notice Tate Gallery)


Cas'est passé en août ! 800px-Thomas_Gainsborough_-_Portrait_of_the_Artist_with_his_Wife_and_Daughter_%28c._1748%29Portrait de l'artiste avec sa femme et sa fille - National Gallery Londres





Cas'est passé en août ! Gainsborough-m-mme-robert-andrews-1748-50
M & Mme Robert Andrews (1748-50). Huile sur toile, 70 × 119 cm, National Gallery, Londres. Robert Andrews et son épouse Frances Mary, née Carter, se sont mariés en 1748, peu avant que Gainsborough ne peigne ce portrait. Ils sont représentés dans leur propriété des Auberies, près de Sudbury, dans le Suffolk, le village natal de Gainsborough.




Mais le peintre était un réaliste comme en témoigne la citation suivante rapportée par Marie-Annick Sékaly : « Un homme peut faire de grandes choses et pourtant mourir méconnu dans un grenier s'il ne maîtrise pas ses inclinations et ne se conforme pas à l’œil du vulgaire en choisissant la spécialité que tout le monde payera et encouragera. » Gainsborough revient alors dans le Suffolk et s’oriente vers le portrait. Il se constitue rapidement une clientèle dans la bourgeoisie commerçante et la gentry locale. En 1759, la famille s’installe à Bath, dans le Somerset, au sud-ouest de l’Angleterre. Bath est une ville d’eaux très fréquentée par la haute aristocratie. Gainsborough va rapidement devenir le portraitiste à la mode. Il n’avait pas, comme beaucoup de peintres, voyagé en Italie, mais les collections privées de Bath lui permettent de découvrir Claude LorrainRubens et Van Dyck, duquel il s’inspirera en peignant The Blue Boy.

PORTRAITS



Cas'est passé en août ! Gainsborough-the-blue-boy-1770

The Blue Boy (1770). Huile sur toile, 178 × 122 cm, Huntington Library, San Marino, Californie. Il s’agit probablement du portrait de Jonathan Buttall, fils d’un riche commerçant, mais cela n'a jamais été prouvé. Ce tableau est considéré comme un hommage à Anthony Van Dyck (1599-1641), grand portraitiste de la Cour d’Angleterre, que Gainsborough admirait.


Cas'est passé en août ! 1024px-Thomas_Gainsborough_-_Lady_Lloyd_and_Her_Son%2C_Richard_Savage_Lloyd%2C_of_Hintlesham_Hall%2C_Suffolk_-_Google_Art_ProjectThomas Gainsborough - Lady Lloyd and Her Son, Richard Savage Lloyd, of Hintlesham Hall, Suffolk - Google Art Project


Cas'est passé en août ! Gainsborough-karl-friedrich-abel-1765

Karl Friedrich Abel (1765). Huile sur toile, 126,7 × 101,3 cm, National Portrait Gallery, Londres. Karl Friedrich Abel (1723-1787) est un gambiste et compositeur allemand de la période préclassique. Dernier virtuose de la viole de gambe, il composa de nombreuses œuvres pour cet instrument.


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John Campbell, 4e duc d'Argyll (1767). Huile sur toile, 235 × 154 cm, National Galleries of Scotland, Édimbourg. Les comtes, marquis et ducs d’Argyll ont été pendant plusieurs siècles l’une des plus puissantes familles nobles d'Écosse. John Campbell, 4e duc d'Argyll est né en 1693 et mort en 1770.


Cas'est passé en août ! Gainsborough-margaret-burr-femme-de-l-artiste-1770

Margaret Burr (1770). Pastel sur papier, 24 × 19 cm, collection particulière. Margaret Burr est la fille naturelle du duc de Beaufort que Thomas Gainsborough épousa en 1746.


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La dame en bleu, la duchesse de Beaufort (1770). Huile sur toile, 76 × 64 cm, musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg. Cette élégante à la coiffure surdimensionnée, selon la mode de l'époque, et au geste délicat, n'est pas identifiée, malgré l'appellation du tableau.


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Les sœurs Linley (1772). Huile sur toile, 199 × 153,5 cm, Dulwich Picture Gallery, Londres. Elizabeth (debout, 1754-1792) et sa sœur Mary (assise, 1758-1787) sont les filles du compositeur Thomas Linley (1733-1795) et de son épouse Mary Johnson.

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Christian Bach (1776). Huile sur toile, 75,5 × 62 cm, National Portrait Gallery, Londres. Johann Christian Bach est le onzième et dernier fils de Jean-Sébastien et d’Anna Magdalena Bach. Il reçoit une formation musicale de son père. Il est l’auteur de nombreux opéras et de sonates



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Mrs. Thomas Graham (1777). Huile sur toile, 237 × 154 cm, National Galleries of Scotland. 
Il s'agit de Mary Cathcart (1757-1792), épouse de Thomas Graham (1748-1843), aristocrate écossais, homme politique et général de l'armée britannique. Elle est la fille de Charles Cathcart, 9e lord Cathcart, qui était ambassadeur auprès de Catherine la Grande. « C'est l'un des plus beaux portraits en pied de Gainsborough, dans la tradition de Van Dyck. Le costume et les accessoires sont délibérément inspirés de la mode du XVIIe siècle afin de mettre en valeur l'élégante beauté de l'honorable Mrs Graham. » (Notice National Galleries of Scotland)


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George III (1781). Huile sur toile, 238,8 × 158,7 cm, Royal Collection, Buckingham Palace, Londres. George III (1738-1820), roi du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande, fut également roi de Hanovre (1814-1820). Très populaire en Grande-Bretagne, il fut surnommé Farmer George (George le fermier). 



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La reine Charlotte (1781). Huile sur toile, 223,5 × 149,2 cm, Royal Collection, Buckingham Palace, Londres. La reine Charlotte, née duchesse Sophie Charlotte de Mecklembourg-Strelitz (1744-1818), est l’épouse du roi Georges III (1738-1820). Elle est la grand-mère de la reine Victoria et l’aïeule de l’actuelle reine du Royaume-Uni, Élisabeth II.




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Mr and Mrs William Hallett (1785). Huile sur toile, 236 × 179 cm, National Gallery, Londres. Aussi appelé La promenade matinale ce tableau représente William Hallett et Elizabeth Stephen âgés tous les deux de 21 ans. Ils venaient de se marier au cours de l’été 1785. Pour les époux, il s’agissait d’un portrait de mariage.


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Mrs. Richard Brinsley Sheridan (1785). Huile sur toile, 220 × 154 cm, National Gallery of Art, Washington. Il s’agit d’Elisabeth Linley (voir ci-dessus le portrait des sœurs Linley en 1772) à l’âge de 31 ans. Elle a épousé le dramaturge Richard Brinsley Sheridan (1751-1816).


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Sarah Siddons (1785). Huile sur toile, 126 × 99,5 cm, National Gallery, Londres. Sarah Siddons (1755-1831) est une tragédienne britannique célèbre pour son interprétation du personnage de Shakespeare, Lady Macbeth. De son vrai nom Sarah Kemble, elle est la fille aînée de Roger Kemble, acteur et gérant d'une compagnie théâtrale itinérante.


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Villageoise avec chien et cruche (1785). Huile sur toile, 174 × 125 cm, collection particulière. Reconnu comme un immense portraitiste par l'aristocratie et la famille royale britannique, Gainsborough cherche à la fin de sa vie d'autres expériences picturales. Cette petite fille pauvre à l'air triste, serrant son chien contre sa poitrine, montre que l'artiste voulait transmettre par l'émotion quelque chose de la réalité sociale de l'époque.


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Mrs. Thomas Hibbert (1786). Huile sur toile, 127 × 101,5 cm, Alte Pinakothek, Munich.


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Georgiana Cavendish, Duchesse de Devonshire (1787). Huile sur toile, 101,5 × 127 cm, Chatsworth House, Bakewell, Derbyshire. Georgiana Spencer (1757-1806) fut la première femme de William Cavendish, 5e duc de Devonshire. Femme du monde célèbre pour sa beauté, elle tenait salon et réunissait autour d'elle un grand cercle de personnalités littéraires et politiques. Elle était aussi une militante politique.

A partir de 1769, Gainsborough commence à exposer à la Royal Academy. Désormais célèbre, il s’établit à Londres en 1774. Il réalise alors de nombreux portraits de la famille royale : Le roi George IIILa reine Charlotte. A la fin de sa vie, il élargit son œuvre à des portraits de gens du peuple comme la Villageoise avec chien et cruche.
Thomas Gainsborough meurt à Londres en 1788, à l’âge de 61 ans.



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Sunset (1760). Huile sur toile, 143,5 × 154 cm, Tate Britain, Londres. Le titre complet est Sunset, Carthorses Drinking at a Stream (Coucher de soleil, chevaux de trait buvant à un ruisseau). Gainsborough a peint de nombreux tableaux de paysans allant ou revenant du marché. Celui-ci se caractérise par un clair-obscur très prononcé annonçant la nuit.




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Vue de King's Bromley-on-Trent, Staffordshire (1768-70). ). Huile sur toile, 119 × 168 cm, Philadelphia Museum of Art, Philadelphie. Ce tableau est inspiré de la manière flamande ou néerlandaise d'aborder le paysage. Il s'agit d'un paysage bien réel mais qui n'est pas reproduit dans toute sa justesse topographique. Le peintre s'accorde des libertés pour transmettre des émotions qui idéalisent un tant soit peu la nature.




OEUVRE

Gainsborough est d’abord un paysagiste très sensible au spectacle de la nature, qu’il découvrit dans le village de son enfance. Dans sa jeunesse, il associe avec bonheur paysage et portrait, en particulier en 1750 avec le Portrait de Mr. and Mrs. Andrews. De ses débuts de paysagiste il conserve un goût de l’authenticité qui le porte à donner de ses personnages une image moins flatteuse que celle des portraitistes français de la même époque (Quentin de la TourVigée Le Brun). Ce faisant, la psychologie de ses modèles transparaît sans doute mieux. Gainsborough sait également rendre magistralement la splendeur des étoffes.
Etonnamment, alors que l’histoire a rangé Gainsborough parmi les portraitistes, John Constable, le grand paysagiste anglais du 19e siècle, dira de lui : « Je crois voir Gainsborough dans chaque haie et dans chaque arbre creux ». L’esprit des grands artistes ?




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 Thomas Gainsborough : La porte du cottage - musée d'Art de Cincinnati






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MessageSujet: Re: Cas'est passé en août !   Cas'est passé en août ! I_icon_minitimeMar 9 Aoû 2022 - 17:19

1926 : Diogène Maillart, peintre français 


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Diogène Ulysse Napoléon Maillart né le 28 octobre 1840 à Lachaussée-du-Bois-d'Écu (Oise) et mort le 31 juillet 1926 à Paris est un peintre français.
Il est lauréat du premier grand prix de Rome en peinture de 1864, fidèle exposant au Salon pendant plus d’un demi-siècle, peintre d’histoire et portraitiste, paysagiste, illustrateur pour des grandes maisons d’édition parisiennes, auteur de cartons pour des tapisseries et des vitraux, mais aussi professeur de dessin à la Manufacture de Tapisseries des Gobelins et maître en atelier, historien de l'art et critique d'art.
Il est le père du peintre Roger Maillart (1869-1915) et le grand-père du peintre Jean-Denis Maillart (1913-2004).




Cas'est passé en août ! Maillart---expertisez

« DIOGÈNE MAILLART, UN MAÎTRE DANS LA TRADITION DU XIXe SIÈCLE » CATHERINE THIEBLIN

Les œuvres de  Diogène Maillart sont conservées à la villa Médicis de Rome, au Petit Palais, au Sénat ou aux Gobelins, dans l'église Saint-Augustin, dans la mairie du IIIe à Paris.

Elles sont visibles sur les plafonds du château de Chantilly ou à l'hôtel de ville de Rouen. Et pourtant son nom est quasiment inconnu. Catherine Thieblin, guide conférencière et adjointe au maire de Beauvais chargée du patrimoine, s'est penchée sur la vie et l'œuvre de Diogène Ulysse Napoléon Maillart. Ce peintre du XIXe siècle qui vivait au château Vert de Rieux a connu un destin extraordinaire. « Fils d'un marchand de porc, il est né à Lachaussée-du-Bois-d'Ecu. Il a remporté le prix de Rome en 1864. Ses œuvres ont été exposées au Salon de Paris pendant plus de cinquante ans et le peintre a enseigné aux Gobelins, rappelle l'historienne. Il a peint les bords de l'Oise, des paysages, sa famille. Mais il a vu une partie de son œuvre détruite de son vivant dans les bombardements de Beauvais ou l'incendie de la chapelle des Tuileries à Paris. »


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Diogène Maillart, 1926 Femme au foulard rouge Huile sur toile (Toile d'origine), 




BIOGRAPHIE
Diogène Maillart voit le jour au sein d’une famille de modestes paysans à Lachaussée-du-Bois-d'Écu, une petite commune de l'Oise perdue dans les champs du plateau picard. Il est élève à Paris à l’École impériale de dessin, puis à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris dans l'atelier de Léon Cogniet. Il remporte le premier grand prix de Rome en peinture de 1864.


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Diogène Maillart - Esquisse pour l'église Saint-Augustin , Le Baptême de saint Augustin - PPP4734 - ( 1870 ) Musée des Beaux-Arts de la ville de Paris




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" L'Espérance " ( 1892 ) plafond de l'escalier d'Honneur du château de Chantilly


Peu après son retour à Paris, en 1869, après quatre années passées à la villa Médicis à Rome, il est nommé professeur de dessin à la Manufacture nationale des Gobelins, activité qu’il exerce pendant 50 ans, de 1871 à 1919. Pendant quatre ans, de 1873 à 1877, il remplit les fonctions d'inspecteur des travaux d'art et fait alors tisser deux tapisseries, La Madone, dite de saint Jérôme, copie d'une œuvre du Corrège, et La Figuration symbolique de la Manufacture, Pénélope à son métier. Parallèlement il expose chaque année plusieurs œuvres au Salon des artistes français, jusqu’à sa mort, le 3 août 1926.


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Diogène Maillart - Homère dans l'île de Scyros (1864), ParisÉcole nationale supérieure des beaux-arts.




Il participe à la décoration d’édifices publics pour la capitale au moment où la Troisième République achève l’œuvre entreprise par le Second Empire : des peintures pour l’église Saint-AugustinLe Baptême de saint Augustin et La Mort de sainte Monique ornant la nef, des décors plafonnants pour la mairie du 3e arrondissement de ParisLa Ville de Paris instruisant ses enfants pour le grand escalier, une composition monumentale honorant l’œuvre scolaire de la Troisième République, et La Parure de la femme pour le plafond du palier du premier étage, ainsi qu’un décor pour Le Bon Marché, disparu aujourd'hui.




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Le Jeune Néophyte chrétien (1892), collection de la Ville de Beauvais.






Il réalise des esquisses pour les concours organisés par la Ville de Paris pour la décoration de l’école du Château-Landon et de la salle des mariages de la mairie du 3e arrondissement de Paris, ainsi que de grandes compositions historiques comme Étienne Marcel et la lecture de la grande ordonnance de 1357, et À cause de la grande pitié au royaume de France, sur le thème de Jeanne d’Arc4.
Peintre décorateur, il est l’auteur d’un plafond pour le château de Neudeck en Silésie, à la demande du prince Von Donnesmark, cousin germain de l’empereur Guillaume II, et de son épouse La Païva. Ce château sera détruit en 1945.




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Diogène Ulysse Napoléon Maillart
Paysage Picard avec terre labourée




Dans l’Oise, sa région natale, où il habite au « château vert », sa maison de campagne à Rieux aux bords de l’Oise, il reçoit la commande de peintures historiques décoratives pour le grand salon de l’hôtel de ville de Beauvais : La Mort de Corréus, chef des BellovaquesLouis le Gros accordant la Charte des libertés communales à la Ville de BeauvaisL’Investiture du maireJeanne Hachette au siège de BeauvaisL’Entrée de Louis XI à Beauvais. Ces décors sont détruits une cinquantaine d'années après par les bombardements allemands de 1940. Au château de Chantilly, à la demande du duc d'Aumale, il décore le plafond du grand escalier d'une monumentale Espérance ailée qui tend la main vers une étoile5.
Très proche du milieu religieux, il compose des cartons de vitraux pour des églises de l’Oise, notamment pour le transept méridional de la cathédrale de Senlis, représentant Les Prophètes, ainsi que pour les églises de Pontpoint et de Plailly, et réalise des Chemins de croix selon le procédé de la chromolithographie, à la demande de la maison d'orfèvrerie parisienne Poussielgue-Rusand.
Maître en atelier, il est toujours entouré de nombreux élèves, notamment une jeune fille roumaine, Julie Hasdeu qui relate, dans une abondante correspondance, sa vie parisienne et l’enseignement de la peinture dont elle profita dans l'ancien atelier du peintre Eugène Delacroixrue de Furstenberg, qui était alors occupé par l'artiste. Selon la Thomaston Place Auction Galleries, il eut Pablo Picasso comme élève, lequel arrivant à 19 ans à Paris à Montparnasse pour la première fois, voulait exposer au Salon.
Conscient du message intellectuel qu’il voulait transmettre à ses élèves, il écrit à la fin de sa vie de volumineux livres d’art, Athéna, Histoire générale des Beaux-Arts, en deux volumes, et L’Art Byzantin.
En 1920, il décore une chapelle de l’église Saint-Laurent dans le 10e arrondissement de Paris en réalisant une peinture représentant Sainte Louise et ses sœurs distribuant des aumônes.
Ses ateliers étaient situés dans le 6e arrondissement de Paris, au 14, rue de Vaugirard en 1870, au 32, rue Hautefeuille en 1872, au 68, rue d’Assas de 1877 à 1878, au 6, rue de Furstenberg de 1879 à 1890, enfin, à Montparnasse au 37, rue de Sèvres de 1890 à sa mort en 1926.
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1885 par Pierre Victor Galland, directeur d'art de la Manufacture des Gobelins. En 1906, il est nommé Rosati d'honneur.


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Portrait posthume de Julie Hasdeu (1889), Câmpinachâteau Iulia Hasdeu.




Diogène Maillart meurt le 31 juillet 1926 à son domicile dans le 6e arrondissement de Paris et est inhumé au cimetière du Montparnasse (27e division), auprès de son épouse Alzire Demontreuille et de deux de ses enfants, Eva, morte à l'âge de 19 ans, et Roger. Sa tombe est ornée de son buste sculpté par le sculpteur Henri-Léon Gréber.




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Mes filles (1876), collections de la Ville de Beauvais.


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MessageSujet: Re: Cas'est passé en août !   Cas'est passé en août ! I_icon_minitimeSam 13 Aoû 2022 - 17:02

1901 : Luigi Corbellini, peintre italien


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Luigi Corbellini est un peintre italien du xxe siècle né le 11 août 1901 à Plaisance en Italie et mort le 9 mai 1968 à New York aux États-Unis.







BIOGRAPHIE


Corbellini naît en 1901 à Plaisance (Piacenza) en Émilie-Romagne. Ses parents sont Celeste Corbellini et Giuseppina Gazzola. Il est le quatrième enfant d'une fratrie de douze. Corbellini, alors adolescent, veut être peintre ; dès l'âge de treize ans, il part étudier à l’Académie des beaux-arts de Brera de Milan, puis à l’Accademia Albertina de Turin.
En 1920, les Éditions Desclée de Brouwer, alors à Bruges (Belgique), lancent un concours international de peinture pour leur atelier de lithographie : Corbellini gagne ce concours, grâce à une Madone, alors qu'il n'a que 19 ans. Il quitte l'Italie et arrive à Bruges, ne connaissant que l'italien. Il connaît la lithographie, mais doit apprendre le français.




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Les petits gitans - ( Une des spécialités du peintre Luigi Corbellini, les enfants. )


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La petite Arlequine de Corbellini


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Portrait d'un jeune enfant


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L'enfant à l'accordéon


Il découvre également la peinture flamande avec des maîtres comme Flori Van Acker. Au bout de trois ans, en 1923, ayant quelques économies, il quitte son emploi (ce sera le seul emploi de sa vie), pour Paris où il s'installe à Montmartre, dans un petit hôtel, dans l'attente d'une place au Bateau-Lavoir, où il aura son atelier un an plus tard, celui-là même de Pablo Picasso.
L'été 1924, il part à Deauville où se retrouvent les célébrités. Il peint ce qu'il voit, la mer, la plage, jusqu'au jour où un monsieur vient regarder ce qu'il peint : le troisième jour cette personne lui demande s'il sait peindre des portraits et l'invite à venir chez lui faire celui de sa fille. Il lui tend une carte de visite au nom de Robert de Rothschild.




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Jeune-fille aux yeux bleus




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portrait de jeune-fille - 1946




C'est la deuxième chance de Luigi. Son portrait rencontre un succès tel, que tous ceux invités à l'admirer lui demandent de faire celui de sa femme ou fille, ou encore le sien-même (tel Paul Guerlain). Quant à Boni de Castellane, il lui demande de peindre toute son écurie. C'est ainsi que Luigi devient bien connu dans le monde du cheval. Il quitte Montmartre pour Montparnasse.
Il participe en 1928 et 1929 au Salon des Indépendants et, en 1930, il fonde, avec plusieurs artistes, dont Bonnard, Creixams, Leprin, Roland Oudot et Daniel Viaud, l'École de Montmartre et un journal Témoignages dont le premier numéro est daté d'octobre 1930.
En 1937, il peint le portrait de Maryse Bastié qu'il rencontre lors d'une exposition de ses toiles à Limoges.




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Luigi Corbellini - Comédie italienne, avant 1937






Refusés, au Salon d'Automne 1943, il crée, avec Philippe Marie Picard et Michel Ciry, le "Groupe Indépendant" ; tous trois exposeront à la Galerie Jean Pascaud, 165 Bd Haussmann le 26 mai 1944 ; intitulé de cette exposition : "Exposition d'automne, Groupe Indépendant" .
Le peintre Luigi Corbellini a exposé à la Galerie Nationale, aux Indépendants, aux Salons d'automne, au Salon des Tuileries7.
Toujours italien, la Seconde Guerre mondiale l'envoie d'abord en Suède où il a l'honneur de faire le portrait des jeunes princes, ainsi que celui des enfants de Lars Schmidt (sv).
Il peint également toute une série d'enfants et de mères, portant des ballots, fuyant sur les routes les horreurs de la guerre : cette période, inspirée d'une palette flamande, est nommée la série des Sans Famille, du nom du roman de Hector Malot, au travers des chapeaux pointus des illustrations de la première édition du livre, que Corbellini fera porter par les jeunes garçons de ses toiles. En 2006, le quotidien de Plaisance, La Libertà, publie un livre de cuisine spécifique à cette ville : les pages de couverture reproduisent un tableau de Corbellini, I Profughi (les réfugiés), (don du comte Anguissola à la Galleria d'arte moderna Ricci Oddi) dont on ne voit, sur l'aplat, que la partie festive : des enfants autour du goûter. Au dos, on aperçoit le peintre qui s'est représenté. Près de son visage, dans un encadrement, un petit garçon affamé regarde. Cette image a été expliquée par le peintre lui-même : cet enfant, ce fut lui.




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Corbellini - Vue du Sud ( Italie )


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Luigi Corbellini - Rue Norvin, vue sur la Basilique du Sacré Coeur, Montmartre - 1938



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Jeune-fille avec un violoncelle




Puis c'est aux États-Unis qu'il se rend. Il est fasciné par New York qu'il peint énormément.
Il présentera une exposition aux États-Unis, toutes les années impaires, soit chez Victor Hammer à New York, soit à Los Angeles. Il expose également à San Francisco. Les années paires, il expose à Paris, chez Paul Durand-Ruel. En 1950, il expose à Bruxelles, en compagnie de deux peintres de Plaisance, S. Belloni et M. Martini (source F.Arisi-La Libertà).
Après la guerre, il fait plusieurs tours du monde, un tous les deux ans, en évitant toujours la Corse afin que son œuvre ne se confonde pas avec celle de François Corbellini qui y habita et y peignit jusqu'à son décès en 1943 . Il s'installe à Capri pendant un an (1946). Il se rend également en Asie, au Viêt Nam et à Hong Kong, peignant notamment la baie de cette dernière. Il se rend à Tahiti où c'est plutôt la flore qui retiendra son attention : c'est à cette époque qu'il crée « son vert », le vert Corbellini. Il voyage en outre en Amérique du Sud, au Brésil (dans une lettre à l'un de ses amis, il écrit de sa main qu'il a peints, au Brésil, 17 paysages et portraits) et au Venezuela et en Espagne. Dans L'aube du xxe siècle, Petit Palais de Genève, on notera qu'il s'est également rendu en Laponie et au Japon. De mars à août 1959, il fait un voyage de cinq mois, le conduisant de New York à San Francisco en Californie, à HonoluluHawaïÎles FidjiTahitiNoumea.
Il participera à des expositions de groupe avec Pio SantiniLucien FontanarosaBonnardRoger Limouse... Il aura des amis tels Sacha GuitryCremoniniPaul BelmondoFoujitaGene KellyRobert Ryan. Corbellini a souvent peint Foujita lui-même peignant. Tandis que le baron Édouard Empain lui commande un triptyque pour la salle à manger de son appartement parisien.
Il décède inopinément à New York le 9 mai 1968 à 22 heures françaises, (alors qu'il préparait avec Hammer, une exposition en 1969, qui n'aura pas lieu).




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" NU "






Postérité


Depuis son décès, il a été exposé à la Chambre de Commerce italienne de Paris en 1978, à la Mairie du Ve (exposition de groupe) en 1979, au Club des Vieilles Tiges sous la présidence de Jacqueline Auriol en janvier 1982, au Parc Floral de Paris en novembre 1982, en 1988, le Salon d'Automne lui rend hommage, à Maisons-Laffitte en septembre 1991, à la Mairie du VIe en mai 1998 sous la présidence du prince Gabriel de Broglie, à la Mairie du VIIe en février 2001, et à la Maison des Ingénieurs Agronomes en septembre 2001, à l'U.N.I.A. en septembre 2002 (exposition portant exclusivement sur New York), exposition et causerie (par sa bru Nobilia Corbellini). Causerie agrémentée de quelques tableaux, par son fils Franco, à la Maison des Ingénieurs Agronomes le 9 janvier 2009.

Le 12 mars 2010, La Libertà (Plaisance, Italie) présente le premier livre publié sur Luigi Corbellini (en italien). Le 13 mars, le fils du peintre donne une conférence sur son père dans l'enceinte du Musée Ricci Oddi de Plaisance.

En août 2010 et en juillet 2018, le bimensuel La Voce, organe de presse des français d'origine italienne, publie un article avec reproduction d'un tableau, tandis que dans sa colonne des anniversaires, l'hebdomadaire Femme actuelle fait état de celui de la naissance de Corbellini en août 2010. Le 3 octobre 2010, La Libertà publie un article de deux pages sur Corbellini, avec photographies de lettres et reproductions de tableaux.

Le 6 mai 2011, La Libertà (Plaisance, Italie) a présenté une conférence autour de la publication d'un livre : la correspondance de Luigi Corbellini et du comte Anguissola, réunie par Giorgio Eremo, avec reproductions de peintures.

Le quotidien La Libertà a fait un premier article le 5 mai, un centre du journal sur 2 pages le 6 mai, et un compte rendu d'une page le 7 mai 2011.

En hommage aux victimes du 11 septembre 2001, le fils Corbellini offre à La Libertà un tableau représentant New York vue du bateau qui amène Corbellini dans cette ville en 1947.

Le 14 novembre 2013, son petit-fils Orlando Corbellini fait une causerie agrémentée de quelques toiles exposées.

Le 30 septembre 2015, le "IL SETTIMO" organise une exposition-hommage à Luigi Corbellini en présence de son petit-fils Orlando Corbellini.




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Luigi Corbellini - Nature morte

Œuvres


Luigi Corbellini a commencé l'art du portrait avec ses fratrie, fils, neveux et nièces, puis à Paris les enfants du 15e arrondissement de Paris, (depuis 1929, il demeurait Villa Santos-Dumont), mais il eût également des modèles, dont Kiki de MontparnasseDorothée Blanck, Régine Forgeot et la fratrie Catherine, Martine et Jean-Pierre Billot .






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MessageSujet: Re: Cas'est passé en août !   Cas'est passé en août ! I_icon_minitimeHier à 17:58

1935 : Paul Signac, artiste-peintre français


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Paul Signac, né le 11 novembre 1863 à Paris, où il meurt le 15 août 1935, est un peintre paysagiste français, proche du mouvement libertaire, qui donna naissance au pointillisme, avec le peintre Seurat. Il a aussi mis au point la technique du divisionnisme. Cofondateur avec Seurat de la Société des artistes indépendants dont il fut président, il est ami avec Victor Dupont, peintre fauve et vice-président du Salon.




BIOGRAPHIE

Entre impressionnisme et fauvisme



Paul Signac naît à Paris en 1863 dans une famille prospère de marchands selliers installés à Asnières (aujourd'hui Asnières-sur-Seine). En 1879, âgé de 16 ans, il visite la quatrième exposition impressionniste où il remarque CaillebotteMary CassattDegasMonet et Pissarro ; il commence même à peindre, mais Gauguin le met à la porte de l'exposition avec ces mots : « On ne copie pas ici, monsieur. » En mars 1880, il perd son père. Esprit anticonformiste, Signac est adoré de sa mère qui veut faire de lui un architecte ; mais lui décide de quitter le lycée à la rentrée d'octobre 1880 pour se consacrer à une vie de peintre. Elle respecte ses choix. Il visite la cinquième exposition impressionniste, et admirÉdouard Manet au Salon. La même année, il peint à Montmartre et loue un atelier. En 1882, il rencontre Berthe Roblès, une cousine éloignée de Pissarro. Il l'épousera dix ans plus tard.




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Berthe Robles qui deviendra son épouse



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Femme à l'ombrelle - 1893 - musée d'Orsay


Il commence à peindre en 1882 à Montmartre (atelier d'Émile Bin [1825-1897], où il rencontre le père Tanguy), dans l'atelier de la rue Constance et se perfectionne seul sous l'influence des impressionnistes. Il se lie d'amitié avec les écrivains symbolistes, demande des conseils à Monet qui accepte de le rencontrer et dont il restera l'ami jusqu'à la mort du maître. Le jeune Signac participe au premier Salon des Indépendants en 1884 avec deux toiles : Le Soleil au pont d'Austerlitz et L'Hirondelle au Pont-Royal ; il participe aussi à la fondation de la Société des artistes indépendants. Il rencontre Georges Seurat qui expose Une baignade en 1884 à Asnières. Une constante de sa vie est le besoin d'évasion.




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L'Hirondelle au Pont-Royal




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" Une baignade " - exposée à Asnières



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autoportrait - 1890


Les néo-impressionnistes influencent la génération suivante : Signac inspire notamment Henri Matisse et André Derain, jouant ainsi un rôle décisif dans l'évolution du fauvisme. Au Salon des Indépendants de 1905, Henri Matisse expose la peinture proto-Fauve Luxe, Calme et Volupté. La composition aux couleurs vives a été peinte en 1904 après un été passé à travailler à Saint-Tropez sur la Côte d'Azur aux côtés des peintres néo-impressionnistes Henri-Edmond Cross et Paul Signac. La peinture est l'œuvre la plus importante de la période néo-impressionniste de Matisse dans laquelle il a utilisé la technique divisionniste préconisée par Signac, que Matisse avait adoptée en 1898 après avoir lu l'essai de ce dernier, D'Eugène Delacroix au Néo-Impressionnisme. En tant que président de la Société des Artistes Indépendants, de 1908 jusqu'à sa mort, Signac encourage les jeunes artistes en exposant les œuvres controversées des Fauves et des Cubistes. Signac fut le premier mécène à acheter un tableau de Matisse, ainsi c’est lui qui achète Luxe, Calme et Volupté.



Le théoricien du néo-impressionnisme


Signac travaille avec Seurat et Pissarro, avec qui il va former le groupe des « impressionnistes dits scientifiques ». Il se convertit très vite à la pratique de la division scientifique du ton. La technique empirique du pointillisme consiste à diviser les tons en de toutes petites taches de couleurs pures, serrées les unes contre les autres, afin que l’œil du spectateur, en les recomposant, perçoive une unité de ton. Signac et les néo-impressionnistes pensent que cette division des tons assure d'abord tous les bénéfices de la coloration : le mélange optique des pigments uniquement purs permet de retrouver toutes les teintes du prisme et tous leurs tons. La séparation des divers éléments (couleur locale, couleur d'éclairage et leurs réactions) est aussi assurée, ainsi que l'équilibre de ces éléments et leur proportion, selon les lois du contraste, de la dégradation et de l'irridiation. Enfin, le peintre devra choisir une touche proportionnée à la dimension du tableau. En 1885, son intérêt pour « la science de la couleur » le pousse à se rendre aux Gobelins où il assiste à des expériences sur la réflexion de la lumière blanche.




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" Le calme du soir à Concarneau "




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" Brise à Concarneau "


Il fait son premier tableau divisionniste en 1886. Par comparaison avec Seurat, Signac construit le tableau de façon plus spontanée, intuitive, et sa couleur est plus lumineuse. Il sympathise avec le symbolisme littéraire, surtout en Belgique. Il en retient plusieurs éléments, notamment l’idée d’une harmonie à mi-chemin du paradis perdu de l’âge d’or et de l’utopie sociale et l’ambition d’un art total. Sur ce dernier point, il est d’accord avec Hector Guimard, et il est à noter qu’il loge dès la création vers 1897 dans l'un des ateliers du Castel Béranger construit par ce dernier, rue La Fontaine. En 1886, il participe à la huitième exposition impressionniste, la dernière, à l'invitation de Berthe Morisot. L'année suivante, il se lie d'amitié avec Vincent Van Gogh et ensemble ils peignent sur les berges de la banlieue parisienne.




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Signac et le " Port de Saint-Tropez "


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" Le clocher de Saint-Tropez et la bouée rouge "


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" Vue de Collioure "




Au cours des années 1890, après un voyage en Italie et un séjour à Cassis puis à Saint-Briac en Bretagne, il devient le chef de file du néo-impressionnisme : apôtre enthousiaste du mouvement, il se livre à une véritable campagne de prosélytisme pour lui gagner de nouveaux adeptes. En 1892, il découvre Saint-Tropez, où il achètera cinq ans plus tard la villa La Hune, et organise les expositions posthumes de Seurat à Bruxelles et à Paris. En 1894, il s’essaye à la grande peinture décorative, surtout pour un immense tableau — depuis 1938, propriété de la mairie de Montreuil —, Au temps d’harmonie. Néanmoins, s’il est vrai que Signac a de bonnes relations personnelles avec les nabis, notamment Bonnard, il ne partage pas du tout leurs vues esthétiques, et n’adhère pas au credo religieux de Maurice Denis. Il se veut personnalité impartiale, au-dessus des écoles, ami des uns et des autres, souple et convivial, et devient président de la Société des artistes indépendants en 1908.

Le mouvement néo-impressionniste est remis en cause à la mort de Seurat en 1891, Signac tente donc de le légitimer avec son ouvrage De Delacroix au néo-impressionnisme, publié en 1899. La publication du Journal de Delacroix entre 1883 et 1895 a également beaucoup influencé Signac puisqu’il décide de faire son propre journal en 1894, qu'il ouvre avec une réflexion sur les relations entre Delacroix et le néo-impressionnisme. Signac légitime donc les néo-impressionnistes en les plaçant comme héritiers de Delacroix dont le talent n’est pas remis en doute, décrit comme le père des coloristes.




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Signac - Le port de Marseille et Notre-Dame-de-la-Garde


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Le vieux port de Marseille



Les impressionnistes sont ainsi les intermédiaires entre Delacroix et les néo-impressionnistes pour le progrès de l'art qui consiste pour Signac à faire une œuvre la plus colorée et la plus lumineuse possible. De Delacroix aux néo-impressionnistes est un manifeste considéré dans un premier temps comme une source fiable puisque Signac avait été un des plus proches amis de Seurat, avant d’être remis en cause notamment par William Homer. Selon lui, l’ouvrage de Signac est trop simplifié, et il souligne le fait qu’entre le début du néo-impressionnisme (1886), et la date de publication, (1899), ses idées auraient évolué et ne seraient plus fidèles à Seurat. Signac aurait également voulu se donner le rôle de cofondateur du mouvement alors qu’il aurait été relégué au second plan du vivant de Seurat. En effet, dans son ouvrage, Signac minimise paradoxalement l'importance des théories scientifiques, mais cela est pour répondre à la critique d'être trop dogmatique. Il insiste sur le fait que la science n’est qu’un outil au service de l’artiste et qu’elle ne limite en rien sa créativité. Ces techniques sont faciles, et peuvent s’apprendre selon lui dès l’école primaire.


Signac l'anarchiste


La plupart des peintres importants font une sorte de pèlerinage chez Signac à Saint-Tropez (villa La Hune), avec des personnalités aussi différentes que Matisse et Maurice Denis. Il est passionné par la mer et possède un petit yacht avec lequel il navigue le long des différentes côtes françaises. Dès 1888, il est attiré par les idées anarchistes. En 1891, lors du salon des indépendants, il présente un portrait de son ami Félix Fénéon avec qui il partage son engagement anarchiste ; le portrait fait sensation. Il se lie d'amitié avec Jean Grave et collabore aux Temps nouveaux, à partir de 1896, à qui il fait don de quelques-unes de ses œuvres aux tombolas organisées pour aider financièrement le journal. En 1902, il donne des dessins pour Guerre-Militarisme, préfacé par Grave et illustré également par Maximilien Luce et Théophile Alexandre Steinlen. Il collabore également à l’Almanach du Père Peinard (1894-1899), d'Émile Pouget. Dans une perspective plus ou moins socialisante, il peint Le Démolisseur en 1897.




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Portrait de Félix Fénéon, huile sur toile (1890), Museum of Modern Art (New York).




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" Le Démolisseur " - musée d'Orsay




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Au temps d'harmonie. L'âge d'or n'est pas dans le passé, il est dans l'avenir (1893-1895), huile sur toile (310 × 410 cm), mairie de Montreuil.












En 1914, Signac demeure fidèle à ses conceptions internationalistes et est très affecté par le ralliement de beaucoup d'anarchistes à l’union sacrée, en particulier par la signature de Jean Grave au Manifeste des Seize

. Par la suite, il engage son talent sur des paysages sans personnage, avec une palette de plus en plus libre et une grande passion des couleurs (recréer la nature). Parmi les toiles : Portrait de Félix FénéonLe Grand-PèreLe Petit Déjeuner à la salle à mangerFemmes au puits, des paysages de Bretagne et de Normandie, des toiles méditerranéennes (Vue de CollioureLa Voile jaune à Venise).




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Paul Signac, Maximilien Luce lisant « La Révolte » (1891)




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Le petit-déjeuner à la salle à manger



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" Femmes au puits "




Cas'est passé en août ! 53028_1" La voile jaune à Venise "




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Signac Le Grand Canal à Venise (1905), huile sur toile (73,5 × 92,1 cm), musée d'art de Toledo.




Il est nommé peintre officiel de la Marine en 1915. À partir de 1913, il se sépare de Berthe et il séjourne régulièrement à Antibes avec sa seconde épouse, Jeanne Selmersheim-Desgrange, qui est peintre également. En 1915 leur naît une fille, Ginette. Cette période est troublée pour Signac, car il vit très douloureusement la Première Guerre mondiale.

En 1929, il initie une série d’aquarelles des ports de France, avec le soutien de son mécène Gaston Lévy, cocréateur des magasins Monoprix. Ce projet l’amène à visiter une centaine de ports à bord d'une Citroën C4 et s'achève en 1931. Il peint deux aquarelles dans chaque port : une pour lui et une pour son mécène, soit près de 200 peintures au total.

En 1930, il loue une maison de pêcheur à Barfleur, dans la rue Saint-Nicolas.

Il meurt en 1935, à l'âge de 71 ans, d'une longue maladie. Il repose au cimetière du Père-Lachaise, division 67.







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Signac : l’aquarelle au fil de l’eau










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