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Kationok
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MessageSujet: Agenda   Agenda Icon_minitimeDim 4 Déc 2022 - 18:22

1933 : Pekka Halonen, peintre finlandais


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Pekka Halonen (né le 23 septembre 1865 à Lapinlahti – mort le 1er décembre 1933 à Tuusula) est un peintre et un professeur finlandais . Son image d'artiste, est plus que tout autre artiste-peintre, associée à la finnité. C'est un représentant éminent du style romantique national et du Carélianisme.




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BIOGRAPHIE


Pekka est né fils d'agriculteurs dans une famille possédant des dons artistiques. De 1886 à 1890, Halonen étudie à l'école de dessin de l'association artistique de FinlandeCarl Jahn et Fredrik Ahlstedt comptent parmi ses professeurs et ses camarades étudiants sont entre autres Albert GebhardEllen Thesleff et Väinö Blomstedt . Pekka Halonen fait partie des premiers étudiants dans le bâtiment l'Ateneum ouvert en 1888. ses évaluations sont exceptionnelles et il reçoit une bourse de 200 marks finlandais. Halonen passe l'été 1890 dans sa maison de Lapinlahti et il peint entre autres Honkaniemi. Il étudie le français en suivant des cours particuliers.
À l'automne 1890, Halonen étudie à Paris à l'Académie Julian puis avec Paul Gauguin, à l'Académie Vitti. Il revient à Lapinlahti au printemps 1891 et peint son œuvre Niittomiehet qui lui permettra de percer , l'œuvre sera exposée à l'automne dans la première exposition d'artistes finlandais. Le modèle de Niittomiehet est son frère Antti et au fond, on peut voir Väisälänmäki. L'hiver 1891, Halonen poursuit ses études à Paris et, en revenant en Finlande au printemps 1892, il fait la connaissance sur le navire de Maija Mäkinen, sa future femme. Le père de Maija Mäkinen est le recteur du séminaire de Sortavala.




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Pekka Halonen - Niittomiehet




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Pekka Halonen "Tyttö Rannalla" la fille devant la plage
 (portrait de Aino Mäkinen) 1901




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Pekka Halonen "Talvipäivä" (Jour d'Hiver) 1895




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Pekka Halonen "Iltatunnelma"
 (Humeur du soir) 1896




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Pekka Halonen" Kevättalvi" 1909




Agenda Pekka+Halonen+Kev%25C3%25A4ttalvea+Myllykyl%25C3%25A4ss%25C3%25A4%252C+oljy+1898



Pekka Halonen "Kevättalvea Myllykylässä" 1898




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" Lessive sur la glace "




ci-dessus : Paysages d'hiver finnois




Après sa rencontre avec Maija Mäkinen, Halonen habite quelque temps dans le village de Myllykylä de la commune de Sortavala chez son frère Antti. Les parents de la jeune femme n’apprécient guère la relation des deux jeunes gens. Pekka Halonen est interdit d'entrée et déménage à Ruskeala où il peint l'une de ses œuvres maîtresses, Oijustie. Son premier tableau hivernal s'appelle Kaivopuistossa. Au printemps 1893, il se rend à Lapinlahti et au début de mai, il y encore de la neige. Il peint alors Tukkinuotiolla, avec comme modèles son père et deux autres hommes. Halonen apprend qu'il a reçu 3 000 marks finlandais d'aide étatique, ce qui est une somme très importante pour l'époque.
Halonen se lie d'amitié avec Eero JärnefeltAkseli Gallen-Kallela et Emil Wikström.



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Pekka Halonen (1865-1933)
Le Chasseur de lynx




En 1893, Halonen se rend à nouveau à Paris avec son ami Väinö Blomstedt. Ils étudient d'abord à l'Académie Colarossi puis tous deux partent pour étudier avec Paul Gauguin. Gauguin est de retour de Tahiti et il a présenté 44 tableaux à un public décontenancé. Halonen fait alors connaissance avec le symbolisme et le synthétisme, mais conserve dans ses œuvres ses idéaux du réalisme. L'influence de Gauguin est probablement dans son emploi des couleurs.




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En Finlande, Akseli Gallen-Kallela est intéressé par le Carélianisme et dans ses échanges épistolaires avec Louis Sparre il appelle au retour de Halonen en Finlande au sein de son peuple. De Paris, Halonen réserve un chalet de 300 marks situé sur l'île de Akkalansaari. Il envoie un acompte de 200 marks et promet d'en payer le solde ultérieurement. Les conditions de vie seront cependant défavorables au projet. Ses relations avec sa commune d'origine de Lapinlahti se dégradent à cause du retable qu'il a peint pour l'église. Les habitants de son lieu d'origine ne le considèrent pas comme un véritable artiste et la bourse donnée par le gouvernement suscite des jalousies. 




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Jésus au lac de Tibériade - Autel de l'église de Karstula à Karstula, Finlande - 1905




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Pekka Halonen : Jeesus Ristillä  - Cathédrale Mikkeli - 1899



L'attitude des gens fait qu'Halonen ne se réinstallera pas dans sa région d'origine et qu'il commencera à prendre des distances par rapport à ses racines du Savo. Halonen trouve une maison à l'écart au bord du Kivesjärvi à Paltamo. Il y fait la connaissance du jeune Eino Leino âgé de dix-sept ans qui deviendra son ami à partir de ce moment.




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Pekka Halonen "Kahvinkeittäjä" 
portrait de Maija Halonen épouse de l'artiste - 1916


En 1895, Pekka Halonen épousa Maija Mäkinen, jeune étudiante en musique. Ils vécurent dans plusieurs endroits avant de s'installer dans la paisible ville de Tuusula en 1898. Là, Pekka Halonen pratiquait le ski et la peinture aux alentours du lac, près de Järvenpää. Il tomba amoureux de ce lieu parfait pour installer sa propre "petite cabane", elle devint plus tard l'imposante villa de bois connue sous le nom "Halosenniemi". Achevée en 1902, Halosenniemi avait été dessinée et conçue par Pekka Halonen lui-même et par son frère, Antti Halonen.

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Pekka Halonen "Lukeva Tyttö"
(Jeune fille lisant) 1918


Quand Oijustie est vendu 600 marks alors Pekka Halonen et Maija Mäkinen se marient le 2 janvier 1895. Ils habitent à Akkalansaari deux semaines, Halonen y peint son tableau Neiet niemien nenässä, prenant pour modèles sa sœur Lyyti-sisar et son épouse Maija. Halonen laisse le chalet à ses parents et le jeune couple s’installe à Tuusula où il a acheté la péninsule de Pitkäniemi au bord du lac TuusulanjärviHalosenniemi est conçu pour être à la fois une maison et un atelier. L'atelier est prêt en 1902 et Halonen est un membre de la communauté artistique de Tuusulanjärvi. 




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Pekka Halonen - Suomi : SaunassaEnglish : Dans le sauna  - 1925




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Pekka Halonen" Kevättalvi" 1909


Dans une interview publiée dans "Nya Pressen" en 1932, Pekka Halonen disait : "L'Art ne doit pas user les nerfs comme du papier de verre, il doit produire un sentiment de paix. Depuis ma jeunesse, j'ai été incapable de penser qu'il en soit autrement. Je n'ai jamais peint pour qui que se soit, mais pour moi-même. La recherche de la paix et de l'harmonie à travers mon Art sont devenues, pour ainsi dire, partie intégrantes de ma religion. La nature est mon inspiration. Depuis plus de 30 ans, j'ai vécu au même endroit, entouré de forêts. Je me sens comme si j'avais le Louvre et le monde entier sous mes yeux, comme si les plus précieux trésors artistiques etaient ici, devant ma porte. J'ai besoin de conduire mes pas dans la forêt pour voir les plus merveilleux chefs-d'œuvres jamais créés, et je ne demande rien d'autre. Mes toiles ne sont pas «naturalistes», même si je fais de mon mieux pour représenter le plus fidèlement la nature. La nature est le squelette, la chair de la peinture est son atmosphère, l'ambiance est tout. Qu'elle provienne de moi ou de l'extérieur, je ne peux pas le dire. Je ne perds pas de temps à réfléchir sur les problèmes, je viens juste de sortir, et un beau jour je pourrais trouver ce que je cherchais, et puis je sais tout simplement ce que mon pinceau doit saisir sur la toile. "










Plus tard Halonen passera ses étés dans les paysages vallonnés de Kivikoski à Kuhmoinen Sa dernière œuvre majeure est la peinture murale Tukinuitto de 1925, que le Conseil d'État lui commande pour son bureau international de la Société des Nations à Genève. La même année 1925, il reçoit le titre de professeur.




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Pekka Halonen (1865–1933), Tomates, 1913, huile sur panneau, Ateneum.










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MessageSujet: Re: Agenda   Agenda Icon_minitimeLun 5 Déc 2022 - 19:43

1999 : André Hambourg, peintre français




Agenda Andrehambourg




André Hambourg né à Paris le 4 mai 1909 et mort dans la même ville le 4 décembre 1999 est un peintreillustrateurlithographe et résistant français.


BIOGRAPHIE
André Hambourg peint des paysages et des marines. Lithographe, dessinateur, décorateur, il voyage beaucoup et rapporte de ses séjours de nombreux dessins préparatoires pour illustrer des ouvrages de bibliophilie, notamment sur la Normandie et ses plages, la Provence et ses marchés. En 1933, il est lauréat du prix de l'Afrique-Occidentale française et du prix Abd-el-Tif — partagé avec Émile Bouneau — et s'installe en Afrique du Nord de 1933 à 1939.

Peintre officiel de la Marine depuis 1952, il partage sa vie entre la côte normande — il possède une maison à Englesqueville-en-Auge (Calvados) — et Saint-Rémy-de-Provence, qui sont ses sujets favoris. En 2007, sa femme Nicole Rachet fait une donation de 71 de ses œuvres (peintures, estampes et dessins) au musée national de la Marine à Paris.


Agenda Ob_9f04cd_alger-la-place-du-gouvernement-1939



La jeunesse parisienne 1909-1933


André Hambourg est le fils d'un pharmacien, Maurice Hambourg (né en 1864 à Lepel), venu de Russie pour échapper à la déportation en Sibérie et d'Esther Lévy (née en 1869 à Constantinople), son épouse.

À douze ans, il intègre le lycée Montaigne à Paris où il se distingue en dessin et en français. Au lycée Louis-le-Grand, qu'il intègre en classe de quatrième, il impressionne ses professeurs par ses croquis et ses premières aquarelles représentant le jardin du Luxembourg, des scènes familiales ou des natures mortes. Ses parents l'envoient en Allemagne pour un séjour linguistique au cours duquel il s'essaie à la peinture à l'huile. 




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Jardin du Luxembourg




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" Les Parisiennes "


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Le Nouveau pont de la Tournelle, 1928 Huile sur toile, 38 x 61 cm Deauville, Musée André Hambourg, Les Franciscaines, Inv. 2011.1.12 © Les Franciscaines, Ville de Deauville




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Les grilles du château de Versailles




À son retour en France, il suit des cours de modelage à l'école de la Ville de Paris. Il est reçu à l'École nationale supérieure des arts décoratifs, section sculpture, et devient l'élève du sculpteur Paul Niclausse (1879-1958). En 1927, il entre aux Beaux-Arts de Paris en section peinture dans l'atelier de Lucien Simon. Les couleurs de ses premières toiles sont très sombres, presque austères et empreintes de violence. Afin de progresser, il fréquente assidûment les musées où il reproduit les toiles des grands maîtres. Il peint plus volontiers des natures mortes et les rues de Paris. Progressivement, des personnages apparaissent dans ses toiles jusqu'à en devenir le sujet central comme dans La Conversation. À partir de 1929, il participe à de nombreux salons parisiens comme le Salon des Tuileries, le Salon des indépendants ou le Salon d'automne. En 1929, il organise sa première exposition à la galerie du Taureau à Paris.




ci-dessous : Bénédiction de la mer
*
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*  
Normandie, bâteaux en fête




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Fête de la mer à Honfleur




 Durant l'été 1930, il découvre la Bretagne et peint à l'occasion de la cérémonie de la bénédiction de la mer à Audierne en hommage aux marins disparus un tableau intitulé Bénédiction de la mer. Durant le même été, il se rend en Provence à la Cadière-d'Azur. Il est impressionné par les couleurs des paysages qu'il découvre. Sa palette s'enrichit d'ocre et de jaune. En 1932, madame Zak devient sa marchande à Paris et lui consacre dans sa galerie de Saint-Germain-des-Prés une exposition particulière.




L'Afrique du Nord 1933-1939


André Hambourg part en Algérie en 1933 où il va séjourner à la villa Abd-el-Tif muni d'une bourse de 24 000 francs. Face aux paysages qui s'offrent à lui et à la luminosité qui se dégage de la ville d'Alger, il comprend qu'il doit réinventer sa peinture. Il s'attache à adapter la vérité sans la trahir et non à peindre en copiant la vie d'une manière réaliste. En 1934, il effectue un long périple dans l'est et le sud algérien pendant lequel il peint les villages et paysages du Sahel, les maisons blanches, les femmes et les enfants qui posent pour lui.




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La villa Abd-El-Tif, Alger


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Marrakech




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" Le marché du Mellah ", 1940




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La Grande place de Tanger




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Maghreb, " Les enfants d'Erfoud, 1938




 Après la mort de son père, il effectue de fréquents allers retours à Paris et ses toiles retrouvent les teintes sombres et lourdes de ses débuts. Il obtient des commandes officielles notamment du musée Franchet d'Espérey à Alger pour lequel il peint des toiles commémorant le débarquement du duc d'Aumale en Algérie en 1830. Il réalise une série de portraits de ses camarades de régiment. En 1936, il effectue son service militaire en Algérie. En 1937, il se rend au Maroc. Sa vision de l'Afrique est exempte des conventions liées à l'exotisme. Il réalise de nombreux portraits et paysages. Il porte un regard plein d'empathie mais sans complaisance sur les scènes et les gens qui l'entourent. Une exposition intitulée L'œuvre africaine d'André Hambourg consacre son art au musée de la France d'Outre-Mer à la porte Dorée et permet au public parisien de découvrir ses œuvres. Il s'indigne du sort réservé à la ville de Guernica en Espagne et expose au Salon d'automne de 1937 une toile intitulée Civilisation 37. En 1939, il se rend de nouveau au Maroc dont il revient avec une moisson de toiles. Au mois de juin, il obtient le prix de l'Afrique occidentale française.






La Seconde Guerre mondiale : 1939-1945, la Résistance


Mobilisé et démobilisé en août 1940, il reste à Casablanca, puis à Oran en 1942 où il rejoint la Résistance pour passer ensuite en France en zone libre. Il retourne à Oran en septembre 1942, puis Alger en novembre à la libération de la ville, où il est rédacteur à Combattant 43, hebdomadaire de l'Armée française, sous le pseudonyme d'André Hache, il collabore notamment par la suite aux journaux Bulletin des Armées de la RépubliqueCombatAlger républicainFraternitéToujours et aussi Tam Tam, ou La Dépêche de Paris pour lesquels il fournit des articles et des dessins. En liaison avec le commissariat à la Marine, il effectue des missions à bord de navires de combat pour y réaliser des reportages illustrés. Nommé correspondant de guerre en janvier 1945, il rejoint la 1re Armée en Alsace où il franchit le Rhin. Il participe à la libération de Karlsruhe et au camp de concentration de Vaihingen.




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*La guerre " Civilisation 1937 ", 1937




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La guerre : " Les déportés de Vahingen ", 1945






 Il sera en mission de surcroît pour deux mois en août 1945 pour peindre le nid d'aigle de Berchtesgaden, pour l'armée américaine. La toile Les Déportés de Vaihingen dépeint toute l'horreur et la souffrance vécue par ces prisonniers. Il réalise deux recueils de dessins Berchtesgaden party et D'Alger à Berchtesgaden. Dans Berchtesgaden party qui paraît en 1947, il rend hommage aux soldats qui ont combattu le nazisme et à leurs victimes. Il regagne son atelier de la rue Boissonade (No 39) à Paris en 1945. Il demeure obsédé par les horreurs de la guerre et sa peinture retrouve la noirceur de ses débuts15. Il écrit et dessine pour plusieurs journaux parisiens dont Opéra.






Les années 1940-1950


En 1946, André Hambourg retourne à Saint-Rémy-de-Provence et il achète le champ d'oliviers peint en 1889 par Van Gogh. En 1947 et 1948, l'état-major de la Marine l'invite à bord du cuirassé Richelieu. Ses toiles dépeignent la vie et les activités de l'équipage. Puis il s'installe à Honfleur. Il dessine les paysages normands au pastel et retrouve peu à peu l'harmonie des tons. Il s'éprend de Nicole Rachet. Les pastels qu'il lui dédie sont remplis de joie et d'apaisement. Il épouse Nicole Rachet en 1948 et retourne rue Boissonade, mais il effectue de fréquents séjours à Honfleur.




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Provence, champ d'oliviers








 Hambourg représente souvent sa femme et son fils dans des scènes à caractère familial et intimiste comme dans Dimanche à la grande cour. Plusieurs compagnies maritimes font appel à lui pour décorer, leurs paquebots. L'un de ses tableaux orne la suite Normandie du paquebot Liberté. À la fin des années 1950, il peint fréquemment les plages de Deauville et Trouville. Cette période correspond à un changement dans sa peinture ; il s'inspire désormais des sujets que lui offre la nature et s'attache à saisir la fugacité de l'instant. En 1957, il se rend pour la première fois à Venise et cette ville va devenir pour lui un sujet d'inspiration intarissable. Il représente souvent l'île de Torcello. À Venise comme en Normandie, sa palette s'adapte à la profusion des couleurs qui se révèlent à lui. Pour Hambourg, Venise est synonyme de vie et de lumière. Il effectue plusieurs séjours à Venise jusque dans les années 1980.




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Deauville : La conversation - Les Franciscaines, Ville de Deauville




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Le Dessert au soleil ou Nicole au soleil, 1955 Huile sur Toile, 81 x 100 cm Deauville, Musée André Hambourg, Les Franciscaines, Inv. 2011.1. 175 :copyright: Les Franciscaines, Ville de Deauville


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Les Tomates de Mougins, 1959 Huile sur Toile, 81 x 100 cm Deauville, Musée André Hambourg, Les Franciscaines, Inv. 2011.1. 208 © Les Franciscaines, Ville de Deauville





Les années 1970-2000


En 1971, Hambourg effectue son premier séjour en Afrique noire, en Côte d'Ivoire où tout l'enthousiasme. Il trouve dans ce pays des sujets propices aux jeux d'ombres et de lumière. En 1972, il se rend pour la première fois à New York et la Grand Army Plazza (place située à l'angle de Central park) devient le sujet d'une série de toiles réalisées sur quinze ans qui se déclinent au fil des heures du jour et des saisons. En 1972, il est sollicité par la Cour européenne de justice pour décorer la salle d'audience du palais de justice à Luxembourg. Il mène à bien six grands panneaux symbolisant les États membres et les valeurs de la paix et de la justice. Il installe son atelier à Saint-Rémy-de-Provence, au milieu des oliviers qu'avait peints Van Gogh et que lui-même avait acquis et sauvés en 1946. En 1975, il réalise cinq projets de décoration d'établissements scolaires en s'essayant à la technique de la mosaïque : trois pour le lycée André-Maurois à Deauville, un pour l'école Andersen à Trouville et une pour le CES Charles-Mozin à Trouville. En 1976, il est invité par la Marine nationale à participer aux fêtes du bicentenaire des États-Unis à Yorktown. En 1983, il embarque à bord de l'aviso-escorteur Commandant Bourdais à Abidjan. Entre 1983 et 1986, il effectue trois campagnes à bord du Commandant Bourdais puis à bord du porte-hélicoptère Jeanne d'Arc, où il saisit les scènes de la vie à bord. En 1988, André Hambourg et son épouse font une donation de 376 œuvres au musée Eugène-Boudin de Honfleur, la famille Rachet étant établie à Honfleur depuis plusieurs générations.
André Hambourg meurt le 4 décembre 1999 et est inhumé au cimetière Sainte-Catherine à Honfleur.




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Les voiliers à Honfleur






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MessageSujet: Re: Agenda   Agenda Icon_minitimeMar 6 Déc 2022 - 12:21

1859 : Georges Seurat, peintre français




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BIOGRAPHIE


1859-1891

Enfance et formation (1859-1880)





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Ernest Laurent. Portrait de Georges Seurat (1883)
Fusain sur papier, 38,9 × 29,2 cm, musée du Louvre, Paris.

 

Georges Seurat naît à Paris le 2 décembre 1859. Son père est huissier de justice. Sa tante maternelle a épousé un commerçant en tissus qui est aussi peintre amateur. C’est par ce biais que l’enfant aura ses premiers contacts avec la peinture. Son goût pour le dessin et son talent de dessinateur apparaissent dès l’enfance. A l’âge de seize ans, il commence à fréquenter l’école municipale de dessin du Xe arrondissement, dirigée par le sculpteur Justin Lequien (1796-1881). Il y rencontre Edmond Aman-Jean (1858-1936), qui deviendra peintre symboliste et critique d’art et restera son ami le plus proche.
En 1878, il est admis à l’École de Beaux-arts de Paris où il a comme professeur un élève d’Ingres, Henri Lehmann (1814-1882). Mais l’enseignement académique ne lui convient pas. Dès 1879, après avoir vu la quatrième exposition impressionniste, il quitte les Beaux-arts, loue un atelier avec Aman-Jean et Ernest Laurent (1860-1929), puis part faire service militaire à Brest. Pendant toute cette période, il dessine beaucoup. A Brest, il réalise de nombreux dessins du milieu maritime (bateaux, rivages, mer).
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Georges Seurat. La Seine à Courbevoie (1885). Huile sur toile, 81 × 65 cm, collection particulière.
 Le peintre utilise sa technique pour traiter un thème totalement impressionniste : les bords de l’eau et les reflets de la lumière sur le fleuve. La technique pointilliste est ici beaucoup plus marquée que dans La baignade à Asnières.



Naissance du pointillisme (1880-1884)



Il revient à Paris courant 1880 et passe deux années à étudier le dessin en noir et blanc, mais continue également à peindre. Seurat avait été fortement influencé par la quatrième exposition impressionniste en 1879. Il adhère totalement à la thématique impressionniste, qui privilégie paysages et scènes de genre et abandonne les traditionnelles scènes mythologiques et religieuses, encore présentes à cette époque dans la peinture académique. Mais il veut introduire une approche radicalement différente, à prétention scientifique.
Seurat est un travailleur acharné doté d’un caractère très réservé. Il attache beaucoup d’importance à son apparence et porte des vêtements bourgeois très soignés qui contrastent avec le côté bohème de beaucoup de peintres impressionnistes. Degas le surnomme « le notaire ». Ce sont sans doute ces traits de personnalité qui l’amènent à étudier de façon approfondie les œuvres des physiciens consacrées à l’optique et aux phénomènes chromatiques. Il lit ainsi les études de James Maxwell (1831-1879) sur la perception des couleurs, celles d’Hermann von Helmholtz (1821-1894) sur l’optique physiologique (comment la rétine différencie les couleurs), le livre de l’américain Ogden Rood (1831-1902) sur la théorie des couleurs (Modern Chromatics) traduit en français en 1881, ainsi que l’ouvrage de Michel Chevreul (1786-1889) paru en 1839, De la loi du contraste simultané des couleurs et de l'assortiment des objets colorés.
Sur le plan de la composition, Seurat subit peu l’influence impressionniste mais s’intéresse à des artistes qui s’attachent à une construction traditionnelle du tableau comme Camille Corot, Jean-François Millet (1814-1875) et le peintre symboliste Puvis de Chavannes (1824-1898).
En conjuguant recherches scientifiques, composition rigoureuse et renouvellement thématique, Seurat aboutit à une approche picturale extrêmement exigeante qualifiée couramment pointillisme, mais aussi divisionnisme et néo-impressionnisme.
Après de multiples essais en atelier, Georges Seurat réalise en 1883-1884 un premier tableau de grandes dimensions avec la technique pointilliste :


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Georges Seurat. Une Baignade à Asnières (1884). Huile sur toile, 201 × 300 cm, National Gallery, Londres. 
« Asnières est une banlieue industrielle au nord-ouest de Paris, sur la Seine. Le tableau représente un groupe de jeunes ouvriers se détendant au bord de la rivière.

Ce fut la première des grandes compositions de Seurat. Il réalisa plusieurs études individuelles des figures, au crayon Conté, en utilisant des modèles. Il prit également de petits croquis à l'huile sur le site, qu'il utilisa ensuite comme une aide à la conception de la composition et un modèle pour les effets de lumière et l’ambiance générale. Quelques 14 croquis à l’huile et 10 dessins survivent aujourd’hui. La composition finale, peinte en atelier, repose sur l’ensemble de ces matériaux préparatoires.

Bien que le tableau n'ait pas été exécuté avec la technique pointilliste, que Seurat n'avait pas encore finalisée, l'artiste retravailla plus tard certaines zones de l’image en utilisant des points de couleurs contrastantes pour créer un effet vibrant et lumineux. Par exemple, des points orange et bleus ont été ajoutés au chapeau du garçon.

La simplicité des figures et l'utilisation de formes régulières nettement délimitées par la lumière rappellent les peintures du peintre de la Renaissance Piero della Francesca. Pour les figures de profil, Seurat peut aussi avoir été influencé par l'art égyptien ancien. » (Commentaire National Gallery)



Le tableau fut refusé au Salon officiel de peinture et de sculpture et exposé au Salon des Indépendants en 1884. Ce salon avait été créé par plusieurs centaines d’artistes refusés au Salon officiel, dont Seurat, Au contraire du Salon officiel, il ne comportait aucun jury et ne décernait aucun prix. Seurat continuera à y exposer jusqu’à sa mort. La critique est sévère et reproche en particulier l’aspect figé des personnages de La baignade à Asnières. Seul le critique d’art Félix Fénéon (1861-1944) s’enthousiasme pour le pointillisme qu’il qualifiera de néo-impressionnisme. Il est important de remarquer qu’en 1884 Seurat n’avait que 25 ans et avait déjà créé une technique picturale nouvelle.

Impressionnistes et néo-impressionnistes (1884-1891)



La première œuvre magistrale de Seurat conduira à la création d’un petit groupe de peintres néo-impressionnistes souhaitant utiliser la nouvelle technique. Le plus célèbre est Paul Signac (1863-1935) avec lequel Seurat restera en relation. Les autres peintres du groupe sont Henri Edmond Cross (1856-1910), Charles Angrand (1854-1926), Albert Dubois-Pillet (1846-1890), Maximilien Luce (1858-1941) et le belge Théo Van Rysselberghe (1862-1926).
Les impressionnistes réagirent négativement à l’apparition du pointillisme à l’exception de Camille Pissarro, qui réalisa par la suite quelques tableaux pointillistes. Pissarro fit admettre Seurat et Signac à la huitième et dernière exposition du groupe des impressionnistes en 1886 à Paris. De ce fait, Monet, Renoir et Sisley refusèrent d’y participer. Seurat y présentait son œuvre maîtresse, chef-d’œuvre incontesté du pointillisme, Un dimanche après-midi sur l'île de la Grande Jatte. Les dissensions ne permirent plus de poursuivre les expositions impressionnistes qui s’arrêtèrent avec celle de 1886.


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Georges Seurat. Un dimanche après-midi sur l'île de la Grande Jatte (1884-86). Huile sur toile, 208 × 308 cm, Art Institute, Chicago. 
« Dans ce tableau, le plus connu et le plus grand de Georges Seurat, l’artiste représente des citadins se reposant dans un parc suburbain sur une île de la Seine appelée La Grande Jatte. L'artiste a retravaillé sa peinture à plusieurs reprises à partir de 1884, avec des touches horizontales de couleurs complémentaires. Plus tard, il a ajouté de petits points, également dans des couleurs complémentaires, qui apparaissent comme des formes délimitées et lumineuses lorsqu'ils sont vus de loin.

L'utilisation par Seurat de cette technique très systématique et « scientifique », appelée par la suite pointillisme, a distingué son art de l'approche plus intuitive de la peinture utilisée par les impressionnistes. Bien que Seurat ait adopté les thèmes de la vie contemporaine choisis par des artistes tels que Claude Monet et Pierre-Auguste Renoir, il est allé au-delà de leur ambition de capturer les caractéristiques spécifiques et instantanées de la lumière dans la nature. Seurat a cherché à évoquer la permanence en s’inspirant de l'art du passé, en particulier la sculpture égyptienne et grecque et même les fresques de la Renaissance italienne.

[...] Seurat a effectué les dernières modifications à La Grande Jatte en 1889. Il a réajusté la toile afin d'ajouter une bordure peinte de points rouges, orange et bleus qui fournit une transition visuelle entre l'intérieur de la peinture et son cadre blanc spécialement conçu. » (Commentaire Art Institute Chicago)



Seurat se consacrera désormais entièrement à son activité de peintre, particulièrement accaparante. La technique utilisée nécessite en effet un travail préparatoire important et la réalisation est extrêmement laborieuse. Il vit avec Madeleine Kolblock, mannequin qui est aussi son modèle et qui lui donnera un fils en 1891. Il fréquente très peu le milieu artistique. L’été, il séjourne sur la côte, en Normandie (Grandcamp, Honfleur, Port-en-Bessin), dans la baie de Somme (Le Crotoy), ou dans le Nord (Gravelines).
Le peintre réalise encore plusieurs tableaux de grandes dimensions jusqu’à sa mort en 1891. Il laisse inachevée sa dernière œuvre, Le Cirque, conservée au musée d’Orsay. Atteint d’une maladie infectieuse indéterminée (angine, pneumonie, diphtérie) pendant le Salon des Artistes Indépendants de 1891, il meurt le 29 mars. Il est inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise. Son fils, né en février 1891, meurt probablement de la même affection deux semaines après son père.
OEUVRE


Seurat est le père de la technique pointilliste, qu’il élabore après de nombreuses lectures scientifiques (voir biographie ci-dessus).
Il s’agit de peindre en juxtaposant de très petites touches, voire même des points. A distance, seule l’harmonie de l’ensemble ressortira. Une autre contrainte concerne le choix des couleurs : seules les couleurs primaires (jaune, rouge, bleu) et secondaires (mélange de deux couleurs primaires : vert = bleu + jaune, orange = rouge + jaune, violet = rouge + bleu) sont autorisées. Pour le reste, le mélange des couleurs est optique : le spectateur, à distance, ne perçoit plus que les nuances ou les contrastes sans distinguer la couleur de chaque touche. Seurat appela sa technique le divisionnisme, mais le critique d’art Félix Fénéon (1861-1944) parla ensuite de pointillisme et de néo-impressionnisme. C’est le terme pointillisme qui a rencontré le plus d’écho et qui est le plus souvent utilisé.
Les premiers tableaux de Seurat ne sont pas encore totalement pointillistes. Il juxtapose de petites touches.


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Georges Seurat. Angélique au rocher (d’après Ingres) (1878). Huile sur toile, 83 × 66,3 cm, Norton Simon Art Foundation, Pasadena.
 Seurat a 18 ans lorsqu’il copie une partie d’un tableau peint par Ingres en 1819 et intitulé Roger délivrant Angélique (musée du Louvre). Comme tous les artistes novateurs de la fin du 19e siècle, pour apprendre son métier Seurat a copié de nombreuses œuvres d’artistes qu’il admirait.


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Georges Seurat. Le jardinier (1882-83). Huile sur bois, 15,9 × 24,8 cm, Metropolitan Museum of Art, New York.
 « Bien que Seurat soit surtout connu pour ses scènes de la vie urbaine, beaucoup de ses peintures de 1881-84 représentent des paysans et des paysages. Il a d'abord privilégié une palette de couleurs terre rappelant le travail des premiers peintres de la campagne, comme Jean-François Millet. Cependant, les couleurs vives de ce tableau reflètent l'intérêt croissant de Seurat pour les techniques impressionnistes et sa lecture de traités sur la couleur, en particulier les Modern Chromatics d’Ogden Rood (publié en anglais en 1879 et en français en 1881). » (Commentaire MET)


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Georges Seurat. Le casseur de pierres (1882). Huile sur bois, 15,9 × 24,8 cm, The Philips Collection. 
Le casseur de pierres a été peint au Raincy, au nord-est de Paris. Seurat qualifiait de « croquetons » ces petites esquisses à l'huile sur panneau qu’il réalisait au début de sa carrière. Il s’agit en général de travailleurs manuels (moissonneurs, jardiniers, etc.), ce qui dénote l’influence du courant réaliste, et en particulier celle de Jean-François Millet.
 


Seurat est un dessinateur d’exception. Il parvient d’ailleurs à exposer des dessins au Salon de peinture et de sculpture alors que ses toiles pointillistes sont refusées. Le remarquable portrait ci-après fut exposé au Salon de 1879.


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Georges Seurat. Portrait d'Edmond Aman-Jean (1882-83). Crayon sur papier 62,2 × 47,5 cm, Metropolitan Museum of Art, New York. 
« L'étude de Seurat sur son ami l'artiste Aman-Jean (1860-1936) figure parmi les grands portraits du XIXe siècle. Aman-Jean et Seurat étaient tous deux étudiants à l'École Municipale de Dessin et à l'École des Beaux-Arts de Paris ; ils ont partagé un atelier en 1879. Ce dessin n'est pas une étude préparatoire à une peinture mais un travail définitif. Présenté au Salon de Paris en 1883, il fut la première œuvre à être exposée par l'artiste de vingt-trois ans. En utilisant un crayon Conté sur papier Michallet texturé de haute qualité, Seurat parvient à des dessins associant luminosité et harmonie tonale ; la composition classique et équilibrée d’un artiste se concentrant sur son travail confère à l'image un aspect intemporel. » (Commentaire MET)




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Georges Seurat. La forêt de Pontaubert (1881). Huile sur toile, 79,1 × 62,5 cm, Metropolitan Museum of Art, New York.
 « Seurat a passé deux mois à la fin de l'été et au début de l'automne 1881 à Pontaubert, un village au sud-est de Paris fréquenté autrefois par Daubigny, Corot et d'autres paysagistes de l’École de Barbizon. Sa visite lui a inspiré ce sous-bois ou clairière forestière, que Seurat a probablement achevé au cours de l’hiver dans l'atelier qu'il partageait avec son ami, le peintre Aman-Jean. Avec ses nuances de verts, ses effets de lumière subtils et scintillants, et son motif vertical de troncs d'arbres, cette œuvre préfigure le cadre verdoyant du monumental Une baignade à Asnières conservé à Londres (1884) et Un dimanche à La Grande Jatte conservé à Chicago (1884-86). » (Commentaire MET)



Quelles sont les principales caractéristiques des peintures pointillistes de Seurat ?
  • La première apparaît immédiatement par contraste avec l’impressionnisme. Seurat dessine ses personnages, délimite rigoureusement les contours. L’aspect géométrique de l’œuvre résulte largement de la contrainte pointilliste, mais pas seulement. La plupart des figures apparaissent de profil, ce qui autorise une stylisation et détermine une idéalisation, très éloignée de toute caractéristique psychologique, rappelant les portraits de profil des peintres italiens du 15e siècle.
  • La composition respecte les critères du classicisme : perspective, équilibre, luminosité atténuée. L’ambition est également classique. Alors que les impressionnistes voulaient saisir un instant de réalité avec leur subjectivité, Seurat cherche l’intemporalité. Les classiques français idéalisaient la représentation en plaçant des figures mythologiques dans des paysages reconstitués. Les néoclassiques, à la fin du 18e et au début du 19e siècle revisiteront ce modèle. Si elles ne sont pas mythologiques, les figures que Seurat place dans ses paysages aspirent visiblement, par leur hiératisme, à s’élever au niveau du modèle général d’une époque.





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Georges Seurat. Le soir, Honfleur (1886). Huile sur toile, 94 × 78 cm, The Museum of Modern Art, New York. 
« Seurat passe l'été 1886 dans la ville côtière française de Honfleur afin de "se laver de la lumière de l’atelier ", a-t-il dit. Il a minutieusement appliqué au moins vingt-cinq couleurs ici, sous la forme de milliers de points soigneusement placés sur la toile. De longues bandes de nuages ​​font écho à l'horizon et aux brise-lames sur la plage. Le vaste ciel et la mer tranquille se rejoignent sur la ligne d'horizon, apportant une impression lumineuse d’espace ; pourtant, vus de près, ils possèdent aussi une densité visuelle particulière. Seurat a ajouté le cadre en bois plus tard, en le peignant à la main avec la même technique pour ajouter une plus grande luminosité et suggérer l'extension de l'image au-delà de ses limites. » (Commentaire MoMa)


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Georges Seurat. Port-en-Bessin (1888). Huile sur toile, 66 × 83 cm, Institute of Arts, Minneapolis. Seurat passait parfois l’été dans la station balnéaire et port de pêche normand de Port-en-Bessin.


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Georges Seurat. Jeune femme se poudrant (1888-1890). Huile sur toile, 96 × 80 cm, Courtauld Gallery, Londres. Le modèle est la compagne de l’artiste, Madeleine Kolblock.


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Georges Seurat. Etude pour les poseuses (1886-87). Crayon sur papier, 29,7 × 22,5 cm, Metropolitan Museum of Art, New York. 
« Ce dessin témoigne de la maîtrise du crayon Conté par Seurat, un médium qui lui a permis d'obtenir de riches textures veloutées et des contours délicatement flous, qui ont fait sa célébrité. La pose rigide et presque maladroite du modèle identifie clairement le dessin comme une étude préparatoire pour une figure du célèbre tableau de Seurat, Les Poseuses (Fondation Barnes, Philadelphie). » (Commentaire MET)


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Georges Seurat. Les poseuses (1886-88). Huile sur toile, 200 × 249,9 cm, Barnes Foundation, Philadelphie.
 Seurat entendait répondre aux critiques lui reprochant la froideur de ses précédents tableaux. Il choisit donc le nu et plus exactement un modèle posant dans l’atelier du peintre. Celui-ci est représenté trois fois dans des poses différentes. A l’arrière-plan apparaît une partie de La Grande Jatte.


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Georges Seurat. Les poseuses (1888). Huile sur toile, 39 × 49 cm, collection particulière. Il s’agit d’une réplique du tableau précédent, de petites dimensions et stylistiquement beaucoup plus pointilliste.



  • Une troisième caractéristique résulte de la technique pointilliste. L’ensemble de la composition semble baigner dans une sorte de halo, résultante de l’association purement optique des points ou traits de couleur utilisés. Seurat divisait sa toile en carrés et attribuait un motif à chaque carré comme le faisaient les peintres égyptiens de l’Antiquité. La peinture de Seurat est le résultat d’une méthode très stricte. La rigueur de l’image produite, en particulier le statisme des figures, est déterminée par une exécution soumise à une pratique rigide. Les peintres de l’abstraction géométrique, au 20e siècle, par exemple Piet Mondrian, s’imposeront également des contraintes issues de considérations plus ou moins scientifiques et obtiendront de même des tableaux d’une rigidité toute doctrinale.




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Georges Seurat. La parade de cirque (1887-88). Huile sur toile, 100 × 150 cm, Metropolitan Museum of Art, New York. 
« Au Salon des Indépendants en 1888, Seurat veut démontrer la polyvalence de sa technique en exposant La parade de cirque, une scène nocturne en plein air sous lumière artificielle, et Les poseuses, une scène diurne (Fondation Barnes, Philadelphie). Il s’agit de la première peinture nocturne de Seurat et de la première à montrer un divertissement populaire. Elle représente le défilé, ou parade, du Cirque Corvi à la Foire annuelle aux pains d’épices, qui se tenait dans l’est parisien, autour de la place de la Nation, au printemps 1887. Des étals ont été disposés à l'extérieur de la tente du cirque pour inciter les passants à acheter des billets. Les spectateurs à l'extrême droite sont alignés sur les escaliers menant au guichet. » (Commentaire MET)

NB : La foire aux pains d’épices est l’ancêtre de la foire du Trône.







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Georges Seurat. Le Chahut (1889-90). Huile sur toile, 170 × 141 cm, Musée Kröller-Müller, Otterlo, Pays-Bas. 

Le chahut ou chahut-cancan est une danse apparue dans la première moitié du 19e siècle. Elle évolua vers le French cancan qui fit le succès du Moulin Rouge à la fin du siècle. Les mouvements du corps sont très accentués et comportent saut et grand écart. Les danseuses portent des jupes courtes et un corsage échancré. Dans le contexte moral de l’époque, cette danse apparaissait comme impudique. Seurat évoque le cancan dans une composition en diagonale opposant quelques musiciens d’orchestre en bas à gauche aux danseurs et danseuses en haut à droite. De toute évidence, le peintre veut utiliser sa technique pour traiter le mouvement. Le statisme de ses figures lui avait été reproché dans La baignade à Asnières et La Grande Jatte. L’intention ironique apparaît dans le contraste entre la gestuelle débridée des danseuses et leurs mimiques faciales hautaines. La bordure bleu foncé, en arche dans la partie supérieure, fait partie du tableau. Le tableau fut exposé pour la première fois au Salon des artistes indépendants en 1890. 
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Georges Seurat. Le cirque (1891). Huile sur toile, 186 × 152 cm, Musée d’Orsay, Paris.
 « Faisant suite à Parade et Chahut, Le cirque est le troisième volet d'une série consacrée par Seurat aux attractions populaires de la ville moderne, aux spectacles nocturnes.

Le thème du cirque fut fréquemment traité dans les années 1880, en particulier chez Renoir, Degas et Toulouse-Lautrec. Mais Le cirque se présente comme l'une des plus impressionnantes applications des recherches divisionnistes. Seurat y interprète en effet les théories de Charles Henry sur les effets psychologiques de la ligne et de la couleur ainsi que celles des lois du mélange optique de couleurs formulées par Chevreul et Rood.

Un critique notait au moment de l'exposition du tableau au Salon des Indépendants en 1891 : " Tout dans Le cirque est combiné d'après l'harmonie par analogie, la conciliation des contraires, en vue de sensations gaies : ascendance des lignes, contrastes successifs des tons, dominante orangée très écrite qu'accentue un cadre en opposition de tons et de teintes avec l'ensemble...".

Deux espaces se juxtaposent : celui de la piste et des artistes, tout en courbes, en arabesques stylisées et en spirales, en tension dynamique, voire en déséquilibre ; et celui des gradins et du public, rigide, orthogonal, immobile, d'une rigoureuse géométrie. L'ordre des couleurs obéit aussi à des règles précises : la couleur primordiale, celle de la lumière pure, le blanc, domine la toile. La palette accorde ensuite les trois teintes fondamentales, le rouge, le jaune et le bleu, modulées en petits traits méthodiques qui font écho au rythme des lignes. Seurat isole enfin son tableau par une bordure sombre peinte directement sur la toile ainsi que par un cadre plat traité avec le même ton bleu, et qui fait partie intégrante de l'œuvre.

Avec ce tableau inachevé – le peintre est emporté par une angine diphtérique quelques jours après l'ouverture du Salon –, Seurat ambitionne une symbiose entre création artistique et analyse scientifique, rejoignant ainsi l'une des grandes préoccupations du XIXe siècle. » (Commentaire musée d’Orsay)




Le néo-impressionnisme ou pointillisme apparaît historiquement comme l’une des évolutions de l’impressionnisme. Il influencera le fauvisme, le cubisme et le surréalisme. Il appartient donc aux innombrables tentatives de renouveler l’art de peindre qui se développent à partir de la fin du 19e siècle. Les immenses tableaux qui ont fait, à juste titre, entrer Seurat dans l’histoire de l’art, constituent des chefs-d’œuvre par leur originalité formelle et leur intemporalité. Mais une telle performance n’a jamais été renouvelée.




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MessageSujet: Re: Agenda   Agenda Icon_minitimeJeu 8 Déc 2022 - 12:31

1907 : Albert Chavaz, artiste-peintre suisse




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Albert Chavaz, né le 6 décembre 1907 à Genève, décédé le 17 janvier 1990 à Sion, est un artiste-peintre suisse.


BIOGRAPHIE


Albert Chavaz, fils d'Alphonse, boulanger, et de Joséphine, née Perréard (une Française de La Balme-de-Sillingy) est l'aîné d'une famille de neuf enfants. Il étudie au Collège Saint Joseph de Thonon où, sous l'impulsion d'un professeur, il commence à s'intéresser à l'art pictural. 




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Cette œuvre fait partie des œuvres des dix premières années de la carrière d’Albert Chavaz. Le premier paysage jamais peint par l’artiste représentait le Salève, la fameuse montagne bordant Genève, au sud.
Ces premières années regroupent des œuvres réalisées dans des lieux récurrents : Genève, Paris et le Tessin sont à l’honneur de 1924 à 1934. L’Arve, le bord du Rhône, Veyrier, la Jonction et les Bastions reviennent régulièrement dans les œuvres du jeune artiste.





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Madeleine Dégerine - 1933




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Si Albert Chavaz produit un nombre très important de portraits de femmes au cours de sa carrière, il ne manqua pas de les peindre dans différentes scènes de genres, extérieures ou intérieures comme l’œuvre ci-contre. Cette huile, Isabelle lecture, représente l’artiste valaisanne Isabelle Tabin-Darbellay. Rassemblement exécutée en 1975, l’œuvre offre à voir Isabelle de dos, lisant. Les tonalités chaleureuses des ocres confèrent à la scène une véritable sérénité. Les rayons du soleil illuminent les cheveux de la jeune femme. On remarque alors la géométrisation audacieuse des espaces, progressive chez Chavaz à cette époque.

Si les multiples portraits de la sédunoise montre qu’elle faisait partie des modèles récurrents de Chavaz, ce dernier ne manqua pas de la former au métier d’artiste. Résident aujourd’hui à Savièse, Isabelle Tabin-Darbellay expose huiles, aquarelles et dessins autant en Suisse qu’à l’étranger. Parallèlement, elle suit les traces de Chavaz et travaille sur de nombreux projets de vitraux pour différentes églises.




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Bien qu’Albert Chavaz soit reconnu pour les portraits de femmes, il réalisa une septantaine de portraits d’hommes au cours de sa carrière. Ces portraits masculins étaient bien souvent des commandes pour des personnalités officielles (comme Charles Zimmerman, architecte cantonal, par exemple) ou des représentations d’hommes de son entourage (paysans, docteurs, amis et membres de sa famille).



Cet « homme au bar » fut réalisé en 1936. L’artiste venait de s’installer en Valais, chez M. et Mme Raymond Héritier, propriétaires, à l’époque, du Café de la Croix Fédérale de la fameuse Rue du Grand-Pont à Sion. L’œuvre s’inscrit résolument dans la tradition du portrait valaisan. L’homme occupe la majeure partie de la toile. Les nombreuses bouteilles alignées sur l’étagère du haut tranchent avec le visage du sujet Le regard au loin et les traits délicatement marqués, l’homme pose dans un environnement identifiable et social, résolument derrière un bar. Sur l’étagère du milieu, des verres retournés et brillants confirment l’étonnante maitrise de Chavaz pour la transparence et les reflets.






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" Intérieurs "
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Cette peinture murale de 1942, réalisée pour la Villa Maurice Zermatten, illustre une journée estivale saviésanne, au lieu-dit Zambotte. La palette de l’artiste, claire, fait honneur à la luminosité de l’environnement. S’il donne la main à l’enfant à ses côtés, l’homme est assoupi, serein. La scène d’oisiveté se déroule sous le regard doux de la femme à gauche.


Albert Chavaz rencontra l’illustre écrivain valaisan Maurice Zermatten par le biais d’un ami commun,


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Albert Chavaz, Les Florentines, 1957, huile sur toile




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Cette très belle huile fait partie de la thématique regroupant l’ensemble des scènes extérieures réalisées par Albert Chavaz. De Genève-plage aux Eaux-Vives à l’Engadine, en passant par Alger, Savièse, Madrid et la Savoie, Chavaz fait une halte au Portugal et y exécute la présente œuvre en 1970.
La composition est simple : trois femmes, dont deux assises, se tiennent devant un mur immaculé que seule une bande dont le bleu rappelle la couleur des azulejos portugais…


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En 1934, le fameux Edmond Bille (1878-1959) mandate Chavaz, fraichement diplômé des Beaux-Arts de Genève en 1932, pour décorer l’Église de Fully. L’artiste et ses amis Paul Monnier (1907-1982) et Joseph Gautschi (1900-1977) se rendent ainsi en Valais et ce, durant les six mois de travaux.


Si Bille exécute l’ensemble de la décoration de l’Église Saint Symphorien de Fully, Chavaz, Monnier et Gautschi participent à la réalisation de la fresque située au dessus du maître-autel. Deux scènes composent cette dernière : en bas, on y voit différentes scènes du martyr de Saint Symphorien ; en haut, le Christ, marqué par la crucifixion, est assis sur un arc-en-ciel. Il accueille Saint Symphorien qui lui est soutenu par deux anges.


La réalisation de cette fresque monumentale fut le premier contact artistique que Chavaz eut avec le canton du Valais. 



Il débute ensuite un apprentissage de boulanger qu'il n'achève pas. Grâce à sa mère, il est admis en 1927 à l'École des Beaux-Arts de Genève, où il suit l'enseignement de Fernand Bovy et Philippe Hainard, entre autres. Dès le début de sa carrière artistique, il fait partie de l'École des Pâquis, qu'animent alors Alexandre Cingria et Jean-Louis Gampert. Il y fait la connaissance du peintre genevois Émile Chambon dont il restera proche sa vie durant et avec lequel il échangera une très importante correspondance. En 1931, il reçoit le prix Harvey pour un portrait de Jeanne Delabays qui sera exposé au Salon national suisse des beaux-arts au Palais des Expositions à Genève.
Grâce à une bourse, dès 1933, il étudie à Paris à l'Académie de la Grande Chaumière. Il travaille ensuite en Valais à la décoration de l'église de Fully. Ce canton devient dès lors le point central de sa carrière artistique. En 1940, à Savièse, il rencontre Julie Luyet, l'épouse et s'installe dans la commune. Ils auront 6 enfants.
Il réalise, dans toute la Suisse, de nombreuses peintures murales dans des églises, institutions publiques et privées, ainsi que chez des particuliers et illustre également des livres. En 1944, il reçoit, un prix du Comité de la Fondation Gaspard Vallette de Genève, pour l'ensemble de son œuvre.
En 1957, une grande rétrospective de son œuvre est organisée au Musée de la Majorie à Sion. Puis, 10 ans plus tard, c'est le Musée d'art et d'histoire de Fribourg qui organise une exposition à l'occasion de son 60e anniversaire.




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Sans jamais perdre de vue la peinture, le dessin et la gravure, Albert Chavaz développa sans cesse une pratique multiple de l’art monumental. Entre 1941, il fut mandaté pour la décoration – ainsi que pour la restauration de certains éléments muraux – de l’Église de Villaz St-Pierre, une petite commune située sur le canton de Fribourg. Chavaz réalisa sur le plafond du cœur cette somptueuse peinture murale intitulée Méditation. En 1941, l’artiste sera à nouveau mandaté pour réaliser, toujours dans le canton de Fribourg, une autre peinture murale mais cette fois sur le plafond du cœur de l’Église de Villarimbourd. Les deux peintures murales furent exécutées à la détrempe, une technique noble qu’utilisaient les artistes de la Renaissance et qui consiste à mélanger les pigments de couleurs avec de l’eau avant de les appliquer sur la surface concernée. Différentes commandes fribourgeoises, six environ, témoignent du lien profond qui existait entre le canton et Albert Chavaz.




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Entre 1939 et 1969, Albert Chavaz réalisera quelques onze Iconographies du chemin de Croix monumentales, toutes techniques (vitrail, peinture mural, fresque, etc.) confondues.
En 1957, le valaisan d’adoption est mandaté pour la décoration de l’Eglise du Christ-Roi du Petit-Lancy à Genève. Tandis que ses amis Emilio Beretta et Alexandre Cingria s’occupent respectivement de la réalisation des peintures murales et de la mosaïque ornant le baptistère, Chavaz lui, s’attèle aux vitraux. Il créé les quatorze stations du chemin de Croix, rassemblées sur les vitraux ornés en quatre groupes de trois stations, la première et la dernière ayant été isolées.




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En 1971, Chavaz réalise la décoration d’un des murs du carnotzet de l’Hôtel de Ville de Sion. La fresque monumentale occupe un espace considérable (250 cm de hauteur pour 770 cm de largeur) et offre à voir une scène de genre. De son trait précis, Chavaz fait apparaitre trois femmes, trois hommes ainsi que trois enfants, tous réunis sous un arbre, planté en plein centre de la scène et dont le tronc relie le ciel et la terre. La teinte des feuilles de ce dernier – un chêne peut-être ? – ainsi que les vêtements des personnages peuvent laisser penser que la scène se déroule en automne, durant la période des vendanges. Aussi, la corbeille en osier et le troisième personnage depuis la gauche tenant une bouteille de vin viennent renforcer cette impression.




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Si le travail monumental d’Albert Chavaz est très varié, il convient de relever les pratiques multiples composant son œuvre peint. Si hier c’était la peinture à l’huile qui était mise en exergue, nous découvrons aujourd’hui une gouache très particulière de l’artiste.

Le sujet marin de « Grand bateau naufrage » pourrait étonner. Pourtant, un nombre important d’œuvres de paysages marins – résolument moins connus – peut être dégagé de l’œuvre peint de Chavaz. La gouache réalisée en 1950, juste avant que Chavaz n’ai sa propre voiture et parcourt l’Europe. Il retournait cependant très souvent à Genève. Peut-être y puisa-t-il l’inspiration pour une telle marine.

La texture aquarellable de la gouache permet un traitement rapide des couleurs et offre à l’ensemble un certain dynamisme. Le réalisme des vagues venant frapper le bateau pris dans la tempête est tel que l’on sentirait presque les embruns marins se dégageant de la scène.



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Nichée à Châteauneuf, en lisière de Sion, l’École cantonale d’Agriculture cache d’impressionnantes créations d’Albert Chavaz. Effectivement, en 1971, l’artiste y réalisa un cycle de céramiques. Les œuvres, monumentales, relatent à la manière d’une mythologie moderne le fonctionnement des quatre éléments, la terre, l’air, l’eau et le feu. L’œuvre ci-contre, Le feu, offre à voir un personnage masculin assis sur un tabouret. Il se penche vers les flammes multicolores. Est-il en train de se réchauffer ou cherche-t-il à dompter le brasier ?




Ces réalisations, très dynamiques et minutieuses, témoignent de la dextérité de l’artiste à travailler avec un panel de médiums très varié. Les positions grandiloquentes des personnes représentés rappellent les scènes de genre hellènes très souvent visibles sur les vases typiques de la Grèce antique. Aussi, notons que le feu est le seul personnage anthropomorphe masculin réalisé par Chavaz. L’air, l’eau et la terre, pour leur part, revêtent des apparences féminines… À découvrir absolument en poussant les portes de l’École cantonale d’Agriculture !







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Au cours de ses soixante ans de carrière, Albert Chavaz réalisa plus de 1000 portraits. Parmi ceux-ci, il convient de différencier quelques 720 portraits de femmes. À ses débuts, l’artiste exécuta majoritairement des commandes, peignant ainsi les dames de la bonne société genevoise puis valaisanne. Progressivement, Chavaz réalisa des séries dédiées à différents modèles et développa un intérêt tout particulier pour les femmes valaisannes.

Le portrait d’Emma à la pomme célèbre la saviésanne et son costume et tend à la scène de genre. Effectivement, le plan éloigné permet au spectateur de distinguer les contours de l’environnement ménager dans lequel le modèle pose. Les chaudes tonalités, vermeilles et ocres, ainsi que la source lumineuse provenant de la fenêtre de gauche, profitent à la mise en scène d’Emma présentant sa pomme, lovée dans un léger clair-obscur rappelant les scènes intérieures de Vermeer.








Il perd son épouse en 1977. Une grande rétrospective de son œuvre est organisée à la Fondation Gianadda à Martigny et au Musée cantonal des Beaux-Arts de Sion, en 1983. Pour son 80e anniversaire, il est fait bourgeois d'honneur de la commune de Savièse. Le 17 janvier 1990, Chavaz meurt à l'hôpital de Sion, il repose avec son épouse à Savièse.
Albert Chavaz appartient, avec Raphaël RitzÉdouard ValletErnest Biéler et d'autres, à ce qu'on appelle, l'École de Savièse.


Hommage posthume




Pour célébrer le 100e anniversaire de sa naissance, la Fondation Gianadda à Martigny organise, du 6 décembre 2007 au 9 mars 2008, une grande exposition Albert Chavaz.

En 2018, la famille et les amis d'Albert Chavaz officialisent la création de la Fondation Albert Chavaz, en l'honneur du peintre. La Fondation a pour mission l'étude, la conservation et la mise en valeur de l’œuvre du peintre suisse .




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Récompensée par le Prix Harvey (actuel Prix de la Société des Arts de Genève), – une distinction artistique qu’Albert Chavaz se verra remettre par trois fois – cette œuvre fut présentée pour la première fois au Salon national des beaux-arts à Genève en 1931.


L’impressionnant portrait de Jeanne Lucco-Delabays valut à Chavaz le surnom de « poète » et à l’œuvre le rapprochement à la tendance artistique de la « Neue Sachlichkeit », la Nouvelle Objectivité, qui se développait alors dans l’Europe de la première moitié du 20e siècle. Ce courant réagissait à l’impressionnisme et aux tendances avant-gardes et comptait faire de la réalité sociale son cheval de bataille. Le modèle, d’un réalisme inouï, pose nonchalamment, le regard attiré au loin. Son visage et ses vêtements irradient et confèrent à l’ensemble la sensation d’un léger traitement en clair-obscur.


Cette maitrise de la lumière sera d’ailleurs confirmée par Chavaz dans les nombreux autoportraits en buste qu’il produira dès cette époque, parallèlement aux portraits de femmes, l’un de ses sujets de prédilection



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Située dans les Mayens-de-la-Zour à Savièse, la chapelle Ste Thérèse abrite une iconographie du Chemin de croix réalisée par Albert Chavaz.
L’artiste était un habitué des œuvres murales : il avait exécuté sa première commande monumentale en 1929 à Locarno (TI) avec son ami et artiste Emilio Beretta (1907-1974). Bien qu’elles soient de tailles modestes, ces 14 peintures sur bois ornent aujourd’hui les murs de la chapelle Ste Thérèse depuis près de 80 ans. Effectivement, Chavaz les avait réalisées en 1939, l’année où, lors d’une promenade, il fit la rencontre de Julie Luyet qu’il épousera une année plus tard.
Ci-contre, les stations III, IV, VIII et XII.






Exposition permanente






Une sélection d'œuvres d'Albert Chavaz sont visibles en permanence au sein de différents espaces d'exposition [archive] valaisans :

  • Salle Chavaz, Espace d'exposition de la Collection communale de Savièse
  • Espace "Chavaz", Relais du Mont d'Orge, Sion
  • Atelier de l'artiste, Savièse






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MessageSujet: Re: Agenda   Agenda Icon_minitimeSam 10 Déc 2022 - 13:20

1598 : Gian Lorenzo Bernini dit « Le Bernin », peintre italien


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Gian Lorenzo Bernini, dit Le Bernin ou Cavalier Bernin (en italien : Cavaliere Bernini) (Naples7 décembre 1598 – Rome28 novembre 1680), sculpteurarchitecte et peintre. Artiste éminent, il fut surnommé le second Michel-Ange.

Son abondante production typiquement baroque se caractérise par la recherche du mouvement, la torsion des formes, l'impression spectaculaire allant jusqu'à l'illusion. Elle le place comme figure de proue de l'art contemporain à Rome.


BIOGRAPHIE


Son talent précoce attire l'attention du pape Paul V. Favori des papes, il devient l'architecte de la place Saint-Pierre. Il fut employé sans interruption par les pontifes : Grégoire XV le nomma chevalier ; Urbain VIII le combla de richesses ; plutôt en disgrâce sous le pontificat d'Innocent X, il n'en conçut pas moins la fontaine des Quatre-Fleuves de la place Navone. On lui doit le baldaquin aux colonnes torsadées du maître-autel et le dessin de la majestueuse colonnade et des statues qui encerclent la place devant la basilique Saint-Pierre. Ses fontaines monumentales, dont celle des Quatre Fleuves, offrant à la vue de tous le déchaînement des forces vives du baroque, exerceront une grande influence sur l'urbanisme romain et sur l'organisation des places publiques dans les autres capitales européennes. Charles Ier d'Angleterre lui fit faire sa statue.



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Le baldaquin du Bernin.


Début


Gian Lorenzo naît, à Naples, le 7 décembre 1598 d'Angelica Galante et de Pietro Bernini, sculpteur maniériste d'origine florentine. Le couple se rend à Rome en 1605 où Pietro travaille pour le compte du cardinal Scipione Borghese, ce qui est l'occasion de faire montre du talent précoce du fils qui travaille auprès de son père.

Pietro Bernini travaille sur les chantiers de Paul V Borghèse, achevant en particulier ce qui est reconnu comme son chef-d'œuvre, l’Assomption de la Vierge du baptistère de Sainte-Marie-Majeure et la chapelle Paolina destinée à accueillir la tombe de Paul V et Clément VII pour laquelle Pietro Bernini réalise un un couronnement de Clément VII (1611).). Le jeune Gian Lorenzo bénéficie très jeune de l'expérience de son père, en particulier en ce qui concerne l'organisation du travail collectif sur un chantier et la fusion des œuvres architectoniques, picturales, sculpturales dans un ensemble de marbres polychromes.




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Baptistère Bas relief de Bernini



La Rome des débuts du xviie siècle est une ville qui vit un renouveau artistique phénoménal avec en particulier l'introduction de la révolution naturaliste en peinture introduite par Le Caravage et l'influence baroque initiée dans les Flandres par Rubens, et où le talent ne demande qu'à être reconnu.




Œuvres de jeunesse (1609 - 1617)



Sous le patronage du cardinal Scipion Borghèse, alors membre de la famille papale régnante, le jeune Bernini commence à être reconnu comme sculpteur de talent. Ses premières œuvres sont des pièces décoratives destinées à orner le jardin de la villa BorghèsePriape et Flore (1615 - 1616) (aujourd'hui au Metropolitan Museum of Art). Un groupe décoratif des Quatre Saisons commandé par Leone Strozzi pour le jardin de sa villa romaine dont les traits sensuels et réalistes des festons de fruits dénotent l'influence des œuvres caravagiennes présentes dans la collection du cardinal et auxquelles Le Bernin n'a pas pu échapper.

Dans sa première phase stylistique, on dénote une influence nette de la sculpture hellénistique dans des œuvres qui imitent à la perfection le style antique comme le révèlent le Saint-Sébastien de la collection Thyssen Bornemisza à Madrid et un Saint-Laurent sur le gril dans la collection Contini Bonacossi à Florence.




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Buste de Paul V (1621-1622) par Le Bernin.



De cette période datent aussi un Putti avec dragon et un Faune émoustillé par des Amours (circa 1617, coll. Metropolitan Museum of Art) qui sont sans doute encore des œuvres collectives, les premières créations indubitablement de la main du Bernin sont la Chèvre Amalthée avec Zeus enfant et un faune (1615, coll. Galerie Borghèse) de facture naturaliste, le buste de Giovanni Battista Santoni conservé en l'église Santa Prassede de Rome et les allégories de l’Âme damnée et l’Âme sauvée (1619, conservées au Palazzo di Spagna).




Groupes de Borghèse



Avec les quatre groupes de Borghèse qui l'occupent pendant cinq ans, Le Bernin atteint une gloire immédiate. Il s'agit de trois sujets mythologiques et un biblique correspondant aux centres d'intérêt antiquisants de leur commanditaire, le cardinal Scipion Borghèse :







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L’Énée et Anchise ne se démarque pas encore totalement de l'influence paternelle maniériste et est sans doute forcément influencé par une fresque de Raphaël dans la Stanza dell'Incendio di Borgo (it) au Vatican où, fuyant l'incendie de Rome, un homme mûr porte son père sur ses épaules, suivi de son fils. D'un point de vue allégorique, l'œuvre représente les trois âges de la vie, où Anchise porte sur ses épaules une statue des dieux Lares, il est lui-même porté par son fils Énée alors qu'Ascagne les suit en soutenant le feu sacré, les trois (et la statue des ancêtres portée par Anchise) fondant une représentation spatiale d'un arbre généalogique. D'un point de vue psychologique, il n'est pas innocent que Le Bernin choisisse ce thème (un fils dans la force de l'âge portant son père affaibli sur ses épaules) alors qu'il atteint la majorité.

Le Rapt de Proserpine est un sujet tiré des Métamorphoses d'Ovide quand Pluton enlève Proserpine. Il est offert au cardinal Ludovico Ludovisi neveu du pape Grégoire XV et secrétaire d’État, il reviendra par la suite dans les collections de la galerie Borghèse. Sa composition en spirale est faite pour accentuer le dynamisme dramatique et est soulignée par le mouvement des cheveux et des drapés. L'empreinte des doigts du dieu des enfers dans les chairs de Proserpine est virtuosement réaliste et participe aussi de l'effet dramatique du rapt.


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La qualité du détail de la main prenant la cuisse dans L'Enlèvement de Proserpine est particulièrement remarquée.



Avec son David, Le Bernin, âgé d'à peine vingt-cinq ans, se mesure avec l'icône insurpassable de la Renaissance italienne, le David de Michel-Ange, l'un comme l'autre symbolisent à la perfection l'art de leur temps : autant l'œuvre michelangelesque est posée, digne, racée, élégante, autant Le Bernin parvient, en représentant David sur le point de lancer son projectile à l'aide de sa fronde, le torse tourné, le visage grimaçant d'effort, à réunir tous les éléments de l'art baroque : l'énergie, le mouvement, le dynamisme. Et l'on peut dire que celui-ci est le symbole de la Rome de la Contre-Réforme, d'une église prête à affronter ses adversaires alors que celui-là représente à la perfection la Florence de la Renaissance, fière cité jalouse de son indépendance. À moins qu'il ne s'agisse du geste du Bernin lui-même, défiant le Goliath-Michel-Ange ?

Le sujet d’Apollon et Daphné est une fois de plus tiré des Métamorphoses d'Ovide : la nymphe Daphné, victime des ardeurs du dieu Apollon, supplie son père de lui venir en aide ; Pénée transforme alors sa fille en laurier et Le Bernin capture ce moment précis opérant par-là une mise en abyme puisque dans une scène pleine de vie et de pathos, il immobilise dans le marbre la jeune nymphe qui se fige dans une écorce protectrice et s'enracine dans la terre. Au risque de nous répéter, on ne peut que souligner la tension dramatique, l'impression de mouvement donnée par une construction en spirale typique de l'art baroque en général et marque de fabrique du Bernin en particulier. Avec cette œuvre, Le Bernin atteint un summum esthétique.


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DAVID, Gian Lorenzo Bernini, 1623/1624










Pontificat d'Urbain VIII Barberini



En 1623, succédant à Grégoire XV, le florentin Maffeo Barberini monte sur le trône pontifical sous le nom d'Urbain VIII. Le Bernin trouve en lui le mécène idéal, Urbain mène une politique de « grands travaux » pour graver dans la pierre la volonté de reconquête de l'église comme force triomphante du paganisme via les missions et du protestantisme via la Contre-Réforme : une architecture spectaculaire, une esthétique communicante, persuasive et festive voire fastueuse en seront les vecteurs.

Première commande pontificale dès 1623, une Santa Bibiana, statue destinée à orner l'église homonyme, déjà représentée en posture d'extase et qui s'intègre en une scénographie toute baroque aux fresques de Pierre de Cortone. Par la suite, il utilisera souvent l'effet théâtral des draperies, des jeux de marbres, de l'intégration de la peinture, de la dramatisation de la scène par un clair-obscur.




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Urbain VIII par Le Bernin




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Dais, chœur de la basilique Saint-Pierre de Rome






En 1624, le pape décide de l'édification d'un baldaquin de bronze au-dessus de l'autel de Saint Pierre. La construction s'étend de 1624 à 1633 et, pour ce faire, on utilise le bronze du Panthéon ce qui fera dire : Quod non fecerunt Barbari fecerunt Barberini (« Ce que les Barbares n'ont pas fait, leBarberini l'ont fait »). Le génie théâtral du Bernin s'exprime à plein dans ce dais soutenu par des colonnes torses qui rappellent le trône et le temple du roi Salomon, iconographie (jamais innocente) liant Rome à Jérusalem, soulignant la continuité sinon la légitimité voire le primat du Vatican avec/sur le judaïsme. La modénature du monument souligne également l'importance des Barberini (des abeilles en référence aux armes de la famille papale) et la sûreté de leur goût (le laurier, symbole d'Apollon et des arts).

En 1627, le tombeau du pape est commandé au Bernin. Il sera achevé des années plus tard et placé en face de celui de Paul III, l'initiateur de la Contre-Réforme qu'Urbain VIII pensait avoir achevée. C'est l'occasion pour le Bernin de se mesurer, comme il l'a déjà fait avec son David, avec Michel-Ange qui avait réalisé le tombeau de Jules II. La statuaire représente le pape bénissant de la main, la Justice et la Charité à ses côtés et la Mort, sous forme d'un squelette aux pieds du Saint-Père, écrit son épitaphe ; l'idée iconographique novatrice est que la Mort elle-même est soumise au pouvoir du pape…

Le chantier du palais Barberini est confié, vers 1630, au Bernin en collaboration avec Francesco Borromini qui deviendra son grand rival par la suite. La fontaine du Triton (Fontana del Tritone) qu'il achève en 1643 est la première d'une longue série de réalisations de « mobilier urbain ». La fontaine des abeilles (Fontana delle Api) immortalise peu après les trois abeilles symbole de la famille Barberini.


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Bustes de Costanza Bonarelli et de Méduse



L'année 1638 est marquée par un scandale. Le Bernin, qui était encore célibataire, avait noué une relation intime avec Costanza Bonarelli, femme du sculpteur Matteo Bonarelli, entré dans son équipe en 1636. Il ne faisait pas mystère de cette situation et avait immortalisé sa maitresse à ses côtés dans un tableau maintenant perdu, ainsi que dans un buste qui la présente en négligé, en train d'entrouvrir les lèvres comme si elle était surprise. Des accroche-cœur ornent son abondante chevelure à la hauteur des tempes. Selon plusieurs experts, Costanza pourrait avoir servi de modèle pour la figure de la Charité sur le tombeau d'Urbain VIII qu'il a sculptée durant cette période. Or, en mars 1638, découvrant que son frère Luigi avait lui aussi une relation avec Costanza, il entre dans une folle colère, poursuit Luigi à travers la ville et tente de le tuer à coups de barres de fer. Il charge en outre un serviteur d'aller défigurer Costanza avec un rasoir. Le pape devra intervenir. Le Bernin se marie le 15 mai 1639 avec Caterina Tezio, réputée être la plus jolie femme de Rome.




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Gianlorenzo bernini, portrait of constancy bonarelli, 1637-38.




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Charles Avery et Irving Lavin ont noté les ressemblances entre le buste de Costanza Bonarelli et celui de Méduse. Il semble que ce dernier aurait été réalisé quelques années après le scandale, alors que le sculpteur s'était assagi et voulait faire acte de repentance.




Pontificat d'Innocent X Pamphili



En 1644, GianBattista Pamphili est élu au trône de Saint-Pierre. C'est un pape austère ou aux ambitions artistiques limitées par la crise des finances du Saint-Siège (fin de la guerre de Trente Ans et traités de Westphalie). Coup dur à la réputation du Bernin, c'est aussi l'année de la démolition du campanile de la basilique Saint-Pierre pour des raisons de statique. Ses concurrents en profitent pour faire valoir leur place, Borromini obtient le chantier de Saint-Jean de LatranCarlo Rainaldi construit le Palazzo Pamphilj et commence la construction de l'église Sainte-Agnès en Agone sur la Piazza Navona.

Le Bernin n'est pas en disgrâce, mais cela y ressemble presque et il faut l'habile médiation du prince Niccolò Ludovisi pour qu'on lui commande la réalisation de la magnifique fontaine des Quatre-Fleuves (1648-1651).




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Fontaine des Qutre Fleuves


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Le Rio de la Plata


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Le Gange


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Le Nil


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Le Danube






Durant cette décennie, il réalise également un Monument à la sœur Maria Raggi à Santa Maria sopra Minerva, une Verità aujourd'hui dans la galerie Borghèse, un buste d'Innocent X (coll. Galleria Doria Pamphili) et un buste de Francesco I d’Este (coll. museo Estense de Modène).




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" Vérita "




Théâtralisation de la foi



Entre 1647 et 1652, Le Bernin travaille sur ce qui est son chef-d'œuvre et celui de la sculpture baroque, l'Extase de sainte Thérèse (voir image [archive]) dans la chapelle Cornaro de Santa Maria Della Vittoria à Rome. Il s'agit d'une commande du cardinal Federico Cornaro pour célébrer sainte Thérèse récemment canonisée (1622) et première carmélite à l'avoir été. La lumière zénithale accentue la position extatique de la sainte, comme terrassée par la flèche mystique de l'ange.
« Le Bernin, ah ! le délicieux Bernin [...]. Il est puissant et exquis, une verve toujours prête, une ingéniosité sans cesse en éveil, une fécondité pleine de grâce et de magnificence !... »
Écrivait Émile Zola dans Les Trois Villes, publié en 1898. Le célèbre auteur poursuivait en faisant dire à son Narcisse qu'il avait contemplé, la Sainte Thérèse « des heures et des heures, sans jamais épuiser l'infini précieux et dévorant du symbole ».

L'œuvre, située à Rome, dans l'une des chapelles latérales de Santa Maria della Vittoria, semble en effet inépuisable. Bernini, l'un des géants du xviie siècle, comparable à Michel-Ange pour la diversité de ses talents et l'importance de son corpus, met ici tout son génie au service d'une œuvre profondément, parfaitement baroque. En convoquant tous les arts, l'architecture, la sculpture et même la peinture par l'utilisation subtile de la polychromie des marbres, il réalise, entre 1647 et 1652, une ambitieuse mise en scène de théâtre, au propre comme au figuré, où les membres de la famille du cardinal Federico Cornaro semblent assister à un spectacle.

Ce spectacle est celui de l'extase, ou « Transverbération de sainte Thérèse » : la traduction en image de l'expérience mystique décrite par la sainte dans le Livre de la vie, publié pour la première fois en espagnol en 1588. Il fallait la qualité inégalée du ciseau du Bernin pour parvenir à représenter, au centre de la chapelle, dans une niche, le corps abandonné, éclatant de blancheur, de la carmélite. L’ambiguïté de la scène et de la représentation de l'ange, Éros païen tout autant que créature angélique, ne manquèrent pas de susciter des commentaires dont le plus célèbre reste celui, très interprétatif, de Jacques Lacan.




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L'Extase de sainte Thérèse dans la chapelle Cornaro


Agenda Bernin-therese-2


( détail... ) Visage de Sainte-Thérèse



Comme le résumait Hippolyte Taine, dans le long commentaire qu'il consacra à la chapelle Cornaro dans son Voyage en Italie en 1866 : Bernin « a trouvé ici la sculpture moderne, toute fondée sur l'expression, et pour achever il a disposé le jour de manière à verser sur ce délicat visage pâle une illumination qui semble celle de la flamme intérieure, en sorte qu'à travers le marbre transfiguré qui palpite, on voit luire comme une lampe l'âme inondé de félicité et de ravissement .




Pontificat d'Alexandre VII Chigi



Alexandre VII est un pape humaniste et urbaniste qui monte sur le trône de saint Pierre en 1655.

Il commande au Bernin la colonnade de la place Saint-Pierre lequel trouve une solution urbanistique et symbolique élégante en concevant une colonnade qui s'écarte depuis la basilique comme deux bras qui accueilleraient la foule. Dans son projet, l'architecte aurait souhaité fermer entièrement la place par une troisième aile à l'est de celle-ci, mais la mort d'Alexandre VII, interrompit définitivement les travaux. Le plan elliptique est typique de l'architecture baroque influencée par les découvertes contemporaines en astronomie, l'usage de l'ellipse se généralisera pour devenir un lieu commun de l'architecture baroque et rococo.

Avant cela, le Bernin a réalisé, pour l'abside de la basilique Saint-Pierre, la chaire de saint Pierre (Cathedra Petri), ajoutant un chef-d'œuvre de plus à la liste déjà longue. L'œuvre est un reliquaire contenant la cathèdre paléochrétienne, portée par les statues monumentales des quatre pères de l'Église, symboles de la sagesse et de la connaissance qui soutiennent l'autorité papale. L'originalité est ici de situer le siège de l'évêque (et le pape, successeur de saint Pierre n'est autre qu'un éque parmi d'autres dans une longue lignée, en théorie appelé à s'asseoir sur la chaire du premier évêque de Rome) en hauteur, comme inaccessible, inatteignable, affirmant indirectement la suprématie de Rome sur les autres patriarcats.

De 1658 à 1678, il travaille à l'édification de l'église Saint-André du Quirinal dont le plan elliptique servira de modèle pour nombre d'églises baroques par la suite. Le Bernin, qui a beaucoup contribué à l'embellissement ou la complétion de bâtiments existants et peu construit d'édifices dans leur totalité considère cette église comme son chef-d'œuvre architectural.

Le Bernin est un artiste de réputation internationale et, dès 1664, Colbert l'invite en France pour le compte de Louis XIV qui doit faire pression sur le pape pour qu'il libère son architecte préféré, lequel part pour Paris en avril 1665 pour travailler sur la restructuration du Louvre. Reçu comme un prince, il réalise alors un buste du roi, mais aucun de ses projets de façade pour le Louvre ne sera retenu, marquant le début du déclin de l'influence italienne sur l'art architectural français. On lui préfère le projet de Claude Perrault. La statue équestre du roi, qu'il avait proposée lors de son séjour en France, et qui sera réalisée quelques années plus tard à Rome, sera livrée, mais « exilée » dans un coin peu prestigieux du parc de Versailles. On n'ignore rien des détails de son séjour à Paris grâce à la relation précise qu’en a faite Paul Fréart de Chantelou.




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Château de Versailles, salon de Diane, buste de Louis XIV, Bernin (1665)


Il retourna à Rome dès octobre 1665. Comme pour Urbain VIII, il réalise le tombeau d'Alexandre VII avec les allégories de la Charité, de la Vérité devant la Prudence et la Justice avec une porte qui symbolise le passage vers l'au-delà.




Dernières années



Sous Clément IX, Le Bernin réalise une série d'anges pour le pont Saint-Ange de Rome. De cette série, seule une statue est de la seule main du Bernin laquelle est aujourd'hui conservée en la basilique Sant'Andrea delle Fratte.

Il s'attaque une ultime fois au thème de l'extase avec celle de la bienheureuse Ludovica Albertoni terminée en 1674.




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Extase de la bienheureuse Ludovica Albertoni (1675), église San Francesco a Ripa, Rome


Il meurt à Rome en 1680 et est enterré dans la basilique Sainte-Marie-Majeure.

Deux ans après sa mort, la reine Christine de Suède, alors en exil à Rome, commande sa biographie à Philippe Baldinucci (La Vie du chevalier de Bernin).





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MessageSujet: Re: Agenda   Agenda Icon_minitimeLun 12 Déc 2022 - 12:06

= Lundi 12 décembre =

= Image du jour =

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 Pierre Tal Coat  - Paysage d'Hiver

= Naissances =

1773 : Robert Surcouf, corsaire français († 8 juillet 1827).

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1791 : Marie-Louise, archiduchesse d'Autriche, deuxième épouse de Napoléon Ier († 17 décembre 1847).

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1821 : Gustave Flaubert, écrivain français († 8 mai 1880).

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1863 : Edvard Munch, peintre et graveur norvégien († 23 janvier 1944).

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Le Cri

1893 : Edward G. Robinson (Emanuel Goldenberg, dit), acteur américain († 26 janvier 1973).

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1905 : Pierre Tal Coat (Pierre Jacob, dit), peintre, graveur et illustrateur français († 11 juin 1985).

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Agenda Captu272

Clahors-Carnoet - 1905

1915 : Francis Albert « Frank » Sinatra, chanteur américain († 14 mai 1998).

Agenda 220p4899

The  Best of ...

https://www.youtube.com/watch?v=25HQlRAP_3w&t=101s

1933 : Emmanuel N'Djoké « Manu » Dibango, chanteur et musicien camerounais.(24 mars 2020)

Agenda 220p4900


= Décès =

1923 : Raymond Radiguet, écrivain français (° 18 juin 1903).

Agenda 260p2421

Portrait Man Ray

1946 : Renée Falconetti, actrice française (° 21 juillet 1892).

Agenda 80517_10

"Jeanne d'Arc "

2001 : Jean Richard, comédien et homme de cirque (°18 avril 1921).

Agenda -jean--richard-

2020 : John le Carré, auteur britannique de romans d'espionnage (° 19 octobre 1931).

= Quelques événements =

1096 (première croisade) : Godefroy de Bouillon arrive sur la mer de Marmara et ravage les environs de Selymbria.

1720 : la nomination de Félix Le Peletier de La Houssaye comme contrôleur général des finances accélère la banqueroute du système de Law.

1830 : lecture à Belgrade du décret de l'Empire ottoman qui reconnaît l'autonomie de la Serbie.

1901 : première liaison transatlantique par signal sans-fil entre Terre-Neuve et les Cornouailles par Guglielmo Marconi.

1913 : La Joconde, qui avait été volée au Louvre le 21 août 1911 par Vincenzo Peruggia, est retrouvée à Florence.

1925 : Reza Pahlavi devient chah d'Iran.

1961 : le jury de la cour d'assises de la Gironde acquitte Marie Besnard, « la Bonne Dame de Loudun », qui était accusée d'être une tueuse en série.

1969 : Attentat de la piazza Fontana à Milan marquant le début des « années de plomb » en Italie.



1981 : le gouvernement polonais décrète la loi martiale et interne les militants de Solidarność.

1999 : naufrage du pétrolier Erika affrété par TotalFina dans le Golfe de Gascogne, au large et au sud de la pointe de Penmarch (Finistère) ;  dix mille tonnes d'hydrocarbures souillent les côtes du sud de la Bretagne et celles de la Loire-Atlantique, de la Vendée et de l'île de Ré.

2008 : arrestation de Bernard Madoff, reconnu ultérieurement coupable d'une des plus grandes escroqueries de l'histoire.

2015 : adoption de l'Accord de Paris sur le climat, au Bourget, à l'occasion de la Conférence de Paris sur le climat (COP21).

2019 :au Royaume-Uni, élections législatives , afin de renouveler pour cinq ans les 650 membres de la Chambre des communes. Elles sont remportées par le Parti conservateur de Boris Johnson.
2021 : la Nouvelle-Calédonie rejette son indépendance de la France lors d'un référendum d'autodétermination — le dernier prévu par l'accord de Nouméa — boycotté par les indépendantistes


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MessageSujet: Re: Agenda   Agenda Icon_minitimeMer 14 Déc 2022 - 15:38

1863 : Edvard Munch, peintre et graveur norvégien




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Edvard Munch, prononcé [muŋkÉcouter, né le 12 décembre 1863 à Ådalsbruk (Løten en Norvège) et mort le 23 janvier 1944 (à 80 ans) à Oslo, est un peintre et graveur expressionniste norvégien.
Edvard Munch peut, a posteriori, être considéré après l'exposition berlinoise de 1892, comme le pionnier de l'expressionnisme dans la peinture moderne. Il est très tôt réputé pour son appartenance à une nouvelle époque artistique en Allemagne et en Europe centrale. L'importance de son œuvre est aujourd'hui reconnue en Europe et dans le monde.
Les œuvres de Munch les plus connues sont celles conçues au début des années 1890, notamment Le Cri. Son œuvre ne connaît véritablement le succès dans les pays nordiques qu'à partir de 1909, grâce à la grande exposition rétrospective organisée par son ami Jappe Nilssen et par Jens Thiis, directeur de la galerie nationale d'Oslo. Le peintre absent est momentanément convalescent dans une clinique privée de Copenhague, après y être entré en état de dépression nerveuse, victime de troubles graves du comportement, physiques et nerveux, en 1908.
Ses techniques de prédilection sont essentiellement la peinture et la tempera sur carton. Il est aussi un pionnier de l'art accessible à tous, un art dévoilé, montré et non caché, dans les rues et les espaces publics, dans les divers lieux de nature.
Edvard Munch a toujours été captivé par les paysages de rivage du fjord d'Oslo, qu'il a découverts dans sa jeunesse par des chemins de terre, puis jeune artiste depuis la mer grâce à Hans Jaeger, capitaine affréteur de petits navires d'excursion et de cabotage de loisir. Quelques-unes de ses contrées sont devenues des lieux emblématiques de sa vie.


BIOGRAPHIE
Jeunesse
Edvard Munch naît, dans un corps chétif, le 12 décembre 1863 à Løten. Il n'est pas baptisé à la cathédrale Saint-Paul, mais à la maison car sa famille craint un refroidissement. Il grandit dans diverses localités aux mœurs disparates, mais assez proches de la capitale norvégienne, KristianaN 2. Son père, Christian Munch (1817-1889), est un médecin militaire aux revenus assez modestes, il est pourtant issu d'une famille bourgeoise, prestigieuse et puritaine, qui compte de grands historiens, artistes et fonctionnaires. Le frère du père est l'historien Peter Andreas Munch, le premier Norvégien qui a eu accès aux archives secrètes du Vatican. Une stèle commémorative romaine, inaugurée par Henrik Ibsen et une délégation norvégienne, a été dressée après sa disparition en 1864.
Edvard porte le prénom du grand-père de la lignée Munch.
Son père, Christian, doit constamment déménager pour accomplir méticuleusement sa fonction. Sa famille le suit docilement.
Sa jeune épouse, de vingt ans sa cadette, Laura Cathrine Bjølstad, est la fille d'une famille paysanne de riches agriculteurs, mais marquée par les stigmates de la tuberculose. Elle est attirée par la peinture et initie sa fille aînée, Johanne-Sophie, de tempérament plus calme que Edvard, le garçon turbulent, cadet d'une année. Éprouvée par cinq grossesses successives, elle meurt de la tuberculose. Son départ laisse la famille dans le désarroi, un mari veuf âgé de 50 ans, profondément religieux, parfois mystique et tourmenté, la fille aînée Sophie de 6 ans, Edvard qui n'a que 5 ans, le petit Peter Andreas de 3 ans, les bébés Laura Cathrine de 1 an et Inger, qui vient de naître.


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Autoportrait, 1882, Musée Munch.


Mais la sœur cadette de l'épouse morte, Karen Marie Bjølstad, qui n'a pas de dot conséquente et veut sortir de sa condition paysanne, s'empresse de reprendre le rôle maternel. Elle a le même tempérament artiste que la défunte mère. Et les plus grands enfants qui habitent en ce moment 30, rue Pilestradet dans la banlieue périphérique de Kristiana, reprennent leurs collages de papier, agrémentés de mousses et de feuilles, collectés lors de longues promenades vivifiantes.
La famille continue à vivre dans différentes banlieues, parfois ouvrières, parfois plus bourgeoises, parfois encore paysannes et misérables.
Edvard poursuit ses études secondaires à l'école de la cathédrale de Christiania. Il est toujours de santé fragile et de faible constitution, accablé de bronchites chroniques et de poussées fiévreuses durant son enfance, mais c'est sa sœur aînée Johanne Sophie (1861-1877) qui est la victime suivante en 1877 de la phtisie (une des formes de la tuberculose). Celle qui était la jeune artiste de la famille décède à 15 ans dans le fauteuil d'osier que gardera la famille, puis Edvard jusqu'à sa mort. Une plus jeune sœur, Laura Cathrine, est rapidement diagnostiquée comme souffrant de « mélancolie » (aujourd'hui dépression grave). Laura Cathrine (1866-1926) est internée à l'asile à vingt ans à cause de profondes névroses et y demeure sa vie durant. Des cinq enfants, seul son frère Andreas (1865-1895) devenu médecin, se marie, mais il meurt brusquement d'une pneumonie quelques mois après son mariage. Munch revient le plus souvent aux impressions de maladie, de mort et de tristesse. Inger (1868-1952) immortalisée dans ces jeunes années dans le tableau Ma sœur Inger exposé avec succès en 1885 à l'exposition universelle d'Anvers reste, comme Edvard, célibataire toute sa vie.
Le 8 novembre 1880, Munch écrit dans son journal : « Ma décision est arrêtée, je serai peintre. » Il a alors seize ans.




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art du paysage - Edvard Munch : Øvre Foss - 1880 - musée Munch, Oslo, Norvège




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Edvard Munch : Vue de Fossveien   - 1880 - musée d'Art de Lillehammer
               


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Karen Marie Bjølstad, 1888, Musée Munch.


Mais son père, patriarche autoritaire, le contraint à des études techniques d'ingénierie, tout en le laissant s'adonner à ce qu'il considère seulement comme un passe-temps. Il l'inscrit d'office à l'école technique de Christiana.




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Edvard Munch:  L'enfant malade - 1885-86


L'Enfant malade est une toile de jeunesse de Munch, réalisée dans la maison au no 1 de Schouss Plass, dans la banlieue ouvrière de Grünerløkka. Celle qui incarne la figure maternelle est la tante Karen-Marie Bjølstad (1839-1931). Une première brouille surviendra entre le neveu et la tante au fort caractère, lorsque le premier artiste griffe violemment la toile. Une seconde séparation beaucoup plus durable sur le plan affectif se place entre 1902 et surtout 1910, lorsque l'artiste commence à revenir plus fréquemment en Norvège, sa tante lui reprochant sa vie dissolue. Au point que l'artiste âgé n'assista aux obsèques de la tante, qui l'avait éduqué et élevé, qu'à courte distance de l'église et du cimetière, ne pouvant pas sortir de sa voiture.




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Séparation est une huile sur toile du peintre norvégien Edward Munch. C'est une oeuvre qui représente deux personnages: un jeune homme vêtu de noir, au 1er plan à gauche, qui serre sa main contre son coeur qui saigne. Au centre de la toile, légérement décalée vers la droite, une femme blonde part dans une direction opposée, la main droite montrant la route.

Les couleurs frappent par les effets de contrastes qu'elles créent. Le jeune homme est vêtu de deuil, tandis que la jeune femme est nimbée d'une robe longue et blanche. Si l'homme est dans une couleur de mort, la jeune femme apparaît comme un ange, un fantôme. L'oeil du spectateur est attiré par le rouge vif du buisson, devant le personnage masculin. Celui-ci semble en train de pleurer une séparation. Sa main contre son coeur rougit. Cet embrasement est repris par le buisson qui semble partager son chagrin.

Ainsi, Munch créé à faire passer au spectateur une impression de souffrance. Le pathétique est relayé par l'attitude de l'homme, les yeux fermés, qui semble pleurer la femme qui s'éloigne. L'impression est donc assez angoissante. On imagine un déchirement intérieur, une tragédie intime vécue sur le registre de la violence.


Réalisme


Munch étudie deux années à l'école technique avant de se consacrer très sérieusement à l'art. Désertant les mathématiques, malgré les colères et exhortations de son père consterné, il étudie les anciens maîtres, s'associe à un petit groupe d'étudiants en peinture désargentés qui louent un modeste atelier proche de la rue Karl Johann, suit le cours de dessin de nu à l'école royale de dessin et obtient pendant un temps la correction du plus grand naturaliste norvégien de l'époque, Christian Krohg. Ses premières œuvres sont imprégnées du réalisme français et, rapidement, il se révèle comme un grand talent. Christian Krohg et ses amis, Erik Werenskiold et Frits Thaulow, pressentant un probable grand artiste, parviennent à lui faire octroyer une première bourse d'études par le ministère. En 1885, Munch est admis à l'école royale de design.

En 1885, Munch effectue un court séjour à Paris. Cette même année, il commence son travail sur un tableau décisif, L'Enfant malade. Pour Munch, il s'agit de sa sœur aînée Sophie qu'il nomme également Berta et Maja, dans des délires fiévreux. Il travaille longtemps sur ce tableau, à la recherche d'une « première impression » et d'une expression picturale satisfaisante pour transcrire une expérience personnelle douloureuse. Il renonce à l'espace et à la forme plastique et opte pour une composition rappelant une icône. Il dira : « Avec L'Enfant malade, je me suis ouvert un nouveau chemin, une brèche a été percée dans mon art. La plupart de mes œuvres ultérieures doivent leur existence à ce tableauN 3un séjour en 1889, il apprend par hasard à Paris dans un journal norvégien la mort de son père. Il se souvient alors que celui-ci, requis par un patient, avait finalement réussi à se libérer pour lui crier son nom et lui adresser par geste un ultime salut, un père minuscule et au crane chauve s'éloignant sur le quai tel qu'il le vit depuis le haut pont du navire.




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Edvard Munch - Nuit d'été, Inger sur la plage (1889)


Les œuvres principales des années suivantes sont moins provocantes par leur forme. Inger à la plage, en 1889, montre l'aptitude de Munch à la représentation d'atmosphère lyrique, dans la même veine que le néoromantisme de l'époque. Il peint ce tableau à Åsgårdstrand (en), une petite ville du littoral des alentours de Horten. Le littoral très sinueux, caractéristique de cette région, se retrouve comme leitmotiv significatif dans de nombreuses compositions de Munch.



Christiania-Bohème

En 1889, il peint notamment le portrait de l'auteur norvégien du roman Scènes de la Bohème de Kristiania, son ami Hans Jæger. La fréquentation dans la seconde moitié des années 1880 de Jæger et de son cercle d'anarchistes radicaux marque un tournant décisif dans la vie de Munch, et est la source d'une mutation et d'un conflit interne. C'est à cette époque que commence sa vaste production biographique littéraire, qu'il reprendra à plusieurs moments de son existence. Ces premiers dessins fonctionnent comme des « consultations » des différentes motivations centrales des années 1890. En accord avec les idées de Jæger, il veut retranscrire par une capture la plus proche et la plus fidèle possible les affres et les ennuis de la vie moderne : il veut « peindre sa propre vie ».



France


Lors de son premier séjour à Paris, en 1885, Edvard Munch a l’occasion d’étudier les collections du Musée du Louvre et ainsi, de voir les œuvres des grands maîtres. C’est aussi durant ce voyage qu’il se rend au Salon, où les créations de ses contemporains sont exposées. Il explore ainsi la scène artistique de son époque. Il découvre également l'héritage artistique classique.  

À l'automne 1889, Munch a droit à une grande exposition de ses œuvres à Christiana, où l'État lui accorde une bourse d'artiste pour trois ans. Paris, où il devient pour un moment l'élève de Léon Bonnat, est une destination logique. Mais l'impulsion la plus importante, il la ressent en s'orientant dans la vie artistique de la ville. C'est à cette époque que perce un mouvement post-impressionniste avec plusieurs expériences anti-naturalistes. Cela a pour effet de libérer Munch.

Citation :
« L'appareil photo ne peut pas concurrencer le pinceau et la palette, écrit-il, tant que l'on ne peut pas l'utiliser au Paradis ou en Enfer. »

Peu après son arrivée à Paris, Munch reçoit la nouvelle de la mort de son père. C'est dans ce contexte que l'on interprète souvent la solitude et la mélancolie de son tableau, Nuit (1890). L'intérieur sombre avec la seule figure à la fenêtre est totalement dominée par les tons bleus, une peinture « ton sur ton » qui rappelle les accords de couleurs nocturnes de James McNeill Whistler. Cette œuvre moderne et unique est aussi une expression de la « décadence » des dernières années du xixe siècle.




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Nuit à Saint-Cloud (1890).


Lors de son exposition de l'automne 1891 à Christiana, Munch montre entre autres de la mélancolie. Dans ses tableaux dominent les grandes lignes courbes et les zones de couleurs homogènes, une simplification et une stylisation utilisée par Paul Gauguin et les synthétistes français. « Symbolisme — la nature a été formée dans une ambiance morale », écrit Munch.

À cette époque, il réalise les premières esquisses de son œuvre la plus connue, Le Cri. Il peint également une série de tableaux dans un style impressionniste et pointilliste, avec pour sujets la Seine ou l'avenue centrale de Christiana, Karl Johans gate. Mais ce qui intéresse surtout Munch, ce sont les impressions de l'âme et non celles des yeux.


Allemagne


À l'automne 1892, Munch présente les fruits de son séjour français. À la suite de cette exposition, il est invité par l'Union artistique berlinoise (Berliner Kunstverein), où ces mêmes œuvres doivent être exposées à l'Architektenhaus. Mais cela finit par un cauchemardesque succès de scandale. Le public et les vieux peintres accueillent Munch comme une provocation anarchiste, et l'exposition est fermée à cause de ces protestations.

Munch s'est ainsi fait un nom à Berlin lorsqu'il se décide à y rester. Il entre dans un cercle de littérateurs, artistes et intellectuels où les Scandinaves sont fortement représentés. On y retrouve, entre autres, le dramaturge suédois August Strindberg, le sculpteur norvégien Gustav Vigeland, le poète polonais Stanisław Przybyszewski, l'écrivain danois Holger Drachmann et l'historien de l'art allemand Julius Meier-Graefe. On y discute de la philosophie de Nietzsche ainsi que d'occultisme, de psychologie et des côtés sombres de la sexualité.




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Edvard Munch, Rouge et blanc (1899-1900), huile sur toile

Lorsque Munch évoque l’amour, c’est rarement dans la sérénité : la femme devient parfois presque vampire, c’est d’ailleurs le titre d’un tableau. Ainsi la voit-il dans une œuvre où il la peint, enserrant de sa longue chevelure rousse le corps d’un homme devenu prisonnier ; la femme est ici séductrice mortifère. Sa peinture émotionnelle est inspirée parfois de ses lectures de Nietzche, réalisée avec la plus grande liberté. Mais il ne délaisse pas la couleur, lumineuse, parfois stridente à côté d’atmosphères plutôt lugubres, exécutées en un dessin lisible ou plus informel. Avec ampleur, il pose la couleur en longues touches dynamiques esquissant la forme d’un corps, d’un arbre et l’on retrouve toujours la même puissance expressive, l’inquiétude, la mélancolie, un éternel questionnement.




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" Les trois âges de la femme "



En décembre 1893, Munch expose sur l'avenue Unter den Linden. Il présente entre autres six peintures sous le titre Étude en une série. L'Amour. Cela marque le début de ce qui deviendra le cycle La Frise de la Vie (Lebensfries), « un poème sur la Vie, l'Amour, la Mort ». On y retrouve des motifs saturés d'ambiance (stimmungsgesättigt), comme La TempêteClair de lune et Nuit étoilée, où l'on peut sentir l'influence du Germano-Suisse Arnold Böcklin. D'autres motifs éclairent le côté nocturne de l'amour, comme Rose et Amélie et Vampire.



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Le Cri (1893).- 

Le Cri (en norvégien : Skrik) est une œuvre expressionniste de l'artiste norvégien Edvard Munch dont il existe cinq versions (deux peintures, un pastel, un au crayon et une lithographie) réalisées entre 1893 et 1917. Symbolisant l'homme moderne emporté par une crise d'angoisse existentielle, elle est considérée comme l'œuvre la plus importante de l'artiste. Le paysage en arrière-plan est le fjord d'Oslo, vu d'Ekeberg. L'une des cinq versions a été vendue par Sotheby's à New York pour un montant de 120 millions de dollars. Elle détient ainsi, le 2 mai 2012, le record de vente d'une peinture aux enchères. Elle est aujourd'hui, la cinquième plus chère œuvre vendue aux enchères

Il ne faut pas réduire l’artiste norvégien au Cri, l’un des plus célèbres tableaux au monde.  La richesse d’une œuvre qui ne peut se résumer à ce symbole ultime de l’angoisse, devenu une image iconique de la pop culture. Une œuvre profondément marquée par les drames personnels et la nature dépressive de Munch (on prononce « Mounk »).





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Soirée sur l’avenue Karl Johan, 1892, huile sur toile - 



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Vampire (1893).


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La Madone (1894).



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Anxiété (1894), œuvre ayant des similitudes avec Le Cri.


Plusieurs tableaux ont la mort comme thème, et le plus marquant est La Mort dans la chambre de la malade. Dans cette composition se remarquent notamment les dettes de Munch envers les synthétistes et les symbolistes français. Avec ses couleurs crues et blafardes, le tableau montre une scène figée, comparable au tableau final d'une pièce d'Ibsen. La scène rappelle la mort de sa sœur Sophie, et toute la famille est représentée. La mourante, assise dans un fauteuil, est représentée de dos, mais attire le regard sur le personnage qui représente Munch lui-même.

L'année suivante, la frise continue avec des tableaux comme La PeurCendresMadoneSphinx ou Les Trois Âges de la femme, un tableau monumental totalement dans l'esprit du symbolisme. En commun avec Meier-Graefe, entre autres, Przybyszewski réalise en 1894 la première publication sur l'œuvre de Munch. Il la décrit comme « réalisme psychique ».




Retour en France

En 1896, Munch abandonne Berlin pour Paris, où séjournent notamment August Strindberg et Meier-Graefe. Il se concentre de plus en plus sur les moyens graphiques, aux dépens de la peinture. À Berlin, il avait commencé avec la gravure à l'eau-forte et la lithographie ; il réalise maintenant en collaboration avec le célèbre imprimeur, Auguste Clot, des lithographies en couleurs et sa première gravure sur bois. Il prévoit aussi la production d'une frise sous le nom Le Miroir. Sa maîtrise souveraine des moyens graphiques et sa grande originalité artistique font qu'il est aujourd'hui reconnu comme un classique des arts graphiques.
Il réalise deux affiches de programmes pour deux pièces de Henrik IbsenPeer Gynt et John Gabriel Borkman, montés et joués au théâtre de l'Œuvre, tandis que l'illustration des Fleurs du mal de Baudelaire reste inachevée.
De retour en Norvège en 1898, il réalise les illustrations d'une édition spéciale du journal allemand Quickborn, avec des textes d'August Strindberg. Il achète une maison à Asgårdstrand. Il fait la connaissance de Tulla Larsen, avec laquelle il entreprend, en 1899, un grand voyage : Paris, Nice, Berlin, Florence et Rome. À Paris, il habite au no 32, rue de la Santé, dans le 14e arrondissement.


Belle Époque

À la Belle Époque, Munch essaie de finir sa frise. Il peint une série de nouveaux tableaux, certains dans des formats plus grands, partiellement empreints de l'esthétique du Jugendstil. Pour le grand tableau, Métabolisme (1898), il réalise un cadre en bois aux reliefs sculptés. Il reçoit d'abord le nom de Adam et Ève et occupe la place centrale du mythe du péché originel dans la philosophie pessimiste de l'amour de Munch. Des œuvres comme La Croix vide ou Golgotha (toutes deux de 1900) reflètent une orientation métaphysique de l'époque et sont également un écho de la jeunesse de Munch dans un milieu piétiste.


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Métabolisme par Munch, Edvard (1863-1944). Huile sur toile, taille : 175x143


Une relation amoureuse épuisante à cette époque conforte Munch dans le fait de vivre l'art comme une vocation.
La Belle Époque est une phase ininterrompue d'expériences. Un style décoratif et vif se manifeste, influencé par l'art des nabis, notamment de Maurice Denis. Déjà en 1899, Munch peint La Danse de la vie, tableau qui peut être résumé comme une « monumentalisation » personnelle et audacieuse de ce style décoratif. Une série de paysages du fjord de Christiana, études délicates et décoratives de la nature, sont considérées comme le paroxysme du symbolisme nordique. Il peint Les Filles sur le pont, tableau classique chargé d'émotions, pendant l'été 1901 à Åsgårdstrand (en).


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Les Filles sur le pont (1901).



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MessageSujet: Re: Agenda   Agenda Icon_minitimeMer 14 Déc 2022 - 17:23

1863 : Edvard Munch, peintre et graveur norvégien



SUITE..............................


Succès et crise


Au début du xxe siècle, Munch était en position de construire une véritable carrière européenne. En 1902, il présente pour la première fois, à l'exposition de Sécession à Berlin, la frise dans son intégralité. Une exposition de Munch à Prague influence de nombreux artistes tchèques.

En 1902, il acquiert une maison jaune dans le modeste village de pêcheurs de Asgårdstrand. Il y vit maritalement avec une dame de la haute société, Tulla Larsen, au grand dam de sa tante. Il achète un premier appareil photographique de marque Kodak. Il expérimente avec avidité les diverses techniques adaptées à la reproduction graphique, des matériaux supports aux langages artistiques. Il fréquente depuis plusieurs années déjà le laboratoire d'Auguste Clot, où il a pu croiser Henri de Toulouse-Lautrec.

Mais sa vie personnelle n'est pas simple : dans la nuit du 11 au 12 septembre 1902, au cours d'une scène violente avec Tulla Larsen, il se retrouve blessé d'un coup de revolver à la main gauche. Sa maîtresse Tulla, par jeu érotique, a feint d'avoir succombé à une dose de morphine et s'est abandonnée étendue dans un cercueil entouré de bougies. L'émotion en face de cette vision submerge l'artiste instable, mais quand il redevient lucide, la mise en scène macabre et grossière le fait éclater en une violente colère. La dispute laisse place à un véritable combat armé entre les deux amants protagonistes.




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Les Quatre Fils du docteur Max Linde (1904).



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                                                                                                     Portrait caricatural de Tulla, Edvard Munch, 1905



Après un voyage en compagnie de Hans Jaeger, itinérance en Belgique entre casinos qui se révèle, à la suite d'excès d'alcool, de filles en fleur et de jeux, désastreuse pour ses propres finances, il part seul s'installer à Berlin dans un atelier sis au 82 de la Lutzowstraẞe.

Les portraits, souvent en pied, prennent une place de plus en plus importante dans son œuvre. Le portrait de groupe Les Quatre Fils du docteur Max Linde (1904) compte parmi les plus grands chefs-d'œuvre du portrait moderne. Pourtant en 1904, il quitte la maison du collectionneur et ophtalmologue, Max Linde à Lubeck, en mauvais termes avec ce dernier mécène fortuné. La cause de la dispute est la principale réalisation demandée : n'a-t-il pas décoré les murs de la chambre des quatre fils du docteur de peintures comportant d'étranges rencontres érotiques et suggestives, ruisselantes de femmes et de fleurs ?

En 1906, il fait les décors de la pièce Les Revenants de Max Reinhardt. Le tableau La Mort de Marat (1907) laisse apparaître la hantise de la mort de l'artiste, et ses réactions marquées par l'alcool, les drogues et la fatigue restent imprévisibles.




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Friedrich Nietzsche (1906).


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" Le chêne " - ( ou l'Esprit d'une âme tourmentée )


En 1908, après sa rupture avec une violoniste anglaise, modèle du peintre Matisse, surnommée Eva Mudocci, il se rend à Copenhague, mais il est désormais constamment alcoolisé. Souffrant de dépression nerveuse et d'hallucinations, il se laisse interner dans la clinique privée du docteur Jacobson. Il subit une électrothérapie énergique, avec des bains d'eau salée, d'acide carbonique et de lait. Il séjourne de plus en plus paisiblement pendant plus de six mois à Copenhague, retrouvant des activités apaisantes ; une photographie le montre en train de tricoter dans le jardin et sa chambre privée se transforme en atelier d'artistes. Il fait le portrait de son médecin, expérimente les techniques photographiques, tient ses carnets de créateur et rédige à nouveau son journal intime.

Fin 1908, il est promu chevalier de l'ordre de Saint-Olaf, alors que se prépare une grande exposition d'une centaine de ses toiles à Kristiana. En 1909, la Nasjonalgalleriet qui a coorganisé l'exposition lui achète cinq œuvres majeures.




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Hommes au bain (1907).


En 1912, à l'occasion de l'exposition internationale du Sonderbund à Cologne, une salle entière lui est consacrée.

De 1914 à début 1917, après plusieurs années de choix et de discussions avec les autorités norvégiennes qui l'avait présélectionné dès 1909, il conçoit d'abord dans son atelier en plein air, à Kragerø, et réalise seul les immenses peintures à l'huile qui ornent l'aula de l'université de Kristiana. La frise à base d'allégorie de disciplines et de paysages de nature est peinte in situ de 1916 au début 1917. Elle marque un des premiers visiteurs de marque, le compositeur Richard Strauss qui y donne deux concerts en mars 1917.




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Le Tronc jaune

Edvard Munch - musée Munch



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La tempête

Dans le crépuscule bleu rougeâtre d'une nuit nordique estivale, une forte tempête fait pencher les arbres sur la gauche1. La maison en arrière-plan est éclairée à l'intérieur, la couleur jaune est en partie grattée, pour augmenter la luminosité. Sur la plage, au premier plan, figure un groupe de femmes vêtues de robes de couleurs différentes ; leurs corps ne sont qu'esquissés. Légèrement à gauche du centre, une femme seule en robe blanche se détache du groupe et se dirige vers le mole. Toutes ont les mains sur les oreilles pour résister à la tempête

En 1916, Munch achète sa confortable maison et propriété d'Ekely à Skøyen, près d'Oslo. Il y mène une existence solitaire mais apaisée et honorée, et continue à peindre. Fortune faite, il ne cesse de multiplier des achats fonciers sur les terres à proximité des rivages du fjord d'Oslo. Soucieux de les protéger, il prend ainsi possession de ces paysages entre ville et campagne, marqueterie de forêts, prairies et rivages marins marqués par des amers ou rochers géants, terres d'entre-deux qu'il adore depuis son enfance. Ainsi, il déploie son activité créatrice à Hvitsten, Kragerø, Grimsrød, Alerud, Asgårdstrand ou Ekely. Il fait élever des palissades en bois et, en plein air, expose ses toiles et cartons. Il peint parfois au milieu d'un paysage de neige, entouré de toiles suspendues aux arbres ou accrochées aux parois de bois ou entassées dans une loge de terre… Tout se passe comme s'il voulait fixer l'art dans la nature et le lieu de vie des hommes et des bêtes.




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"Près du lit de la mort ( fièvre )"
près du lit de la mort est une peinture de style expressionniste de 1915 du peintre norvégien edvard munch ( 1863-1944 ) . Il est dessiné à bord en utilisant la technique du pastel et basé sur le genre de peinture et il mesure 60 par 80 centimètres . Le tableau ressemble à un homme malade allongé sur le lit dans la fièvre et est censé quitter son âme . Les gens autour de lui prient dieu . Il exprime la douleur et la souffrance de l'être humain auxquelles il est confronté à l'approche de la mort . le lit de l'homme malade est représenté comme le lit de la mort dans le tableau .



En 1927, avec une caméra, il s'essaie à ses premiers courts-métrages.

Vers 1930, il a des problèmes oculaires (hémorragie du vitré) avec la vision de corps flottants importants qu'il a représentés dans certains de ses tableaux.

Dans les années 1930 et au début des années 1940, les nazis jugent son œuvre « art dégénéré » et retirent officiellement, en 1937, 82 tableaux de Munch exposés dans les musées allemands. Le peintre norvégien sera profondément remué par cette situation, lui qui était antifasciste mais considérait l'Allemagne comme sa seconde patrie.


Décès


Edvard Munch meurt à Ekely (de), dans sa propriété près d'Oslo, l'après-midi du 23 janvier 1944, des suites d'une pneumonie, un mois et quelques jours après ses 80 ans. Il avait fait don à la mairie d'Oslo après l'invasion allemande, le 18 avril 1940, de la plus grande partie de sa collection personnelle, environ un millier de tableaux, 4 500 dessins et aquarelles et six sculptures. Le legs définitivement finalisé en 1944 comprend aussi la totalité de l'œuvre graphique, photographique et cinématographique, les collections personnelles (cartes postales, livres, revues), ainsi que les propriétés et les biens fonciers, c'est-à-dire les maisons, les résidences secondaires et les terrains de l'artiste.

Paradoxalement, ses funérailles sont une grande commémoration publique orchestrée en fanfare par les autorités nazies norvégiennes, suivie de festivités et beuveries populaires en l'honneur du grand homme sous l'égide de la croix gammée.



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Edvard Munch dans le jardin de la villa Lindesche à Lübeck (1902).




Peinture


L'artiste, au-delà de ses dessins, peintures, aquarelles, sculptures, laisse plus de treize mille pages manuscrites, partagées entre journaux intimes, correspondances, carnets de création artistique et annotations, notes et croquis commentés parfois sur feuilles volantes7. Les manuscrits sont environnés ou mêlés indissociablement de couleurs, de dessins et d'esquisses. Tout se passe comme si les mots qui n'existent pas ou pas suffisamment dans l'esprit de l'auteur laissent place au dessin, au croquis, à l'art de représenter… de façon à dépasser les limites de la représentation ordinaire. Les phrases sont rares et concises, sans ponctuation mais avec des tirets qui suggèrent des pauses ou omettent des développements marqués d'évidence. Il s'agit d'un « flux de conscience », très similaire au monde de la création de Joyce, de micro-vagues d'émotion, d'expressions poussées par scansion, où l'art du design ou du dessin apparaît autour, sous ou dedans, le texte signifiant.

Cette écriture trop pleine de significations et de figurations esthétiques a été parfois décriée comme celle d'un fou ou, à défaut, comme une folie créatrice en mouvement. Même si Edvard s'exprime souvent à la troisième personne du singulier en parlant de lui, cette écriture lucide et remarquablement illustrée cartographie un état mental en bonne santé. Par contre, la part la plus sombre de l'artiste reste bien dans son travail de destruction parfois systématique de ses tableaux, car parfois, en les exposant aux intempéries ou en les amassant dans des endroits impensables, c'est-à-dire en leur faisant subir l’hestekur, ou « traitement de cheval », l'artiste semble attendre un jugement de Dieu, alors que leur sauvegarde providentielle ne provient que d'un positionnement chanceux ou d'une protection hasardeuse.

Le Cri (Skrik1893) est probablement son œuvre la plus connue. Comme dans le cas de beaucoup de ses œuvres, il en a peint plusieurs versions (cinq) possédées par des collectionneurs. Le Cri est une pièce de la série La Frise de la Vie, que Munch a assemblée au tournant du siècle ; il traite d'une manière récurrente des thèmes de la vie, de l'amour, de la peur et de la mort.

La collection la plus importante de ses œuvres se trouve au Munchmuseet (le musée Munch) à Tøyen (en) (quartier résidentiel du centre d'Oslo). Quelques-unes de ses peintures se trouvent à la Nasjonalgalleriet, la galerie nationale d'Oslo. Le bar Dagligstuen de l’Hôtel Continental d'Oslo possède de nombreuses impressions.

Une version du Cri et une version de La Madone ont été volées le 22 août 2004 au musée Munch d'Oslo. Ces deux tableaux, estimés à l'époque à environ 100 millions de dollars, ont été retrouvés par la police norvégienne, le 31 août 2006. Le 2 mai 2012, une des versions du Cri a été vendue à 107 millions de dollars (119,9 millions frais compris) ce qui en fait, à l'époque, l’œuvre d'art la plus chère du monde.





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Munch avec le portrait de Jappe Nilssen par Aksel Waldemar Johannessen (no).






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