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Message par Kationok Ven 3 Mar 2023 - 18:27

1864 : Victor Charreton, peintre français


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Victor Léon Jean Pierre Charreton né à Bourgoin (Isère) le 2 mars 1864 et mort à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) le 26 novembre 1936 est un peintre français.



BIOGRAPHIE


Victor Charreton grandit dans une famille aisée. L’artiste manifeste très tôt un goût pour la poésie et la peinture. Ses études de droit le conduisent au métier d’avoué à la cour d'appel de Lyon. En 1893, il épouse Elmy Chatin, fille d'un entrepreneur du Puy-de-Dôme.
Victor Charreton débute au Salon de la Société lyonnaise des beaux-arts de 1894. En 1902, il vend son étude pour se consacrer entièrement à la peinture.




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Les toits de Murols




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Neige fondante, Auvergne (vers 1899), New YorkBrooklyn Museum.


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Victor Charreton (1864-1937) - Le chemin dans l’ombre, neige, 1911

Un Maître du paysage

Victor Charreton fait partie de cette génération d'artistes de l'école française qui s'est consacrée complètement au paysage après les impressionnistes. Il peint sur le motif retenant les lieux qui lui parlent suivant les saisons, de la lumière et des couleurs. L'Auvergne, la Bretagne et la Provence lui sont ainsi tout spécifiquement chères sans oublier le sud de l'Europe et le Maghreb où il eut l'occasion de séjourner. Il manifeste une véritable préférence pour les paysages d'hiver auvergnats. Ses paysages printaniers et automnaux explosent quant à eux de couleurs. L'Église de Murol et le givre, De la terrasse de Saint-Amand-Tallende en automne, Les champs vus du jardin d'Eugénie, Neige sur le bassin, sont quelques titres de ses toiles significatifs de sa recherche picturale.

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rue de Chamalières sous la neige
Quels sont ses outils de prédilection ?
Le peintre utilise le pinceau, la brosse et le couteau. Il pratique souvent la réserve, volontairement, il laisse visible des parties de la toile. Cela donne des points plus clairs et allège l'impression picturale. C'est un coloriste admirable, un magicien de la couleur, amoureux de l'Auvergne, de ses chataigniers flamboyants et de cette neige qui n'est jamais blanche.

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Hiver - La fontaine


Le paysagiste


Victor Charreton fait partie de cette génération d'artistes de l'école française qui s’est consacrée totalement au paysage à la suite des peintres impressionnistes. Il peint sur le motif retenant les lieux qui lui parlent en fonction des saisons, de la lumière et des couleurs. L'Auvergne, la Bretagne et la Provence lui sont ainsi tout particulièrement chères, sans oublier le sud de l'Europe et le Maghreb où il eut l'occasion de séjourner. Il manifeste une prédilection pour les paysages d'hiver auvergnats. Ses paysages printaniers et automnaux explosent quant à eux de couleurs.







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Victor Charreton (1864-1937) "Avril en Auvergne, la Conversation"




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Victor Charreton (1864 - 1937) - Eveil, l'aube au jardin




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Matin de printemps







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Les hortensias




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Victor Charreton ( 1864-1936 ) appartient à une génération d'artistes qui se sont consacrés au paysage , tout comme les impressionnistes avant eux, en prêtant attention à l'influence des saisons, de la lumière et des couleurs. En outre, il a beaucoup voyagé et avec sa femme, il a visité l'Italie, l'Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique, l'Angleterre, l'Espagne et le Maroc.

Son évolution tend vers une utilisation de couleurs plus riches et plus vives, notamment dans les mauves et les violets qui caractérisent son style. Victor Charreton est célèbre pour ses paysages et ses natures mortes, partageant souvent des préoccupations impressionnistes tout en essayant de capturer les effets momentanés de moments spécifiques de la journée ou des saisons, au coucher du soleil ou dans un paysage enneigé.




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Dans le jardin fleuri







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Victor CHARRETON (Château de Bourgoin 1864 - Clermond Ferrand 1936)


Jardin en France














 Lors de sa visite du Salon d'automne de 1933, Michel Florisoone le situe aux côtés de Maurice AsselinGaston BalandeJean Fernand-TrochainTristan KlingsorRobert LotironPaul-Émile PissarroRaymond ReneferRené SeyssaudHenri Vergé-Sarrat et Jules Zingg, au sein de « l'immuable phalange des paysagistes amoureux des frondaisons et des rivières ».

L'Église de Murol et le givreDe la terrasse de Saint-Amand-Tallende en automneLes Champs vus du jardin d'EugénieNeige sur le bassin, sont quelques titres de ses toiles significatifs de sa recherche picturale.




L'École de Murol


Victor Charreton a conseillé et influencé de nombreux peintres dont René Monteix. L'Auvergne le séduit par l'âpreté de ses paysages et la luminosité de ses couleurs. Avec le peintre Léon Boudal, curé de Murol, il fonde l'École de Murol qui attire de nombreux artistes de tous horizons, séduits par ce néo-impressionnisme qui exprime si bien la simplicité crue et la lumière des paysages auvergnats.








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A Murols







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CHARRETON Victor (1864-1936) - Paysage d'automne




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Auvergne en automne




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Côte d'Azur - L'Esterel






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" Jardin d'Alger " ( Le peintre a voyagé )










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Message par Shaliby Sam 4 Mar 2023 - 10:25

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Message par Kationok Sam 4 Mar 2023 - 11:02

Bonjour Shaliby,
c'est très gentil à toi de réagir !
J'essaie de faire pour le mieux; parfois pour certains peintres, il est difficile
de pouvoir placer des images...............mais ? J'adore cela; la peinture est un
très beau sujet, et merci à toi de nous faire connaitre souvent des peintres que
nous n'avions jamais, ou peu vus !
J'espère que tu vas bien ? Bon week-end à toi aminaute.....


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Message par Kationok Sam 4 Mar 2023 - 17:32

1803 : Alexandre-Gabriel Decamps, peintre, dessinateur, graveur et lithographe français 


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Alexandre-Gabriel Decamps, né à Paris le 3 mars 1803 et mort à Fontainebleau le 22 août 1860, est un peintre et graveur français, l'une des grandes figures du romantisme. Une partie importante de son œuvre est conservée au musée du Louvre à Paris, au musée Condé de Chantilly et à la Wallace Collection de Londres.


BIOGRAPHIE

Enfance et formation

Né à Paris d'une famille d'origine picarde, Decamps passe en compagnie de ses frères trois ans de sa jeunesse à Arsy, où son père l'a envoyé afin de faire « l'apprentissage de la vie rustique », selon la lettre autobiographique que l'artiste adresse, en 1854, au docteur Louis Véron. Outre le goût de la nature, il en garde un intérêt pour le dessin suscité au contact des petits paysans qui taillaient par jeu d' « informes figures de craie », mais « le génie ne se révéla pas ».


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Mendiante à la porte d'une église


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Les Sonneurs (1841), Parismusée du Louvre.


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Le rémouleur

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cour de ferme rustique à Fontainebleau




À la mort de son père, en 1816, il retourne à Paris et entre dans l'atelier d'Étienne Bouhot, un peintre d'architecture auprès duquel il essaie de se former. Il le quitte en 1818 pour étudier sous la houlette du peintre Abel de Pujol, un tenant de la doctrine académique. Livré à lui-même, « sans direction » ni « théorie », il quitte déçu l'atelier du maître et s’engage dans une carrière d’artiste indépendant. Loin de l'académisme, il trouve son inspiration dans les faubourgs de Paris et les villages de la banlieue, au contact des milieux populaires et du pittoresque de la vie parisienne. Parallèlement, il s'exerce au Louvre à l'école des grands maîtres flamands et hollandais, vouant une admiration particulière pour Rembrandt, « le plus extraordinaire des peintres » (Lettre au docteur Véron).


Les premiers succès

Decamps fait ses débuts comme peintre de genre. En février 1825 est invité à une chasse à courre dans l'Oise chez son protecteur, le baron d'Ivry au château d'Hénonville. Il y fait une étude Le vieux garde-chasse Gassois à Hénonville conservée au MUDO - Musée de l'Oise à Beauvais1. Puis il peint Chasseur au marais (1827), Les Janissaires (1827), marquant une attirance pour la nature et les sujets orientaux. Soucieux de perfectionner son art, il voyage en Suisse et dans le midi de la France (1824). Il expose pour la première fois au Salon en 1827 avec La Chasse aux vanneaux et Soldat de la garde du Vizir.
En 1828, il est envoyé en mission en Grèce en compagnie du peintre Louis Garneray, chargé de commémorer par un tableau la victoire de Navarin, et poursuit un périple qui le conduit à Constantinople, eAsie mineure (Smyrne) et au Moyen-Orient. Cette expérience sera décisive. Au cours de son séjour, il prend des notes, réalise des croquis et emmagasine les images avec lesquelles il façonnera à son retour sa vision de l'Orient, devenu une source profonde d'inspiration.
Au Salon de 1831, il expose avec succès sept toiles, dont Cadji Bey ou la Patrouille turque, dans laquelle il peint avec vivacité le chef de la police de Smyrne et ses gardes parcourant au pas de charge les rues de la ville. On observe l'extrême stylisation des figures, la vigueur du coloris ainsi que le contraste accentué entre les zones claires et les sombres. Ce tableau très remarqué valut à l'auteur une médaille de seconde classe, sa première distinction. Avec Cavaliers turcs à l'abreuvoir et Les mendiants (Salon de 1833), puis Corps de garde sur la route de Smyrne (Salon de 1834), il assoit définitivement sa réputation d’« inventeur de l'Orient ».



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cavaliers à l'abreuvoir


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un puits en Orient


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" Femmes au puits "




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" La caravane "


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" La patrouille turque "


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" La défaite des Cimbres "


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" Devant une mosquée turque "




Dans ses premiers essais, on pouvait remarquer sa prédilection pour la peinture des animaux, en particulier les chiens, que l'on retrouve avec L'Âne et les chiens savants et L'Hôpital des galeux (Salon de 1831). Il cultive une non moindre passion pour les singes, assimilés à des personnages humains, suivant une tradition héritée de Teniers et continuée par Chardin. Le Singe peintre ou Intérieur d'atelier (1833) wga.hu [archive] montre un singe savant en costume de cirque peignant un tableau placé devant lui ; il a l'air absorbé, presque méditatif. Au fond, un petit singe, le dos tourné, broie des couleurs. Dans cette mise en scène très réussie, Decamps portait un regard distancié sur son art. Il y aura aussi, dans la même veine, les singes musiciens, cuisiniers, boulangers, charcutiers, ouvriers, etc. Les Experts, tableau exposé au Salon de 1839, mérite une mention spéciale. Travestis en singes, ils imitent l'attitude des juges chargés d'estimer la valeur des œuvres. Façon pour l'auteur de dauber les vrais experts qui lui avaient refusé certaines pièces ? Cette « parodie spirituelle », exécutée avec brio, fut considérée comme l'une des meilleures toiles du maître.




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" Les Experts " ( singes )




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Un singe jouant du luth


Decamps sera-t-il connu comme le « peintre des singes », ainsi qu'il se désigne dans sa lettre au Dr Véron avec un humour teinté d'ironie amère ? En réalité, ce n'est pas la première fois qu'il usait de cette forme d'esprit si importante dans son œuvre : de 1827 à 1831, il s'était fait remarquer par ses dessins satiriques publiés dans Le FigaroL'Artiste, et surtout La Caricature, le journal de Philipon. Dans ses lithographies politiques, il avait fait preuve d'une ironie mordante qui lui valut alors une grande popularité.




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Couverture de " La Caricature " en 1833




Les années fécondes, 1831-1850




En 1834, Decamps envoie au Salon son œuvre la plus célèbre, La Défaite des Cimbres ou Marius défait les Cimbres dans la plaine située entre Belsannettes et la grande Fugère. Cet ample tableau qui représente le combat entre les deux armées produit une vive impression par son effet dramatique. Mais on est surtout frappé par la grandeur aride du paysage qui l'entoure. L'inextricable mêlée apparaît sur un plan secondaire par rapport au théâtre de la bataille, inspiré à l'artiste par le décor du massif des Maures, en Provence, auquel il donne des proportions épiques. « Le théâtre de la bataille, est plus étonnant, plus superbe que la bataille elle-même » (Charles Blanc). Avec ce tableau aux dimensions inhabituelles chez l'artiste, Decamps pouvait prétendre à la grande histoire, tandis que l'œuvre devenait un point de repère pour ses contemporains. Decamps reçut une médaille de première classe ; le tableau fut acheté par Etienne Arago, puis revendu au duc d'Orléans.
Après ce coup d'éclat, Decamps n'exposera pas au Salon avant 1839. Entretemps, il fait un voyage en Italie (1835), le « pays des merveilles », et étudie les œuvres de Raphaël et Titien. De 1835, date aussi le tableau Les danseurs albanais (Brest, musée des beaux-arts). La période qui suit est particulièrement créative. 




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Les danseurs albanais---Généralement caractérisée par son épaisseur, la touche du peintre est ici plus fine et rapide, laissant penser qu’il s’agit d’une esquisse. Occupant le centre du tableau, deux danseurs en mouvement se font face dans une sorte d’affrontement. Ils sont entourés par plusieurs personnages : à gauche, se trouvent des musiciens, dont l’un souffle dans un « zuma » (sorte de hautbois à forme conique), tandis que l’autre joue d’un instrument à cordes pincées. La scène est inscrite dans un paysage naturel : elle se détache sur un ciel crépusculaire qui contraste, en partie inférieure, avec l’intensité du bleu de la mer.








En sortiront notamment Joseph vendu par ses frères (1835), Le Supplice des crochets (ca1835), Enfants jouant avec des tortues (1836), Moïse sauvé des eaux (1837), Paysage avec le bon samaritain (1837), Rue d'un village en Italie (1838), où les sujets bibliques mêlés aux thèmes orientaux complètent son image de l'Orient. Plusieurs de ces tableaux seront exposés au Salon de 1839. Parvenu au sommet de son art, Decamps est nommé chevalier de la Légion d'honneur (27 juin 1839).




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Alexandre-Gabriel Decamps - Le Bon Samaritain -Cleveland Museum of Art





Dans les années suivantes, il continue dans la veine historique avec le Siège de Clermont en Auvergne, à l'époque de la Gaule, et Épisode de la bataille des Cimbres, dessinés au crayon (Salon de 1842). Constatant qu'aucune commande publique ne lui est passée malgré le succès de ses œuvres au Salon, il décide de frapper un grand coup et d'entreprendre ce qui sera son grand œuvre, Josué arrêtant le soleil. Une première esquisse monumentale ne le satisfait pas pleinement (Toledo Museum of Art, Ohio, aujourd'hui détruit). Une seconde esquisse magistrale s'avère décisive. Il se lance dans l'ébauche du tableau monumental (6x8m) mais il sait qu'il ne sera pas prêt pour le Salon de 1845. Il entreprend alors un projet parallèle, une Histoire de Samson en plusieurs épisodes comportant neuf dessins au fusain rehaussés de lavis, d'aquarelle et de pastel, l'ensemble formant un tout « homogène dans sa variété », de l'avis même de l'auteur (Lettre au Dr Véron). Le personnage de Samson, décrit sous l'aspect d'un jeune homme simple démarqué de l'Hercule de la mythologie, est accueilli avec intérêt par le public. Exposés au Salon de 1845, ces superbes dessins comparés à une « longue frise » (Charles Blanc) sont salués avec enthousiasme par Baudelaire. Cependant, il connaît une certaine incompréhension au Salon de 1846, où plusieurs tableaux lui sont refusés. Le succès est de retour au Salon de 1851 avec notamment Souvenirs de Turquie d'Asie et Eliezer et Rebecca photo.rmn.fr [archive] ; il est promu officier (2 mai 1851).




A SUIVRE................................






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Message par Kationok Sam 4 Mar 2023 - 18:35

1803 : Alexandre-Gabriel Decamps, peintre, dessinateur, graveur et lithographe français 


SUITE.............


Les dernières années




Vers 1853, sa santé se dégrade, il souffre de troubles nerveux et son travail s'en ressent. En proie au découragement, il vend son atelier parisien (avril 1853), livre aux enchères ses œuvres inachevées et se retire dans le midi au Veyrier (Lot-et-Garonne). C'est de là qu'en 1854, il adresse sa célèbre lettre au Dr Véron. Il rebondit lors de l'Exposition universelle de 1855 où il présente une large rétrospective de son œuvre comprenant une cinquantaine de pièces ; il reçoit la médaille d'honneur en même temps que Delacroix et Ingres, la plus belle des consécrations.
Dans les dernières années de sa vie, il entreprend de grandes toiles qui resteront en partie inachevées. En 1857, il s'établit à Fontainebleau, son « pays d'affection », où il retrouve un environnement propice au travail. Parmi les œuvres de cette époque, on peut citer Le laboureur, effet du matin (1857) et Le chercheur de truffes (1858), qui manifestent un nouvel intérêt pour la lumière. À la suite d'une chute de cheval lors d'une chasse de vénerie, il décède le 22 août 1860, vers 20 h, à Fontainebleau, en sa demeure sise 108 rue de France. Il était chevalier de la Légion d’honneur.


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Panorama sur l'Histoire du siècle (fragment) Henri Gervex, 1889 Petit Palais, Paris



Œuvre

Père de l'orientalisme

Decamps révèle l'orientalisme au Salon de 1831 et s'impose comme la référence incontournable

Le Salon de 1831 marque un tournant dans l’histoire de l’orientalisme. Pour la première fois, le public découvre l’Orient du quotidien au travers d’œuvres sincères et vraisemblables issues du voyage d’un peintre.  Les œuvres de Decamps, notamment sa Patrouille turque, ses sujets et ses forts contrastes d’ombres et de lumière l’imposent d’emblée et pour longtemps comme la référence incontournable en matière d’orientalisme. « Délicieuses images d’un monde que le romantisme avait entrevu à travers les splendeurs de l’Itinéraire, et que la violence de Decamps enfonce au cœur de la peinture française. L’Orient sera désormais une des belles obsessions de nos maîtres » constate Henri Focillon.  
Théophile Gautier rapproche le rôle de Decamps, découvreur de l’Orient  de celui de Jean-Jacques Rousseau, découvreur de la nature : «  Au dix-neuvième siècle, M. Decamps a découvert l’Orient. L’on peut dire qu’avant lui ces splendides contrées, bien-aimées du soleil, n’existaient pas pour l’art ». 


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Alexandre-Gabriel DECAMPS 1803 - 1860

Scène de souk
 
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Gabriel DECAMPS Paris, 1803 - Fontainebleau, 1860

Le jeune fumeur de narguilé


Maxime Du Camp constate l’influence considérable de Decamps sur les peintres, tel un « Christophe Colomb de l’Orient. Cette influence évidente sur les Convulsionnaires de Tanger de Delacroix est également manifeste sur l’œuvre de Fromentin, Gérôme, et la plupart des orientalistes.
« En dépit de l’abondance de la production exotique, l’œuvre de Decamps reste, jusqu’à une période avancée, la référence incontournable. Du moins est-ce la plus facile et elle rejoint en popularité celle des Mille et Une Nuits. Cette impression n’est pas réservée aux peintres » analyse Christine Peltre. C’est encore l’exemple de Decamps qui, telle une évidence,  vient à l’esprit de Le Corbusier lorsqu’il découvre l’Orient à Constantinople.


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Une rue à Smyrne


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 Alexandre-Gabriel Decamps- Femme Chypriote




Decamps rend la Bible à l'Orient

*
Dans l’histoire de la peinture religieuse, les sujets bibliques ont toujours été représentés dans des paysages occidentaux de proximité, paysages toscans pour la peinture florentine, paysages du nord pour les peintures flamande et hollandaise. Avec la peinture classique, le paysage d’Italie devient la référence suprême, fût-il extrêmement stylisé. La Terre sainte était paradoxalement dissociée de l’Orient, alors inconnu des peintres.
Fort de sa reconnaissance d’initiateur de l’orientalisme, Decamps rend la Bible à l’Orient. Il parvient ainsi à mener de front une double ambition, celle du peintre d’histoire qu’il veut faire reconnaître et celle du peintre orientaliste que tout le monde salue avec enthousiasme. Ses sujets religieux sont peints dans des paysages d’Orient sévères et grandioses, souvent éblouis de lumière : Joseph vendu par ses frères (Salon de 1839), Samson combattant les philistins (Salon de 1839), Josué arrêtant le soleil,  Suite de Samson (Salon de 1845), Josué arrêtant le soleil(Salon de 1850-51), Saül poursuivant David.


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[th]Alexandre-Gabriel Decamps - Joseph vendu par ses frèresAgenda artistique... S-l1600Samson assommant les Philistins[/th]




Decamps ne tombe pas dans l’anecdote orientaliste, conscient qu’elle ne convient pas à la peinture religieuse. Les paysages sont vraisemblables mais stylisés et puissants, les figures sont réduites et reléguées au second plan. Ce qui compte avant tout, c’est l’évocation. Le spectateur est transporté dans un Orient biblique saisissant.
Bruno Foucart a mis en lumière le rôle majeur joué par Decamps dans le renouveau de la peinture religieuse. Après la voie d’Ingres, héritier de Raphaël, après celle de Delacroix, héritier de Véronèse, decamps, héritier de Rembrandt,  ouvre une troisième voie en matière de peinture religieuse, de loin la plus audacieuse et la plus novatrice de son temps. « Decamps est bien dans ces conditions le père fondateur de l’orientalisme ; d’emblée, il démontre la relative vanité d’un exotisme à la description exacte, puisqu’il suffit l’impression ; d’emblée, il fixe les limites d’une nouvelle peinture d’histoire moins soucieuse de décrire que d’évoquer ».
Decamps spiritualise le paysage, qui, dépouillé du superflu d’une représentation descriptive, tend parfois à l’abstraction. Seule subsistent alors l’émotion orientaliste et la sensation du sacré.


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Eliezer et Rebecca





Passeur du réalisme


« Decamps a aimé la vie dans ses aspects les plus familiers, se plaisant au paysage, aux animaux, à l'existence des humbles […] À ce dernier titre, il est le continuateur de Géricault, le précurseur de Millet. »
« Les générations, entre 1830 et 1840, sont remplies par les efforts des artistes qui essaient de s'affranchir des influences littéraires et historiques du romantisme aussi bien que de l'académisme des classiques qui veulent traduire, eux aussi, à côté des vaillants paysagistes marchant déjà de conquête en conquête, les aspects de la vie de l'homme contemporain. Ce souci de remettre l'art dans sa vraie voie, de lui faire exprimer les aspirations et les formes de la vie de notre temps, se fait sentir même dès le début du siècle. Mais sans remonter à Delacroix, à Géricault et jusqu'à Gros ou à David, il est certain que, avec Decamps et à la suite de Decamps, il y a tout un monde d'artistes fortement remués par le mouvement des idées en fermentation à cette époque, mouvement qui allait aboutir à la grande effervescence démocratique de 1848. » analyse Léonce Bénédite.




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" La fuite en Egypte "




Une grande figure de son temps





Adolphe Moreau (1800-1859), collectionneur privé et ami de son frère, Maurice-Alexandre Decamps, a constitué du vivant de l'artiste un catalogue systématique de son œuvre incluant, à côté des planches originales, les reproductions de toutes sortes et de tous procédés : peintures, aquarelles, dessins au crayon ou au fusain, vingt eaux-fortes — et la manière de crayon —, une centaine de lithographies, et quelques gravures sur bois14. L'un de ses contemporains qui reproduisit ses œuvres sous la forme de lithographies et non sans succès, fut Eugène Prosper Leroux15.




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Alexandre-Gabriel DECAMPS, Tigre et Eléphant à la source dit le désert indien, 1849, huile sur toile, Musée du Louvre




S'il n'a pas toujours réussi à plaire au jury des expositions, Decamps a bénéficié de la faveur du public. Ses scènes de genre notamment furent un succès commercial. Il sut nouer des relations fructueuses avec les collectionneurs privés, amateurs d'art, marchands attachés à son œuvre qui s'adressaient directement à lui, comme l'aquarelliste anglais Arrowsmith. Parmi ses mécènes figure le duc d'Orléans. La plupart des ébauches avaient leurs destinataires. Ses ventes publiques furent toujours un événement qui provoquait l'enthousiasme de ses admirateurs. Cependant, s'il reçut la plupart des récompenses et marques de reconnaissance accordées aux artistes, il n'obtint pas de commande officielle, à l'exception de Job et ses amis, resté inachevé en raison de son état de santé, et non livré.


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Don Quichotte


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" Le passage du gué " - musée du Louvre








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Message par Kationok Mar 7 Mar 2023 - 18:04

1638 : Paulus Moreelse, peintre et architecte néerlandais


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Paulus Jansz. Moreelse (Utrecht1571 – id., 6 mars 1638) est un peintre et architecte néerlandais (Provinces-unies) du siècle d'or. Comme peintre, il réalisa principalement des portraits.
*
BIOGRAPHIE


Paulus Moreelse est né à Utrecht en 1571. Selon Carel Van Mander, il aurait été pendant deux ans un élève du portraitiste de Delft Michiel Jansz. van Mierevelt, qui lui-même avait été en apprentissage auprès d’Anthonie Van Blocklandt.
Avant 1596, il entreprend un voyage d’étude à Rome en Italie, et y reçoit de nombreuses commandes de portraits. De retour à Utrecht, il y devient membre de la guilde des selliers en 1596 et, en 1611, il prend part à la fondation de la nouvelle guilde de Saint-Luc, dont il devient le premier doyen.


Agenda artistique... Moreelse_venus
Vénus et Cupidon
1617
 Musée de l'Ermitage


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Vénus et Adonis


Agenda artistique... Moreelse_paris
Le jugement de Pâris


Sa plus ancienne œuvre datée remonte à 1606. Moreelse, portraitiste très couru, reçoit des commandes venant de toute la République. Il exécute des portraits de contemporains et de collègues, aussi bien que de représentants de la noblesse, comme le duc Christian von Braunschweig-Wolfenbüttel ou la famille Van Voorst d'Utrecht. À côté des portraits, il réalise également des scènes historiques traitées de façon maniériste et, dans les années 1620, des œuvres pastorales, avec des bergers et des bergères.


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Portrait d'une jeune femme, 1615, huile sur panneau, 71 × 55 cm (Musée Boijmans Van Beuningen, Rotterdam).


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Portrait de Maria d'Utrecht, femme de Johan Van Oldenbarnevelt, 1615, huile sur panneau, 109 x 80,5 cm (Rijksmuseum, Amsterdam).


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Madame Van Schurman, 1617, huile sur panneau, (Musée des Beaux-Arts de Carcassonne).


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Portrait du duc Christian von Braunschweig-Wolfenbüttel, 1619.


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Portrait d'Emerentia Van Ravenswaey, 1625, huile sur toile





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Jeune-fille au miroir - 1632 (Rijksmuseum, Amsterdam).


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Paulus Moreelse – Sainte Cecilia


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Formé par Michiel van Mierevelt, Paulus Moreelse devient un portraitiste apprécié des grands dignitaires hollandais et étrangers. À partir de 1596, à son retour d’Italie il travaille comme architecte et rejoint la guilde des peintres d’Utrecht où il occupe la fonction de premier doyen. Dès 1617, ses portraits sont marqués par l’influence du genre pastoral, introduit en peinture à partir de 1600 par Joachim Wetwael, ainsi que par le modèle de la voluptueuse bergère Silvia



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Paulus Moreelse : Portrait d'une jeune fille - Galerie Nationale d'Irlande




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Paulus MOREELSE (1571 - 1638)

 Portrait de femme avec un chignon à plume dans un ovale peint

 Toile  H : 52 cm l : 41 cm



Appartenant à la même génération qu’Abraham Bloemaert et Joachim Wtewael, il joua tout comme eux un rôle important dans la vie publique de sa ville. Ainsi, lorsqu'en 1618 les gomaristes arrivent au pouvoir à Utrecht, Moreelse devient-il membre du conseil.
Moreelse sera également actif comme architecte : à Utrecht, il dessine la Catharijnepoort (la Porte Sainte-Catherine, 1626, démolie vers 1850), et peut-être aussi la Vleeshuis (la Halle aux Viandes), qui remonte à 1637 et existe encore aujourd’hui ; elle se trouve sur la Voorstraat.


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L'amour profane, 1627 - The Fitzwilliam Museum, Cambridge




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Vertumnus et Pomona, v.1625-1630, huile sur toile, 130 × 114 cm (Musée Boijmans van Beuningen, Rotterdam).


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Portrait mythologique, 1633, huile sur toile, 74,3 x 59,4 cm (musée des beaux-arts de Boston).


À Utrecht, il enseigne également à la « Tekenacademie » (l’Académie de dessin) et a de nombreux élèves, parmi lesquels Dirck Van Baburen. Il participe par ailleurs, en 1636, à la fondation de l'université de la ville.


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Paulus Moreelse : Démocrite  - 


Moreelse meurt en 1638, le 6 mars, et est enterré le 19 mars dans la Buurkerk, une église médiévale d’Utrecht qui de nos jours abrite le Museum Van Speelklok tot PierementJohannes Moreelse, son fils et son élève, fut peintre lui aussi.






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Message par Kationok Dim 19 Mar 2023 - 12:26

Eugène Damas, peintre français, ardennais, mars 1944


Agenda artistique... 800px-Damas_09019sculpture au Musée de l'Ardenne, buste de Eugène Damas par Colle .


Eugène Damas né le 9 mars 1844 à Rimogne et mort le 4 août 1899 à Charleville est un peintre français.
Il est connu pour ses représentations de la vie paysanne ardennaise.


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Midi. Peinture d'Eugène Damas (1844-1899), huile sur toile. Musee de l'Ardenne, Charleville-Mezieres, France 


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Cueillir des pissenlits. Peinture d'Eugène Damas (1844-1899), huile sur toile. Art français - Musee de l'Ardenne, Charleville-Mezieres, France


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" La plumeuse de volaille "


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Cueillette de champignons, Charleville-Mézièresmusée de l'Ardenne.



BIOGRAPHIE


Le peintre Rimognat


Peintre ardennais par excellence, Eugène Ernest Damas est né à Rimogne le 9 mars 1844 dans une famille plutôt modeste. Son père Louis Damas est maréchal-ferrant et sa mère Marie Jeanne Octavie Lainet s’occupe du ménage.

C’est à côté de la fosse Saint Quentin que Damas grandit et très vite attiré par la peinture, sa famille l’envoie faire ses études à l’Académie de Valenciennes en 1862 où il devient l’élève du peintre Charles-Gustave Housez. Il devient par la suite et jusqu’en 1865 l’élève d’Alexandre Cabanel, grand peintre académique du Second Empire.



Agenda artistique... 1024px-Chasse_aux_canards_09024




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Agenda artistique... 1024px-Atelier_de_Vaniers_09067
Atelier de Vaniers (1888), Charleville-Mézièresmusée de l'Ardenne.




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Les lavandières. Peinture d'Eugène Damas (1844-1899), huile sur toile. Musee de l'Ardenne, Charleville-Mezieres, France




Ses études terminées, Damas revient dans les Ardennes et s’installe à Charleville en 1874. Tour à tour professeur au Sacré-Cœur, au Saint-Sépulcre puis à l’institution Saint-Rémy, il expose pour la première fois en 1879 au Salon des Champs-Élysées.

En 1887, il fonde l’Union artistique des Ardennes avec un autre artiste ardennais Alphonse Colle. Damas meurt à Charleville – qui lui consacrera une rue – le 4 août 1899.
Son corps repose dans le cimetière de Rimogne.

Les toiles de Damas, dont un grand nombre sont exposées au Musée de l’Ardenne de Charleville-Mézières, ont pour thème la vie campagnarde. Très fortement influencé par Jean-François Millet, Damas peint le quotidien des paysans ardennais. On lui doit par exemple La veille au marché (1882), Tenderie aux vanneaux (1896), Aux pissenlits (1898), etc.



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(Copie  de E. Damas )) Mairie de Rimogne - La descente de croix




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( copie E. Damas ) mairie de Rimogne - L'assomption




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( copie, E. Damas ) Mairie de Rimogne - La Résurrection




On lui doit également trois copies de tableaux religieux exposés dans l’église de Rimogne : La Descente de Croix de Rubens, l’Assomption de Murillo et la Résurrection.





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Message par Kationok Mar 21 Mar 2023 - 12:55

GROS ANTOINE JEAN baron (1771-1835), peintre français


Agenda artistique... Antoine_Jean_Gros_par_Gerard

François Gérard, Antoine-Jean Gros à l'âge de 20 ans (1790), Toulousemusée des Augustins.


Antoine-Jean Gros, baron Gros, né le 16 mars 1771 à Paris et mort le 25 juin 1835 à Meudon, est un peintre français néoclassique et préromantique. Il dessina aussi deux lithographies en 1817.


BIOGRAPHIE


Enfance et formations

Antoine-Jean Gros est né à Paris le 16 mars 1771 au 7, rue Neuve-des-Petits-Champs (actuelle rue des Petits-Champs). Il est baptisé le lendemain dans l'église Saint-Eustache, l'église de sa paroisse.




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Acte de baptême d'Antoine-Jean Gros le 17 mars 1771 à l'église Saint-Eustache de Paris.




 La mère d'Antoine-Jean Gros, Pierrette Madeleine Cécile Durand (1745–1831), est pastelliste. Son père Jean Antoine Gros est peintre en miniatures et un collectionneur avisé de tableaux. Ce dernier apprend à son fils à dessiner à l’âge de six ans, et se montre dès le début un maître exigeant. Vers la fin de 1785, Antoine-Jean Gros entre, de son propre gré, dans l’atelier de Jacques-Louis David, qu’il fréquente assidûment tout en continuant de suivre les classes du collège Mazarin.




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Antoine-Jean Gros (1771-1835), dessins du Louvre




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Antoine-Jean Gros (1771-1835) est principalement connu pour avoir été le peintre de l’épopée napoléonienne. Ses dessins témoignent de son évolution d’une esthétique néoclassique vers le romantisme dont il fut l’un des précurseurs.


Le fonds de dessins d’Antoine-Jean Gros du musée du Louvre compte 438 dessins rassemblés au sein de quatre carnets – dont le dernier a été acquis très récemment, fin 2018 – et 17 feuilles libres. Les carnets du Louvre sont les seuls connus des « vingt-quatre volumes de croquis, la plupart faits en Italie » mentionnés dans la vente après le décès du peintre.


Plusieurs dessins témoignent de l’art d’Antoine-Jean Gros pour les mises en scène des succès militaires de Bonaparte. L’exemple que ces peintures représentèrent aux yeux des artistes de la première génération romantique est illustré par plusieurs œuvres de Géricault, en filiation directe avec celles de Gros. En 1811, désormais artiste affirmé du régime napoléonien, Gros fut appelé à participer au décor de la nouvelle sacristie de Saint-Denis.


Départ en Italie


La mort de son père, que la Révolution avait atteint dans ses biens, oblige Gros à vivre de ses propres ressources. Dès lors il se dévoue entièrement à sa profession et participe en 1792 au grand prix, mais sans succès. C’est à cette époque qu'il reçoit la commande des portraits des membres de la Convention. Lorsqu’il est interrompu par le développement de la Révolution, en 1793, Gros quitte la France pour l’Italie. Il vit à Gênes de sa production de miniatures et de portraits. Il visite Florence. En retournant à Gênes, il rencontre Joséphine de Beauharnais et la suit à Milan, où il est bien reçu par son mari. 


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Charlemagne et Hildegarde - esquisse sous la coupole du panthéon


Rencontre avec Bonaparte


Le 15 novembre 1796, Gros est présent avec l’armée près d’Arcole, où Bonaparte plante le drapeau de l'armée d'Italie sur le pont. Bonaparte lui commande à Milan un tableau pour immortaliser cet événement. Satisfait par l'œuvre, Bonaparte lui confie le poste d’inspecteur aux revues, ce qui lui permet de suivre l’armée. En 1797, sur la recommandation de Joséphine de Beauharnais, il le nomme à la tête de la commission chargée de sélectionner les œuvres d'art ramenées d'Italie vers la France à la suite du traité de Tolentino (19 février 1797), qui sont destinées à enrichir les collections du musée du Louvre. Antoine-Jean Gros peint Sappho à Leucate pour le général Desolles.


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[url=https://art.rmngp.fr/fr/library/artworks?authors=Antoine-Jean Gros]Antoine-Jean Gros[/url]
Sapho à Leucate - 1801 - [url=https://art.rmngp.fr/fr/library/artworks?locations=Bayeux%2C mus%C3%A9e d%27art et d%27histoire Baron-G%C3%A9rard %28MAHB%29]Bayeux, musée d'art et d'histoire Baron-Gérard (MAHB)[/url]



Retour en France



En 1799, s’étant échappé de Gênes assiégée, Antoine-Jean Gros se rend à Paris et installe son atelier aux Capucins en 1801. Son esquisse pour le Combat de Nazareth remporte le prix offert en 1802 par les consuls, mais ne lui est pas remis, en raison d'une jalousie supposée de Napoléon envers Junot. Toutefois Napoléon indemnise Gros en lui commandant de peindre sa visite à la maison de la peste de Jaffa,  Bonaparte visitant les pestiférés de Jaffa suivi en 1806 par La Bataille d'Aboukir (château de Versailles) et en 1808 par Napoléon sur le champ de bataille d'Eylau (musée du Louvre).


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Baron Antoine-Jean Gros - La bataille des Pyramides


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Portrait de l’Impératrice Joséphine - 1808- Villa Masséna, Nice




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Joséphine de Beauharnais - Château de Versailles




Gros est décoré par Napoléon à l'occasion du Salon de 1808 où il expose Napoléon sur le champ de bataille d'Eylau. En 1810, ses Madrid et Napoléon aux pyramides (château de Versailles) montrent un déclin de sa peinture. Son François Ier de France et Charles Quint, 1812 (musée du Louvre) connaît pourtant un succès considérable, et la décoration de l'intérieur de l'église Sainte-Geneviève commencée en 1811 et terminée en 1824, qui lui vaudra le titre de baron par Charles X, est une des œuvres des dernières années de Gros qui renoue avec la vigueur de ses débuts. En 1815, David quitte Paris pour Bruxelles et l'exil. C'est alors Gros qui malgré quelques réticences reprend l'atelier de David en 1816. Il sera l'un des plus grands formateurs d'élèves de la première moitié de ce siècle.




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Charles Quint reçu par François Ier à l'abbaye de Saint Denis en 1540. Peinture d'Antoine Jean Gros (1771-1835)


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Christine Boyer (vers 1800), Parismusée du Louvre.




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Portrait de Madame Pasteur, née Madeleine Alexandre (1773-1841) (1795-1796), musée d'Arts de Nantes.



Sous la Restauration, il devient membre de l’Institut, et le 5 novembre 1816 il est nommé professeur à l’École des beaux-arts de Paris, succédant à François-Guillaume Ménageot et précédant Horace Vernet. Il est nommé chevalier de l’ordre de Saint-Michel, et baron en 1824. Le Départ de Louis XVIII aux Tuileries (1817) (château de Versailles), l’Embarquement de la duchesse d’Angoulême (1819) (musée des beaux-arts de Bordeaux), le plafond de la salle égyptienne du Louvre et, finalement, son Hercule et Diomède, exposé en 1835, témoignent d'un retour de Gros vers un néoclassicisme plus orthodoxe, sous l'influence de David.




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Embarquement de la Duchesse d'Angoulême à Pauillac (1819), musée des Beaux-Arts de Bordeaux.


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Antoine-Jean, baron GROS - Hercule et Diomède - Musée des Augustins de Toulouse



Mais son revirement trop déférent envers le nouveau régime lui vaut quelques moqueries de ses contemporains, dont le libelle "Le Gros l'a peint", qui ridiculise son portrait de Louis XVIII engoncé dans la cascade de fourrure de son habit de sacre.




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Louis XVIII, roi de France et de Navarre (1817), château de Versailles





Déclin et suicide



Le changement de régime en 1815 voit l'avènement de la peinture romantique, qui connaît un succès grandissant à partir des années 1820. Partagé entre ses aspirations picturales annonçant le romantisme et l'enseignement classique de son maître David, le baron Gros connut une seconde partie de carrière empreinte de doutes. Alors que David lui reproche de ne pas avoir encore exécuté de chef-d'œuvre mythologique, à l'instar de ses confrères Girodet et Gérard, Gros lui obéit et expose à partir de 1825 diverses œuvres mythologiques. Leur accueil par la critique est glacial, le genre étant peu à peu tombé en désuétude. La jeunesse romantique, fascinée par ses peintures napoléoniennes, s'indigne de ce revirement chez un maître qu'elle affectionne particulièrement. En 1835, Gros envoie au Salon son Hercule et Diomède (musée des Augustins de Toulouse), mis à mal par la critique. Ce sera son dernier envoi au Salon, mais aussi son dernier tableau.




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Portrait du docteur Clot-Bey (1833), musée de Grenoble




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Antoine Gros - Le général de Lariboisière faisant ses adieux à son fils, lieutenant au 1er régiment de carabiniers, au début de la bataille de la Moskowa, le 7 septembre 1812, 1814, huile sur toile, 2,94 x 2,35 cm, Paris, musée de l'Armée




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Le Général Antoine Charles Louis Comte de Lasalle recevant la capitulation de la garnison de Stettin le 29 octobre 1806, 1808, huile sur toile, 2,48 x 1,74 cm, Paris, musée de l'Armée


 

Se sentant délaissé par ses élèves et en proie à des difficultés personnelles, Gros décide de se suicider. Le 25 juin 1835, il est retrouvé noyé sur les rives de la Seine près de Meudon. Dans un dernier message qu’il laisse dans son chapeau, il écrit que « las de la vie, et trahi par les dernières facultés qui [la lui rendaient] supportable, [il avait] résolu de [s’]en défaire. »

Il est inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise (25e division).

Son fonds d'atelier et ses collections sont dispersées lors d'une vente après décès organisée à Paris, le 23 novembre 1835 et les jours suivants.








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Message par Kationok Mer 22 Mar 2023 - 17:59

1805 : Jean-Baptiste Greuze, peintre et dessinateur français


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 Jean-Baptiste Greuze. Autoportrait (1785)
Huile sur toile, 73 × 59 cm, musée du Louvre, Paris




BIOGRAPHIE


1725-1805 

Jean-Baptiste Greuze est né à Tournus en 1725. Son père était maître couvreur. Ayant découvert chez son enfant des dispositions pour la peinture, il l’envoya étudier chez le peintre lyonnais Charles Grandon (1691-1762) qui lui apprit à copier des tableaux anciens. En 1750, Greuze part pour Paris où il suit les cours de Charles-Joseph Natoire (1700-1777) à l’Académie Royale de peinture et de sculpture. Un tableau qu’il avait commencé à Lyon, Le Père de famille expliquant la Bible à ses enfants, est acheté en 1755 par un riche financier amateur d’art, Ange-Laurent Lalive de Jully (1725-1779). Celui-ci l’expose dans son hôtel et Greuze acquiert ainsi une renommée, en particulier chez les philosophes. Diderot le félicite pour la moralité de son sujet qui, il est vrai, tranche avec la dominante légère du rococo.

Fin 1755, l’abbé Gougenot, conseiller au Grand Conseil, chargé d’une mission diplomatique, l’emmène à Naples, puis à Rome, où Greuze passe environ un an. De ce séjour en Italie, il retient surtout des scènes populaires ou pittoresques qui lui inspireront quelques tableaux, mais ne semble pas préoccupé par la vogue de l’antique. Au Salon de 1757, il expose six tableaux réalisés en Italie. Deux ans plus tard, au Salon de 1759, ce sont des scènes de genre comme La Tricoteuse endormie ou l’expression des sentiments avec Jeune fille pleurant la mort de son oiseau.

En 1764, la présentation de L’Accordée de village est pour Greuze un triomphe. Les frères Goncourt, plus d’un siècle plus tard, situeront à cette date la vocation définitive de Greuze. « Le succès de L'Accordée de village affermissait Greuze dans sa voie, dans sa vocation, la représentation des mœurs bourgeoises et populaires à laquelle prenaient goût la curiosité et l’intérêt du grand monde, lassé de galanteries mythologiques, de nudités friponnes et de tableautins galants. Le peintre se mettait en quête de matériaux, d’idées, de modèles, d'inspirations dans le Paris où Mercier glanait ses observations, cherchant, comme ce peintre à la plume, ses notes et ses croquis dans la rue et dans les faubourgs, dans les marchés, sur les quais, en plein peuple, en pleine foule. »



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L’accordée de village (1761). Huile sur toile, 92 × 117 cm, musée du Louvre, Paris. 
Premier grand succès de Greuze, cette composition théâtrale privilégie les émotions affichées sur les visages et les comportements individuels lors d'un évènement familial important : un père accorde sa fille en mariage. Diderot a minutieusement analysé chaque personne représentée.






Mais, malgré son succès, Greuze reste hors des sentiers battus et l’Académie, malgré une lourde insistance, ne parvient pas à obtenir de lui la présentation d’un tableau de réception comme académicien. En 1767, elle décide de lui interdire l’accès au Salon. Enfin, en 1769, Greuze se soumet et présente un tableau historique sur le thème L'empereur Septime Sévère reproche à Caracalla, son fils, d'avoir voulu l'assassiner. Le tableau est jugé très sévèrement. Charles Nicolas Cochin (1715-1790) écrira au marquis de Marigny (1727-1781) : « Tout le monde a été surpris et affligé, on se regardait sans rien dire. Il y eut lieu de craindre que le tableau ne fût refusé ; on raisonna par pelotons, et on convint qu’il ne convenoit pas qu’un homme du mérite de M. Greuze fût refusé, quelque mauvais que fût son tableau. » Greuze ambitionnait le titre de peintre d’histoire, le plus haut dans la hiérarchie académique. Il fut reçu peintre de genre eu égard à ses « anciennes productions excellentes ». Greuze fut profondément blessé par cette réception et il décida de ne plus exposer aux Salons de l’Académie. 




Agenda artistique... Greuze-le-chapeau-blanc-1780
Le Chapeau blanc (1780). Huile sur toile, 56,8 × 46,5 cm, Museum of Fine Arts, Boston. 
Cette jeune femme au chapeau blanc est sans doute un des chefs-d'œuvre de Greuze. Stylistiquement proche des portraits d'Elisabeth Vigée-Lebrun, le tableau s'en distingue par la petite audace du sein nu. Il pouvait générer l'ambiguïté dans les esprits de l'époque : s'agit-il d'une ingénue ou d'une courtisane ? Aujourd'hui encore, il bénéficie d'un succès populaire impressionnant. Il suffit pour s'en convaincre de faire une recherche dans Google images.




Cette déconvenue ne porta pas ombrage à l’admiration que l’on avait pour le peintre. Il continua à produire et exposa dans son atelier, que la cour et la ville continuèrent à visiter assidûment. Des graveurs comme Jean-Jacques Flipart (1719-1782) populariseront ses tableaux. La révolution et la vogue du néo-classicisme porteront un coup fatal à Greuze. Il enverra encore des tableaux au Salon à la fin du 18e siècle et au tout début du 19e, mais ils seront accueillis dans l’indifférence.

Ce grand artiste meurt à Paris en 1805, ruiné, et son convoi de pauvre n’est suivi que par quelques amis.



Œuvre




La peinture de Greuze a cherché à illustrer la vertu, telle que la concevaient les philosophes des lumières. Il ne s’agit nullement du moralisme militant et rigide de David, mais plutôt d’un rousseauisme pictural. La Nouvelle Héloïse (1761) puis Les Confessions (1782) mettent l’accent sur l’émotivité : on a des sentiments avant d’avoir des idées. Les modèles littéraires du villageois vertueux, du père exemplaire, de la jeune fille rêveuse constitueront des sources d’inspiration pour le peintre. Le contraste entre l’hédonisme rococo, souvent cynique, et la glorification des sentiments vertueux chez Greuze est tout à fait saisissant. Si le rococo est représentatif du libertinage aristocratique, la peinture de Greuze est celle des vertus bourgeoises. Historiquement, le rococo illustre à merveille un monde qui disparaît, Greuze un monde nouveau en train de naître.






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Innocence (1790). Huile sur toile, 63 × 53 cm, Wallace Collection, Londres. 

« En plus de ses connotations religieuses, l'agneau dans l'art occidental est considéré comme un attribut de l'innocence, la douceur, la patience et l'humilité. En représentant un agneau, Greuze investit donc son charmant modèle des mêmes qualités. Ces représentations de jeunes femmes câlinant des animaux, et suggérant ainsi leur sensibilité, renvoient au culte voué à l'émotion au dix-huitième siècle par Rousseau et d'autres. L'héroïne de Greuze apparaît donc en possession de l'enivrante combinaison de l'innocence sexuelle et la profondeur émotionnelle. » (Notice Wallace Collection)







La gestuelle, l’expressivité des visages, les mimiques constituent la dimension la plus apparente chez Greuze mais n’interdisent pas la sensualité. Diderot le remarquera le premier. Certains ont ensuite parlé « d’ambigüité » dans la peinture de Greuze. On voit mal de quoi il s’agit, sinon, peut-être, de l’ambigüité de celui qui regarde.







Les scènes de genre





Il s’agit de scènes « édifiantes », même pour Indolence, qui montre ce qu’il ne faut pas faire.








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Indolence (La Paresseuse italienne) (1756). Huile sur toile, 70 × 49 cm, Wadsworth Atheneum, Hartford. 

Au salon de 1757, Greuze présente quatre tableaux « dans la costume italien », dont cette Indolence. On a pu y voir l'influence de Caravage, mais surtout celle du peintre français Pierre Subleyras (1699-1749), grand virtuose des subtiles nuances de couleurs. La composition de Greuze utilise une palette restreinte de couleurs chaudes alliant de multiples nuances d'ocre et de savants dégradés de blanc-crème.







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Un écolier étudiant sa leçon (1757). Huile sur toile, 63 × 49 cm, National Gallery of Scotland, Édimbourg. 

Bien que peint après le retour de Greuze d'Italie, ce très beau portrait n'a rien d'italien. Il s'inspire de la peinture de genre hollandaise et peut-être des scènes de genre de Jean-Siméon Chardin.








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Piété filiale (1763). Huile sur toile, 115 × 146 cm, musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg. 

Aussi appelé Le paralytique, ce tableau se situe dans le prolongement de L'accordée de village. Un fils rend visite à son père paralytique et le soigne. L'essentiel est encore dans les mimiques et les attitudes individuelles pleines de compassion pour le vieillard. Les braves gens sont naturellement bons, comme Rousseau l'avait appris à l'intelligentsia de l'époque. Remarquer que Greuze reprend les figures de L'accordée de Village : le fils, le père, la mère sont exactement les mêmes. Il facilite ainsi son travail et crée une continuité narrative dans l'esprit du public cultivé qui connaît son œuvre.







Agenda artistique... Greuze-le-gateau-des-rois-1774


Le gâteau des rois (1774). Huile sur toile, 71 × 95 cm, musée Fabre, Montpellier. 

L'Épiphanie (6 janvier) est une fête chrétienne qui célèbre la venue du Christ et son adoration par les Rois mages. Le jour de l'Épiphanie, il est de tradition chez les catholiques de « tirer les rois ». Une petite figurine est cachée sans un gâteau et la personne qui l'obtient est sacrée roi (reine) pour la journée. Greuze célèbre ici le bonheur familial simple et conforme à la tradition religieuse. L'effet de clair-obscur est très maîtrisé.







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La Dame de charité (1775). Huile sur toile, 112 × 146 cm, musée des Beaux-Arts, Lyon. 

Toujours dans la ligne des scènes moralisantes, cette composition correspond à un devoir des riches de l'époque à l'égard des pauvres. Une femme aisée, si on en juge par ses vêtements, rend visite à un malade d'une famille pauvre. L'austérité de la pièce est tempérée par l'expression très appuyée des bons sentiments sous forme de gestes d'accueil et de compassion. Ce naturalisme assez sirupeux était apprécié par la critique de l'époque qui a parlé de chef-d'œuvre à propos de ce tableau. La critique d'art n'est pas une science exacte.







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La Veuve et son prêtre (1784). Huile sur toile, 128 × 161 cm, musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg.

 Nous restons dans l'édification des âmes avec force regards et une gestuelle appuyée. Mais l'artiste est un maître de la couleur et sait, pour représenter les tissus et leurs ombrages, nuancer admirablement les blancs cassés et les gris.







Les jeunes filles « innocentes »






Voici des jeunes ingénues qui savent très bien jouer de leur ingénuité pour émouvoir ou troubler (d’où « l’ambigüité » signalée ci-dessus).






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La Simplicité (1759). Huile sur toile, 71,1 × 59,7 cm, Kimbell Art Museum, Fort Worth, Texas. 

« En 1756, alors qu'il séjourne à Rome, Greuze reçoit l'appui du marquis de Marigny, qui lui commande deux toiles ovales pour l'appartement de Versailles de sa sœur Madame de Pompadour, maîtresse du roi Louis XV, en laissant le choix du sujet de l'artiste. Greuze peint La Simplicité, une jeune fille arrachant les pétales d'une marguerite sur le mode "il m'aime, il ne m'aime pas." Malgré l'importance de la commission, Greuze ne se hâta pas de terminer le tableau. La Simplicité prit environ trois ans. » (Notice Kimbell Art Museum)







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Le miroir brisé (1763). Huile sur toile, 56 × 46 cm, Wallace Collection, Londres. 

L'intention moralisatrice était probable. La légèreté conduit à la tristesse et peut-être au désespoir. Le peintre emploie la métaphore picturale du désordre (miroir brisé, vêtements et accessoires non rangés) pour nous signifier le message. Le regard du 21e siècle n'y voit sans doute pas de morale, mais simplement une jeune fille tout à fait ordinaire. Le monde change.







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Jeune fille pleurant la mort de son oiseau (1765). Huile sur toile, 53,3 × 46 cm, The National Galleries of Scotland, Édimbourg. 

Lors du Salon de 1765, Diderot s'enthousiasme pour cette jeune fille : « La jeune fille qui pleure son oiseau mort, la jolie élégie ! le joli poème ! la belle idylle que Gessner en ferait ! C'est la vignette d'un morceau de ce poète. Tableau délicieux ! le plus agréable et peut-être le plus intéressant du Salon. Elle est de face ; sa tête est appuyée sur sa main gauche : l'oiseau mort est posé sur le bord supérieur de la cage, la tête pendante, les ailes traînantes, les pattes en l'air. Comme elle est naturellement placée ! que sa tête est belle ! qu'elle est élégamment coiffée ! que son visage a d'expression ! Sa douleur est profonde ; elle est à son malheur, elle y est tout entière. Le joli catafalque que cette cage ! que cette guirlande de verdure qui serpente autour a de grâces ! O la belle main ! la belle main ! le beau bras ! »







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Jeune fille au ruban bleu (1750-1800). Huile sur toile, 45,5 × 39 cm, musée des Beaux-arts de Rennes. Jeune fille pensive, rêveuse et bien entendu innocente.







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La Cruche cassée (1771). Huile sur toile, 109 × 87 cm, musée du Louvre, Paris.

 « Une jeune fille d'une innocence enfantine et aux grands yeux candides, un ruban violet et des fleurs dans les cheveux, debout, retient des deux mains des fleurs éparpillées dans sa robe ; une cruche fêlée est accrochée à son bras gauche. Son fichu est dérangé et laisse entrevoir la rondeur de sa gorge, la rose de son corsage s'effeuille et sa jolie robe de satin blanc est un peu malmenée. Le modèle balance entre la candeur virginale et la provocation malgré un air légèrement dépité. » (Notice musée du Louvre)







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Innocence (1790). Huile sur toile, 63 × 53 cm, Wallace Collection, Londres. 

« En plus de ses connotations religieuses, l'agneau dans l'art occidental est considéré comme un attribut de l'innocence, la douceur, la patience et l'humilité. En représentant un agneau, Greuze investit donc son charmant modèle des mêmes qualités. Ces représentations de jeunes femmes câlinant des animaux, et suggérant ainsi leur sensibilité, renvoient au culte voué à l'émotion au dix-huitième siècle par Rousseau et d'autres. L'héroïne de Greuze apparaît donc en possession de l'enivrante combinaison de l'innocence sexuelle et la profondeur émotionnelle. » (Notice Wallace Collection)







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L'oiseau mort (1800). Huile sur toile, 68 × 55 cm, musée du Louvre, Paris. Greuze a peint plusieurs variantes sur ce thème qui avait particulièrement séduit Diderot en 1765 (voir ci-dessus).









Les portraits






Greuze est un très grand portraitiste. Mme Georges GougenotClaude Henri Watelet ou Le Chapeau blanc sont des chefs-d’œuvre.






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Mme Georges Gougenot de Croissy, née Virany de Varennes (1757). Huile sur toile, 80 × 61,5 cm, New Orleans Museum of Art, Nouvelle-Orléans. Il s'agit de l'épouse du personnage figurant ci-dessous.







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Georges Gougenot de Croissy (1758). Huile sur toile, 81 × 64 cm, Musées Royaux des Beaux-Arts, Bruxelles. 

Georges Gougenot de Croissy (1721-1796), administrateur de la Compagnie des Indes, est le frère de l'abbé Louis Gougenot de Croissy (1719-1767) avec lequel Greuze découvrit l'Italie.







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Claude Henri Watelet (1765). Huile sur toile, 115 × 88 cm, musée du Louvre, Paris. Claude-Henri Watelet (1718-1786) est un artiste et homme de lettres français, à la fois peintre, aquafortiste, graveur, collectionneur, critique d'art, poète didactique et auteur dramatique.






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Diderot (1766). Dessin à la pierre noire, 36,1 × 28,3 cm, The Pierpont Morgan Library, New York. Denis Diderot (1713-1784) est un écrivain et philosophe. Il est le co-auteur avec D'Alembert de l'Encyclopédie.




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Portrait de la comtesse Schouvaloff (1770). Huile sur toile, 60 × 50 cm, musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg.
 Fille du maréchal Piotr Saltykov, Ekaterina Petrovna Shuvalova (1743-1816) épouse en 1762 Pierre Ivanovitch Chouvalov (Schouvaloff), membre de l'Académie impériale des Beaux-arts et grand francophile. La comtesse prendra une place importante à la cour de Russie en devenant en 1766 dame d'honneur de l'impératrice Catherine II.




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Nicolas de Condorcet (3e quart 18e siècle). Huile sur toile, 72 × 60 cm, musée du Château, Versailles. Marie Jean Antoine Nicolas de Caritat, marquis de Condorcet (1743-1794) est un philosophe, mathématicien et politologue français.




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Benjamin Franklin (1777). Pastel sur papier, 80 × 63,8 cm, salles de réception diplomatiques, US Department of State, Washington. Benjamin Franklin (1706-1790) est l'un des « pères fondateurs des Etats-Unis ». Il a rédigé avec Thomas Jefferson la Déclaration d'indépendance des États-Unis de 1776.




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Portrait d’un enfant (1789). musée des Beaux-arts, Ekaterinbourg, Russie. Greuze a peint les enfants avec beaucoup de talent, même s'il s'agit, comme pour les ingénues, d'insister très visiblement sur l'innocence.




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Nicolas-Pierre-Baptiste Anselme, dit Baptiste aîné (1790). Pastel sur papier, 41,91 × 33,66 cm, Frick Collection, New York. La famille Anselme, dite Baptiste est une famille de comédiens français des 18e et 19e siècles. Ci-contre Nicolas (1761-1835), dit Baptiste aîné, sociétaire de la Comédie-Française.




Les scènes mythologiques et historiques



Pour comprendre pourquoi Greuze n’a pas réussi dans la peinture d’histoire, genre noble à l’époque, mais qui bien souvent nous ennuie aujourd’hui. Remercions l’Académie.





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Septime Sévère et Caracalla (1769). Huile sur toile, 124 × 160 cm, Musée du Louvre, Paris.
 « La scène peinte ici a pour thème la tentative d'assassinat commise en Ecosse sur Septime Sévère par son fils aîné Caracalla en l'an 210 de notre ère. Il est probable que l'artiste se soit rapproché de la source même de cet épisode relaté dans l'Histoire romaine de l'historien grec Dion Cassius [...] Le ton général du tableau, aux couleurs sourdes, est assez sombre, vert de grisé et tendrait presque vers le gris monochrome, tandis que l'espace volontairement resserré, rythmé par de somptueux drapés, lui donne un aspect incontestablement théâtral. » (Notice musée du Louvre)




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Psyché couronnant l'Amour (1780-90). Huile sur toile, 147 × 180 cm, Palais des Beaux-arts de Lille. 
Mythologie grecque. Psyché est la fille d'un roi. D'une beauté parfaite, elle est jalousée par Vénus (déesse de l'amour) qui charge Cupidon (son fils) de la rendre amoureuse du mortel le plus méprisable. Après les multiples péripéties coutumières des dieux antiques, elle finit par épouser Cupidon. Chez Greuze, Psyché couronne donc Cupidon. A la fin du 18e siècle, le néo-classicisme avait le vent en poupe, ce qui explique sans doute le choix d'un sujet qui semble aujourd'hui totalement désuet.








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Message par Kationok Ven 24 Mar 2023 - 18:18

1874 : Henri Manguin, peintre français


Agenda artistique... 800px-Henri_Manguin_autoportrait_%282%29Autoportrait, 1905.




Henri Charles Manguin est un peintre et graveur français, né à Paris le 23 mars 1874 et mort à Gassin le 25 septembre 1949 (à 75 ans).
Il est l'un des principaux représentants du fauvisme français en 1905.


BIOGRAPHIE


En 1889, Henri Manguin abandonne ses études au lycée Condorcet à Paris pour se consacrer à la peinture. En 1894, il fréquente l'atelier de Gustave Moreau à l'École des beaux-arts de Paris, où il se lie d'amitié avec Albert MarquetHenri MatisseJean PuyAlbert Huyot, et Georges Rouault.


En 1899, il épouse Jeanne Carette qui sera, à quelques exceptions près, son unique modèle, et avec qui il a eu trois enfants. Il expose à la galerie B.Weill et en 1897 au Salon de la Société nationale des beaux-arts. En 1902, il participe pour la première fois au Salon des indépendants.


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Henri et Jeanne Manguin, 1900


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Jeanne


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Jeanne allongée sur un canapé



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La Sieste, oeuvre du peintre Henri-Charles Manguin.
Les pastels chantent doucement au soleil, les coups de pinceau éclatent en taches violettes, céladon, orange et jade à l'ombre des troncs au déhanchement de danseuses africaines. Dans sa chaise longue, la belle alanguie n'est que rondeurs pâles léchées par l'été. A l'arrière-plan, dans l'embrasure des feuillages, la mer, plus bleue qu'un rêve. On y entend la scie des grillons et le soupir lointain des vagues: c'est La Sieste ou Le Rocking-chair, Jeanne. L'oeuvre est signée Henri-Charles Manguin. Le modèle est son épouse, Jeanne, une longue brune aux traits étroits dont il révèle à longueur de toiles les sensualités cachées sur fond de Provence.

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Henri Manguin, «la Couseuse à la robe rouge, Jeanne», 1907. Huile sur toile. 
Vertige de l'amour. Une femme peut rendre un peintre meilleur. Plus radical. Réveiller l'animal. Jeanne a fait d'Henri Manguin (1874-1949) un fauve.


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Henri Manguin, la peinture d’un homme heureux
Sa peinture chaudement colorée, ses  harmonies chromatiques puissantes,  même quand il s’essaie au charme de l’aquarelle,  avec la fraîcheur des « blancs » et la liberté des couleurs, expriment une joie de vivre.


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Henri Manguin, Saint-Tropez, Le coucher du soleil, 1904, huile sur toile, 81x65 cm - Fauvisme
( lA lumière de la Méditerranée )

En 1904, Manguin découvre Saint-Tropez et se lie avec Paul Signac. Il expose au Salon d'automne et en devient membre. Ambroise Vollard lui achète 150 tableaux. Lors d'une exposition particulière à la galerie Druet en 1906, Manguin se lie avec Henri-Edmond Cross. Il voyage en Italie et expose à Zurich et Bucarest.




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JEANNE AU JARDIN


En 1909, il s'installe à Neuilly-sur-Seine et participe à une exposition de groupe en Russie. Il séjourne à Honfleur chez Félix Vallotton, où il rencontre des collectionneurs suisses, les Hahnloser. Il se fixe l'été à Sanary-sur-Mer, où il voit souvent Henri Lebasque, et expose à Berlin. En 1913, il fait partie des artistes français exposés aux États-Unis, dont l'Armory Show, et à la Biennale de Venise.


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Durant l’été 1936, Manguin fait poser Odette, sa belle-fille,  à l’Oustalet dans une véranda qui s’ouvre largement sur le paysage marin. Pudiquement, il l’a peint de dos mais son corps gracile et les couleurs de la couverture, des coussins, de l’arbre, de la mer et de la colline de Grimaud au fond l’enchantaient tellement qu’il touchait à son but : transcrire harmonieusement un beau moment de vie. « Peintre du bonheur »


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Henri Manguin, Figures sur la plage, Jeanne et Claude  Manguin, 1902, huile sur toile, 33x34 cm




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Manguin - Jeanne à la fontaine ( villa Demière )






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" La Sainte-Victoire "




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Provence - Henri Manguin, un peintre de la lumière




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" Les oliviers à Sanary " - 1911




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" Le filet "



Il habite à Lausanne pendant la Première Guerre mondiale. En 1924, il participe au projet du futur musée de l'Annonciade à Saint-Tropez. Il expose à la galerie Bing en 1927. En 1938, la galerie Druet ferme, son fils rachète les invendus : Manguin en détruit huit, puis expose dans le monde entier. Il loue un atelier à Avignon en 1942.


Henri Manguin meurt dans sa maison de l'Oustalet à Gassin le 25 septembre 1949.


Le Salon organise une rétrospective posthume de ses œuvres en 1950.




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Nature morte au gobelet d'argent, Musée CalvetAvignon


Œuvre



Outre de nombreuses Huiles, gouaches, peintures.....Manguin produit des eaux-fortes, des gravures.



« Dans chaque tableau de Manguin il est midi, la lumière chante, glisse sur l’eau calme, la chair épanouie, les fleurs ouvertes ou les fruits mûrs, c’est l’heure exacte du bonheur présent. » Pierre Cabanne
Henri Manguin est bien l’un des Fauves de la première heure, représenté dans la salle outrancière du Salon d’automne de 1905 par cinq de ses toiles qui laissent augurer, sous des titres évocateurs, des thèmes qui vont l’habiter sa vie durant. La Sieste, Sur le balcon, Sous les arbres, Les chênes lièges ou encore Le pré, sont autant de promesses d’un paysage omniprésent dans une œuvre qui ne néglige pas la représentation humaine.

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" L'enfant endormi dans le jardin "

On ne peut que s’émerveiller, comme le peintre avant nous, de la puissance visuelle des paysages du sud de la France. Manguin s’exprime ainsi avec brio à travers la palette ouverte par la nature du Midi, qui se retrouve dans les représentations de Saint-Tropez ou de Cassis.


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Le Golfe, Fondation BembergToulouse-musée





Ce qui est d’emblée frappant dans les toiles de Manguin est sa façon de traiter l’extérieur, comme un intérieur. Plus exactement, sans ôter aux paysages qu’il représente le côté sauvage qui les caractérise, le peintre y fait évoluer ses modèles plus à l’aise que dans n’importe quel intérieur. La frontière dedans / dehors disparaît ainsi dans son art de la manière la plus simple et la plus habile qui soit. Cette possibilité d’une porte constamment ouverte sur le paysage, il la doit à la clémence du climat dans le Sud de la France, aux cieux de Saint-Tropez plus exactement, où, après avoir séjourné une première fois en 1904, il s’installe de mai à octobre l’année suivante Villa Demière, avec son épouse Jeanne et les enfants. Son ami Albert Marquet l’y rejoint.

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Le Rocher (La Naïade, Cavalière), 1906, huile sur toile, 71 × 89 cm, Collection privée




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Baigneuse (Woman Bather), 1906, huile sur toile, Musée PouchkineMoscou




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La Baigneuse, 1906, huile sur toile, 116,5 × 89,5 cm, Musée de GrenobleGrenoble




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HENRI CHARLES MANGUIN - JeannE dans un transat à l'Oustalet


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" Jeanne su le balcon de la villa "




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Jeanne à Cassis

Dans les toiles de Manguin, le paysage apparaît luxuriant, voire primitif, mais sans jamais être farouche. Il se veut être la rassurante évocation d’un Eden retrouvé qui, à cette époque, taraude de nombreux peintres, à l’instar d’Henri Matisse, Pierre Bonnard, Paul Signac, Edmond Cross et d’autres. On y lit aussi, notamment à travers l’attachement qu’il laisse percer pour ses modèles, la plénitude du bonheur conjugal et familial. Toute la difficulté fût pour le maître, au fil de ses recherches, « d’harmoniser ». Mettre non seulement en harmonie les corps avec la nature, mais aussi le rendu de l’expression picturale avec les émotions ressenties. Enfin, mettre en harmonie les couleurs sur la toile. Cet équilibre dans les tons, il ne le recherche pas au regard de préceptes académiques mais selon des conceptions personnelles et novatrices, qui n’excluent pas la juxtaposition de certaines stridences. Elles seront peu à peu atténuées par l’emploi de plus en plus fréquent de plages de violet, auxquelles il assignera le rôle de liant dans la composition.



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Manguin - Jeanne, villa Démière ( la volupté de la couleur )


La peinture de Manguin se situe d’avantage dans le registre émotionnel que dans la construction intellectuelle. Peu d’écrits, en dehors des correspondances à ses amis peintres, témoignent de réflexions de l’artiste sur son cheminement, bien plus instinctif que spirituel. L’émotion née de l’observation de la nature, où se fond la chair des modèles, gouverne, semble-t-il, ce que l’artiste projette sur la toile. Dès 1906, le succès auprès des marchands et des collectionneurs est au rendez-vous. Ambroise Vollard lui achète cette année là cent quarante-deux toiles ainsi que des pastels et des dessins, tandis que l’année suivante, Bernheim-Jeune acquiert un ensemble de toiles et dessins et que la galerie Druet lui propose une exposition personnelle.







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Message par Kationok Lun 27 Mar 2023 - 16:28

1886 : Jean Despujols, artiste peintre


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Cet autoportrait a été peint dans le style académique français pendant le dernier tiers du voyage de Jean Despujols à travers l'Indochine et est une image romancée de l'artiste. Il se représente dans cet autoportrait comme un voyageur aventureux, avec un casque colonial et une pipe, entouré d'un paysage montagneux exotique.




BIOGRAPHIE


  • Sa vie a commencé en terre girondine, sur les rives de la Leyre à Salle où Jean Despujols est né le 19 mars 1886.  Enfant d’instituteurs, son parcours s’est poursuivi au Lycée de Bordeaux.  Doué pour le dessin, il suivra l’Ecole des Beaux-arts et recevra le prix de la Ville (1910) de Bordeaux avant de recevoir le grand Prix de Rome en 1914.
  • Il connaîtra l’horreur des champs de batailles de la première Guerre Mondiale avant de découvrir l’Italie et l’agitation de la vie artistique parisienne. A cinquante ans, au sommet de sa carrière artistique, il va découvrir les mystères de l'Asie, l'aboutissement d'un long chemin intellectuel, moral et spirituel avant de s'ancrer en Louisiane à Shreveport où il décède le 26janvier 1965. A sa mort, il est à peu près inconnu en France et à Bordeaux. Aujourd'hui, il siège en bonne place dans les expositions et musées dédiés à l' "art déco", au "néo-classicisme", la "peinture coloniale", les "dessins de guerre" (1) et des collections particulières où ses portraits ont toujours connu un grand succès..

  • La période qui nous intéresse est celle du fonds Despujols au Meadows Museum, c'est-à-dire les dessins de la Grande Guerre et surtout le fonds consacré à la découverte de l'Indochine.

    En ce qui concerne l'étude de l'oeuvre picturale de Jean Despujols, nous vous recommandons la lecture du mémoire de Nicole Palard (2) qui fait référence aujourd'hui ainsi que le travail de Dana Kress, professeur d’arts plastiques à Centenary College.  A Bordeaux, l’œil averti de Robert Coustet et sa capacité à révéler des talents souvent méconnus nous ont mis sur la piste de Despujols. Quant à moi, le hasard d'un parcours professionnel à Shreveport, et la découverte de cette oeuvre ethnologique si peu connue et bien conservée dans les réserves du musée, m'incite à vous en parler et faire connaître cette personnalité aquitaine qui connut une postérité américaine loin de sa mère patrie.





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Jean Despujols 1886 1965 La Secretaire


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JEAN DESPUJOLS, LA PENSÉE, AVANT 1929 - Musée La  Piscine
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 Jean Despujols (1886-1965)
La Vie passe la coupe au Bien, au Mal, à la Douleur,
à la Joie, à la Beauté, à la Laideur
Huile sur toile - 135 x 200 cm




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autoportrait




Jean Despujols : une formation classique, un bourreau de travail, un caractère bien trempé voire controversé.


Souvent qualifié par ses contemporains de « curieuse personnalité », menant une "vie errante et agitée", Jean Despujols est avant tout un artiste qui maîtrise la dessin où il excelle et une force intérieure que ce soit dans l'action ou sa réflexion sur l'art. Tout au long de sa carrière, Jean Despujols sera un véritable bourreau de travail dont les talents sont multiples : les beaux-arts certes mais aussi l’écriture poétique, musicale, l'engagement militant et pédagogique, voire philosophique… un homme jamais satisfait, toujours en quête de vérité et souvent controversé par ses contemporains, dans cette période de l'entre-deux-guerres, source d'affrontements et de conflits.  Son activité débordante s’étend sur trois continents : Europe, Asie, Amérique.
Issu de l’Ecole de Bordeaux, Jean Despujols intégrera les valeurs défendues par son maître Paul Quinsac, c’est à dire la suprématie du dessin et d’un idéal de beauté défini par rapport à un âge d’or : l’Antiquité et la Renaissance.    L’obtention du prestigieux prix de Rome pour son tableau "La passion de la vierge", reconnaît sa maîtrise des normes académiques en vigueur et lui donne l'assurance d'une carrière sous les meilleures auspices.
Pendant cette période, il réalise également des oeuvres plus personnelles relevant du cadre privé comme des portraits de famille ou d’amis, qu’il peint dans des paysages du Sud-Ouest : Bassin d’Arcachon, plages océanes, pays Basques…,  la plupart de ces tableaux appartiennent à des collections privées.




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"L'agriculture" de Jean Despujols - 
La composition, d’une grande lisibilité, rassemble, au centre, deux jeunes gens enlacés chargés d’évoquer, à travers les joies de l’amour et les fécondités futures, la fertilité de la terre.
Il en est de même pour la femme allaitant très ouvertement son enfant, représentée tout à fait à droite de la toile.




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Années 30 !


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Années 30




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La cueillette


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" Catherine, la Rose "


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J. Despujols - La Madone à l'enfant




Mobilisé en 1914, le soldat Despujols va connaître les plus durs champs de batailles : Verdun, Chemin des Dames …  L’horreur, la pitié, l’amitié et surtout l’héroïsme resteront à ses yeux les valeurs essentielles auxquelles il se raccrocha. La qualité du trait est précis, rapide et acéré pour dépeindre ses compagnons de tranchées. Homme d'action, il fut décoré de la croix de Guerre et de la légion d'honneur pour services rendus à son régiment (3). La publication de ses dessins de guerre,  des extraits de ses journaux et poèmes font régulièrement ll’objet d'expositions, tous ces éléments sont conservés aux Etats-Unis. 
Après la guerre, il rejoint un groupe de jeunes artistes qui sous l’influence du Bordelais Jean Dupas, s’efforce de jeter les bases d’un renouveau néo-classique, une approche moderne respectueuse de la tradition mais sans "servilité académique". A contrario, méfiance à l'égard des recherches de l'avant-garde. Après quelques années passées à la Villa Médicis où il rencontre sa 1ère épouse, Jean Despujols s’installe à Paris, où il honore de nombreuses commandes privées et officielles, tout en participant aux grands salons parisiens de l'époque. La femme occupe une place privilégiée dans son oeuvre : femme mère et ses enfants, femme intellectuelle lisant ou jouant du piano, femme éternellement jeune au corps magnifié mais aussi femme moderne et sportive, une certaine plasticité féminine propre au style de Despujols fait de formes pleines et sensuelles que nous retrouvons aussi dans son oeuvre indochinoise.




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Jeune Indochinoise




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Indochinoise




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Femmes Thai





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Jean Despujols




Pourquoi l’Amérique ?


En marge de son travail artistique, ses activités d'enseignant ont joué un rôle important, voir une certaine fierté qui s'inscrivait dans une tradition familiale. De 1924 à 1936, il travaille à l'Ecole Américaine des Beaux-Arts de Fontainebleau.  C’est là qu’il fera la connaissance de sa 2eépouse : Milicent Martin, une pianiste américaine qui deviendra bien vite son modèle privilégié. Très apprécié de ses élèves, le peintre américain Clarence A. Brodeur lui rendra hommage en ces termes "Un grand professeur avec une rare faculté pour évaluer et donner des conseils à chaque talent individuel...". A 50 ans, il est au sommet de sa carrière artistique et ses talents reconnus.


Une opportunité se présente à lui en 1936,  lorsqu’il remporte le prix de l’Indochine qui  va lui permettre de passer deux ans dans les colonies asiatiques de l’Empire.  La requête du Grand Conseil Economique formulée auprès de la Société des Artistes Coloniaux est qu’ « un artiste de talent soit commissionné pour parcourir les Etats d’Indochine afin d’en relater les paysages, les peuples et leur façon de vivre avant que les influences occidentales ne les aient changés pour toujours ».  Pour Jean Despujols, il s’agit de s’immerger au plus vite, au sein des populations du Cambodge, Laos et Vietnam, et éviter les grandes villes déjà occidentalisées.  Voir, comprendre, aimer sont ses objectifs.   Les préparatifs, le suivi de son séjour et ses réalisations sont minutieusement inscrits dans son journal de voyage.



Il réalisera un total de 328 œuvres répertoriées : presque une œuvre tous les 2 jours ! auxquelles s’ajoutent des compositions musicales, la collecte de textiles, de vêtements et d'objets qui sont aujourd'hui conservés à Shreveport, un véritable travail d'ethnologue! En retour, le Prix n'impliquait que de faibles obligations: la tenue de deux expositions à la fin de son séjour et un compte rendu de son voyage à la Société des Artistes Coloniaux.  En 1938, il s’embarque à Haiphong avec son œuvre et revient par le Japon et les îles Hawaï  avant d’atterrir à San Francisco où il exposera dans plusieurs villes du pays avant de rejoindre sa famille. Il s'embarque pour la France en 1939 afin de remplir ses engagements auprès de la Société des Artistes Coloniaux qui prévoit une grande exposition au Pavillon de l’Orangerie, aux Tuileries.  Malheureusement, la Seconde Guerre Mondiale est déclarée: son urgence sera de cacher son oeuvre dans une propriété familiale en Gironde et de rejoindre au plus vite sa famille aux Etats-Unis où il obtient la nationalité américaine en 1945.  Il ne reviendra jamais en France. Il fera venir son oeuvre aux Etats-Unis en 1948 et il s'en occupera jusqu'à la fin de sa vie. Curieusement, la culture du Nouveau Monde ne l'inspira pas. Il continuera sa carrière d'enseignant et de portraitiste auprès des familles fortunées du pétrole à Shreveport sans renouveler son style.




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Jean Despujols (1886-1965)


 Portrait de Marguerite Canal

 Huile sur toile encadrée signée en bas à gauche


Musicienne, compositrice, chef d'orchestre, pianiste et enseignante française, Marguerite Canal fut en 1917, la première française à diriger un orchestre. En 1919, elle est nommée professeur de chant au Conservatoire et reçoit l'année suivante le Premier grand Prix de Rome en composition musicale, à l'unanimité, avec les félicitations de Camille Saint-Saëns.

 Elle se consacra à l'écriture de nombreuses mélodies et berceuses inspirées de poèmes de Charles Baudelaire, Paul Verlaine






En 1951, la revue National Geographic Magazine dont le lectorat est international, va apporter un regain de renommée à son oeuvre indochinoise avec la publication d'une sélection de 16 reproductions pour montrer la variété des ethnies et des paysages, un héritage culturel menacé cette fois, par les ravages de la guerre. En 1965, il meurt en pleine guerre du Vietnam, et repose désormais au cimetière de Greenwood à Shreveport (3).







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Mine de plomb sur papier


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Femmes du Vietnam




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J. Despujols - La villa Médicis ( signé,en bas à droite )




Une postérité américaine et une consécration muséographique



En 1969, Algur H. Meadows (1899-1978), fortune du pétrole et grand amateur d’art de renom, connaît bien une partie de l’Asie peinte par Despujols pour y avoir séjourné. Meadows, déjà propriétaire d'un musée d'art sur la peinture espagnole à Dallas, part du principe que "les peintures de l'artiste rendent compte du genre de vie beaucoup mieux que n'importe quel récit historique".   Il achète la collection aux enfants Despujols et l’offre au Centenary College où il a obtenu son diplôme universitaire de droit. Une nouvelle vie commence pour l'oeuvre de Despujols, lui-même n'avait-il pas rêvé d'un musée "la plus démocratique des institutions".



Il y a cent ans, le premier
vainqueur du Grand Prix de Rome était Jean Despujols.



Né à Salles en Gironde, en France, le 19 mars 1886, Jean Despujols est surtout connu des universitaires d'Asie du Sud-Est pour son art époustouflant représentant l'Indochine française au cours de sa mission de deux ans dans la région de 1936 à 1938. Cet article de son petit-fils, Godefroy Hofer, décrit l'événement qui a établi sa réputation d'artiste de classe mondiale et célèbre un magnifique anniversaire : le Centenaire du Prix de Rome Jean Despujols 1914-2014.



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Sa maitresse - années 1910



De 1911-1912, Jean est élève à l'école des Beaux Arts de Bordeaux. En 1913, il est transféré à l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts de Paris, travaillant dans l'atelier du maître Gabriel Ferrier. Il postule pour la première fois au concours du Prix de Rome de 1913 avec deux œuvres : son autoportrait (ci-dessus) et un portrait de sa maîtresse, Marie-Louise Aubert, qu'il appelle « Mimi » (à droite). Les deux peintures ont été rejetées !





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Le seul témoignage « familial » que nous ayons sur le Premier Grand Prix de Rome est une lettre de Mimi à son fils André, qui servait au Maroc dans l'armée :
« … Oui mon cher fils, tout le monde m'a fait fêter, chérir, chou............................................adresse URL : http://www.devata.org/jean-despujols-prix-de-rome-centennial-1914-2014/#.ZCGmu3ZByH0



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Message par Kationok Mer 29 Mar 2023 - 18:11

1953 : Raoul Dufy, peintre français




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Raoul Ernest Joseph Dufy, né le 3 juin 1877 au Havre et mort le 23 mars 1953 à Forcalquier, est un peintredessinateurgraveurillustrateur de livres, céramiste, créateur de tissus, de tapisseries et de mobilier, décorateur d'intérieur, d'espaces publics et de théâtre français.




BIOGRAPHIE


Raoul Dufy est second des onze enfants (Jean - peintre également - est le septième) de Léon Marius Dufy, comptable dans une entreprise de métallurgie, musicien amateur talentueux, et de son épouse née Marie Eugénie Ida Lemonnier, native d'Honfleur.
À partir de 1893, il suit les cours du soir de Charles Lhullier à l'École municipale des beaux-arts du Havre. Il rencontre Raimond LecourtRené de Saint-Delis et Othon Friesz avec lequel il partage ensuite un atelier à Montmartre et qui restera un de ses plus fidèles amis. Il peint des paysages normands à l'aquarelle.
En 1900, grâce à une bourse, il entre à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, à l’atelier Léon Bonnat où il retrouve Othon Friesz. Il dessine beaucoup. Sa première exposition au Salon des artistes français a lieu en 1901, il expose ensuite, en 1903, au Salon des indépendants. Le peintre Maurice Denis lui achète une toile. Il peint beaucoup les environs du Havre, et notamment la plage de Sainte-Adresse rendue célèbre par Eugène Boudin et Claude Monet. En 1904, avec son ami Albert Marquet, il travaille, toujours sur le motif, à Fécamp.
En 1903-1904 et 1906-1907, Dufy séjourne à Martigues en Provence et peint une série de paysages représentant la ville et ses canaux.



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R. Dufy - Frères et soeurs ( 1898 )



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R. Dufy - Jeanne avec des fleurs


Influencé par le fauvisme et en particulier par les tableaux que Matisse expose au Salon d’automne de 1905, il travaille avec Othon FrieszRaimond Lecourt et Albert Marquet sur des tableaux de rues pavoisées de drapeaux, de fêtes de village, de plages.
En 1908, prenant conscience de l'importance capitale de Paul Cézanne au cours de la grande rétrospective de 1907, il abandonne le fauvisme. Il exécute des études d'arbres, de chevaux, de modèles en atelier, des natures mortes. Cette même année, il se rend à L'Estaque, près de Marseille avec Georges Braque. Ils peignent, souvent côte à côte, les mêmes motifs que Cézanne, Dufy signant notamment Arbres à L'Estaque.
Il séjourne dans la villa Médicis libre, qui accueille des jeunes peintres dépourvus de ressources, à Orgeville avec André Lhote et Jean Marchand. En leur compagnie, il s’oriente vers des constructions influencées par les débuts du cubisme de Georges Braque et de Pablo Picasso.
Il réalise en 1910 les bois gravés pour le Bestiaire d’Apollinaire, il en fera d’autres pour les Poèmes légendaires de France et de Brabant d’Émile Verhaeren. Ce travail lui donne l’idée de créer des impressions de tissu.




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Raoul DUFY (1877-1953)

L'Estacade et la Plage du Havre

vers 1926




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BLEU, « LUMIÈRE-COULEUR » Raoul DUFY (1877-1953), Les REGATTES DU Havre, 1925, collection particulière


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Raoul Dufy (1877-1953), La Plage du Havre, 1906, huile sur toile, 76 x 97 cm.


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Raoul DUFY (1877-1953), Le Port du Havre, vers 1910, huile sur toile, 65,5 x 81,4 cm. Collection particulière.

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Bateaux à quai, port du Havre




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Dufy - Le Havre - Trois baigneuses



En 1911, il épouse une Niçoise, Eugénie-Émilienne Brisson (1880-1962). Appelé par le grand couturier Paul Poiret qui a été impressionné par les gravures du Bestiaire de Guillaume Apollinaire, il se lance dans la création de motifs pour les tissus de mode et de décoration, l'impression de certains tissus est alors réalisée à l'aide de tampons de bois gravés. Avec Paul Poiret, il monte une petite entreprise de décoration et d'impression de tissus, « La Petite Usine ». Il y imprime ses premières tentures et étoffes qui feront la renommée de Paul Poiret. Un an plus tard, il est engagé par la maison de soieries lyonnaise Bianchini-Férier pour laquelle il créera d'innombrables motifs d'après ses thèmes favoris (naïades, animaux, oiseaux, fleurs, papillons…), qui seront « mis en carte » pour le tissage sur les métiers Jacquard. Cette collaboration se prolongera jusqu'en 1930.
Toujours influencé par Cézanne, son dessin devient cependant plus souple au cours de son séjour de 1913 à Hyères. En 1915, il s’engage dans le service automobile de l’armée.



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R. Dufy - La place d'Hyères


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La fontaine à Hyères



En 1917, suite à l'acception par l'État du don de la collection Leblanc et de la création de la Bibliothèque-Musée de la Guerre (devenue la BDIC et aujourd'hui La Contemporaine à Nanterre), il devient conservateur adjoint au musée auprès du donateur qui désirait conserver une attache officielle à son œuvre. Il entreprend d'enrichir les collections du musée de la Grande Guerre (aujourd'hui Musée d'histoire contemporaine) par des achats d’œuvres de qualité témoignant de l'activité des artistes mobilisés ou en mission lors du conflit. Il démissionne cependant en 1918 pour des raisons de santé.
Au cours de son premier séjour à Vence en 1919, les couleurs de ses tableaux deviennent plus vives et son dessin plus baroque ; sa peinture évolue vers un chromatisme éclatant de lumière et un dessin plus libre.
Il exécute des lithographies pour les Madrigaux de Mallarmé en 1920, il en réalisera d'autres pour Le Poète assassiné de Guillaume Apollinaire). Cette même année le Bœuf sur le Toit de Jean Cocteau est représenté avec des décors et des costumes de Dufy.




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Lithographie du Havre




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Lithographie de Dufy




Sous l'impulsion de Paul Poiret, et désireux de se rendre compte de l’effet de ses tissus sur les femmes, il commence à fréquenter les champs de courses en 1922 ; il y prend esthétiquement goût au spectacle des foules, des chevaux, et des mouvements. Il fait de plus en plus d’aquarelles, et travaille la céramique, à partir de 1923, avec le céramiste catalan Artigas. D'emblée, les deux hommes se comprennent et le céramiste apprécie la fantaisie décorative et le talent du peintre. Sur les quelque deux cents pièces que comprend l'œuvre céramique de Dufy, la plupart sont le fruit du travail de collaboration entre les deux artistes. Le Vase aux baigneuses et aux cygnes est visible au MuMa - Musée d'Art moderne André Malraux au Havre.
Dufy voyage beaucoup, découvre l’Italie (VeniseFlorenceRomeNaples, la Sicile) puis le Maroc et l’Espagne. Il admire les tableaux de Titien au musée du Prado. Il voyage également en Belgique et en Angleterre. Il séjourne à Nice, de 1925 à 1929, avec son épouse niçoise. Il se rend à Saint-Tropez où il peint l'Hôtel Sube (1926) et des dessins à l"encre : Le port de Saint-Tropez et la Statue du Bailli de Suffren.




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R. Dufy - Vence en 1922


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Saint-Paul-de-Vence


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Paysage de Provence






En 1926, en regardant une petite fille qui court sur le quai de Honfleur, il comprend que l’esprit enregistre plus vite la couleur que le contour. Il va alors dissocier les couleurs et le dessin. Il ajoute son dessin à de larges bandes de couleurs (généralement trois) horizontales ou verticales, ou bien à de larges taches colorées.
Il exécute des cartons pour des tissus d’ameublement réalisés en tapisserie par la Manufacture de Beauvais sur le thème de Paris. Son tableau Le Paddock entre au musée du Luxembourg en 1932.
En 1936-1937, aidé par son frère Jean Dufy, il réalise pour le pavillon de l'Électricité de l’Exposition universelle de 1937, ce qui était alors la plus grande peinture existante au monde : La Fée Électricité (624 m2), aujourd'hui visible au musée d'Art moderne de Paris.




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R. Dufy - La Fée électricité



Raoul Dufy commence à ressentir, en 1937, les premières atteintes d’une maladie douloureuse et invalidante : la polyarthrite rhumatoïde. Il est nommé membre du jury du prix Carnegie à Pittsburgh.
Les aquarelles des châteaux de la Loire et de Venise (nombreuses vues de la ville et de la lagune) voient le jour en 1938. Il travaille également à de très grands panneaux pour le palais de Chaillot : La Seine de Paris à la MerOthon Friesz réalise ceux de La Seine de la source à Paris.



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Le Paris du Dufy vu d'en haut



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Vues sur Paris


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La Seine au pont du Carroussel




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Dufy - Le Plaisir

Réfugié dans le sud de la France au début des années 1940, il peint les cartons pour les grandes tapisseries Collioure et Le Bel Été. Dufy excelle aussi dans la composition de décors et costumes de théâtre pour la Comédie-Française. Dans ses tableaux, il abandonne progressivement les larges bandes de couleurs pour une teinte d’ensemble dominante.
Jean Cocteau publie en 1948 un livre sur Raoul Dufy, dans la collection « Les maîtres du dessin » aux Éditions Flammarion.
Dufy illustre Les Nourritures terrestres d’André Gide en 1949, puis L’Herbier de Colette en 1950. Il peint des suites de tableaux sur des thèmes dont les plus célèbres sont les Ateliers, les Orchestres, les Dépiquages, les Régates. Il utilise un medium mis au point par son ami Jacques Maroger pour exalter l’intensité des couleurs.
Il est élevé au grade de commandeur dans l’ordre national de la Légion d'honneur.
Au musée d'Art et d'Histoire de Genève, 261 œuvres, ainsi que des céramiques, tapisseries, livres sont rassemblées en 1952. Par ailleurs 41 œuvres sont envoyées par la France à la Biennale de Venise. Il remporte le prix de peinture, et en offre le montant à un peintre italien et à Charles Lapicque pour qu’ils puissent séjourner l’un en France et l’autre à Venise.
Dufy s’installe à Forcalquier dans les Alpes-de-Haute-Provence. C’est là qu’il meurt, le 23 mars 1953, d'une crise cardiaque. Ses derniers mots ont été pour demander à son secrétaire d’ouvrir les volets de sa chambre pour voir la montagne. Après une inhumation provisoire, la ville de Nice offre un emplacement au cimetière de Cimiez en 1956.




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R. Dufy - Nice l'ancien Casino


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La Baie des Anges, Nice


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La Baie des Anges, depuis l'appartement de Raoul


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Nice, la Promenade des Anglais - Fauvisme, R. Dufy




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Analyse


L'œuvre de Dufy compte environ 3 000 toiles, 6 000 grandes aquarelles, 6 000 dessins, des bois gravés, des lithographies, des tapisseries, des tissus




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Dufy - Robes de la maison Poiret, 1920
Gouache sur papier


1913 est l’année charnière et La grande baigneuse aux formes massives est un adieu au cubisme. À l’arrière-plan de son corps massif, traité comme une articulation de parties cylindriques, s'étage un paysage réduit aux volumes mais dont les nombreuses maisons constituent une préfiguration des vues de Vence.

Dans Le Jardin abandonné (1913), le style propre de Raoul Dufy est presque mis en place : couleurs vives déterminant des zones relativement arbitraires auxquelles se surajoutent les dessins des divers éléments.




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Dufy se rend compte que, pour l’œil, les couleurs n’appartiennent pas indéfectiblement à une chose : ce ne sont pas des qualités qui n’auraient pas d’existence hors une substance. Elles ont leur vie propre, débordent les objets, et cela surtout dans l’expérience de la perception du mouvement. D’où l’usage de ce que Pierre Cabanne appelle « les flaques de couleurs juxtaposées ». La dissociation entre la couleur et le dessin est parfois très poussée, et Dufy installe souvent les objets réduits à un contour sur trois ou quatre larges plages colorées.

L’aquarelle, la gouache, qui prennent de plus en plus d’importance après 1930, lui offrent davantage de possibilités pour poursuivre cette expérience. Les « flaques » du fond sont étendues sur un papier préalablement mouillé et tendu sur une planche à dessin. Quand elles sont sèches, il dessine au pinceau fin les divers objets du motif. Le Bel Été (1940) en est un remarquable exemple. Cette technique demande une très grande assurance, acquise par l’incessante pratique du dessin.

« Les aquarelles de Raoul Dufy sont la vie même, exaltées sous le regard d’un créateur de génie et réalisées avec une économie de moyens. Elles sont fluides mais jamais floues. Elles sont prestes mais non hâtives. Souvent exécutées en vingt minutes, elles sont grosses de nombreux essais préliminaires écartés par le Maître au bénéfice de la dernière d’entre elles […]. Elles sont profuses mais non chargées. Elles sont transparentes et non pas mièvres, à cause de la fermeté de l’attaque […]. »



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Aquarelles et gouaches - Oliviers de Provence


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R. Dufy - Femme - à la gouache




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R. Dufy - symphonie en bleu : voiliers au large de Naples ( Italie )


Ses dessins témoignent de plus que de l’habileté. Et même si, comme le rapporte Fanny Guillon-Laffaille, « il lui arrivait de dessiner des deux mains en même temps », l’art de Dufy ne tient pas dans une simple virtuosité contenant en soi seul son intérêt. C’est l’aboutissement d’un travail incessant couronné par le génie que n’explique jamais la facilité. La main obéit à un regard scrutateur et rapide. À première vue, ses dessins semblent fouillés, voire surchargés, mais un peu d’attention révèle que Dufy est allé droit à l’essentiel. Nous croyons d’abord avoir affaire à une œuvre baroque, et nous voyons vite que la plus grande simplicité, l'économie de moyens peut donner le sentiment de la richesse et presque de l’exhaustivité. Champs de blé, portraits, grilles de parcs, nus, bouquets d’anémones, feuillages : quelques traits rendent présente l'âme des choses.




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Le Moulin de la Galette, 1937
Aquarelle sur gouache sur papier vélin d’Arches



Dans Le Grand Orchestre (encre de Chine de 1936), contrebasses et violoncelles, grosse caisse et tambours font l’objet d’un dessin précis. Est-ce un hasard ? Dufy vient d’une famille où la musique tenait une très grande importance. Or ces sons graves, ces « voix paternelles » soutiennent de leur force et de leur profondeur la voltige des accords émanant des autres instruments. Ceux-ci sont suggérés, stylisés par des traits rapides. Les tracés successifs sont laissés en place : ce ne sont pas des maladresses corrigées, c’est l’objet qui dépasse son inertie et devient une frémissante existence sous la main de Dufy. Les violons, les cuivres profitent de l’exactitude du rendu des contrebasses : Dufy comprend que sous trop de détails, la vie serait étouffée. Les musiciens sont réduits à l’ovale de leurs têtes : on ne va pas au concert pour regarder une galerie de portraits.




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Le grand concert, 1948
Huile sur toile

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Le violon rouge, 1948
Huile sur toile






La joie de vivre et de dévoiler la vie soutient chaque tableau, chaque gouache, chaque dessin. Dufy promène un regard émerveillé sur le monde et nous invite à une fête qui n’a rien de superficiel et de mondain. « Si je pouvais exprimer toute la joie qui est en moi ! » disait-il. Il y est largement parvenu, et peu d’œuvres sont une telle invitation à cheminer vers un horizon de bonheur.

Il a deux adresses à Montmartre : au 12, rue Cortot en 1901 et la seconde de 1911 à 1950, au 5, impasse de Guelma, près de la place Pigalle. Dans ce dernier atelier il succéda à Severini, puis y viendront BraqueValadonAndré UtterUtrillo. Le dictionnaire des peintres à Montmartre lui donne également une autre adresse : no 17 rue Gabrielle.





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