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 Ca s'est passé en septembre !

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Kationok
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Kationok


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MessageSujet: Ca s'est passé en septembre !   Ca s'est passé en septembre ! Icon_minitimeJeu 2 Sep 2021 - 14:21

2 septembre 1910, décès : Henri Rousseau, dit « le douanier Rousseau », peintre français




Ca s'est passé en septembre ! Henri-rousseau.-autoportrait-de-l-artiste-a-la-lampe-1902-03-

Henri Rousseau. Autoportrait de l'artiste à la lampe (1902-03) - Huile sur toile, 23 × 19 cm, musée Picasso, Paris.
Henri Rousseau. Autoportrait de l'artiste à la lampe (1902-03). Huile sur toile, 23 × 19 cm, musée Picasso, Paris. L'artiste se concentre sur le visage, d'une grande netteté de trait, et laisse le reste à l'état d'ébauche. La lampe constitue un contrepoint mettant en évidence le visage.






BIOGRAPHIE


Henri Rousseau est le fils d'un ferblantier de Laval (Mayenne). Il fréquente le lycée mais n'achève pas ses études secondaires. Ses prédispositions artistiques apparaissent rapidement puisqu'il obtient en 1860, à l'âge de seize ans, un prix de dessin et un prix de musique. Devenu employé chez un avoué d'Angers, il commet un abus de confiance entraînant des poursuites. Il est alors condamné à un mois de prison. Il s'engage ensuite dans l'armée et y rencontre des militaires ayant participé à l'expédition française au Mexique (1861-67). De là naîtra la légende qu'il participa lui-même à cette expédition et s'inspira ensuite des paysages mexicains pour élaborer ses jungles. En réalité, Rousseau n'a jamais quitté la France.

Il quitte l'armée en 1868 et s'installe à Paris. Il se marie en 1869 avec Clémence Boitard qui lui donnera sept enfants, dont un seul parviendra à l'âge adulte. D'abord employé chez un huissier, il obtient en 1871 un poste à l'Octroi de Paris, administration fiscale qui contrôlait l'entrée des marchandises sur le territoire de la commune et percevait à cette occasion une taxe (appelée également octroi). Rousseau n'était donc pas véritablement douanier, mais exerçait une fonction similaire du fait de la survivance de douanes intérieures. C'est Alfred Jarry (1873-1907), poète et écrivain français, qui lui attribuera le sobriquet Douanier Rousseau resté célèbre par la suite. Rousseau reste à l'Octroi de Paris jusqu'à 1893.

Ca s'est passé en septembre ! Henri-rousseau.-moi-meme-1890-

Henri Rousseau. Moi-même (1890). Huile sur toile, 146 × 113 cm, Galerie nationale, Prague.
Rousseau apparaît avec palette et pinceau devant un paysage urbain. Sur la palette figurent les noms de ses deux épouses successives : Clémence et Joséphine. Le paysage est une évocation du Paris de l'époque avec l'architecture métallique du pont et la montgolfière. La perspective signifiante du Moyen Âge conduit à grandir le personnage principal. Rousseau qualifiait ce type de composition de « portrait-paysage ».


Ca s'est passé en septembre ! Henri-rousseau.-portrait-de-madame-m.-1895-97-

Henri Rousseau. Portrait de Madame M. (1895-97). Huile sur toile, 198 × 115 cm, musée d'Orsay, Paris.
 L'identité du modèle n'est pas connue. « Parmi le grand nombre de portraits peints par Rousseau, il est rare d'en trouver en pied et d'un tel format. Il en existe cependant un autre qui a appartenu à Pablo Picasso (Paris, musée Picasso). Celui du musée d'Orsay témoigne de beaucoup plus d'aisance dans la conception et la mise en page, et de plus de soin dans l'exécution. [...] Avec cette œuvre, Rousseau semble vouloir rivaliser, au moins inconsciemment, avec les effigies mondaines du Salon ou avec les grands portraits flamands du XVIIe siècle. Mais il demeure avant tout fidèle à un style et un univers qui lui sont propres. » (Notice musée d'Orsay)


Il commence à peindre en amateur dès le début des années 1870 et obtient en 1884 une carte de copiste du musée du Louvre. Un salon sans jury, le Salon des Indépendants, ayant été créé à Paris, il y est présenté par le peintre pointilliste Paul Signac (1863-1935). Il expose pour la première fois à ce salon en 1886 et continuera chaque année jusqu'à sa mort, sauf en 1899 et 1900. Le Salon des indépendants permet à Henri Rousseau d'acquérir une certaine notoriété dans le milieu artistique. Mais n'ayant reçu aucune formation académique, son travail n'est pas pris au sérieux, comme le rappelle Guillaume Apollinaire dans un article publié après la mort du peintre : 

« Peu d'artistes ont été plus moqués durant leur vie que le Douanier, et peu d'hommes opposèrent un front plus calme aux railleries, aux grossièretés dont on l'abreuvait. Ce vieillard courtois conservera toujours la même tranquillité d'humeur et, par un tour heureux de son caractère, il voulait voir dans les moqueries mêmes l'intérêt que les plus malveillants à son égard étaient en quelque sorte obligés de témoigner à son œuvre. Cette sérénité n'était que de l'orgueil bien entendu. Le Douanier avait conscience de sa force. » (*)




Ca s'est passé en septembre ! Henri-rousseau.-le-moulin-d-alfort-1895-
Henri Rousseau. Le moulin d'Alfort (1895). Huile sur toile, 37,8 × 45,5 cm, Pola Museum of Art, Hakone, Japon. 
Ce moulin est situé sur la Marne, à Maisons-Alfort, localité proche de Paris. Cette composition classique, non dépourvue de maladresses, a tout le charme de l'art naïf, mais révèle aussi un grand coloriste.




Sa femme meurt en 1888. Sur ses sept enfants, seule lui reste une fille qu'il confiera à la famille de son frère à Angers. L'Exposition universelle de Paris en 1889 a sans doute joué un rôle dans le choix de ses thèmes picturaux. Il peut en effet y observer des paysages africains ou asiatiques reconstitués pour l'occasion. Rousseau écrira même un vaudeville, Une visite à l'Exposition de 1889, pour évoquer son enchantement devant cet exotisme. En 1893, il prend sa retraite de l'Octroi de Paris et peut se consacrer entièrement à la peinture. Il se remarie en 1899 avec Joséphine-Rosalie Nourry qui mourra en 1903.
Au début du 20e siècle, sa peinture suscite l'intérêt de l'avant-garde artistique qui se passionnait déjà pour les arts primitifs (aujourd'hui premiers). Alfred Jarry, originaire de Laval comme Rousseau, et devenu son ami, l'introduit dans le milieu artistique. Rémy de Gourmont, Guillaume Apollinaire, Paul Signac, Robert et Sonia Delaunay, Picasso et bien d'autres commencent alors à s'intéresser à ce peintre naïf. A la mort de Rousseau en 1910, Apollinaire compose un poème qui sera gravé sur la tombe du peintre :

Gentil Rousseau tu nous entends
Nous te saluons
Delaunay sa femme Monsieur Queval et moi
Laisse passer nos bagages en franchise à la porte du ciel
Nous t'apporterons des pinceaux des couleurs des toiles



Ca s'est passé en septembre ! Henri-rousseau.-portrait-de-la-seconde-femme-de-l-artiste-1903-.

Henri Rousseau. Portrait de la seconde femme de l'artiste (1903). Huile sur toile, 23 × 19 cm, musée Picasso, Paris.
 Rousseau épouse en 1899 Joséphine-Rosalie Nourry qui mourra en 1903.


Ca s'est passé en septembre ! Henri-rousseau.-la-noce-v.-1905-

Henri Rousseau. La noce (v. 1905). Huile sur toile, 163 × 114 cm, musée de l'Orangerie, Paris. 
Ce portrait de groupe de grande taille est une des compostions les plus ambitieuses de Rousseau. L'art naïf apparaît dans les proportions. Les arbres de l'arrière-plan ont été réduits par rapport aux personnages. Ces derniers, limités à des silhouettes, comportent cependant des visages nettement individualisés. L'ensemble, très déroutant, emprunte aux primitifs italiens sur le plan technique, tout en utilisant un chromatisme très contemporain.


Ca s'est passé en septembre ! Henri-rousseau.-la-carriole-du-pere-junier-1908-
Henri Rousseau. La Carriole du père Junier (1908). Huile sur toile, 97 × 129 cm, musée de l'Orangerie, Paris. 
Claude Junier et sa femme tenaient un magasin d'épicerie situé à proximité du domicile de Rousseau. Les voisins se lient d'amitié, et, en 1908, Rousseau réalise ce tableau, probablement sur commande des Junier. Rousseau apparaît sur le siège avant avec le chapeau. Claude Junier était particulièrement fier de son attelage et de sa jument blanche, Rosa. Les personnages font face à l'observateur, comme dans tous les portraits de Rousseau. Des sources photographiques sont disponibles pour ce portrait de groupe. Le peintre a utilisé plusieurs photos prises selon des angles différents mais a agencé la composition selon sa fantaisie.






Œuvre




L'art naïf





On appelle art naïf la production de peintres autodidactes dont le premier et le plus célèbre fut Henri Rousseau. Les tableaux de Rousseau nous touchent avec la même spontanéité que des dessins d'enfants : pas de perspective linéaire, pas de technicité de haut niveau, mais l'expression d'une géniale sensibilité artistique immédiatement accessible à tous. En ce sens, l'art de Rousseau rejoint les arts premiers en évitant le détour de l'éducation artistique. La sensibilité suffit.



Ca s'est passé en septembre ! Henri-rousseau.-le-reve-1910-

Henri Rousseau. Le rêve (1910). Huile sur toile, 298,5 × 204,5 cm, Museum of Modern Art (MoMA), New York. 

L'une des dernières toiles et un grand chef-d'œuvre du peintre où il laisse vagabonder la création entre exotisme onirique et scène d'intérieur. Le nu sur un canapé au milieu d'une jungle totalement mythique est indubitablement une projection de l'inconscient. Chromatisme absolument unique.




Ca s'est passé en septembre ! 800px-Henri_Rousseau_010



Henri Rousseau. La bohémienne endormie (1897). Huile sur toile, 129,5 × 200,7 cm, The Museum of Modern Art, New York.

 Le sujet du tableau semble une projection de l'inconscient du peintre dont chacun décryptera librement le sens. Une bohémienne, joueuse de mandoline, est endormie dans un paysage désertique avec à ses côtés une cruche d'eau. Un lion vient renifler la dormeuse mais ne l'agresse pas. La nuit de pleine lune permet au peintre d'utiliser une lumière tamisée qui constitue un élément essentiel de la composition. Le maire de Laval refusa d'acheter ce chef-d'œuvre qui lui était proposé par Rousseau. Il ne pouvait évidemment pas y percevoir un tableau surréaliste avant l'heure.










La découverte du Douanier Rousseau




Dans la seconde moitié du 19e siècle, la peinture quitte peu à peu l'académisme. L'impressionnisme trouve son public et une esthétique de la perception supplante l'esthétique de la représentation qui dominait depuis la Renaissance. Aussi, la peinture d'Henri Rousseau aura-t-elle beaucoup de mal à s'imposer. Selon Apollinaire, c'est Rémy de Gourmont (1858-1915), écrivain et critique d'art, qui s'intéressa le premier à la peinture de Rousseau. « Celui qui le premier encouragea les essais du peintre de Plaisance fut incontestablement M. Rémy de Gourmont. Il commanda même à Rousseau une lithographie, Les Horreurs de la guerre, qui fut publiée dans l'Imagier. Elle est fort rare et peu de personnes l'ont vue. Rémy de Gourmont avait su par Jarry que le Douanier peignait avec une pureté, une grâce et une conscience de Primitif. » (*)
  



Un grand artiste qui s'exprime librement


Ca s'est passé en septembre ! Henri-rousseau.-la-tour-eiffel-v.-1898-
Henri Rousseau. La Tour Eiffel (v. 1898). Huile sur toile, 77,2 × 52,4 cm, Museum of Fine Arts, Houston. 
Surprenante Tour Eiffel et improbable Seine. On pense aujourd'hui à certaines compositions de Giorgio de Chirico (1888-1978), car loin de chercher le réalisme Rousseau nous propose sa vision intérieure du monde.





Il est vrai que la peinture de Rousseau tranche avec le style impressionniste qui dilue les formes et accorde peu de place au dessin. Comme les impressionnistes, Rousseau s'intéresse d'abord au paysage mais le dessine minutieusement. Le moulin d'Alfort (1895) par exemple, est un paysage classique, très équilibré, mais évidemment naïf, le peintre ne maîtrisant pas la perspective. Sans avoir reçu la moindre formation, l'artiste se révèle ici un maître de la couleur qu'il utilise de façon intuitive. Les multiples nuances de vert s'harmonisent remarquablement avec l'ocre de la berge et de la maison. Le rouge vif des toits et des bateaux est un choix artistique visant à orienter le regard de l'observateur. Rousseau possède le sens de la composition et ses maladresses sont compensées par la remarquable justesse chromatique de ses tableaux.



La reconnaissance de l'avant-garde





La peinture d'Henri Rousseau semble à contre-courant. Le Douanier appréciait davantage les peintres de l'académisme, comme Bouguereau ou Gérôme, que les impressionnistes. Mais, paradoxalement, cette peinture naïve constitue, d'un point du vue esthétique et sémantique, une anticipation de certains courants du 20e siècle, en particulier le surréalisme. D'abord moquée et jugée enfantine, elle rencontrera plus en plus de défenseurs dans le milieu de l'avant-garde artistique. Il fallait en effet pouvoir dépasser l'esthétique impressionniste, profondément réaliste, pour accéder à celle de Rousseau qui ne prétend nullement évoquer le réel. Cet artiste propose au contraire une vision onirique de notre monde restituée avec des moyens techniques limités mais un soin extrême apporté à la réalisation.






Ca s'est passé en septembre ! Henri-rousseau.-le-lion-ayant-faim-se-jette-sur-l-antilope-1898-1905-

Henri Rousseau. Le lion, ayant faim, se jette sur l'antilope (1898-1905). Huile sur toile, 301 × 200 cm, Fondation Beyeler, Bâle. 

« Avec ce célèbre tableau de jungle, Rousseau s'impose en 1905 au Salon d'Automne de Paris. Raillé et ridiculisé au XIXe siècle, il est admiré au début du XXe par l'avant-garde artistique. Apollinaire, Delaunay, Léger, Braque et Picasso lui rendent visite dans son atelier, tandis que Wassily Kandinsky le présente comme « le père » du « grand réalisme » dans l'almanach Der Blaue Reiter. Les toiles de Rousseau se caractérisent par la tension entre objectivité botanique et fantastique rempli de mystère. [...] La jungle de Rousseau est une harmonieuse symphonie en vert parfaitement composée, un collage d'animaux et de végétaux minutieusement peints. Juste au centre de l'image, sous le regard d'autres animaux, se déroule un combat mortel. » (Notice Fondation Beyeler)







Beaucoup de jeunes artistes du début du 20e siècle étaient fascinés par les arts dits primitifs (aujourd'hui premiers) c'est-à-dire les peintures et sculptures océaniennes et africaines. Ils y trouvaient une fraîcheur et une liberté créative qu'avaient sans doute un peu étouffées les siècles d'académisme de l'art occidental. On appellera primitivisme ce courant pictural. Les dernières toiles de Gauguin sont imprégnées de cette influence et le travail de Rousseau a une parenté avec elles. L'art naïf peut être considéré comme une variante du primitivisme. Il s'impose dans l'avant-garde du début du 20e siècle parce que l'époque est aux recherches chromatiques et formelles (fauvisme, cubisme) permettant d'abandonner totalement l'esthétique de la représentation. Au salon d'automne de 1905, le tableau de Rousseau Le lion, ayant faim, se jette sur l'antilope, sera d'ailleurs exposé dans la salle réservée aux fauves.








Portraits, paysages et jungles





Rousseau est aujourd'hui reconnu comme un grand créateur, premier artiste naïf et précurseur des surréalistes. Ses tableaux sont exposés dans les plus grands musées du monde. Peintre de paysages et de portraits d'abord, il connut le succès avec ses jungles. N'ayant jamais quitté la France, il ignorait tout de la réalité de la forêt équatoriale. Qu'importe ! Le Jardin des Plantes et le Jardin d'Acclimatation de Paris lui ont permis de se familiariser avec diverses variétés végétales et l'imagination a fait le reste. Comme ses paysages et ses portraits, la jungle de Rousseau n'a rien de réaliste : elle est onirique.



Ca s'est passé en septembre ! Henri-rousseau.-surprise-1891-

Henri Rousseau. Surpris ! (1891). Huile sur toile, 130 × 162 cm, National Gallery, Londres. 

Première jungle de Rousseau, exposée au salon des indépendants de 1891. Les gigantesques feuilles de formes diverses, les animaux sauvages aux yeux brillants, l'harmonie chromatique de l'ensemble se retrouveront fréquemment ensuite. Le peintre a trouvé son sujet de prédilection et celui qui fera sa célébrité.




Ca s'est passé en septembre ! Henri-rousseau-le-repas-du-lion-v.-1907-

Henri Rousseau. Le repas du lion (v. 1907). Huile sur toile, 114 × 160 cm, Metropolitan Museum of Art, New York.

 Rousseau reprend le thème traité en 1891 dans Surpris !




Ca s'est passé en septembre ! Henri-rousseau.-la-charmeuse-de-serpents-1907-



Henri Rousseau. La charmeuse de serpents (1907). Huile sur toile, 167 × 189,5 cm, musée d'Orsay, Paris.

Le sujet aurait été inspiré à Rousseau par la mère du peintre Robert Delaunay (1885-1941) qui aimait raconter ses souvenirs de voyage. Le peintre transpose très librement le thème du charmeur de serpents en utilisant les mythes occidentaux : le paradis terrestre, le bon sauvage. Mais si l'harmonie du personnage de la charmeuse avec la nature semble parfaite, le paradis n'a rien d'idyllique. Il ne s'agit nullement du locus amoenus que de nombreux paysagistes ont cherché à peindre. Le peintre a choisi « une Eve noire, dans un Eden inquiétant, charmeuse d'un serpent aussi effrayant que celui de la Genèse était séducteur. » (Notice musée d'Orsay)




Ca s'est passé en septembre ! Henri-rousseau.-combat-de-tigre-et-de-buffle-1908-09-

Henri Rousseau. Combat de tigre et de buffle (1908-09). Huile sur toile, 46 × 55 cm, musée de L'Ermitage, Saint-Pétersbourg.

Rousseau libère les couleurs vives qui se détachent sur les nuances de vert du feuillage et sur le bleu-vert du ciel. Une exceptionnelle réussite chromatique.




Ca s'est passé en septembre ! Henri-rousseau.-la-jungle-equatoriale-1909-

Henri Rousseau. La jungle équatoriale (1909). Huile sur toile, 140,6 × 129,5 cm, National Gallery of Art, Washington.










PAYSAGES 




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Henri Rousseau. Soir de carnaval (1886). Huile sur toile, 89,5 × 117 cm, Philadelphia Museum of Art. 

Ce tableau fut présenté par Rousseau au salon des indépendants en 1886. Le paysage nocturne semble hivernal et seulement éclairé par la pleine lune, ce qui est fréquent chez Rousseau. Des personnages déguisés émane également un effet lumineux qui contraste avec l'ombre qui les entoure. Chromatisme magistralement maîtrisé, perception singulière et poétique du monde font apparaître déjà le grand artiste.




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Henri Rousseau. Notre-Dame (1909). Huile sur toile, 41 × 33 cm, Phillips Collection, Washington. 

L'artiste solitaire sur les quais de la Seine contemple la cathédrale Notre-Dame. Cette image pure, intemporelle et nostalgique se rattache à la dernière manière du peintre : couleurs claires, presque transparentes, grande sobriété des formes. La composition ne restitue pas la réalité de la ville mais l'imaginaire du peintre.




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Henri Rousseau. Le jardin du Luxembourg (1909). Huile sur toile, 38 × 47 cm, musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg. 

L'artiste, désormais reconnu, concilie ici l'exotisme qui lui est cher avec les feuillages très librement composés et un chromatisme qu'il maîtrise désormais à la perfection.




 








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MessageSujet: Re: Ca s'est passé en septembre !   Ca s'est passé en septembre ! Icon_minitimeVen 3 Sep 2021 - 19:00

3 septembre 1734, naissance : Joseph Wright of Derby, peintre britannique 



Ca s'est passé en septembre ! 800px-Wright_of_Derby_Self-Portrait


autoportrait






Joseph Wright, appelé Joseph Wright of Derby, né le 3 septembre 1734 à Derby et mort le 29 août 1797 dans la même ville, est un peintre paysagiste et portraitiste britannique. Il a été reconnu comme « le premier peintre professionnel à représenter l'esprit de la révolution industrielle1 ».
Il est célèbre pour sa technique du clair-obscur, qui accentue les contrastes entre les parties claires et sombres, et pour ses tableaux de scènes éclairées à la bougie. Ses tableaux représentant les débuts de la science avec l'alchimie, souvent tirés des réunions de la Lunar Society, groupe de scientifiques et industriels très influents vivant dans les Midlands anglaises, forment des archives importantes sur le combat de la science contre les valeurs religieuses et l'obscurantisme au siècle des Lumières.
Le conseil communal de Derby possède beaucoup de tableaux et dessins de Wright qui sont maintenant exposés au Derby Museum and Art Gallery, où ils sont de temps en temps prêtés à d'autres galeries d'art.




Ca s'est passé en septembre ! 800px-Joseph_Wright_of_Derby_The_Alchemist
L'Alchimiste découvrant le phosphore, par Joseph Wright, 1771


Ca s'est passé en septembre ! 1024px-An_Experiment_on_a_Bird_in_an_Air_Pump_by_Joseph_Wright_of_Derby%2C_1768
An Experiment on a Bird in the Air Pump (1768) ( «Une expérience sur un oiseau dans la pompe à air» ) 



Ca s'est passé en septembre ! 800px-The_Iron_Forge_Viewed_from_Without
Joseph Wright of Derby : Iron Forge Viewed from Without  - musée de l'Ermitage




BIOGRAPHIE
Joseph Wright est né à Irongate à Derby, fils de l'avocat puis secrétaire de mairie, John Wright (1697-1767), et de sa femme, Hannah Brookes (1700-1764); il est le troisième de leurs cinq enfants. Wright est allé au lycée général de Derby et a appris lui-même à dessiner en faisant des copies de gravures. Voulant devenir peintre, Wright décida d'aller à Londres en 1751 et fut l'élève du portraitiste de renom, Thomas Hudson, également maître de Joshua Reynolds. Après avoir peint des portraits à Derby pendant longtemps, Wright travailla de nouveau avec Hudson en tant qu'assistant, pendant quinze mois. En 1753, il revint dans sa ville natale de Derby où il diversifia sa pratique du portrait en utilisant la technique du clair-obscur sous lumière artificielle, pour laquelle il est considéré comme maître en la matière, et en peignant des tableaux de paysages. En 1756, Wright entra de nouveau à l'atelier de Thomas Hudson pendant quinze mois, ce qui fut à l'origine d'une très longue amitié avec son camarade John Hamilton Mortimer. Wright passa une période fructueuse à Liverpool, entre 1768-1771, durant laquelle il peignit beaucoup de portraits, dont des tableaux de nombreuses personnalités éminentes de la ville et leur famille.




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Un chef-d’œuvre de Joseph Wright of Derby 
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Joseph Wright de Derby - 

Portrait de sa femme Anne



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[*]

"Lady Mary Herbert (1659-1744 1745), vicomtesse Montagu"




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Joseph Wright de Derby : Lady Anne Herbert - Musée national des beaux-arts de Cuba


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Susanna Hope - Joseph Wright of Derby


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Portraits D'Ewes Coke, sa femme, Hannah, son cousin Daniel Coke, par Wright



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JOSEPH WRIGHT OF DERBY
 - 
AUTOPORTRAIT


Joseph Wright épousa Ann Swift (aussi connue sous le nom de Hannah), dont le père travaillait dans les mines de plomb, le 28 juillet 1773. À la fin de cette même année, il partit visiter l'Italie, où il resta jusqu'en 1775. Wright et sa femme eurent six enfants, mais trois d'entre eux moururent en bas âge. À Naples, Wright fut témoin d'une éruption du Vésuve, ce qui fut le sujet de ses tableaux suivants. À son retour d'Italie il s'installa à Bath dans le Somerset en tant que peintre portraitiste, mais ne rencontrant que peu de succès, il retourna à Derby définitivement. Il devint alors de plus en plus asthmatique et nerveux près de sa maison et il fut soigné par son ami le Dr Erasmus Darwin. Ann Wright mourut le 17 août 1790. Le 29 août 1797, Wright mourut dans sa nouvelle demeure du no 28 sur Queen Street à Derby, où il passa ses derniers jours avec ses filles.



Ca s'est passé en septembre ! Derby_-_View_of_Catania%2C_Sicily%2C_with_Mount_Etna_beyond
View of Catania, Sicily, with Mount Etna beyond, milieu du XVIIIe-fin du XVIIIe, huile sur toile, 84,5 × 126,5 cm, coll. particulière, Paris




Ca s'est passé en septembre ! Wright_florence-bf727

Vue de Florence et de l’Arno, par Wright, v. 1793, Musée Fabre, Montpellier




Ca s'est passé en septembre ! 1262_9

[center]Joseph Wright de Derby
Vésuve en éruption, avec vue sur les îles de la baie de Naples vers 1776-80


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Joseph Wright of Derby : Caverne, près de Naples 





Ca s'est passé en septembre ! View1

Une grotte dans le golfe de Salerne

1780


Ca s'est passé en septembre ! Joseph-Wright-of-Derby-Landscape-with-a-Rainbow

JOSEPH WRIGHT OF DERBY - PAYSAGE AVEC UN ARC EN CIEL


Wright fut un contributeur régulier des expositions de la Society of Artists (Société des artistes) et de la Royal Academy dont il fut élu associé en 1781 puis membre à part entière en 1784. Cependant, il déclina ce dernier privilège, en réponse à un affront qu'il pensait avoir reçu et coupa tout lien officiel avec la Royal Academy, bien qu'il continuât de contribuer aux expositions de 1783 à 1794.
Dès 1765, Wright exposa ses œuvres à Londres chaque année à la Society of Artists de 1765 à 1776, puis moins régulièrement de 1778 à 1794 à la Royal Academy. Wright exposa également à la Free Society of Artists de 1778 à 1783, ainsi qu'à la Society for Promoting the Arts (association pour promouvoir l'art) de Liverpool. Le surnom « Wright of Derby » lui fut attribué pour la première fois par un critique de l'exposition de The Gazetteer en 1768. À une époque où il n'était pas poli d'appeler un artiste par son prénom, il était indispensable de pouvoir différencier les œuvres de deux « M. Wright »; Joseph Wright, qui commença a exposé en 1765, et Richard Wright, de Liverpool, qui commença en 1762. Le surnom de « Wright of Derby », d'abord donné pour des questions de commodité, lui est resté jusqu'à nos jours.


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Joseph Wright of Derby - 

Un phare en feu la nuit




Œuvre

Wright a atteint son apogée avec ses sujets éclairés à la bougie, dont Three Gentlemen observing the 'Gladiator' (en) (1765), Philosophe faisant un exposé sur le planétaire (1766), que l'on peut voir au Derby Museum and Art Gallery et An Experiment on a Bird in the Air Pump (1768) exposé à la National Gallery de Londres en sont d'excellents exemples. Son tableaux Old Man and Death (1774) est aussi une œuvre remarquable et unique.





Ca s'est passé en septembre ! Joseph_Wright_of_Derby._The_Old_Man_and_Death._exhibited_1774

Joseph Wright of Derby : Le vieil homme et la mort - Derby , Londres




Joseph Wright of Derby a peint Dovedale by Moonlight, saisissant un paysage rural de nuit à la pleine lune. Il est exposé à The Allen Memorial Art Museum à l'Oberlin College. Son compagnon Dovedale by Sunlight (vers 1784-1785) saisit les couleurs de ce paysage de jour. Dans un autre Moonlight Landscape (paysage au clair de lune) qui se trouve au musée d'Art John-et-Mable-Ringling de Sarasota en Floride, tout aussi spectaculaire, la lune est cachée par un pont en arc au-dessus de l'eau, mais illumine la scène où l'eau scintille, par opposition à l'obscurité du paysage. Un autre tableau fameux de son excursion au Lake District est Rydal Waterfall, peint en 1795.




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Dovedale by Moonlight




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Joseph Wright de Derby Bridge à travers une caverne Moonlight


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Joseph Wright of Derby - 


Snowdown par Moonlight, 1792




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La Veuve indienne

Joseph Wright of Derby - Derby Museum and Art Gallery


Cave at evening (à gauche) a été peint avec le même type de clair-obscur utilisé par Joseph Wright. Il l'a peint en 1774, lorsqu'il était en Italie. On peut noter les ressemblances qu'il y a avec un autre tableau de lui fait en 1778 Grotto by the Seaside in the Kingdom of Naples with Banditti, Sunset (Grotte en bord de mer dans le royaume de Naples avec des bandits, au coucher du soleil) exposé au Musée des beaux-arts de Boston.


Peindre le siècle des Lumières anglaises

Wright était proche des industriels pionniers des Midlands. Deux de ses mécènes les plus importants étaient Josiah Wedgwood, qui contribua aux débuts de la révolution industrielle et innova tant sur le plan de l'organisation de la production de la poterie, et Richard Arkwright, considéré comme le créateur du système usinier (factory system) dans l'industrie du coton. Un de ses élèves, William Tate, était l'oncle de l'homme d'affaires excentrique, constructeur de tunnel Joseph Williamson, et acheva certaines œuvres de Wright après sa mort. Wright connaissait également Erasmus Darwin ainsi que d'autres membres de la Lunar Society, qui rassemblait d'importants industriels, des scientifiques et des philosophes. Bien que les réunions se tenaient à Birmingham, Erasmus Darwin, grand-père de Charles Darwin, vivait à Derby, et certains des tableaux de Joseph Wright, sur lesquels il a également utilisé la technique du clair-obscur, sont inspirés des rassemblements de la Lunar Society. An Experiment on a Bird in the Air Pump (1768), montre des personnes rassemblées autour d'une expérience sur la nature de l'air et de sa capacité à permettre la vie.




L'Alchimiste découvrant le phosphore (1795) décrit la découverte de l'élément phosphore par l'alchimiste allemand Hennig Brand en 1669. Un flacon dans lequel une grande quantité d'urine a été portée à ébullition s'enflamme, comme le phosphore, présent en grande quantité dans l'urine, prend feu au contact de l'air.
Philosophe faisant un exposé sur le planétaire (A Philosopher Lecturing on the Orrery) montre un ancien mécanisme permettant de décrire le mouvement des planètes autour du soleil. Le scientifique écossais James Ferguson (1710-1776) prit en charge une série de conférences à Derby en juillet 17625,6 basées sur son livre Lectures on Select Subjects in Mechanics, Hydrostatics, Pneumatics, Optics &c (1760). Pour illustrer ses conférences, Ferguson utilisa divers instruments, maquettes et machines. Wright assista certainement à ces cours, d'autant plus que des billets étaient disponibles chez John Whitehurst, proche voisin de Wright, horloger et scientifique. Wright a d'ailleurs sûrement fait appel à la connaissance pratique de Whitehurst pour en savoir plus sur le planétaire et son mode de fonctionnement.
On considère que ces tableaux rapportant des faits concrets ont aussi un sens métaphorique; l'incandescence du phosphore devant une figure priant faisant écho à la transition houleuse de la foi à l'interprétation scientifique et à l'instruction, et les diverses expressions sur les visages autour de l'oiseau dans la pompe à air indiquant l'inquiétude concernant la possible inhumanité du siècle des sciences à venir. Ces tableaux représentent un point culminant des enquêtes scientifiques qui commencèrent à dévaloriser le pouvoir de la religion dans les sociétés occidentales.



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C’est peut-être avec ce tableau que Wright sera l’artiste le plus considéré comme le témoin par l’art de la Révolution industrielle et des Lumières.( La forge )
Ca s'est passé en septembre ! IronforgForge de fer vue de l'extérieur

1773

Huile sur toile, 105 x 140 cm

L'Ermitage, Saint-Pétersbourg



Mémoriaux


Le lieu de naissance de Wright, au no 28 sur Irongate à Derby, est marqué par une représentation d'un planétaire sur le trottoir à proximité.

Joseph Wright fut enterré dans les terres de St Alkmund's Church à Derby. L'église fut détruite de façon controversée en 1968 pour faire de la place à une nouvelle portion de la rocade intérieure passant par le centre-ville et se trouve maintenant sous la route. Les restes de Wright ont été transposés au Nottingham Road Cemetery. En 1997, sa pierre tombale fut placée à côté de la cathédrale de Derby et en 2002, elle fut apportée à l'intérieur et fixé à un mur à un endroit bien visible près du mémorial très fréquenté à Bess of Hardwick.




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Le mémorial du planétaire près de sa maison natale




Joseph Wright est aussi l'homonyme du Sixth Form Centre (deux dernières années du lycée) situé sur Cathedral Row à Derby, pas très loin d'Irongate. Le Joseph Wright Centre a été ouvert en 2005 comme lieu vedette du Derby College. Le college a été nommé d'après ce peintre du xviiie siècle parce que ses « œuvres ont immortalisé les nombreuses avancées scientifiques et technologique de la révolution industrielle. Fidèle à l'esprit de réussite de Joseph Wright, ce nouveau centre est devenu le cadre idéal pour faire progresser vos projet de carrière. »



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MessageSujet: Re: Ca s'est passé en septembre !   Ca s'est passé en septembre ! Icon_minitimeSam 4 Sep 2021 - 17:55

4 septembre 1967, décès : Georges-Henry Duquet, peintre québécois 




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Portrait de Georges-Henry Duquet en 1915




Georges-Henry Duquet, né le 13 janvier 1887 à Québec, mort le 4 septembre 1967 à Québec, est un peintre québécois.




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BIOGRAPHIE


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Duquet - La côte Claire-Fontaine à Québec


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Côte de la Fabrique, Québec


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DUQUET, GEORGES-HENRY
Le Marché Notre-Dame à Québec











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DUQUET, GEORGES-HENRY
Le Bassin Louise, Québec






Fils du joaillier et inventeur Cyrille Duquet, Georges-Henry Duquet commence sa formation académique auprès du peintre Charles Huot qui enseigne au Conseil des arts et des métiers. Duquet poursuit son apprentissage en 1905-1907, à Paris en étudiant auprès du peintre Jean-Pierre Laurens au sein de l'Académie Julia. Il illustre quelques livres dont : Petite histoire du Canada et Chez nous. Il enseigne à l'École des beaux-arts de Québec en 1922-1923. En 1925, il est boursier du Gouvernement du Québec et fréquente l'Académie Colarossi.




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Esquisse Basse Côte Nord
 

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Baie Saint-Paul

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Paysages


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La charrette à boeufs


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vue sur la rivière



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Nature morte aux ananas


 La même année, Duquet expérimente la sculpture auprès du sculpteur Félix Benneteau-Desgrois. De 1925 à 1928, il voyage en Italie, en Corse, au Maroc ainsi qu'en Algérie. À partir de 1928, il installe son atelier au 29 1/2 rue Saint-Stanislas à Québec (ville). En 1950, Lida Moser réalise une photographie montrant une vue extérieure de son atelier.
Au cours de sa carrière, il décore quelques églises au Québec dont l'Église Sainte-Croix à Métabetchouan–Lac-à-la-Croix , l'Église Saint-Bruno à Saint-Bruno, l'Église Saints-Martyrs-Canadiens, l'Église de Saint-François-d'Assise à Petit-Saguenay et l'Église Saint-Laurent (1951-1952) à Saguenay (ville).






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Québec vu de la côte Shaw à Lévis









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MessageSujet: Re: Ca s'est passé en septembre !   Ca s'est passé en septembre ! Icon_minitimeDim 5 Sep 2021 - 17:43

5 septembre 1774, naissance : Caspar David Friedrich, peintre allemand


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Gerhard von Kügelgen portrait of Friedrich




Caspar David Friedrich, né le 5 septembre 1774 à Greifswald et mort le 7 mai 1840 à Dresde, est un peintre et dessinateur prussien, considéré comme l'artiste le plus important et influent de la peinturromantique allemande du xixe siècle. Il est particulièrement connu pour ses tableaux Le Voyageur contemplant une mer de nuages (1818) et La Mer de glace (1823-1824).


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Le Voyageur contemplant une mer de nuages, 1818. Huile sur toile, 74,8 × 94,8 cm, Hambourg Kunsthalle.




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La Mer de glace.


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Caspar David Friedrich. Épave dans la mer de glace (1798). Huile sur toile, 31 × 24 cm, Kunsthalle, Hambourg. L’attribution à Friedrich est discutée. En tout état de cause, il ne pourrait s’agir que d’une expérimentation à l’huile car à cette époque le peintre produisait des aquarelles et des dessins




BIOGRAPHIE

Jeunesse et formation


À partir de 1794, il prend goût au dessin et, pendant quatre ans, il fréquente à Copenhague l'Académie royale des beaux-arts du Danemark, où les peintres Jens Juel et Nicolai Abildgaard sont ses professeurs. Peintre de paysages prestigieux, connu pour ses paysages ossianiques, Abildgaard semble avoir particulièrement influencé Friedrich par son goût pour la mythologie nordique et le refus des modèles antiques.L'enfance de Caspar David Friedrich est marquée par la mort de ses proches qui, entre 1781 et 1791, décèdent les uns après les autres : à sept ans, en 1781, il perd sa mère et sa sœur Elisabeth ; en 1787, son frère Johann Christoffer se noie dans la mer Baltique et, en 1791, meurt sa sœur Maria. Cela va avoir une influence sur l'un des deux thèmes de sa peinture, la mort, l'autre étant la nature.


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Autoportrait, vers 1800, Statens Museum for Kunst.


Parcours artistique


En 1798, Friedrich s'établit à Dresde, capitale de l'électorat de Saxe, que ses beautés font surnommer « la Florence de l'Elbe ». Tieck y habite, Goethe, les frères August Wilhelm et Friedrich Schlegel, Fichte, Schelling, ou Novalis y ont séjourné. Les théories de Schelling sur la peinture, datées de 1802-1805, marquent profondément les peintres de cette époque. Il y évoque une spiritualité cachée dans la nature qui attend d'être dévoilée par le peintre ou l'artiste. À cette époque, Friedrich se rapproche de la pensée de Schleiermacher, qui voyait l'approche du sentiment religieux dans la contemplation de la nature. En 1805 (il a 30 ans), débute sa relation épistolaire avec Goethe, qui en a 56. En 1809, Runge rédige La Sphère des couleurs, et en 1810, Goethe écrit le Traité des couleurs. Ces deux ouvrages influencent profondément Friedrich, lui procurant une symbolique supplémentaire, celle de la couleur. De plus, Goethe affirme que tout ce qui existe dans la nature appartient à une vision globale décelable par l'esprit.


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Caspar David Friedrich. L’été (1807). Huile sur toile, 71 × 104 cm, Neue Pinakothek, Munich. 
Ce paysage composé est une des premières huiles où le style du peintre s’affirme. L’immensité du paysage a pour contrepoint le couple d’amoureux sous un arceau de verdure au premier plan. Le romantisme s’exprime ainsi par la modestie de l’homme face à l’immensité, mais aussi par l’illustration de la relation amoureuse.



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Caspar David Friedrich. Le moine au bord de la mer (1809).

Le moine au bord de la mer est sans aucun doute le paysage le plus audacieux du romantisme allemand. Trois bandes horizontales structurent l’image, le ciel représentant les 5/6 de la hauteur. Rien n’apparaît sur la mer très sombre. Sur le sable, un homme minuscule face à la mer constitue le seul élément de verticalité. Ce paysage composé n’a pas de fonction descriptive mais l’ambition d’évoquer la transcendance. La solitude du moine dans une nature réduite à la minéralité (aucun végétal) symbolise l’homme perdu dans l’univers glacé. L’espoir ne peut alors venir que la spiritualité, ce qui justifie la figure du moine.



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Friedrich invente la tragédie du paysage notamment avec ce naufrage à peine perceptible dans une mer de glace. Le chef d’oeuvre de Friedrich visible à la Kunsthalle de Hambourg. 1823-24.




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Caspar David Friedrich dans son atelier, 1812. Huile sur toile, 53,5 x 41 cm, Alte Nationalgalerie.





En 1810, Friedrich est nommé membre de l'Académie de Berlin. Il voyage dans le Riesengebirge qui devient un thème récurrent de son œuvre. On peut considérer que l'année marque la courte période de reconnaissance de son talent. Il expose à Berlin, est admiré par Goethe, et Frédéric-Guillaume III de Prusse achète Morgen im Riesengebirge et Le Jardin suspendu.

En raison des invasions napoléoniennes, il commence une période consacrée aux sujets patriotiques. À cette époque, de nombreux artistes et philosophes romantiques, dont Schinkel et Goethe, décident de se rendre en Italie. Mais Friedrich, qui rejette tout forme d'antiquité et craint que le paysage méditerranéen ne détruise son esthétique, refuse d'aller à Rome (également ville française).

Friedrich tombe malade en 1824. Son état s'aggrave en 1826, et il souffre d'un délire de persécution qui l'éloigne d'un bon nombre de ses amis. Pendant cette période, il peint peu, mais en 1827, il se remet à la peinture à l'huile.

En 1834, lors de la visite de l'atelier de Friedrich, le sculpteur David d'Angers a un mot célèbre pour définir l'art de Friedrich :

Citation :
« Cet homme a découvert la tragédie du paysage. »

En 1835, une congestion cérébrale le laisse paralysé. Il meurt le 7 mai 1840 à Dresde, à l'âge de 65 ans.




Paysage romantique



Après quelques portraits, Friedrich s'oriente vers la carrière de paysagiste, et travaille sur des paysages de la Baltique, notamment l'île de Rügen.

Cependant, même si sa méthode de travail se fonde sur l'observation attentive de la nature, Friedrich cherche rapidement à donner une dimension spirituelle à ses tableaux. Sa première grande peinture est le fruit d'une commande passée par le comte de Thun-Hohenstein qui cherche à orner un autel.




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Caspar David Friedrich. Le retable de Tetschen (1807-08).

Caspar David Friedrich. Le retable de Tetschen (1807-08). Huile sur toile, 115 × 110 cm, Galerie Neue Meister, Dresde. Le romantisme cherche à bousculer la hiérarchie académique qui plaçait la peinture d’histoire au premier rang. Cette composition, qui souligne la dimension spirituelle de la nature, a pour ambition de hisser la peinture de paysage au niveau de la peinture d’histoire. Friedrich a conçu lui-même le cadre doré, un arc gothique comportant à la base l’œil de Dieu, la vigne et le blé de l’Eucharistie. La peinture elle-même magnifie la dimension religieuse de la nature. Une masse rocheuse surmontée d’un crucifix se détache sur un ciel d’aurore tourmenté. Le soleil projette ses rayons depuis l’horizon, produisant un effet de contre-jour symbolisant la spiritualité.




 Le peintre ne doit pas peindre seulement ce qu'il voit en face de lui, mais aussi ce qu'il voit en lui. » Cette phrase est la clé de son œuvre, elle exprime tout le travail de l'artiste romantique face à la nature. Il s'agit pour lui de mêler son propre état d'esprit issu de cette vision à la représentation de la nature.

Runge, proche des conceptions philosophiques et religieuses de Friedrich, expliquait qu'auparavant, les hommes faisaient leurs dieux à leur image. C'est une critique du monde antique. Friedrich disait: « L'art se présente comme médiateur entre la nature et l'homme. Le modèle primitif est trop grand, trop sublime pour pouvoir être saisi. Sa reproduction, œuvre de l'homme, est plus proche des faibles ». Le peintre intercesseur doit être pur. Sa main guidée par l'esprit doit retranscrire un message noble. La pureté est un élément important et l'austère Friedrich explique : « Conserve en toi une pureté d'enfant […] une véritable œuvre d'art ne peut sortir que d'une âme pure ». Le paysage nous met directement en relation avec la nature. Les peintres romantiques cherchaient à créer un paysage spirituel typiquement allemand sans référence à l'art antique ou à l'art italien. Ce paysage spirituel devait exprimer non seulement l'apparence mais également la réalité cachée, l'infini de la nature jusqu'à atteindre le Moi. La nature est la partie visible de la création divine.




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Falaises de craie sur l'île de Rügen (1818) 90,5 × 71 cm Musée des Beaux-Arts de Winterthour.




Les Neuf lettres sur la peinture de paysage de Carl Gustav Carus, rédigées entre 1815 et 1824 et publiées en 1831, éclairent cette idée de la nature sublime. Il explique que le recueillement, terme spirituel par excellence, devant la nature, donne à l'homme l'impression de se perdre dans l'infini. « Tu sens le calme limpide et la pureté envahir ton être, tu oublies ton Moi. Tu n'es rien, Dieu est tout. » L'homme devant la puissance, la grandeur de la nature n'a pas d'autre solution que la méditation, son salut en dépend. Il doit se perdre dans cette contemplation pour tenter d'atteindre l'Infini. La perte de l'identité qui en résulte doit être considérée plus comme un gain, car il y a rapprochement avec Dieu. La notion de panthéisme est très importante chez les Romantiques : Dieu est tout. Lorsque nous regardons la nature, création de Dieu, nous cherchons à rencontrer notre Créateur. Friedrich rejoignait cette pensée : «  Le divin est partout jusque dans un grain de sable ».

Le thème de la nature « Bible du Christ » occupe la pensée de nombreux philosophes allemands de cette époque, notamment Goethe qui affirme que la nature est un appel à l'illimité et que l'esprit est capable d'y percevoir l'indicible. Hölderlin fait dire à Hypérion : « Tout mon être se tait pour écouter les tendres vagues de l'air jouer autour de mon corps. Perdu dans le bleu immense, souvent je lève les yeux vers l'Ether ou je les abaisse sur la mer sacrée, et il me semble qu'un esprit fraternel m'ouvre les bras, que la souffrance de la solitude se dissout dans la vie divine. », Vol I.




Les écrivains et artistes romantiques de l'époque valorisent le genre du paysage : il acquiert un sens plus spirituel. Kant, Schiller, Boehme ont été les premiers à lui rendre ses lettres de noblesse. Ils créent un vocabulaire riche de symboles comprenant aussi bien la composition que la couleur. Schelling, dans Des Rapports des Beaux arts et la nature en 1807, déclare :




« L'artiste doit suivre l'esprit de la nature qui est à l'œuvre au cœur des choses et ne s'exprimer par la forme et le dessin que comme s'il n'était question que de symboles. »




Ces propos amènent la peinture de paysage au rang de la peinture d'histoire. Pour établir la supériorité de la peinture d'histoire, l'Académie affirme que ce genre contient tous les autres, le paysage, la nature morte, et même parfois le portrait y sont présents. Mais Schlegel démonte cet argument : Si le paysage n'est qu'un aspect de la peinture d'histoire, il participe autant au message délivré par cette peinture qui retrace un fait historique. Le paysage devient donc un genre très expressif, qui peut être investi de tous les pouvoirs de suggestion. De ce fait, les Romantiques désiraient placer le paysage à la première place de la hiérarchie des genres. Ils voulaient faire accéder le paysage à l'expression du Sublime.




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Caspar David Friedrich : Deux Hommes contemplant la lune  - 





[th]                                                        Metropolitan Museum of Art[/th]
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Caspar David Friedrich. Le chasseur dans la forêt (1814). Huile sur toile, 66 × 47 cm, collection particulière. 
Il s’agit en fait d’un militaire français perdu dans la profonde forêt de sapins allemande. Après l’invasion de la France par les troupes prussiennes, Napoléon Ier doit abdiquer le 6 avril 1814. Le tableau célèbre la fin de l’occupation de l’Allemagne par les français. L’image du soldat perdu symbolise le destin tragique de l’envahisseur qui a présumé de ses forces. Fragile au milieu des arbres immenses, le dragon de Napoléon suscite aussi la compassion.



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Femme au soleil du matin[center]




Œuvres principales



L'année 1810 est également l'année de sa première toile inspirée par ses randonnées dans les montagnes proches de Dresde (les monts Métallifères), Matin dans le Riesengebirge. S'ensuivront de nombreuses toiles ayant pour motif des montagnes de ce massif, perdues au milieu de brumes ou de nuages, tel un de ses tableaux les plus connus, Le Voyageur contemplant une mer de nuages (1818).

1813 est une année charnière pour Friedrich qui, à 39 ans, reçoit la visite du « Maître de Weimar », Goethe. Il expose également deux œuvres à l'Académie de Berlin, Le Moine au bord de la Mer, et L'Abbaye dans une forêt de chênes. C'est un tel succès que le roi Frédéric-Guillaume III de Prusse les achète. En guise d'anecdote, Le Moine au bord de la Mer aurait tellement impressionné Schinkel (le grand architecte du classicisme prussien) que celui-ci aurait abandonné la carrière d'architecte pour s'adonner à la peinture.

En 1816, le peintre, qui, selon le sculpteur David d'Angers, est « un homme qui a découvert la tragédie du voyage », devient membre de l'Académie de Dresde et professeur au tarif de 200 Thaler par an.




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Matin dans le Riesengebirge




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L'abbaye dans une forêt de chênes







En 1818, il peint Le Voyageur contemplant une mer de nuages. L'homme est représenté en vêtement de ville et tenant une canne, il se dresse sur un haut rocher au-dessus de nuages et regarde la montagne la plus haute de ce paysage. Cet homme serait un haut fonctionnaire saxon des Eaux et Forêts, ce qui expliquerait la couleur vert sapin de son costume. Il regarde une montagne isolée, qui serait le Rosenberg. La présence de rochers est l'élément déterminant à la compréhension de cette œuvre, puisqu'ils symbolisent la foi chrétienne. Pour rejoindre Dieu, l'homme doit traverser cette étendue qui ressemble à une mer hérissée de récifs dangereux. Ce tableau représenterait un défunt : cet homme, au sommet de cette montagne, est à la fin de son existence.

De cette manière, Friedrich met en évidence la condition humaine qui est à la recherche de Dieu et qui doit connaître différentes épreuves avant de l'atteindre. Pour lui, rencontrer Dieu est une quête perpétuelle et qui doit être méritée. Cette recherche peut avoir un caractère plus ou moins positif, et cela en fonction du vocabulaire choisi par le peintre.

En fait, si ce personnage placé dans la nature se donne la peine de chercher cet infini où se trouve la réponse à son existence, il abordera celle-ci de façon plus optimiste, car il aura trouvé le réconfort dans les bras du Dieu-Nature.

En 1819, Friedrich se lie avec Carl Gustav Carus (1789-1869), savant et peintre romantique, qui publie Neuf lettres sur la peinture de paysage. Dans ces lettres, on retrouve en substance l'idée que l'homme contemplant l'écrasante puissance du paysage naturel n'effectue pas seulement une démarche esthétique mais également mystique. C'est clairement une vision similaire qui guide Friedrich, qui fait de l'écrasement de l'humain devant la grandeur de la nature comme manifestation de Dieu un des thèmes récurrents de son œuvre.




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Le rêveur, Caspar David Friedrich, 1840
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« Tragédie du paysage »

À partir de son mariage le 21 janvier 1818, la peinture de Friedrich se diversifie et inclut désormais de nombreuses figures féminines.

D'après les propres écrits de Friedrich[réf. nécessaire], tous les éléments de la composition ont une signification symbolique. Les montagnes sont des allégories de la foi ; les rayons du soleil couchant symbolisent la fin du monde préchrétien et les sapins représentent l'espoir. Les tonalités souvent froides, l'exposition claire et les contours contrastés des tableaux de Friedrich mettent en relief l'aspect mélancolique, les sentiments de solitude et d'impuissance de l'homme face aux forces de la nature, que le peintre a voulu exprimer tout au long de son œuvre.

La palette s'éclaircit également. En 1820, Friedrich reçoit le grand-duc Nicolas (1779-1845), futur empereur de Russie, dans son atelier à Dresde. Celui-ci lui achète quelques tableaux mélancoliques pour sa résidence d'été à Peterhof3, et lui commande un tableau devant représenter un paysage nordique dans son « effroyable beauté ». Ce tableau, Le Naufrage de l'Espoir (1820), aujourd'hui disparu, a longtemps été confondu avec un tableau de 1823/24, La Mer de glace. Ce tableau qui dépeint le naufrage d'un bateau écrasé par des blocs de glace renoue avec le thème de la mort et de la Nature toute-puissante. C'est en voyant ce tableau lors d'une visite à l'atelier de Friedrich en 1834, que le sculpteur français David d'Angers aura un mot célèbre sur « la tragédie du paysage ».

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Lever de lune sur la mer

Ca s'est passé en septembre ! Caspar-david-friedrich-les-ages-de-la-vie-1834

Les âges de la vie[
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Ca s'est passé en septembre ! Caspar-david-friedrich-navires-dans-le-port-le-soir-1828

Navires dans le port, le soir[[center]
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Fin de carrière assombrie

Friedrich connaît ensuite un désintérêt progressif pour son œuvre et les problèmes financiers apparaissent en même temps que les problèmes de santé. Après une crise d'apoplexie en 1838, il abandonne la peinture à l'huile, puis progressivement le dessin, qu'il arrête en 1839. Il meurt dans l'indifférence générale le 7 mai 1840, à Dresde. Son œuvre sera longtemps oubliée des critiques d'art et son importance ne sera véritablement reconnue qu'à partir de la seconde moitié du xxe siècle.

Influence

Le tableau de Caspar David Friedrich Deux hommes contemplant la Lune a inspiré Samuel Beckett lors de son voyage de six mois en Allemagne en 1936-1937 pour sa pièce En attendant Godot, écrite en 1948. Quarante années plus tard, selon son biographe James Knowlson, il a déclaré à Ruby Cohn : « This was the source of Waiting for Godot, you know. »

L'écrivain Stéphane Lambert a consacré un essai intitulé Avant Godot à ce lien entre la pièce de Samuel Beckett et le tableau de Caspar David Friedrich


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Musée du Louvre - Admirez son "Bord de mer au clair de lune", peint à Dresde en août 1818, au lendemain d'un séjour sur la côte Baltique. Vous pouvez le retrouver au 2ème étage de l'Aile Richelieu, dans la salle E (Allemagne, Russie, première moitié du XIXe siècle).[center]




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MessageSujet: Re: Ca s'est passé en septembre !   Ca s'est passé en septembre ! Icon_minitimeJeu 9 Sep 2021 - 16:42

RE.......................PAS PU L'ENVOYER !


TRES DECUE !






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MessageSujet: Re: Ca s'est passé en septembre !   Ca s'est passé en septembre ! Icon_minitimeVen 10 Sep 2021 - 10:44

8 septembre 1891, naissance : Pierre Dubreuil, peintre français



Ca s'est passé en septembre ! 1573045882322063



Pierre Dubreuil, né à Quimper (Finistère) le 8 septembre 1891, mort à Paris le 17 février 1970, est un peintre et graveur français dont l'oeuvre est située à la frontière entre le figuratif et l'abstraction.


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Les menhirs sous la neige


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église bretonne




BIOGRAPHIE
Pierre Dubreuil perd son père à un an ; sa mère quitte le Finistère et se rapproche de sa famille du Morbihan où il « passera toute son enfance et son adolescence. Il fait ses études au lycée de Vannes et bachelier à seize ans, il commence à peindre et dessiner puis quitte la Bretagne pour Paris en 1907, où il s'installe dans le quartier de Montparnasse ».
Quittant après un trimestre l'École des Beaux-Arts et conseillé par Per Krogh, Dubreuil entre en 1909 à l'atelier d'Henri Matisse qui lui fait connaître les fauves et les cubistes, et où il étudie la peinture et la sculpture : « peinture et dessin le matin, modelage l'après-midi, il est assidu à l'atelier jusqu'à sa dissolution au printemps 1912 ». A cette date, il est mobilisé jusqu'en juillet 1919. Entre temps, il épouse Elvire Ventri d'origine italienne, en 1913..


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Pierre DUBREUIL (1891-1970) - Bretagne, chaumière à marée basse




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La chapelle aux rochers


A Montparnasse, il fréquente divers ateliers et académies où il rencontre Marcel Gromaire, Jules Pascin ou encore Per Krohg, qui deviendront ses amis. S'ensuit une période féconde, où il réalise principalement des natures mortes, et ponctuée d'importants achats de la galerie Barbazanges-Hodebert. Les années 1920 sont une période prolifique : il peint Paris, la Bretagne, des portraits. Démobilisé, il peut exposer à partir de 1921 aux Salon des Indépendants, au Salon d'Automne dont il devient sociétaire la même année ; il expose aussi aux Tuileries, à la galerie Georges Petit, chez Berthe Weill. « Il participe à plusieurs expositions collectives, notamment au Japon où le musée de Tokyo acquiert un de ses portraits. Il s'initie également à la gravure qui prendra, par le biais des illustrations, une place décisive dans son oeuvre ».
On lui doit la décoration murale de l'École de Navigation de Paimpol ; il travaille sur ce projet avec Jean Émile Laboureur et Jean Frélaut. On cite encore de ce moderne si libre d'aucune tyrannie moderniste : « Concert champêtre », « Repos de Moissonneurs ». Il fait partie de la trentaine d'artistes de Montparnasse « qui ont peint les colonnes de la Brasserie La Coupole pour son inauguration en 1927, avec Auguste Clergé, David Seifert, Jules-Émile Zingg... ».
Il présente deux peintures au Salon des indépendants de 1927 et, en 1929, au Salon des Tuileries, un Nu et Le Train de ceinture.


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Pierre DUBREUIL (1891-1970) - Paris, Le Chemin de fer de ceinture



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Pierre DUBREUIL (1891-1970) - Nu dans les coquelicots - Huile sur toile




« En 1930, il collabore avec son ami Gino Severini à l'illustration d'une édition espagnole du Cimetière marin de Paul Valéry ».
Graveur, sociétaire des Peintres-Graveurs Indépendants et des Peintres-Graveurs français en 1935, il se consacre à la gravure tout en continuant d'exposer ses peintures au Salon des Tuileries, chez Eugène Druet ou encore dans la revue «Temps présent». Il a exécuté nombre de planches recherchées des amateurs et beaucoup travaillé pour l'illustration d'ouvrages parmi lesquels :

  • La Chaumière indienne de Bernardin de Saint-Pierre - Henri Babou, Paris 1930
  • La Double Maîtresse, de Henri de Régnier aux éditions du Trianon, 1930
  • Fébronie de Marcel Prévost - Le Livre de demain, Fayard, Paris 19415.
  • Nichina d’Hugues Rebell
  • Sonnets pour Marie de Pierre de Ronsard.

En 1939, il réalise pour l'Etat des cartons de tapisserie pour les Gobelins, intitulés « Les Quatre parties du Monde » mais la Seconde Guerre mondiale l'empêche d'achever ce projet. « Entre 1940 et 1942, il effectue un séjour à Aubusson où il réalise, à la demande de la direction des Beaux-Arts, des cartons dans le but du renouveau de la Tapisserie, en compagnie de ses amis Jean Lurçat et Marcel Gromaire. En 1945, de retour à Paris, après un séjour à Grenoble, il est élu vice-président des Peintres-Graveurs français. Il illustre de nombreux ouvrages ».


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« Dans les années 50, il expose à la galerie Maurice André, à la galerie Charpentier, aux Peintres-Graveurs et au Salon d'Automne dont il est élu membre du Comité en 1953. En 1958, il est élu à l'unanimité Président des Peintres-Graveurs français ».
« Jusqu'à sa mort en 1970, il partage sa vie entre son atelier de la villa Brune à Paris et sa maison du Golfe du Morbihan. Il expose chaque année avec les Peintres-Graveurs à la Bibliothèque nationale ainsi qu'au Salon d'Automne et poursuit également ses activités de conseiller artistique de la Chalcographie du Louvre ».


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moissons


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golfe du Morbihan


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La chapelle aux rochers


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eau-forte - L'astronome


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( des portraits...) 

Pierre DUBREUIL (1891-1970) - Fillette aux mimosas...



Œuvre

« L’œuvre de Pierre Dubreuil compte 900 à 1 000 toiles, plus de 600 gravures (cuivre, bois, quelques lithographies), de nombreux dessins et aquarelles, quelques pastels, 20 cartons de tapisserie, une dizaine de statuettes. De nombreux tableaux acquis par l’État figurent dans divers musées de Paris ou de province. D’autres ont été acquis par le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, par le Musée de la Légion d’Honneur, ainsi que par les Musées de Tokyo, d’Alger, de La Haye, de Göteborg, de Genève, de Caracas, d’Amsterdam. Des tapisseries figurent également dans les musées de France et de l’étranger, ainsi que dans les collections du Mobilier national. Des gravures ont été acquises par la Chalcographie du Louvre, Bibliothèque nationale, ainsi que par des musées de Province ».


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Tapisserie de P. Dubreuil - La forêt enchantée

Il va en Savoie, et un peu partout en France...et voyage outre-mer...


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Paysage de montagne, Savoie


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paysage en Ardèche


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une pinède - Sud de la France




Citation

Citation :
« Libre à moi de choisir entre les éléments qui me sont offerts, ceux qui, étant à la base de ma sensation, me paraissent seuls nécessaires. Je n'ai d'autre but que de faire participer le spectateur aux émotions humaines que je puis éprouver devant un visage d'enfant, un beau "

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Pierre DUBREUIL (1891-1970) - Nativité - Huile sur toile...




( J'ai beaucoup raccourci...pourtant ? Des merveilles de peintures! )


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MessageSujet: Re: Ca s'est passé en septembre !   Ca s'est passé en septembre ! Icon_minitimeLun 13 Sep 2021 - 19:02

1506 : Andrea Mantegna, peintre et graveur italien




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Andrea Mantegna, né vers 1431 à Isola di Carturo et mort le 13 septembre 1506 à Mantoue, est un graveur et peintre italien de la Première Renaissance qui a rompu définitivement avec le style gothique en plein milieu du xve siècle, sans se départir de cette attitude tout au long de sa vie.
Marqué par l'héritage gréco-romain, exploitant la perspective par ses recherches sur le raccourci, il innove en matière d'architecture feinte, avec des décors muraux, des voûtes, créant des scènes d'une grande virtuosité, grâce entre autres au trompe-l'œil et à un sens poussé du détail.
Au-delà de Mantegna peintre de cour, émerge avec lui, dans l'art occidental, la figure centrale de l'artiste, du génie, qui fait école, et dont l'impact culturel se mesure des siècles plus tard.


BIOGRAPHIE
Citation :
« Étrange artiste, qui tenta de boire à toutes les sources taries, n'y trouva que des pierres mortes et sut pourtant les animer de cette sorte d'ivresse intellectuelle où le monde avide d'apprendre se consolait de moins sentir. »
— Élie Faure

Jeunesse et formation


Andrea Mantegna est né probablement en 1431 dans un petit village, Isola di Carturo (aujourd'hui Isola Mantegna, commune de Piazzola sul Brenta), situé non loin de Padoue, sur les terres de la République de Venise. Gardant des troupeaux, il est le second fils d'un charpentier-menuisier prénommé Biagio, de condition modeste, qui meurt entre 1449 et 1451.

Avant l'âge de onze ans, confié par ses parents en adoption, il entre comme apprenti chez le peintre Francesco Squarcione, qui est à la tête d'un atelier à Padoue, l'un des plus importants de cette région. Ancien tailleur et brodeur, Squarcione se passionne pour l'art ancien et la rhétorique. Il est, à l'image de son compatriote Pétrarque, amateur d'antiquités romaines, et avait amassé une quantité impressionnante d'objets datant de l'Empire romain, voire, grâce aux liens commerciaux entretenus par Venise, de la Grande Grèce (statues en marbre, vases, bronzes, bas-reliefs, etc.). Sa collection lui sert de modèle pour ses commandes dans le goût du temps, et on compte jusqu'à 137 élèves l'ayant assisté — dont les ferrarais Cosmè Tura et Francesco del Cossa —, tant son atelier était réputé dans toute l'Italie.

Le 23 mai 1445, dans le plus ancien document mentionnant son existence, Andrea Mantegna est appelé « Andrea pictore » : il s'agit du codicille d'un testament liant Squarcione à un notaire de Padoue. Tommaso Mantegna, le frère aîné d'Andrea, également tailleur, vit dans le quartier de Santa Lucia, non loin de l'atelier. Imprégné par l'humanisme renaissant, Squarcione lui enseigne le latin, les auteurs classiques, et lui donne à étudier des fragments de sculpture romaine, et par là, les figures, les volumes, la mise en perspective, comme le souligne Giorgio Vasari en ces termes : « [Mantegna] s'exerçait à partir d'objets en plâtre, copiés de statues antiques, et sur des copies de peintures, qui venaient de différents endroits, et en particulier de la Toscane et de Rome » (Les Vies, III). L'apprenti se passionne alors pour l'antiquité et va rester six ans au service du maître. Il est témoin des travaux de l'artiste florentin Donatello entrepris pour la ville à partir de 1443. La sensibilité au monde classique et le goût des antiquités deviennent l'une des composantes fondamentales de son langage artistique, qu'il a suivi tout au long de sa carrière. Mantegna quitte l'atelier de Squarcione, au moment d'un voyage effectué en compagnie du maître à Venise en 1448 ; les rapports se dégradent entre les deux hommes puisque Andrea attaque Squarcione en justice pour travaux impayés : Mantegna s'affranchit et part gagner sa vie.




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Andrea Mantegna - Martyre de saint Jérôme, partie des fresques de la chapelle Ovetari (Padoue).




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Andrea Mantegna : Le martyre de Saint Sébastien  - musée du Louvre




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Andrea Mantegna : Le Parnasse  - musée du Louvre




Padoue : premières œuvres


Âgé de dix-sept ans, Mantegna accomplit ensuite son premier travail connu, un grand retable destiné à l'église Sainte-Sophie de Padoue, détruit au xviie siècle : c'était une Vierge à l'Enfant dans une conversation sacrée entre saints, probablement inspirée par l'autel de la basilique Saint-Antoine conçu par Donatello. De cette époque date son Saint Marc (Francfort, musée Städel).





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Andrea Mantegna - 


Saint Marc l'évangéliste




Fresques de la chapelle Ovetari



Andrea, encore dans sa minorité, se voit replacé sous la tutelle de son frère Tommaso qui l'autorise à entreprendre en société la décoration de la chapelle de la famille Ovetari située dans l'église des érémitiques. L'œuvre, en partie détruite en 1944 pendant la Seconde Guerre mondiale, avait été confiée à une équipe hétérogène de peintres, où émergea peu à peu la personnalité de Mantegna, capable également d'affiner sa technique. Durant le chantier, Niccolò Pizzolo, ancien élève de Squarcione, entre en conflit avec Mantegna, ce dernier voulant s'occuper d'une partie de la chapelle qui au départ ne lui était pas attribuée. De plus le manque de fonds, en mai 1449, fait que les travaux s'arrêtent en 1451.

L'engagement dans la chapelle Ovetari, commande qui va s'étaler sur neuf années, n'empêche pas le peintre d'accepter d'autres tâches. En 1447, il avait rencontré le notaire vénitien Ulisse degli Aleotti (mort en 1488) qui lui commande quelque temps plus tard le Saint Jérôme (musée d'art de São Paulo), dont il existe une étude sur papier ; Degli Aleotti lui dédia un sonnet dans lequel il le qualifie de « sculpteur en peinture ».




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Martyre de saint Jérôme, partie des fresques de la chapelle Ovetari (Padoue).




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Fresques de la chapelle Ovetari




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Andrea Mantegna : Saint Jérôme dans le désert  - musée d'art de São Paulo 




Ferrare



En mai 1449, profitant d'une phase de blocage du chantier padouan, il se rend à Ferrare, au service de Lionel d'Este. Il exécute un double portrait, l'un représentant le duc, l'autre son chambellan Folco di Villafora, mais les deux tableaux sont perdus. Mantegna a sans doute été le spectateur de la collection de son commanditaire, des œuvres de Piero della Francesca et des maîtres primitifs flamands qui y étaient rassemblées. Il s'y plaît puisqu'il y revient en 1450-1451 au service cette fois de Borso d'Este, pour qui il peint une Adoration des bergers (New York, MET), visiblement influencée par l'art flamand, du moins dans la minutie des détails.





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Andrea Mantegna - 


Adoration des bergers, vers 1450 (tempera sur toile, transférée du bois)


Son atelier à Padoue


Le 21 juillet 1452, Mantegna termine à Padoue la lunette du portail central de la basilique Saint-Antoine, conservée au Museo antoniano. Pour ce travail, il expérimente pour la première fois le point de vue di sotto in sù (vu du dessous vers le haut), qu'il a ensuite appliqué aux fresques de la deuxième phase des travaux aux érémitiques qui reprirent en effet en novembre 1453 pour se terminer en 1457. Niccolò Pizzolo, mort en 1453, laissait à Mantegna une grande partie des bénéfices de cet accomplissement. Les peintres Ansuino da Forlì et Bono da Ferrara travaillèrent sans doute à cet ouvrage entré dans sa deuxième phase, tandis que deux peintres vénitiens, Antonio Vivarini et Giovanni d'Alemagna, s'étaient jadis attelés à la première. En 1457, la princesse commanditaire Ovetari intente une action en justice contre Mantegna aux motifs que, dans l'une des fresques de la chapelle, celle de l'Assomption, il n'avait peint que huit apôtres au lieu de 



douze, pour manque d'espace.

1453 est l'année du mariage de Mantegna avec Nicolosia Bellini, la fille du peintre Iacopo Bellini, également père de deux fils devenus peintres, Giovanni et Gentile Bellini. Du fait de cette union, certains chercheurs estiment que Mantegna a subi l'influence de Bellini, et d'une manière générale, de la peinture vénitienne de cette période primo-renaissante qu'il va cependant marquer par son talent précoce et ses audaces. Sa Présentation au Temple est un tableau daté de 1455, qui présente la particularité de ressembler à celle peinte par Giovanni Bellini datée 1460, mais présente des teintes plus constrastées et lumineuses.

Au moment de ses fiançailles avec Nicolosia, il reçoit la commande d'un polyptyque destiné au maître-autel de la basilique Sainte-Justine de Padoue. Le retable de saint Luc, aujourd'hui conservé à la pinacothèque de Brera (Milan), est constitué de douze panneaux représentant des saints bénédictins. 




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Andrea Mantegna : Retable de Saint-Luc  - 

[th] pinacothèque de Brera [/th]



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Andrea Mantegna - La Présentation au Temple



Il achève et signe en 1454 une Sainte Euphémiea tempera sur lin conservée au musée de Capodimonte (Naples), qui rappelle dans sa composition la Vierge en assomption de la chapelle Ovetari, et où l'on devine encore l'influence de l'atelier de Squarcione. Deux ans plus tard, il entame la première version du Martyre de saint Sébastien qu'il achève en 1459.




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L'Assomption de la Vierge




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Sainte Euphémie







Vérone et le Retable de saint Zénon



Fin 1456, le notable vénitien Gregorio Correr (1409-1464), abbé de la basilique San Zeno de Vérone et futur patriarche de Venise, lui passe commande d'un retable destiné au chœur de l'édifice pour la partie supérieure du maître-autel.







Ca s'est passé en septembre ! 1024px-Verone_-_San_Zeno_-_Retable_de_Mantegna.

Verone - San Zeno - Retable de Mantegna.




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Le Christ priant au jardin des Oliviers, partie gauche de la prédelle du Retable de saint Zénon de Vérone (Musée des Beaux-Arts de Tour).




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Andrea Mantegna - Retable de San Zeno




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Andrea Mantegna - Retable de San Zeno - Résurrection de Jésus 



 Ce nouveau travail prend au moins trois années au jeune peintre, il l'achève en son atelier padouan, avec ce souci du détail qui le caractérise et justifie sa relative lenteur. Le retable de San Zeno est un polyptyque centré sur la figure de la Vierge à l'Enfant entouré d'anges musiciens, avec de chaque côté, deux panneaux comportant chacun quatre saints. La prédelle montre trois compositions tirées de la vie et de la Passion du Christ. L'œuvre est la première de son genre en Italie du Nord, et Vérone voit éclore une nouvelle école de peintres dont l'un des maîtres est Girolamo dai Libri.

Le maître-autel est encore en construction en 1460, ce que révèle la correspondance que Mantegna commence à échanger avec les princes de Mantoue, qui désirent l'attirer à leur cour. Malgré son succès et l’admiration dont il fait l’objet, Mantegna quitte de bonne heure le Padoue de sa jeunesse.




Sa vie à Mantoue (1460-1506)







Au service d'un prince humaniste


Depuis 1456 déjà, Louis III Gonzague, marquis de Mantoue, pressait Mantegna d’entrer à son service ; aussi en 1460, le peintre finit-il par accepter d'être nommé peintre de cour. Ce départ fut reporté pour plusieurs raisons : Mantegna était très attaché à Padoue où il avait noué de solides amitiés, par ailleurs plusieurs commandes étaient en cours et il se devait de les terminer car être peintre au service d'un prince mécène supposait un emploi exclusif. Au début de sa charge, il réside de temps à autre à Goito : là, une résidence des Gonzague devait être redécorée, projet dont Mantegna avait été averti dès 1458 mais qui ne se fit pas. Mantegna prit des assistants et invita des amis artistes ou savants en renforts. Louis III projeta également la décoration d'une résidence à Cavriana, puis, plus tard, à Revere (1463-1464) : à chaque fois, le peintre et son équipe s'installaient in situ. Pour Revere, il proposa une suite de fresques figurant des scènes tirées d'Homère dont il ne reste aujourd'hui aucune trace, mais dont on peut retrouver l'écho dans certaines gravures exécutées par Mantegna et ses disciples. Louis Gonzague avait entamé une profonde transformation de son marquisat. Il fit également venir à sa cour le polymathe Leon Battista Alberti et l'architecte-sculpteur Luca Fancelli.
À partir de décembre 1466, il s’installe avec sa famille à Mantoue même. Il reçoit au départ un salaire de 75 lires (ou 13 sequins) par mois, somme assez confortable pour l’époque, plus le logement et les vivres, et qui indique nettement la haute estime dans laquelle on tient son art. Cela fait aussi de lui un membre de la riche bourgeoisie de la ville, comme en témoigne son testament. Il est en fait le premier peintre parmi tous ceux qui ont été domiciliés à Mantoue. Le logement des Mantegna devient beaucoup plus spacieux après que le marquis lui a offert un terrain en octobre 1476 situé au centre de Mantoue, sur lequel l'artiste fait élever une maison que l'on visite de nos jours. Mantegna sera également chargé des collections du marquis et devient son conseiller artistique. Il obtiendra un blason avec ses armes surmontant sa devise, « Par un désir », et vivra à la cour jusqu'à sa mort.
Comme tout peintre de cour, il reçoit aussi les commandes les plus diverses de la part du prince : dessins de costumes et de décors pour les spectacles de la cour, cartons de tapisseries, décoration des palais et des villas.


Portraitiste


Les premières commandes sont des portraits, dont celui du Les premières commandes sont des portraits, dont celui du Cardinal Ludovico Trevisan (1460, Berlin, Gemäldegalerie), commencé alors que Mantegna était encore à Padoue, et de Francesco Gonzaga (v. 1461, Naples, musée de Capodimonte), second fils de Louis et de son épouse Barbara de Brandebourg-Culmbach(1460, Berlin, Gemäldegalerie), commencé alors que Mantegna était encore à Padoue, et de Francesco Gonzaga (v. 1461, Naples, musée de Capodimonte), second fils de Louis et de son épouse Barbara de Brandebourg-Culmbach.








Ca s'est passé en septembre ! 476px-1459_Mantegna_Kardinal_Ludovico_Trevisan_Gem%C3%A4ldegalerie_anagoria




Andrea Mantegna: Cardinal Ludovico Trevisan




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portait de 

 Francesco Gonzaga (1444-1483)







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portrait de Barbara de Brandebourg-Culmbach







Décoration du château Saint-Georges : la chapelle


Le château Saint-Georges qui fait partie du palais ducal de la ville, comprend un certain nombre de chefs-d'œuvre exécutés par Mantegna. Avant même l'installation définitive du peintre, Louis Gonzague lui commande la décoration de la chapelle privée du château où le marquis avait ses appartements. Datant du xive siècle, elle est remise au goût du jour par Mantegna lui-même comme l'indique une lettre du marquis datée du 4 mai 1459, quelques jours avant l'ouverture du concile de Mantoue, dissous en janvier 1460. Ce projet décoratif est donc pour Louis une marque d'auto-célébration et de prestige, quand toute la ville reçoit de nombreux dignitaires religieux. La plupart des retables peints par l'artiste ont été dispersés. Le plus fameux est un ensemble qui comprend La Mort de la Vierge (Madrid, musée du Prado) et la partie supérieure que l'on pensait disparue, identifiée comme étant Le Christ avec l'âme de la Vierge (Ferrare, Palazzo dei Diamanti). 




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La Mort de la Vierge 




S'y manifeste la maîtrise des effets d'illusion, le peintre ayant inséré dans sa composition des vues du Mincio et du canal San Giorgio, comme on pouvait les apercevoir depuis le château. À cette même chapelle appartenaient, peut-être, trois autres panneaux connus sous le nom du Triptyque des Offices (Florence), mais aucune source ne permet de l'affirmer : en effet, Mantegna semble travailler en 1465-1467 à Florence sur un ensemble de peintures similaires. Par ailleurs, trois gravures du maître (ou de ses élèves) peuvent éventuellement correspondre soit aux compositions destinées à la chapelle, soit à celles de Florence, à savoir la Déposition de la croix, la Mise au tombeau et la Descente aux limbes.




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La mise au tombeau




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Lamentation sur le Christ mort (v. 1490). Tempera sur bois, 68 × 81 cm, Pinacoteca di Brera, Milan. 

Thème récurrent de la peinture occidentale appelé aussi Déploration du Christ. Le Christ est mort, allongé, et des personnages le pleurent. Le tableau est atypique par le cadrage très resserré qui ne laisse apparaître que le Christ et une partie du visage de trois personnes. Le raccourci perspectif, tout à fait saisissant, permet à Mantegna de mettre en évidence les stigmates de la crucifixion (trous dans les mains et les pieds) et le visage du Christ, sombre mais serein.




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Descente aux limbes (1475), burin, fin xve, gravé avec Gian Marco Cavalli (Bibliothèque nationale du Brésil).




Entre chaque commande, Mantegna ne restait pas fixé à Mantoue. Le 23 et le 24 septembre 1464, Mantegna participe à une expédition sur les rives du lac de Garde avec, entre autres, un peintre proche des Gonzague, Samuele da Tradate (?-1466), un ingénieur en hydraulique nommé Giovanni Marcanova, et un spécialiste véronais d’épigraphie, Felice Feliciano, qui connaissait par ailleurs Mantegna depuis Padoue. Après avoir visité divers sanctuaires et recopié dans leurs carnets de vieilles inscriptions, la petite bande vêtue comme les anciens Romains, qui en « empereur », qui en « consul », têtes couronnées de feuillages, se recueille dans une chapelle dédiée à la Vierge afin de lui rendre grâce pour la belle journée passée et le spectacle de tous ces vestiges. Très amis, ils avaient travaillé sur la décoration de la résidence de Cavriana (1463).




Suite d'explications biographiques...

https://fr.wikipedia.org/wiki/Andrea_Mantegna





Dernières années



Malgré une santé déclinante, Mantegna reste actif. Parmi d’autres travaux de la même période, on trouve La Madone de la carrière, Saint Sébastien et La Lamentation sur le Christ mort, qu’il a probablement peinte pour sa chapelle funéraire personnelle. Un autre travail des dernières années de Mantegna est ce qu’on appelle La Vierge de la Victoire, maintenant au Louvre. Elle est peinte a tempera vers 1495, en souvenir de la bataille de Fornoue dont l’issue est discutable, mais que François II souhaitait montrer comme une victoire de la ligue italienne sur les troupes françaises de Charles VIII ; l'église qui à l'origine a abrité ce tableau, Santa Maria della Vittoria, a été construite suivant les plans même de Mantegna. Le retable y fut installé solennellement en juillet 1496.

La Vierge est ici représentée en compagnie de plusieurs saints, de l'archange saint Michel et de saint Georges qui lui tiennent son manteau, sous le prolongement duquel se tient François II à genoux, dans une profusion de riches guirlandes et d’autres ornements. Indépendamment de sa perfection dans l’exécution, cette œuvre compte manifestement parmi les plus belles et les plus attachantes des œuvres de Mantegna où les qualités de beauté et de séduction sont souvent exclues, au profit de la poursuite rigoureuse de ces autres idéaux plus appropriés à son génie grave : la tension de l’énergie s’exprimant dans une passion hagarde.

À partir de 1497 Mantegna est chargé par Isabelle d'Este, maîtresse de Mantoue depuis 1490, de transposer les thèmes mythologiques chantés par le poète de cour Paride Ceresara dans des peintures destinées à son appartement privé (studiolo) au château San Giorgio. Ces peintures sont dispersées au cours des années suivantes : l’une d’elles, La Légende du Dieu Comus, a été laissée inachevée par Mantegna et terminée par Lorenzo Costa, qui lui a succédé comme peintre de cour à Mantoue. Ses rapports avec la marquise sont difficiles, cette dernière essayant de renouveler le style de la cour en faisant appel à d'autres peintres. Le marquis le défend encore et lui commande une Vierge à la Victoire.

Après la mort de son épouse, Mantegna devient, à un âge avancé, père d'un enfant naturel, prénommé Giovanni Andrea. Il continue à se lancer dans toutes sortes de dépenses (pour ses collections, son personnel d'atelier, sa famille), puis connaît de graves ennuis familiaux : son deuxième fils, Francesco est contraint à l'exil hors de Mantoue car il s’était attiré le courroux du marquis. Le contexte est celui des guerres d'Italie : une crise économique frappe alors la Lombardie. Mantegna revend une partie de ses collections d'antiques, dont un buste représentant Faustine qu’il aimait beaucoup.

Très peu de temps après cette vente, il meurt à Mantoue, le 13 septembre 1506. Son fils aîné, Lodovico est chargé de régler la succession de l'atelier, chose faite en 1510 ; l'inventaire en résultant a été conservé.

En 1516, la chapelle commanditée en son honneur par ses fils est achevée en la basilique Saint-André de Mantoue, où il avait peint le retable de la chapelle mortuaire dont le dôme a été décoré par Le Corrège.




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Madone de la victoire (1496). Tempera sur bois, 280 × 166 cm, musée du Louvre, Paris.

 Il s'agit d'une Conversation sacrée, thème apparu dans le courant du 15e siècle. La Vierge et l'Enfant Jésus sont entourés de personnages de saints qui semblent bavarder entre eux. Les personnages représentés ne sont pas contemporains l'un de l'autre. Le commanditaire du tableau apparaît fréquemment : ici François II Gonzague de Mantoue (1466-1519) agenouillé en armure. Autres personnages : à droite de la Vierge, saint Michel tenant la cape, le visage de saint André ; à gauche de la Vierge : le visage de saint Longin, saint Georges avec une lance brisée. La personne agenouillée à la coiffure jaune est probablement sainte Anne, la mère de la Vierge. L'enfant nu en contrebas de la Vierge est saint Jean-Baptiste.







Ses oeuvres, ses techniques sont innombrables.....










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