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 Ca s'est passé en août !

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Kationok
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Kationok


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MessageSujet: Ca s'est passé en août !   Ca s'est passé en août ! Icon_minitimeDim 1 Aoû - 17:04

1919, naissance : Maurice Boitel, peintre figuratif français



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BIOGRAPHIE

Maurice Boitel, né à Tillières-sur-Avre (Eure) le 31 juillet 1919 et décédé le 11 août 2007 à Audresselles (Pas-de-Calais) est un peintre français de l'École de Paris.

Maurice Boitel appartient au mouvement artistique appelé "La Jeune Peinture" de l'École de Paris, avec des peintres comme Bernard Buffet, Jansem, Yves Brayer, Louis Vuillermoz, Pierre-Henry, Daniel du Janerand, Jean Joyet, Gaston Sébire, Paul Collomb, Jean Monneret, Jean-Pierre Alaux et Gaëtan de Rosnay. En 1955, dans un article paru dans Le Figaro, André Warnod le classait parmi les principaux représentants de la Nouvelle École de Paris.


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maison de pêcheur


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Cadaques, Espagne



Juste après sa naissance en Normandie, Maurice Boitel résida jusqu'à l'âge de douze ans en Bourgogne à Gevrey-Chambertin, dont l'étude d'huissier avait été achetée par son père. C'est dans cette belle province qu'il a puisé son amour profond de la nature, et aussi peut-être cette sensation du bonheur de vivre exprimée dans ses oeuvres, à certaines périodes. Dès l'âge de cinq ans, il veut être peintre et passe son temps à dessiner.

Avant d'être admis à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris (atelier d'Eugène Narbonne), juste après avoir participé à la Seconde Guerre mondiale dans une unité combattante, Maurice Boitel fut successivement élève des écoles des Beaux-Arts de Boulogne-sur-Mer, d'Amiens, villes où il résida quelques années, puis de Dijon (atelier d'André Claudot) lorsque sa famille revint en Bourgogne à Nuits-Saint-Georges.



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La famille du peintre aux Loges d'Ambazac ( Limousin )


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Aux environs des Loges[/center]




En 1946, il est lauréat du prix Abd-el-Tif qui lui permet de séjourner deux ans à Alger avec sa famille.


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Port d'Alger vu de la villa Agd-el-Tif ( 1947 )

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Le Peintre Maurice Boitel (1919-2007),fut  en 1946 pendant deux années passées en Algérie l'hote heureux  de la Villa-Abd-El-Tif. De ce séjour il nous en laissa  un tableau particulierement attractif de la vue du Port d'Alger .D'après mes souvenirs,il avait du planter son chevalet au haut du Boulevard Lafferière,peut-etre à l'emplacement de ce que fut plus tard l'Horloge Florale . C'est un Alger revenu en temps de paix et vide de ses navires de guerre .[/b]





Après son retour en métropole, il expose à Paris au Salon des Artistes indépendants, au Salon de la Jeune peinture, au Salon d'automne, et plus tard, au Salon des artistes français, au Salon du Dessin et de la Peinture à l'eau, au Salon Terre latine ainsi qu'au Salon de la Société nationale des Beaux-Arts et au Salon Comparaisons ; il est membre des comités de ces deux derniers salons. Il expose au Salon d'Hiver en 1946.

En 1949, il présente une exposition particulière de ses peintures d'Algérie à la galerie de l'Élysée, Faubourg Saint-Honoré.

En 1951, nouvelle exposition particulière à cette même galerie ; il participe également à une exposition de groupe à la galerie Suillerot et à des expositions à thèmes, présidées par Jacques Hébertot, dans le cadre de l'Association des amateurs de peinture. En 1958, il remporte le prix Antral, décerné par la ville de Paris, et il présente une exposition particulière à la galerie René Drouet, rue du Faubourg-Saint-Honoré, à Paris, où il présenta par la suite d'autres expositions particulières.



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Le jardin du peintre à Tet sur Marne


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Maison aux Audresselles - juillet 1919


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Passage à Ker-Bossy - 1919


Au début des années 50, il reçoit des commandes de décorations (fresques et céramiques) et les réalise entièrement lui-même pour les groupes scolaires Voltaire à Montreuil-sous-Bois et Jean-Charles Gatinot à Montgeron.

En 1954, il remporte le prix Maurice Pierre de la Jeune Peinture.

En 1958 prix Antral

En 1959, c'est le prix Winsor et Newton (Paris Londres) qui lui est décerné.

En 1963, le prix Pierre Puvis de Chavannes, décerné par la Société nationale des beaux-arts, lui permet de présenter un ensemble de ses oeuvres au musée d'art moderne de Paris.



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Le lac de Saint-Mandé


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La rue Montera en 1990 - Paris


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Eglise Saint-Gervais


En 1966, il remporte le prix Francis Smith qui lui offre un séjour au Portugal.

En 1968, il reçoit la médaille d'or des Artistes français et l'Académie des Beaux-Arts lui décerne le prix Bastien Lepage.

En 1970, il est invité par la Marine nationale à séjourner sur le porte-avions Clemenceau. Il réalise à cette occasion plusieurs peintures de paysages des pays du Nord.

En 1974, il reçoit le grand prix du conseil général de Seine-et-Marne.

En 1980, c'est l'Institut de France qui lui attribue le prix Dumas Millier.

En 1984, la Fondation Taylor lui attribue le prix d'aquarelle Roger Deverin.



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Le pont des Arts


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Tempête à Cadaques - Espagne


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Cadaques


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Audresselles, Normandie


Des expositions particulières, dans les Musées de Boulogne-sur-Mer en 1976, de Saint-Maur en 1977, de Montbard en 1982, de Montreuil-sur-Mer en 1993, lui ont permis de présenter dans plusieurs salles, des rétrospectives avec de grands tableaux où figurent des compositions ainsi que des paysages de France, d'Italie, d'Espagne, du Portugal, de Hollande, etc.

En 1990, le Salon d'Automne de Paris lui rend un hommage dans trois salles au Grand Palais à Paris.

En 1999, le président et le Comité du salon des Indépendants de Paris l'invitent à présenter une rétrospective de ses oeuvres.

En 2003, le Salon de la Société nationale des beaux-arts de Paris lui décerne la médaille d'or.

Il a été l'invité d'honneur dans plusieurs salons de peinture à Rosny-sous-Bois (1980), Blois (1983), Wimereux (1984), Villeneuve-le-Roi (1984), Yvetot (1986), Alfortville (1987), Bourges (1987), Saumur (1987), Metz (1991), Limoges (1992), Tours (1992).

Des amateurs de Grande-Bretagne, des États-Unis, de Suisse, d'Allemagne, du Brésil, de l'Iran, du Japon, du Venezuela, etc. ont acquis de nombreux tableaux, ainsi que l'État français et la Ville de Paris.

Certaines de ses oeuvres sont visibles dans les musées de Dijon, de Saint-Maur-des-Fossés, de Sceaux et de Valence, d'Alger (L'entrée de la Villa Abd El Tif), de Constantine (La villa des arcades), de Bejaia/ex-Bougie (Intérieur)notamment, à la mairie de Paris et dans quelques ambassades de France (Bogota et Kinshasa notamment).

Ses panneaux de céramique sont en place depuis 1953 et 1955 dans les groupes scolaires Voltaire à Montreuil-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et Jean-Charles Gatinot à Montgeron (Essonne). Il a réalisé et cuit lui-même ces céramiques dans un four qu'il avait fait construire dans son atelier.



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Escarpement


Ca s'est passé en août ! Show-photo

Barques de pêche à Audresselle


On compte notamment Daniel du Janerand, Louis Vuillermoz, Pierre-Henry, Jean-Pierre Alaux, Bernard Buffet, Antoni Pitxot, Jean Joyet, Jean Carzou, André Hambourg, Emilio Grau Sala, Jean Monneret, Rodolphe Caillaux, Pierre Gaillardot, Michel Jouenne, et Paul Collomb.

-En 2011: de mai à octobre 2011: "Maurice Boitel, d'Alger à Nuits-Saint-Georges" (période 1937-1951), 50 oeuvres exposées au musée de Nuits-Saint-Georges.

-En 2010 : Exposition au château-musée de Boulogne-sur-Mer : mai 2010 : Maurice Boitel et la Nouvelle école de Paris.

-Exposition dans les salles de la Pergola de la mairie de Saint-Mandé (septembre 2010)

-en novembre 2012 : exposition à "Art en capital" au Grand Palais de Paris d'une oeuvre de Maurice Boitel : une aquarelle au Salon du dessin et de la peinture à l'eau .

-en décembre 2012 : Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts au Carrousel du Louvre (musée du Louvre), exposition d'une peinture à l'huile de Maurice Boitel .



Ca s'est passé en août ! Show-photo

portrait d'une Américaine


L'évolution du peintre se poursuit insensiblement durant toute sa vie : jusqu'à 1946, année de son mariage, une peinture expressive, très terrienne, puis de 1946 à 1952, une peinture très colorée surtout en Algérie. De 1952 à 1965, il réalise des tableaux très personnels : dans ses paysages, très charpentés, les objets sont définis par des contours noirs avec quelques aplats au couteau. Au cours de cette période, il peint beaucoup à Paris et à Saint-Mandé, près de son domicile, et se rend souvent près du cap Gris-Nez, où il réalise des tableaux sobres et sombres de tempêtes, de barques sur la plage, de ruines de la guerre. Il peint aussi des personnages : clowns, éleveurs de volailles, marins, ou des portraits. Puis de 1958 à 1965, il peint à Cadaqués (Espagne) tous les étés. C'est toujours le même style, solidement charpenté, mais où passent la lumière et les couleurs vives de la Méditerranée (paysages, marines, portraits, foules sur la plage).


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Buste africain


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Dunes de la côte d'Opale, au soleil couchant


A partir de 1965, son oeuvre reste structurée mais il fait disparaître les contours : il utilise aussi davantage l'aquarelle notamment à Nice, en Italie et dans le Sancerrois. Chaque année, il continue à se rendre près du cap Gris-Nez, à Audresselles, ou dans le Limousin, à Ambazac. La région parisienne, où il réside habituellement, lui a fourni aussi de nombreux sujets (Montmartre, le bois de Vincennes, les îles de la Seine, de la Marne, Guermantes et Conches-sur-Gondoire). Depuis 1980, il avait tendance à évoquer une réalité idéalisée.[


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Maurice Boitel, Le phare de Port-Joinville, 1960
Tournée vers la mer et la pêche, l’identité insulaire est ici symbolisée par la femme qui attend le retour de pêche des hommes, en tricotant sur la jetée à l’abri du feu d’entrée de port
.





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MessageSujet: Re: Ca s'est passé en août !   Ca s'est passé en août ! Icon_minitimeMar 10 Aoû - 17:11

10 août 1865, naissance : James Wilson Morrice, peintre paysagiste canadien




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MORRICE, JAMES WILSON, peintre, né le 10 août 1865 à Montréal, fils de David Morrice et d’Annie Stevenson Anderson ; décédé célibataire le 23 janvier 1924 à l’hôpital militaire de Tunis, Tunisie, et inhumé au cimetière de l’avenue Taieb Mehiri (devenu par la suite le cimetière du Borgel) dans cette ville.


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La Vieille Maison Holton à Montréal, 1908-1909, musée des beaux-arts de Montréal, Montréal


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James Wilson Morrice, Hiver, Montréal (La Maison rose) , v. 1905-1907, huile sur toile, 61,3 x 50 cm. Don de AK Prakash, Collection JW Morrice, 2015, Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa



La famille de James Wilson Morrice faisait partie de l’élite fortunée de la bourgeoisie marchande d’origine écossaise de Montréal. On sait peu de chose de l’enfance de James Wilson. Sa sœur Annie Mather se souvenait que, très jeune, il dessinait et sculptait. De 1878 à 1882, James Wilson fait ses études secondaires à la Montreal Proprietary School, qui devient en 1879 la McTavish School, où il aurait pris ses premiers cours de dessin. Les plus anciennes aquarelles connues de Morrice datent de 1879 et représentent des paysages des côtes de la Nouvelle-Angleterre, où sa famille passait des vacances estivales. Après un bref séjour dans le Maine au cours de l’été de 1882, Morrice s’installe à Toronto, où il étudie jusqu’en juin 1886, date à laquelle il obtient sa licence ès lettres de la University of Toronto. Admis comme étudiant par la Law Society of Upper Canada à l’automne, il est reçu au barreau ontarien trois ans plus tard. Il ne pratiquera toutefois jamais la profession d’avocat.



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James Wilson Morrice, La Régate , v. 1902-1907, huile sur panneau, 23,4 x 32,8 cm. Don de AK Prakash, Collection JW Morrice, 2015, Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa



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James Wilson Morrice - à Venise - Musée des beaux-arts du Canada


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Vieux Palais à Venise, vers 1910, musée des beaux-arts de Montréal, Montréal


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Venise au crépuscule


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Nocturne Blue and Gold St Marks James Abbott McNeill Whistler Venice peinture.



Dès 1888, Morrice présente deux œuvres à l’exposition de l’Académie royale des arts du Canada et à celle de l’Ontario Society of Artists. À partir de ce moment, il participe régulièrement à plusieurs expositions canadiennes et reçoit souvent des louanges des critiques d’art. Ainsi, le critique du Week de Toronto écrit en 1889 : « Un nouveau nom [à retenir] est celui de J. W. Morrice, dont le style unique et le ton sentimental et poétique nous feront rechercher ses œuvres à l’avenir. » Cette même année, il expose pour la première fois à l’Association des arts de Montréal (qui deviendra plus tard le Musée des beaux-arts de Montréal). Déjà en 1889, et ce jusqu’à sa mort, Morrice fait affaire avec la galerie montréalaise William Scott and Sons. Cette importante galerie d’art, ouverte en 1859, fermera ses portes en 1939. Après le décès de Morrice, elle continuera de vendre ses œuvres. Au moment de la vente à l’encan de 1938 qui précédera sa fermeture, la galerie mettra en vente plus d’une vingtaine d’œuvres de Morrice.


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Paris, le long de la Seine[
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LE BRAS GAUCHE DE LA SEINE DEVANT LA PLACE DAUPHINE OU LES BORDS DE LA SEINE A PARIS OU LE QUAI DES ORFEVRES – (James Wilson Morrice)[center]


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James-Wilson-Morrice-Paris-Canal-Vers-1900


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Along The Seine, Paris (c. 1900) - James Wilson Morrice


On ne sait quand exactement Morrice part pour l’Europe, mais en 1890 il est à Saint-Malo, en France. Morrice demeure en Europe jusqu’en 1924 et ne revient que temporairement au Canada. Il semble qu’il se soit d’abord installé à Londres dans un atelier du 87, rue Gloucester. Au mois d’avril 1892, le jeune peintre habite au 9 de la rue Campagne-Première, dans le quartier Montparnasse à Paris. Il aurait fréquenté un moment, à l’époque, les ateliers de l’académie Julian. Morrice lui-même dit qu’il a étudié avec Henri Harpignies, qui recevait des étudiants dans son atelier du quartier Saint-Germain-des-Prés. Les activités de Morrice sont peu connues de 1893 à 1895. Ses carnets de dessins révèlent qu’il a séjourné sur la côte normande, en Italie à Rome, à Capri et à Venise, ainsi qu’en Hollande et en Belgique. Il s’agit des premiers voyages du peintre canadien, qui toute sa vie se déplacera en Europe tout en gardant un pied-à-terre à Paris. Morrice rencontre plusieurs artistes américains installés en France : Maurice Brazil Prendergast, Robert Henri, Édouard Colonna et William James Glackens.


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Paris - quai des Grands Augustins sous la neige


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Scène de rue à Paris


En février 1896, Morrice s’installe à Brolles dans la forêt de Fontainebleau, où il travaille avec le peintre canadien Albert Curtis Williamson. De retour à Paris avant avril, il transporte son atelier au 34, rue Notre-Dame-des-Champs. Le même mois, il présente pour la première fois un tableau dans la capitale française à l’occasion du Salon de la Société nationale des beaux-arts. Au début de juin, il quitte son nouvel atelier pour passer une partie de l’été à Saint-Malo. Il fera aussi quelques visites à Cancale. Pendant cette période, Morrice se lie d’amitié avec le peintre Robert Henri, qui, à cette époque, a une très grande influence sur sa production picturale. Les deux amis ont des relations suivies jusqu’à l’été de 1900, moment du retour de Henri aux États-Unis. Ils peignent ensemble et critiquent mutuellement leurs œuvres. Fête foraine, Montmartre (collection du Musée de l’Ermitage), peint par Morrice vers 1898, est très près des œuvres de la même époque du peintre américain par la composition et le choix de couleurs foncées rehaussées de points lumineux. C’est probablement sous l’influence de Henri que Morrice commence à peindre des scènes urbaines.


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James Wilson Morrice
Les Remparts, Saint-Malo , 1898 - 1899


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La petite plage de Saint-Malo


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Bretagne - Parasols sur la plage


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Le 28 novembre 1896, Morrice est de retour à Montréal, où il passe vraisemblablement Noël avec sa famille. Le 12 janvier 1897, il est à Sainte-Anne-de-Beaupré, où il rencontre le peintre canadien Maurice Galbraith Cullen*. Celui-ci lui fait découvrir la lumière éclatante de l’hiver québécois. Les deux artistes peignent leurs pochades à l’extérieur dans l’hiver froid de la Côte-de-Beaupré. Sainte-Anne-de-Beaupré (collection du Musée des beaux-arts de Montréal), daté de 1897, démontre le talent de coloriste de Morrice dans l’utilisation des couleurs claires. Morrice séjourne dans la région de Québec jusqu’en mars. Par la suite, il passe par Toronto et New York puis retourne à Paris. À l’automne de 1897, il entreprend un voyage en Italie. Il expose pour la première fois au Royal Glasgow Institute of Fine Arts. En 1898, il déménage son atelier au 41, rue Saint-Georges, dans le quartier Montmartre à Paris. Jusqu’à la fin de septembre, Morrice demeure à Saint-Malo. À la fin de mars 1899, il se rend à Charenton, qui lui inspire le tableau Jour de lessive à Charenton (collection de l’Art Gallery of Hamilton). Au début d’octobre, il installe son atelier au 45, quai des Grands-Augustins ; il occupera cet atelier pendant plus de 15 ans. Au cours du mois de décembre, il arrive à Montréal pour rencontrer sa famille, puis se rend à Québec. Il est de retour à Paris en mars 1900. Morrice fait parvenir régulièrement des tableaux aux organisateurs d’expositions canadiennes et parfois américaines, dont (pour la première fois) à la Pennsylvania Academy of Fine Arts de Philadelphie. En 1901, il gagne une médaille d’argent à la Pan-American Exposition de Buffalo, dans l’État de New York, et est élu associé de la Société nationale des beaux-arts. En 1901 et 1902, il fait quelques séjours en Italie. Au cours de l’été de 1902, Morrice voyage en Italie avec les peintres Joseph Pennell et Charles H. Fromuth ; ils y rencontrent les peintres canadiens Maurice Galbraith Cullen, Edmund Montague Morris* et William Brymner. Le critique Henry Marcel écrit dans la Gazette des beaux-arts au moment du Salon de la Société nationale des beaux-arts : « en Canadien nomade qu’il est, il vogue de Venise à la Bretagne, épris des fines grisailles du crépuscule sur les eaux, des colorations rares que leur imprime parfois le reflet d’un nuage ». Au cours de l’année 1903, Morrice expose ses œuvres à Philadelphie, à Pittsburgh, en Pennsylvanie, à Cincinnati, en Ohio, à Chicago, à Buffalo, à Saint Louis, au Missouri, à Venise et, pour la première fois, à la Sécession de Munich. Il est le premier Canadien à exposer à la biennale de Venise. Morrice est à New York le 16 juin 1903, puis il fait un saut à Montréal et à Québec et, plus tard dans l’année, il se rend à Madrid. Il n’arrête pas de bouger ; d’ailleurs ses carnets de dessins regorgent d’information sur les horaires de train.




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Normandie - Scène de plage[
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[center]Le port de Dieppe, marée basse



Morrice est alors un peintre bien connu ; il n’est donc pas étonnant que l’État français achète Quai des Grands-Augustins (collection du Musée d’Orsay) ni que le collectionneur russe Ivan Morozov se porte acquéreur de Fête foraine, Montmartre au Salon de la Société nationale des beaux-arts de 1904. Au cours de l’année 1905, Morrice expose en Angleterre, à Londres, à Manchester, à Burnley et à Liverpool, puis à Paris, à Venise et à Pittsburgh. Un peu avant Noël 1905, il arrive à Montréal pour ne repartir qu’à la fin de février 1906. Au début de l’été, il se rend à Dieppe, en France, puis au Pouldu et à Concarneau. Le peintre expose pour la première fois à la Goupil Gallery de Londres. À l’été de 1907, il séjourne à Venise et revient à Saint-Malo. En octobre 1908, il est nommé vice-président du jury du Salon d’automne de Paris avec Albert Marquet, Henri Matisse et Georges Rouault. À Noël, il est de retour dans sa famille à Montréal. Il profite de ce séjour pour faire un voyage à Québec et à la chute Montmorency. Au cours de l’été de 1909, le peintre travaille avec acharnement aux tableaux qu’il présentera au Salon d’automne de Paris. La critique ne lui fait que des éloges et on le qualifie de peintre le plus talentueux d’Amérique. L’éminent critique Louis Vauxcelles louange le style subtil et harmonieux de ses paysages et ajoute que Morrice peint « d’une manière très personnelle », tout en notant au passage que plusieurs jeunes artistes tentent de l’imiter. Cette même année, le gouvernement canadien se porte acquéreur d’un autre tableau portant le titre de Quai des Grands-Augustins (collection du Musée des beaux-arts du Canada).


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Blanche Baume, 1911-1912, musée des beaux-arts du Canada, Ottawa


Morrice vient fêter les noces d’or de ses parents le 14 juin 1910 à Montréal. Il est de nouveau à Paris à l’automne. De la France, il se rend à Londres voir l’exposition organisée par le critique anglais Roger Eliot Fry, Manet and the post-Impressionists, événement à l’occasion duquel est créé le terme « post-impressioniste ». Les œuvres de Vincent Van Gogh, Paul Gauguin et Paul Cézanne le séduisent. En plus des salons, qu’il court régulièrement, Morrice semble s’intéresser aux expositions solos d’autres artistes comme Pierre Bonnard ou Matisse. Il passe la majeure partie de son temps à Paris sauf le temps d’une incursion au printemps de 1911 du côté de Boulogne-sur-Mer. Il expose beaucoup cette année-là, à Londres, à Paris, à Toronto, à Montréal, à Pittsburgh et à Buffalo, et il semble à bout de souffle. Ainsi qu’il l’écrit lui-même, il y a trop d’expositions auxquelles il présente des œuvres. Comme les années précédentes, Morrice visite sa famille au Québec à Noël en 1911, mais il quitte précipitamment Montréal pour Tanger, au Maroc, à la fin de janvier : des amis montréalais l’auraient incité à entreprendre ce premier voyage en Afrique du Nord. Enthousiasmé par les paysages, les villes et les Africains du Nord, Morrice produit beaucoup et, dès le Salon d’automne suivant, présente quatre tableaux à sujets marocains. Il retourne à Tanger en décembre 1912, où il retrouve les peintres français Charles Camoin et Henri Matisse. Morrice et Matisse peignent les mêmes sujets. En quittant le Maroc en mars 1913, Morrice s’arrête à Gibraltar et traverse l’Espagne en passant par Tolède.


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MORRICE, JAMES WILSON
Tanger - Collection du Musée national des beaux-arts du Québec


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MORRICE, JAMES WILSON
Tanger, boutique


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Scène de plage, Tanger, 1906-1916, musée des beaux-arts de l'Ontario, Toronto


Au début de l’année 1914, Morrice descend dans le midi de la France, à Cagnes-sur-Mer, près de Nice, puis se dirige vers Tunis. L’Arts Club Limited de Montréal tient en 1914 une exposition des œuvres de Morrice. Le peintre est à Paris lorsqu’en août la guerre éclate en Europe. Le mois suivant, il fait un séjour à Londres, retourne à Paris au cours de l’automne avant de repartir, à la suite du décès de ses parents, passer Noël à Montréal. Il quitte Montréal en février 1915 et se dirige vers les Antilles en passant par Washington. Il se rend à Cuba et fait un court séjour à la Jamaïque. Cuba inspire profondément le peintre et il produit des tableaux lumineux. De retour à Paris en mai, il repart presque aussitôt pour Bayonne, Carcassonne et Toulouse. Il semble que Morrice ne quittera plus le territoire français jusqu’à la fin de la guerre. Comme il n’y a plus d’expositions et de salons français durant le conflit, Morrice ne présente ses œuvres qu’à Toronto et à Montréal. En 1916, la Contemporary Art Society de Londres achète Maison à Santiago (collection de la Tate Gallery). Morrice emménage alors dans un nouvel atelier au 23, quai de la Tournelle, à Paris.


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Gibraltar, 1913, musée des beaux-arts de l'Ontario, Toronto


À la fin de 1916, le gouvernement canadien crée la Caisse canadienne des monuments commémoratifs de guerre. Ce fonds permet à des artistes contemporains canadiens et étrangers de peindre les activités des militaires canadiens. En octobre 1917, lord Beaverbrook [Aitken*] commande à Morrice un tableau, Troupes canadiennes dans la neige (collection du Musée canadien de la guerre, Ottawa).

Depuis le décès de ses parents, à l’automne de 1914, Morrice ne semble plus revenir aussi régulièrement au Canada. On l’y revoit cependant au cours de l’hiver de 1920–1921. Par la suite, il se rend à l’île de la Trinité (république de Trinité-et-Tobago), où il peint beaucoup, surtout à l’aquarelle. Ce séjour semble lui avoir redonné le goût du travail, puisqu’il expose trois tableaux peints à l’île de la Trinité au Salon d’automne de Paris de 1921. À son retour en France, Morrice va probablement à plusieurs reprises à Cagnes-sur-Mer voir Léa Cadoret et le jeune peintre canadien John Goodwin Lyman*. Il a connu Léa Cadoret à Paris vers 1898, quand elle a accepté de poser comme modèle, et il lui restera très attaché jusqu’à son décès. Il lui achète une villa à Cagnes-sur-Mer en 1922. En janvier et février de cette année-là, il sillonne Monte-Carlo, Nice puis la Corse. Le mois suivant, il débarque à Alger et en avril revient à Paris. Emportant toujours avec lui ses carnets d’esquisses, il saisit sur le motif, comme toujours, les paysages qu’il rencontre. Miné par l’alcool, Morrice n’en continue pas moins de voyager. Il séjourne à Évian-les-Bains et est hospitalisé à Montreux, en Suisse. Il se rend à Cagnes-sur-Mer passer Noël avec ses amis Léa Cadoret, Lyman et Brymner. On le retrouve à Palerme, en Italie, le 14 janvier. Immédiatement après, il prend le bateau pour Tunis ; la maladie le ronge et c’est là qu’il meurt, à l’âge de 58 ans, le 23 janvier 1924.



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James Wilson Morrice, La communiante, v. 1910, huile sur toile, 60,2 x 73,4 cm. Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa



C’est son ami, le peintre français Henri Matisse qui décrit le mieux Morrice : « C’était, comme homme, un vrai gentleman, bon camarade de beaucoup d’esprit, d’humour. Il avait, tout le monde le sait, la fâcheuse passion du whisky [...] Il était canadien de race écossaise, de famille riche, lui-même très riche, mais il ne le montrait pas. Il était toujours par monts et par vaux, un peu comme un oiseau migrateur mais sans point d’atterrissage bien fixe. » Au cours de ses nombreux voyages, Morrice a peint sur le vif de petites pochades et rempli ses carnets d’esquisses qui représentaient des vues urbaines, des cafés et des scènes de genre où se mêlaient des figures humaines dans les paysages et l’architecture urbaine. Le regard du peintre retenait ce qui l’intéressait et il le dessinait dans ses carnets, faisant parfois des notations de couleurs. Vingt-quatre de ses carnets sont conservés au Musée des beaux-arts de Montréal. Ces œuvres dénotent un grand souci de la composition et un choix de couleurs diversifiées. S’inspirant de ses esquisses, l’artiste s’attaquait en atelier à l’huile sur toile de grand format. Le style de Morrice a évolué tout au long de sa carrière, passant des empâtements de la fin des années 1890 à une composition qui exploitait les nuances de la toile nue ou du panneau de bois dans les années suivantes.


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Québec-Promenade, château Frontenac


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James Wilson Morrice, The Ferry, Québec


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James Wilson Morrice, Fin de journée, Beaupré, 1897. Huile sur toile, 43 x 60,5 cm. Collection Pierre Lassonde
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James Wilson Morrice (1865-1924) - Le tas de bois, Sainte-Anne-de-Beaupré (1900)




Les paysages que Morrice a peints de 1892 à 1894 sont caractérisés par une touche en petits coups dans tous les sens. Pendant la période 1895–1897, il a cherché à rendre l’atmosphère en travaillant les passages de couleurs dans la même tonalité dans une pâte plus ou moins épaisse. Ses scènes nocturnes témoignent de l’influence du peintre américain James Abbott McNeill Whistler mais aussi de son ami Robert Henri. Les œuvres produites à la suite de son voyage au Canada en 1897 contrastent par une palette de couleurs claires qui lui permettait de peindre la luminosité de l’hiver canadien. Très tôt au début du xxe siècle, on a pu voir dans l’œuvre de Morrice les mêmes préoccupations visant l’utilisation de motifs décoratifs que les peintres nabis tels Édouard-Jean Vuillard et Pierre Bonnard. Dans les années 1910, ses œuvres ont changé de nouveau de style. La luminosité de l’Afrique du Nord et l’influence du peintre Matisse lui ont fait adopter une palette aux couleurs claires. Sa production de la période 1915, où il a voyagé dans les Antilles, s’est enrichie de compositions asymétriques aux couleurs pures. À cette époque, Morrice utilisait une pâte très mince. Il tirait parti du fond du panneau ou de la toile. Il utilisait un stylet ou l’extrémité de son pinceau pour dessiner dans la peinture fraîche et y intégrait du graphite. Ses compositions se sont simplifiées.


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James Wilson Morrice - En marche, France, 1918, collection particulière


Morrice est le peintre canadien du début du xxe siècle qui, au cours de sa carrière, s’est le plus manifesté sur la scène internationale. De son vivant, il a présenté ses œuvres dans 140 expositions tenues dans plus de 36 centres d’exposition ou musées différents, au Canada, aux États-Unis, en Angleterre, en Écosse, en France, en Italie, en Allemagne et en Belgique. Il s’est surtout fait remarquer avant la Première Guerre mondiale. Prenant appui sur toutes les expositions annuelles d’envergure, il a aspiré à une reconnaissance internationale.
La présence continuelle des œuvres de James Wilson Morrice dans toutes les grandes expositions lui a donné une notoriété dans les milieux de l’art en France et au Canada. Son influence a été marquante sur des peintres canadiens, dont John Goodwin Lyman, qui a écrit en 1909 : « L’art de Morrice est si parfait, si pur, si dénué de faux-semblant, d’éphémère, de “clinquant”, etc., et ne fait nullement appel aux sens primaires “de la chair”. Son œuvre me semble de la “poésie picturale” aussi pure que celle de Monet. » La même année, le critique Louis Vauxcelles l’a dit un des plus importants peintres de l’époque et il ajoutait : « Depuis la mort de James MacNeill Whistler, J. W. Morrice est sans contredit le peintre américain qui s’est taillé, en France et à Paris, [...] la place la plus remarquable et la plus méritée dans le monde de l’art. »


( Nicole Cloutier )




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MessageSujet: Re: Ca s'est passé en août !   Ca s'est passé en août ! Icon_minitimeJeu 12 Aoû - 18:58

12 août 2000, décès : Jean Carzou, peintre français, membre de l'Académie des beaux-arts 



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Jean Carzou  Biographie
 
1907  Le premier janvier, Karnik Zouloumian naît en Syrie à ALEP, de parents arméniens. Ces derniers avaient fui l'Arménie car leurs familles désapprouvaient leur union. Il n’a que dix ans lorsque son père photographe, meurt.
Il quitte alors la Syrie avec sa mère et sa sœur, pour s’installer en Égypte où se trouve sa famile maternelle.
Il fait de brillantes études au lycée arménien du Caire.
1924  Ses résultats lui permettent d’obtenir une bourse arménienne (Fonds Yeghiaya), pour venir étudier à Paris
à l’École Spéciale d’Architecture.

1929  Il est diplômé et se rend souvent au Louvre où les toiles d’Ingres lui donnent l’envie de devenir peintre.
Il s’inscrit en autodidacte dans les académies de Montparnasse (La Grande Chaumière) et décide de se consacrer uniquement à la peinture.
Il s’oriente d’abord vers l’abstraction géométrique, approche le surréalisme, mais bien vite il construit son univers personnel: une figuration stylisée et empreinte d’onirisme. Sa rencontre avec Gabriel Boissy, va lui permettre
d’entrer à Comoedia où il illustre des contes et des nouvelles. Par la suite, pour vivre, il présente à la presse

des caricatures d’hommes politiques:(notamment Hitler représenté en "père Noël allemand" dans le n° 814
de "Aux écoutes" du 23 décembre 1933)
1930  Il débute au Salon des Indépendants.
1936  Il se marie avec Jeanne Blanc, "une provençale de beauté classique, aux yeux de douceur avec laquelle,
il apprend le bonheur de vivre"
  ainsi que la définit 
Florent Fels.
La peinture, la musique, la littérature, et la politique sont au centre de leur vie. Nane Carzou écrira des livres
que l’artiste illustrera.
A la déclaration de la guerre, ils se réfugient à Prades puis en Bourgogne où il va découvrir l’univers paysan.
La guerre lui inspirera les éléments fantastiques de son oeuvre.

1938  Naissance de son fils: Jean-Marie. Celui-ci entretiendra toujours des liens étroits avec ses parents, comme
on peut le constater à travers le récit de leur voyage en Arménie. Il préfacera entre autre le catalogue
de l’exposition "Figures rituelles", à la nouvelle Galerie Emmanuel David et prendra fait et cause pour l’Arménie.
Le succès de Carzou commence avec sa participation à l’exposition-concours organisée par "Pour que l’Esprit vive" avec sa toile "Saint François d'Assise" qui remporte le 2° prix.

1939  Première exposition particulière galerie Contemporaine, rue de Seine.
Dès lors, il va organiser plus de cent
 expositions particulières de ses œuvres à Paris, en Province, et à l ’étranger.
Il participe régulièrement aux 
Salons des Indépendants, d’Automne, des Tuileries, à diverses expositions de groupes, à de nombreuses manifestations régionales, et mondiales. 
Par trois fois il reçoit le prix Hallmark : en 1949 avec sa toile "Le berger et les mages"; en 1951; et en 1955.
Il obtient le grand prix de l’Ile de France en 1954 avec "Château abandonné à Bougival". Puis le grand prix  de  l‘Éducation nationale à Tokyo, en 1955 et le grand prix "Europe" de la 1° Biennale de Bruges, en 1958.





Ca s'est passé en août ! 1456679032Lithographie de Jean Carzou datant de 1962. En 1965, l'artiste a offert à Brigitte Bardot son portrait conçu grâce à ce même procédé, pour lequel elle était venue poser dans son atelier rue des Plantes à Paris. Nom de l’œuvre inconnue.


1952  Carzou confirme sa célébrité publique dans le monde du théâtre avec ses décors et costumes des Incas
dans "les Indes Galantes" de Rameau.





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Carzou - lithographie


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Carzou - Carthage




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Buste de Dame, 1966




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Carzou - Fille au vase de fleurs

Dès lors, il travaillera six autres fois pour la scène. Il créera les décors et costumes du "Loup"  de J. Anouilh et
G. Neveu, pour les Ballets de Roland Petit, (1953); ceux de "Giselle" (1954) pour l’Opéra de Paris; ainsi que ceux
d’ 
"Athalie" (1955) pour le théâtre de la Comédie-Française. "Le Loup" de J. Anouilh et G. Neveu sera repris  par
La Scala de Milan (1963). Carzou renoue avec la scène avec "After Eden" (1966) pour la compagnie américaine,
les ballets Harkness; puis  avec "Jeanne et ses juges" de Thierry Maulnier (1968) au Mai de Versailles et enfin

"la Périchole"
 pour le théâtre de Paris en 1969, où les décors et costumes ont  un succès retentissant. A l’occasion
de la représentation de la Périchole (1975), le théâtre d’Angers présentera la totalité de son œuvre scénique.



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Au château d'Argoll


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L'inconnue du rivage














1953  Le salon des Peintres Témoins de leur Temps organise un référendum auprès du public pour savoir
quel tableau les visiteurs aimeraient  posséder: "La promenade des amants" de Carzou, emporte le plus grand nombre de suffrages. Deux ans après, il est 
nommé parmi les "dix meilleurs peintres" de la génération
d'après-guerre. 
Connaissance des Arts

Ses deux expositions, à la galerie David et Garnier: Venise 1953, entièrement consacrée à Venise et Apocalypse 1957, inspirée des Temps modernes, (exécutée durant l’année précédente et les trois mois d’été passés dans
le calme du Bourbonnais, au Mayet de Montagne), ont un grand retentissement .



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Carzou - Le pont Alexandre


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Notre-Dame




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Paris/sur/Seine


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Le Chevet de Notre-Dame


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Le petit étang



Ca s'est passé en août ! 73456065_1_xLe quai de Passy





L’exposition d’aquarelles Escales connaît le même succès.

1959  Carzou part aux U.S.A. pour le vernissage de sa première exposition à New-York, à la galerie Wildenstein.
1960  La Provence où il séjourne fréquemment lui sert de thème pour son exposition Provence chez
David et Garnier.

Les années 60, 70 confirment sa célébrité. Partout dans le monde, sont présentées des expositions
de son œuvre gravé.
Il entreprend l’illustration 
(aquarelles, lithographies, eaux-fortes, pointes sèches) de nombreux auteurs: A. Arnoux,
J.  Audiberti,A. Camus,T.S. Eliot, J. Follain, E. Hemingway, J. Gracq, E. Ionesco, Ch. Kunstler, P. Mac Orlan,
F. Mauriac, A. Maurois, E. Poe,  A. Pollier, A. Rimbaud, W. Skakespeare, A. Verdet, J. Verne, A. Vidalie…
 

1961  Il exécute une lithographie pour la première de couverture du programme de la soirée offerte au théâtre
Louis XV par le Général de Gaulle, président de la république française, en l'honneur de son Excellence Monsieur John  F. Kennedy, président des Etats-Unis d'Amérique, le jeudi 1° Juin, au Château de Versailles.

1962  Pour la première fois à Paris, sont présentés des plats décorés en céramique à côté des aquarelles,
des dessins et des lithographies.
La même année, Pierre Cailler fait paraître le catalogue raisonné de l’œuvre gravé et lithographié de Carzou.



Ca s'est passé en août ! Carzou-jean-lithographie-saint-paul-de-vence-1959-73x57cm-01Carzou et la Provence - Saint-Paul-de-Vence













A l’étranger, les expositions s’enchaînent ainsi que les voyages:( Japon, Liban, Suède, Suisse, U.S.A. (2°voyage en 1972). Carzou se rend trois fois en Arménie avec arrêt en Russie (1966, 1969 et 1984 où il reçoit la décoration " Mardiros Sarian" à Erevan).
En créateur protéiforme, il exécute des sculptures, (notamment " le Buste " 1978), des céramiques, des  
menus  et une peinture intitulée "Parc de l'Ile de France" pour le  paquebot France ; un carton de tapisseries :
 " L’invitation au voyage " pour la Manufacture des Gobelins; une tapisserie inspirée par "la Périchole" pour
le "mur du Nomade";  et pour Pierre de Tartas, deux autres cartons. Il participe également au prix international du gemmail de Tours et il est désigné "Nouveau Peintre de la Lumière" avec "Fille de Carthage"
*

1976  Carzou participe au Festival de Cannes en qualité de Membre du jury. La même année, les P.T.T. éditent
un timbre Carzou 
"Princesse lointaine" et le Musée Postal présente une importante exposition de ses œuvres
(peintures, dessins et lithographies).
Il entreprend une série de lithographies pour "le château d’Argol" de Julien Gracq, commandées par la Société des Bibliophiles de l’Automobile Club de France.



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Venise, le Palais des Doges


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Carzou à Venise














1977  De nombreuses rétrospectives de ses oeuvres ont lieu: au château de Val en Corrèze, sous la présidence de Jacques Chirac; à Rochechouart, au château des Hayes; à Pérouges, près de Lyon; en Suisse et au Luxembourg.
Il est nommé Commandeur de l’Ordre du Mérite par le Président de la République. Le 7 décembre, il est élu à l'Académie des Beaux-Arts, au fauteuil de Jean Bouchaud.

1979  Le 4 avril, il est introduit  sous la coupole par M. Emmanuel Bondeville, secrétaire perpétuel.


Les bannièresCa s'est passé en août ! Jean-Carzou-Lithographie-Originale-Signee-Et-Numerotee-LesLes Bannières




Ca s'est passé en août ! S-l1600
Belle lithographie de Fontainebleau




Ca s'est passé en août ! Gnipazwgj3n51
Vaisseaux au couchant











Dans son 
discours, il attaque le cubisme "Picasso n'est pas un peintre"  et la modernité en général. Il préfère
Claude Lorrain, Watteau et Dali tout en aimant acheter les oeuvres de ses contemporains figuratifs, notamment celles de 
Maurice Boitel, à la galerie René Drouet, faubourg Saint-Honoré. 

1981  Le château de Vascoeuil organise durant les trois mois d’été, une vaste rétrospective avec présentation des décors et costumes de "la  Périchole".
Résidant  à Vence depuis 1958, Il passe de nombreux étés ainsi que d'autres périodes dans sa maison, avenue
Jean Maurel, dans le quartier de l'Ara. Là, il "
y avait ses habitudes :repas au restaurant "la Farigoule" ou l' achat de pinceaux ou crayons et autres feuilles  de dessin au 13 rue Isnard ainsi que le raconte , le galeriste Chave avec lequel il a travaillé comme lithographe."  C'est ainsi qu'il est nommé "citoyen  d’honneur de la ville", et le maire  Bernard Demichelis vote la création d’un "musée Carzou" au sein de de la fondation Emile Hugues, dans le château de Villeneuve . 

1982  Remise officielle, dans la salle de la Comtesse de Caen, à l'Institut, de son épée d'académicien, offerte par ses amis et admirateurs et dessinée par lui-même. 
1985  Agé de78 ans, Carzou entreprend une gigantesque Apocalypse pour décorer la chapelle  de la Congrégation des Dames de la Présentation à Manosque; plus de six cents soixante six mètres carrés de fresque bleu-vert qui veulent "représenter le cycle de l'aventure humaine" ainsi qu'il le définit. On y retrouve sa hantise de la guerre, des génocides et des holocaustes à travers des  paysages dévastés, des palais en ruines, des blockhaus et de nombreux rails enchevêtrés. Sa peur d’un monde sur-industrialisé est représentée par quatre avions supersoniques, annonciateurs des catastrophes futures. Mais un couple enlacé nous redonne espoir; la Terre va renaître ainsi que le symbolise cette femme-arbre du dernier tableau "l'accomplissement".
1986  Préparatifs pour l'ouverture du "musée Carzou", à Vence, ville à laquelle Jean Carzou a fait don de 43 huiles dont plusieurs de grands formats, 52 gouaches, aquarelles, dessins, toute son oeuvre gravé et lithographié, sculptures, céramiques, livres illustrés, maquettes de décors et costumes de théâtre. L'ensemble doit montrer un panorama complet de l'artiste, depuis ses débuts. François Léotard, ministre de la Culture, l'inaugure le 13 Juillet 1986.
1988  La galerie de Francony présente l'oeuvre de Carzou des années 30-40, révélant  au public, son rôle de précurseur ainsi que la continuité de son oeuvre.
1990  Un contentieux judiciaire, polémique et politique éclate et "le musée Carzou" ferme ses portes.
 Les oeuvres sont rendues à l'artiste.

1991  L'église du couvent de Manosque dont il a décoré la chapelle devient  Fondation Carzou
1995  Le maire de Dinard propose à Carzou d'accueillir sa donation dans un musée portant son nom; le château de Port-Breton (ancienne demeure de l'industriel Boussac) est désigné mais le projet n'a pas abouti.

1997  La ville du Cannet réalise une rétrospective à l'espace Bonnard.
1998  En mars, sa femme Nane décède. Il se retire alors auprès de son fils Jean-Marie et de sa bru à Saint-Aquilin.




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La fontaine Medicis


2000  Le 12 août, officier de la Légion d'honneur, Commandeur de l'Ordre du Mérite et Commandeur de l'Ordre des Arts et des Lettres, il décède à PERIGUEUX, Dordogne, à l'âge de 93 ans. Il repose au 
cimetière de Montparnasse à Paris.



 
 D. Sicard
 




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MessageSujet: Re: Ca s'est passé en août !   Ca s'est passé en août ! Icon_minitimeSam 14 Aoû - 18:40

14 août 1910, naissance : Willy Ronis, photographe français 


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autoportrait !


Willy Ronis, né le 14 août 1910 à Paris (9e arrondissement) et mort le 11 septembre 2009 dans la même ville (20e arrondissement), est un photographe français, lauréat du Grand Prix national de la photographie en 1979 et du prix Nadar en 1981.
Il est l’un des représentants les plus importants de la photographie humaniste française avec Édouard Boubat, Jean-Philippe Charbonnier, Robert Doisneau, Izis et Sabine Weiss. Il définit l'école humaniste comme « le regard du photographe qui aime l'être humain ».


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Une de ses photos les plus attachantes : Le petit Parisien, 1952


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Rose Zehner, déléguée syndicale, pendant une grève chez Citroën, Javel, 1938 :copyright: Willy Ronis


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Le nu provençal, Gordes, 1949 :copyright: Willy Ronis




BIOGRAPHIE
Enfance


Willy Ronis est le fils de Marcus Ronis, un émigré juif d’Odessa en Ukraine, originaire de Russie, qui arrive à Paris en 1904, et de Tauba Gluckman, une pianiste juive lituanienne, qui s’installe à Paris en 1899, fuyant les pogroms de l’Empire russe.
Mélomanes, ils se rencontrèrent dans une amicale d’exilés russes et s’installèrent dans le 9e arrondissement de Paris. Un fonctionnaire de l’immigration commet une erreur et baptise les Ronis « Roness », et c'est sous le nom que Marcus Ronis ouvre son studio après un emploi de retoucheur en photographie dans un studio réputé, « pour effacer les rides des dames ».
Willy, naît à Paris au pied de la butte Montmartre. Pour ses 15 ans, son père lui offre un appareil photographique ; Willy Ronis veut cependant devenir compositeur de musique. Cela ne l'empêchera pas de parcourir les rues de Paris et de s'essayer à la photographie.
En 1929, après sa scolarité au Collège-lycée Jacques-Decour, il s'inscrit à la faculté de droit de la Sorbonne, dans l'objectif de devenir compositeur de musiques.
Willy Ronis signera ses premiers travaux sous le patronyme de « Roness ». Ce n’est qu’en 1945 que la famille Ronis retrouve son véritable patronyme.


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la petite fille au chat


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Les amoureux de la Bastille, Paris, 1957


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Café de France - Isle Sur La Sorgue


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collection Provence - Partie de pétanque


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Capturez la ville la nuit



La ville ne dort jamais. Ce dicton illustre parfaitement l'attractivité de la ville nocturne en plein air pour un photographe. La nuit tombée, les grandes métropoles sont une source inépuisable de sujets pour des photos fascinantes pour les photographes amateurs








Débuts en photographie




Willy Ronis découvre la Société française de photographie (notamment les travaux de Brassaï, Pierre Boucher, Rogi André) qui lui ouvre les yeux sur une pratique différente de la photographie que celle exercée par son père dans son studio : une pratique qui met en avant des images vivantes et anti-conventionnelles.

Mais lors de son retour du service militaire en 1932, son père, très malade, lui demande de l’aider au studio. Ainsi, Willy Ronis fait-il lui-même les tirages de ses photos. Il est peu intéressé par la photographie conventionnelle, mais se passionne pour les expositions de photographies. Alors que la gauche se mobilise amenant l’avènement du Front populaire aux législatives de 1936, le jeune photographe, partisan de telles idées, suit avec entrain les manifestations ouvrières d’alors et prend ses premiers clichés marquants qui seront publiés par la revue Regards.

L'année 1935 sera ainsi décisive pour lui puisqu’elle marquera la mort de son père (des suites d'un cancer, après une agonie de quatre ans) et la vente d’un studio qui périclitait et qui est vécu par Willy Ronis comme un fardeau. La famille déménage ensuite dans le 11e arrondissement




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les gamins dans les escaliers de la rue Rambuteau, Paris.




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Les vendeuses de frites, rue Rambuteau, Paris, 1947




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marché à Cavaillon, Vaucluse




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Le tambour de ville un jour de marché, L'Isle-sur-la-Sorgue (Vaucluse), 1979




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La sieste, Gordes (Vaucluse), 1949







Période parisienne






À partir de cette date, Willy Ronis se consacre au reportage. Ses premiers reportages seront des commandes de la SNCF ou du Commissariat au Tourisme. Avec la montée du Front populaire, les mêmes idéaux rapprochent Ronis de Robert Capa et de David Seymour, photographes déjà célèbres. Il a également l’occasion de connaître André Kertész, Brassaï et Henri Cartier-Bresson. Mais, par rapport à la vision de ses pairs, Willy Ronis développe une véritable originalité, marquée par l’attention portée à l’harmonie chorale des 


mouvements de foule et à la joie des fêtes populaires.


En 1937, il achète son premier Rolleiflex avec lequel il effectue un reportage qui sera publié dans Plaisir de France.


En 1938, il immortalise Rose Zehner, déléguée syndicale aux usines Citroën du quai de Javel haranguant ses collègues ouvrières. La photo est tirée d'un reportage, commande du magazine Regards. En 1982, dans Un voyage de Rose, le cinéaste Patrick Barbéris filme ses retrouvailles avec Rose Zehner, personnage principal de son cliché pris lors des grèves de 1938 chez Citroën-Javel et publié pour la première fois en 1980 dans Sur le fil du hasard.


À l'arrivée au pouvoir du régime vichyste, Willy Ronis est catégorisé comme Juif : sa carte d'identité est tamponnée de la mention « Juif ». Alors que sa mère, catégorisée comme Juive elle aussi, décide de rester à Paris, Willy Ronis, qui ne veut pas porter l'étoile jaune, passe la ligne de démarcation en 1941 et part vivre dans le sud de la France : Nice, Cannes puis le Vaucluse. Il vit la période de la Seconde Guerre mondiale comme une parenthèse : très peu de photographies des persécutions subies par les juifs et pas de témoignages de la période d'épuration : Willy Ronis veut préserver sa foi en l'homme. Ayant mis la photographie de côté, il exerce divers métiers comme décorateur de studio, régisseur de théâtre et deviendra même l'assistant du photographe de plateau Sam Lévin.


En 1946, il entre à l’Agence Rapho et rejoint les grands noms de la photographie de l'époque que sont les Brassaï, Doisneau, Ergy Landau. En 1945, il fait un reportage pour la SNCF sur le retour des prisonniers. Il collabore alors aux revues Point de vue, Regards, L'Écran français, Le Monde illustré, Time ou Life. Il sera d'ailleurs le premier photographe français à travailler pour Life. Il sillonne alors l'Europe : la Belgique (1951), les Pays-Bas (1952 et 1954) donnera un reportage pour les lectrices du magazine Nouveau Femina, Londres (1955), l'Italie (1959) et enfin la RDA (1967). Il travaille également pour l'industrie (Air France), la publicité ou la mode (Vogue). Pour Air France, il effectuera un reportage, qui fut publié dans la revue interne Air France Revue, sous le titre Familles de France dans le numéro de juin-août 1956.


Dans les années 1950, Willy Ronis milite, au sein du Groupe des XV, pour que la photographie soit reconnue comme discipline artistique. À la fin des années 1950, il exerce des activités d'enseignement auprès de l'EDHEC, de l'école Estienne et à Vaugirard.


Sa période à l'agence Rapho sera contrariée par sa volonté d'indépendance : il refuse plusieurs contrats qui ne lui conviennent pas et quitte l'agence en 1955 pour la rejoindre de nouveau en 1972.







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En 1967, l'Association d'échanges franco-allemands lui passe une commande. Il se rend pour cela en Allemagne de l'Est et y photographie les villes, la campagne, les sites industriels, les gens, les Allemands. Cette commande fera l'objet d'une exposition itinérante qui sera présentée, jusqu'en 1974, dans 70 sites en France.


Belleville-Ménilmontant, Sur le fil du hasard et Mon Paris sont parmi les livres importants qu’il a publiés. On a alors pu dire que Willy Ronis, avec Robert Doisneau et Édouard Boubat, est l’un des photographes majeurs de cette école française de l’après-guerre qui a su concilier avec talent les valeurs humanistes et les exigences esthétiques du réalisme poétique9. Il a cette particularité de traiter les sujets — y compris les sujets difficiles — avec une tendresse accompagnée d'une certaine joie de vivre. Les critiques qualifieront cette manière de photographier, de mièvre et sentimentaliste. En revanche, contrairement à Robert Doisneau, il travaille ses clichés sur l'instant : en une ou deux prises de vue, sans mise en scène, laissant une place importante au hasard.


Il travaille beaucoup avec Life qui lui passe régulièrement commande pour ses reportages, deux clichés de cette époque donneront à Willy Ronis le respect de ses pairs mais seront aussi à l'origine de l'arrêt de sa collaboration avec le magazine américain. Il éprouve avec Life comme avec l'agence Rapho le déplaisir de voir son travail retouché afin de lui donner un autre sens que celui voulu originellement. Ainsi, le portrait du mineur silicosé de 1951, devient dans les colonnes de Life « L’évangélisation du monde ouvrier est-elle possible ? ». Plus tard, un cliché représentant des ouvriers en grève écoutant leur délégué syndical, verra le délégué syndical escamoté. Willy Ronis tentera de résister, mais Life ne lui passera plus de commande. En 1972, déçu, il arrête le photojournalisme et quitte Paris pour le Midi de la France : sa volonté d'exercer un droit de regard sur l'utilisation qui est faite de ses clichés lui vaut une traversée du désert d'une dizaine d'années.










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à Venise




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Willy Ronis, Le Bateau-mouche, Paris 1949




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Les amoureux sous le pont







Période vauclusienne



En 1948, c'est une de ses photos les plus célèbres : Marie-Anne (Lansiaux), Gordes. Une série de quatre clichés de sa femme pris après la sieste lors de sa toilette. Un des clichés est publié par l'agence Rapho et connaît tout de suite un important succès. Willy Ronis a souvent été comparé à une peinture de Bonnard18.
Dans les années 1970-1980, parallèlement à ses activités de photographe, il consacre beaucoup de temps à l’enseignement : à l’École supérieure d'art d'Avignon, puis aux facultés d’Aix-en-Provence et de Marseille. Il y crée un cours d’histoire de la photographie et Pierre-Jean Amar le rencontre alors. En 1972, il s’installe à L'Isle-sur-la-Sorgue.
En 1980, sur les conseils de Pierre-Jean Amar et Guy Le Querrec, Claude Nori publie sa première monographie Sur le fil du hasard aux Éditions Contrejour, lequel recevra le prix Nadar et l’encouragera à revenir sur le devant de la scène avec de nouveaux projets.




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Paris et ses ponts


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vitrier à Belleville




Les chats de W. Ronis




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Retraite




Bien qu'ayant publié de nombreux ouvrages et fait de nombreuses expositions, les années 1970 et 1980 sont difficiles financièrement pour Willy Ronis. Il prend alors une importante décision et, en 1982, contre le paiement jusqu'à la fin de sa vie du loyer de son logement, il fait un premier legs à la France. En 1983, il s'installe de nouveau à Paris.

En 2001, il décide d'arrêter la photographie à titre professionnel

En 2002, Willy Ronis, frappé par l'arthrite, cesse de prendre des photographies. Son dernier cliché est un nu qui figure dans le livre Nues sorti en 2008

En 2009, dans une interview au Figaro donnée à l'occasion des 40e Rencontres d'Arles, il avoue ne pas comprendre le monde de la photographie actuelle : trop d'exhibitionnisme1.

Il souhaite organiser une exposition en 2010, pour son 100e anniversaire. La mort de l'artiste empêchera le projet de voir le jour. Cependant celui-ci sera repris par le musée de la monnaie de Paris.




Mort


Willy Ronis meurt presque centenaire dans la nuit du 11 au 12 septembre 2009 à l'hôpital Tenon (20e arrondissement) à Paris.

Vie privée


En 1946, Willy Ronis épouse Marie-Anne Lansiaux, artiste peintre, décédée en 1991. Ils habiteront le XVe arrondissement de Paris avec leur fils Vincent, 7 passage des Charbonniers

Vincent Kaldor, fils de Marie-Anne a été adopté par Willy Ronis qui l'a élevé comme son fils. Il est mort en 1988 dans un accident de deltaplane.




Ca s'est passé en août ! Willy









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MessageSujet: Re: Ca s'est passé en août !   Ca s'est passé en août ! Icon_minitimeDim 15 Aoû - 17:51

15 août 1935, décès : Paul Signac, artiste-peintre français



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Paul Signac en 1923


Paul Signac, né à Paris le 11 novembre 1863, où il meurt le 15 août 1935, est un peintre paysagiste français, proche du mouvement libertaire, qui donna naissance au pointillisme, avec le peintre Seurat. Il a aussi mis au point la technique du divisionnisme. Cofondateur avec Seurat de la Société des artistes indépendants dont il fut président, il est ami avec Victor Dupont, peintre fauve et vice-président du Salon.


BIOGRAPHIE


Paul Signac est né à Paris le 11 novembre 1863. En collaboration avec Georges Seurat, il a contribué à développer le style pointilliste. Il suivit une formation en architecture avant de se décider, à l'âge de 18 ans, après avoir assisté à une exposition des oeuvres de Monet, à poursuivre une carrière en tant que peintre. Il navigua le long des côtes de l'Europe, peignant les paysages qu’il croisait. Il peignit aussi des scènes de villes, en France, dans ses dernières années.


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Paul Signac, Saint-Tropez. Fontaine des Lices, 1895, huile sur toile, 65 x 81 cm, collection particulière.


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Période Saint-Tropez
Signac au  Musée Jacquemart-André - Beaucoup de peintures de Signac se trouvent dans des collections privées




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La salle à manger de Paul Signac (vers 1887)


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Paul Signac - Dimanche !


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Paul Signac - 



Femme à sa toilette portant un corset violet, 1893




En 1884, il rencontra Claude Monet et Georges Seurat. Il fut frappé par les méthodes systématiques de travail de Seurat et par sa théorie des couleurs et devint un supporteur fidèle de celui-ci. Sous son influence, il abandonna les coups de pinceau courts de l'impressionnisme pour expérimenter avec de petits points de couleur pure juxtaposés scientifiquement, destinés à se combiner et se mélanger non pas sur la toile mais dans l'œil du spectateur, une caractéristique distinctive du pointillisme.


Plusieurs peintures de Signac sont de la côte française. Il aimait peindre l'eau. Il quittait la capitale, chaque été, pour rester dans le sud de la France dans le village de Collioure ou à Saint-Tropez où il acheta une maison et invita ses amis.


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Paul Signac : Saint-Tropez, le quai 


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Paul Signac : Saint-Tropez, l'orage 


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Paul Signac , Le Port (Soir). Couchant rouge (Saint-Tropez) 1906 


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En 1886, Signac rencontra Vincent van Gogh à Paris. En 1887, les deux artistes se rendirent régulièrement à Asnières-sur-Seine ensemble où ils peignèrent des sujets tels que des paysages fluviaux et des cafés. Au départ, van Gogh admirait surtout la technique de peinture libre de Signac.




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Paul Signac

La maison de Van Gogh, Arles






En 1888, Signac découvrit les idées anarchistes en lisant Elisée Reclus, Kropotkine et Jean Grave qui avaient tous développé les idées du communisme anarchiste. Avec ses amis de la Croix-Angrand, Maximilien Luce et Camille Pissaro, il contribua au journal de Jean Grave, « Les Nouveaux Temps ». Son soutien financier était considérable ; il envoyait des chèques régulièrement et fit don de ses œuvres pendant cinq loteries, entre 1895 et 1912. Sa peinture de 1893, Au temps d'harmonie, était d'ailleurs initialement intitulée Au temps de l'anarchie mais la répression politique qui ciblait les anarchistes en France à cette époque l’obligea à changer le titre avant que le travail ne puisse être accepté par une galerie d'art.





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Paul Signac, Au temps d’Harmonie (titre initial Au temps d’Anarchie), 1894-1895, huile sur toile, 300 x 400 cm, Montreuil, mairie, salle des mariages
[ltr]Cette œuvre optimiste, présentée sous la forme d’une reproduction dépeint la société idéale à laquelle aspire Paul Signac. [/ltr]

[ltr]« L’âge d’or n’est pas dans le passé, il est dans l’avenir. »
Paul Signac adorait la voile et commença à voyager en 1892, naviguant un petit bateau vers presque tous les ports de France, vers la Hollande et autour la Méditerranée, jusqu'à Constantinople. De ses différents ports d'escale, Signac ramena de vibrantes esquisses d’aquarelle colorées, inspirées de la nature. À partir de ces croquis, il peignit de grandes toiles qui étaient soigneusement élaborées, d’une manière similaire à une mosïque, avec de petits carrés de couleurs très différentes et des minuscules points multicolores.[/ltr]

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Paul SIGNAC (1863-1935) - Sète, 2 avril 1929, aquarelle et mine de plomb sur papier vergé, 28,6 x 43,5 cm, collection particulière


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Paul Signac - Antibes, le soir


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Paul Signac : Notre-Dame-de-la-Garde, Marseille 


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Vieux-Port de Cannes
Paul Signac


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Paul Signac : Entrée du port de La Rochelle


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Le Phare,île de Groix
Paul Signac - Metropolitan Museum of Art




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Paul Signac - Corne d’Or, Constantinople (1907)


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Paul Signac - Grand Canal (Venise)

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Paul Signac - 



La Voile Verte, Venise, 1904




Paul Signac expérimenta avec différents médias. En plus de la peinture à l'huile et de l'aquarelle, il réalisa également des gravures, des lithographies et de nombreux croquis à la plume et à l'encre composées de petits points laborieux. Les néo-impressionnistes influencèrent la génération suivante : Signac inspira Henri Matisse et André Derain en particulier, jouant ainsi un rôle décisif dans l'évolution du fauvisme.

En tant que président de la Société des Artistes Indépendants, de 1908 jusqu'à sa mort, Signac encouragea les jeunes artistes (il fut le premier à acheter une peinture de Matisse) en exposant les œuvres controversées des Fauves et des Cubistes.

Signac servit comme juré avec Florence Meyer Blumenthal dans l'attribution du Prix Blumenthal, une subvention donnée entre 1919 et 1954 à des peintres, sculpteurs, décorateurs, graveurs, écrivains et musiciens.




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Sur l'émail d'un fond rythmé avec battements et angles, tons et teintes, Portrait de M. Félix Fénéon en 1890 ( important critique d'Art et ami de Signac )(1890)




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Première grande scène d'intérieur de Signac, Les Modistes reprend un sujet souvent représenté par les impressionnistes, dont Degas et Cassatt. De plus, sa compagne et plus tard épouse, Berthe Roblès était elle-même modiste ou chapelière. Berthe a posé pour cette œuvre : c'est la femme de gauche, qui se penche pour récupérer ses ciseaux.


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Dans La Femme à l'ombrelle , la compagne de Signac se tient sereinement debout, tenant un parapluie orange vif et regardant sereinement vers la droite, au-delà du plan pictural. Son visage reflète la lumière qui traverse le parapluie mais le reste de son corps et la composition dans son ensemble sont baignés d'une subtile lumière bleu-violet. Robles, que Signac avait rencontré au Chat Noir, un cabaret populaire du quartier Montmartre à Paris, était un cousin éloigné de Pissarro. Peu de temps après que Signac ait réalisé ce portrait, les deux se sont mariés.




Le 7 novembre 1892, Signac épousa Berthe Roblès à la mairie du 18ème arrondissement à Paris. Les témoins au mariage étaient Alexandre Lemonier, Camille Pissarro, Maximilien Luce et Georges Lecomte. En novembre 1897, les Signac déménagèrent dans un nouvel appartement dans le Castel Béranger, construit par Hector Guimard, et un peu plus tard, en décembre de la même année, firent l'acquisition d'une maison à Saint-Tropez appelée La Hune. À cet endroit, le peintre fit construire un vaste atelier qu’il inaugura le 16 août 1898.




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Paul Signac “Le moulin de la Galette”. Paris, musée Carnavalet.


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Paul Signac - Notre-Dame vue du quai de la Tournelle


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Paris


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Paul Signac - Pont Royal à Paris en automne




En septembre 1913, Signac loua une maison à Antibes où il s'installa avec Jeanne Selmersheim-Desgrange qui donna naissance à leur fille, Ginette, le 2 octobre 1913. Entretemps, Signac avait quitté La Hune et laissé l'appartement de Castel Béranger à Berthe. Ils sont restés amis pour le reste de leur vie. Le 6 avril 1927, Signac adopta Ginette, sa fille précédemment illégitime. Sa petite-fille, Françoise Cachin, fut historienne de l'art.

Paul Signac est décédé d'une septicémie à 72 ans, le 15 août 1935, à Paris. Son corps fut incinéré et enterré trois jours plus tard, le 18 août, au cimetière du Père Lachaise.


Certaines de ses peintures célèbres sont : Le pin de Bonaventure à Saint-Tropez, le Le port de St-Tropez et Le Palais des Papes. En 2010, une oeuvre jusque-là inconnue fut découverte dans un hôtel qui préparait une exposition de ses peintures. L'Hôtel Spaander, à Volendam, possède environ 1 400 œuvres d'art et Signac avait apparemment donné celle-là pour payer son séjour là-bas en 1894. L’oeuvre sans nom est évaluée à environ 100 000 €.




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Paul Signac - 



Le pin de Bonaventure, 1893


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Palais des Papes, Avignon 1900 - Paul Signac


Signac laissa plusieurs oeuvres importantes sur la théorie de l'art. Parmi elles, D'Eugène Delacroix au néo-impressionnisme, publiée en 1899, une monographie consacrée à Johan Barthold Jongkind (1819-1891), publiée en 1927, et bien d'autres écrits encore inédits.

Politiquement, il était un anarchiste, comme beaucoup de ses amis, dont Félix Fénéon et Camille Pissarro.


( Stephen Moysan )










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MessageSujet: Re: Ca s'est passé en août !   Ca s'est passé en août ! Icon_minitimeLun 16 Aoû - 17:15

16 août 1877, naissance : Jean Emile Laboureur, artiste français


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Émile Laboureur , dit Jean Émile (16 août 1877, Nantes  – 16 juin 1943, près de Pénestin ) était un peintre, dessinateur, graveur , aquarelliste , lithographe et illustrateur français.


BIOGRAPHIE


Il est né dans une famille bourgeoise aisée. En 1895, il se rend à Paris et, suivant la volonté de son père, s'inscrit dans une faculté de droit. Il n'est resté que peu de temps avant de décider de poursuivre une carrière dans les beaux-arts à la place,  étudiant à l' Académie Julian , où il a appris la gravure d' Auguste-Louis Lepère . Ses débuts au Salon datent de 1896.  La plupart de ses premières œuvres sont des gravures sur bois sur des thèmes primitivistes , rappelant Paul Gauguin .


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Marché de légumes


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Cimetière


Après un séjour en Allemagne, visitant des musées, il se rend aux États-Unis en 1904. C'est là qu'il commence à se faire appeler « Jean Émile ». Il retourne aux États-Unis et au Canada à plusieurs reprises de 1905 à 1909, pour participer à des expositions. Après 1911, il voyage en Angleterre, en Italie, en Grèce et en Turquie. 


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La Pâtisserie (1914)




De retour en Europe, il s'installe à Paris, où il passe de la gravure sur bois à l' eau-forte . Malgré son enrôlement en 1914, il continue à réaliser des croquis pour ses œuvres et publie trois séries de gravures sur le thème de la guerre. 
Il illustre son premier livre, L'Appartement des jeunes filles de Roger Allard  [ fr ] , en 1919. Il illustrera par la suite soixante-six titres, dont des œuvres de Jean Giraudoux , Jacques Cazotte , Rémy de Gourmont , Auguste de Villiers de L' Isle-Adam , André Maurois , Colette , Tristan Derème , Anna de Noailles , Paul-Jean Toulet et Marcel Proust . Il a également collaboré à des magazines et revues, tels que Gazette du Bon Ton et La Revue musicale, et enseigne la gravure dans son atelier. Parmi ses élèves notables figuraient Marie Laurencin et André Dunoyer de Segonzac . Au début des années 1930, il a été chargé de fournir des illustrations pour le Catalogue Manufrance , qui a utilisé des gravures pendant plusieurs décennies après cela.


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Bretagne -Les pêcheurs et le mousse – Jean-Émile Laboureur


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Jeune-fille au chapeau blanc


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Les Blanchisseuses







Bien que basé à Paris, il achète une maison en Bretagne et y passe les mois d'été. Un de ses dessins d'un paysage breton a été gravé par Jean Antonin Delzers  [ fr ] et figurait sur le timbre des deux francs en 1935. De 1928 à 1935, il a écrit plusieurs livres et articles sur l'art de la gravure ; notamment Considérations sur la gravure originale (1928), publiée à Bruxelles. 


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La Dame de l'Oie


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Tarif Bachelor




Pendant la Seconde Guerre mondiale , il tombe malade et se retire dans sa maison près de Pénestin, où il meurt en 1943. Une rue de Nantes porte son nom.  Ses œuvres peuvent être vues au Musée du Louvre , au Musée d'Orsay , au Musée des Beaux-Arts de Nantes et au Musée d'Art moderne Richard Anacréon  [ fr ] .


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L'élégante au manchon



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Le dernier bus de Londres






( un peintre très prolifique...et varié...)






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MessageSujet: Re: Ca s'est passé en août !   Ca s'est passé en août ! Icon_minitimeMar 17 Aoû - 15:06

17 août 1959, décès :Pierre Paulus, Peintre expressionniste


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Pierre Paulus
Peintre expressionniste
Châtelet 16.03.1881 - Bruxelles 17.08.1959








BIOGRAPHIE


Né dans une famille comptant de nombreux artistes, il fait des études d'architecte à l'Académie de Bruxelles afin de répondre aux voeux de ses parents mais, une fois son diplôme en poche, il se tourne résolument vers sa seule passion : la peinture.


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MATERNITÉ, Châtelet Pierre Paulus












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Bords de Sambre - Jeunesse - musée de Charleroi



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Bords de Sambre industrielle sous la neige


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Le Pays industriel


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Les corons


Ses talents sont déjà révélés alors qu'il est à peine âgé de 15 ans mais ce n'est qu'à 25 ans qu'il commence à devenir le peintre des charbonnages et des usines, des mineurs et des métallurgistes, des terrils, des hauts fourneaux, des lourdes péniches chargées de charbon sur la Sambre, des paysages industriels, sous un ciel clair ou sous un ciel de pluie, couverts de neige ou illuminés par les lueurs rouges des forges.


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La Sambre, un soir




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La maison rouge




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Les hâleurs




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Le mineur




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Pierre Paulus (1881-1959) - Femme sur Le terril


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PAULUS Pierre (Châtelet, 1881 – Bruxelles, 1959) - Berceuse, (ca 1930-1940)


Peintre expressionniste, pastelliste, graveur et lithographe, affichiste sporadique, il se révèle au grand public lors de la fameuse exposition sur l'Art wallon organisée à Charleroi, en 1911, à l'initiative de Jules Destrée. Considéré comme le continuateur de Constantin Meunier, Paulus exprime véritablement le concept de Pays noir dont il devient le chantre.
Entre 1914 et 1918, il se réfugie à Londres dont l'atmosphère enrichit son registre pictural. Mobilisé dans l'armée belge (1916), il réalise des croquis et aquarelles du front. A côté d'oeuvres de caractère social, il traite des animaux, des fleurs délicates ou des natures mortes.


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vase de fleurs




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Aquarelle originale du coq hardi, réalisée par Pierre Paulus (1881-1959) © Province de Liège – Musée de la Vie wallonne ( Le coq, emblême de la Wallonnie )





 L'aspect réaliste et anecdotique de même que les couleurs sombres caractérisent ses peintures. Il part d'une réalité locale et demeure attaché au décor dans lequel il a vécu, mais il exprime une vérité générale, traduit la condition humaine et le cadre souvent inhumain d'une classe sociale qui n'est pas seulement celle du Pays noir. Il a décoré l'Université du Travail et le Palais du Peuple à Charleroi.




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 L'hiver 1952


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La Fonderie




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Pierre PAULUS (1881-1959). Importante huile sur toile " L'Acierie"




Son oeuvre connaît la consécration durant l'Entre-deux-Guerres. Ses expositions, tant en Europe qu'aux Etats-Unis, sont nombreuses et bien appréciées. Les récompenses se multiplient pour celui qui collabore à la création du groupe Nervia (1928), avec Anto Carte, Taf Wallet, Léon Navez notamment.
Il est le premier titulaire du Prix du Hainaut (1913) et reçoit le Prix quinquennal de la Province du Hainaut (1950). C'est à lui que, par l'intermédiaire de Paul Pastur, l'Assemblée wallonne réunie à Mons en 1913 décide de confier la réalisation de l'emblème wallon : le coq hardi, rouge sur fond jaune.
Pour une biographie plus complète, on se reportera à la notice qui lui est consacrée dans l’Encyclopédie du Mouvement wallon, sous la direction scientifique de Paul DELFORGE, Philippe DESTATTE et Micheline LIBON, Charleroi, 2001, tome 3, p. 1244-1245.





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MessageSujet: Re: Ca s'est passé en août !   Ca s'est passé en août ! Icon_minitimeJeu 19 Aoû - 16:09

19 août 1848, naissance : Gustave Caillebotte, peintre français




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Portrait de l'artiste 1892. Musée d'Orsay, Paris.



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Gustave Caillebotte. Autoportrait au chevalet (v. 1879-80) - huile - collection particulière






BIOGRAPHIE


Le peintre, le mécène et l'organisateur du mouvement impressionniste



Gustave Caillebotte est né en 1848 dans un milieu aisé. La fortune familiale lui permettra sa vie durant de choisir librement des activités (peinture, nautisme, construction de bateaux, philatélie) dans lesquelles il excelle. Martial Caillebotte (1799-1874), son père, s’est enrichi dans la vente de drap aux armées de Napoléon III. En 1860, il acquiert un vaste domaine, dans la commune d’Yerres, à vingt kilomètres au sud-est de Paris. Cette magnifique propriété sera le paradis d’enfance de Gustave et suscitera par la suite nombre de tableaux de paysages peuplés de membres de la famille.

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Le Parc de la propriété d'Yerres (1875), coll. part.


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La maison d'Yerres et ses colonnades


Gustave a deux frères, René et Martial, et un demi-frère, Alfred qui deviendra prêtre. Ses études secondaires se déroulent au lycée Louis-le-Grand à Paris. Il se dirige ensuite vers des études de droit et obtient une licence en 1870, année au cours de laquelle il commence à peindre. Il entre dans l’atelier du peintre Léon Bonnat (1833-1922). Son goût pour la peinture l’amène à voyager en Italie en 1872. L’année suivante, il entre à l’École des Beaux-arts de Paris mais n’y reste qu’un an. La mort de son père en 1874 – Gustave n’a que 26 ans – lui permet d’hériter d’une fortune confortable et de se consacrer à la peinture sans préoccupations commerciales. A cette époque, il peint beaucoup de petits formats de la propriété et de la région d’Yerres, mais aussi des scènes réalistes comme Les raboteurs de parquet (1875). Il présente d’ailleurs ce tableau au salon, mais il est refusé car le sujet, le travail des ouvriers, n’est pas jugé digne de figurer dans une création artistique.



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Gustave Caillebotte. Les raboteurs de parquet (1875). Huile sur toile, 102 × 146,5 cm, musée d’Orsay, Paris. 
« Ce tableau constitue une des premières représentations du prolétariat urbain. Si les paysans (Des glaneuses de Millet) ou les ouvriers des campagnes (Casseurs de pierres de Courbet) ont souvent été montrés, les ouvriers de la ville ont très rarement fait l'objet de tableaux. Contrairement à Courbet ou Millet, Caillebotte, bourgeois aisé, n'introduit aucun discours social, moralisateur ou politique dans son œuvre. L'étude documentaire (gestes, outils, accessoires) le place parmi les réalistes les plus chevronnés […] Présenté au Salon de 1875, le tableau est refusé par le Jury, sans doute choqué par ce réalisme cru (certains critiques ont parlé de "sujet vulgaire"). » (Commentaire musée d’Orsay)

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Baigneurs au bord de l'Yerres - 1878 - collection particulière


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Gustave Caillebotte. Canoë sur la rivière Yerres (1878). Huile sur toile, 65,7 × 81 cm, Norton Simon Museum, Pasadena. 
«  Cette scène, peut-être inachevée, de canoë sur la rivière Yerres, un affluent de la Seine, témoigne de l’influence de Monet et de Renoir dans le traitement du miroitement de l’eau, avec des touches de vert et de blanc pur. La famille Caillebotte possédait une grande propriété à Yerres, à vingt kilomètres au sud de Paris ; l’artiste y a probablement commencé cette toile. » (Notice Norton Simon Museum)


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Gustave Caillebotte. La partie de bateau (1877-78). Huile sur toile, 90 × 117 cm, collection particulière. 
Le peintre se place face au modèle pour représenter l’action du rameur avec en arrière-plan le fleuve. La technique photographique inspire clairement cette vue qui pourrait trouver sa source dans des photographies prises par Martial, le frère de Caillebotte, passionné de photographie.

 
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Les périssoires à Yerres


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Caillebotte pêcheur au bord de l'Yerres ( lumineux ! )




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="Gustave Caillebotte") AND ("huile","hommes","@Portrait@","","AAAAAA"))]Gustave Caillebotte - ="Gustave Caillebotte") AND ([Champ7_FR]="huile") AND ("hommes","@Portrait@","","AAAAAA"))]huile - Le peintre sous son parasol




Caillebotte s’orientera alors de plus en plus vers l’impressionnisme. Il participe aux expositions impressionnistes de 1876, 1877, 1879, 1880 et 1882, aide financièrement le mouvement impressionniste et s’implique personnellement dans l’organisation des expositions. Cette aide fut précieuse car les impressionnistes n’étaient nullement des organisateurs alors que Caillebotte, outre son remarquable talent artistique, disposait également de cette capacité. Il achète des toiles à Monet, Pissarro, Degas, Renoir, Manet qui avaient besoin de vendre pour vivre. Il se constitue ainsi une collection exceptionnelle qu’il léguera à l’État à sa mort. Dès 1876, après la mort de son frère René, Gustave Caillebotte rédige son testament qui comporte ce legs. Ces tableaux se trouvent aujourd’hui au musée d’Orsay à Paris.
Après la mort de sa mère, en 1878, Gustave et son frère Martial vendent la propriété d’Yerres et l’hôtel particulier de la rue de Miromesnil à Paris, qui était la résidence de la famille dans la capitale. En 1880, Caillebotte achète une propriété au Petit-Gennevilliers, au bord de la Seine, en face d’Argenteuil. Il y recevra souvent les impressionnistes et certains viendront peindre dans le jardin et les alentours. Gustave Caillebotte est élu conseiller municipal de Gennevilliers en 1888 et, selon son tempérament, déploie à ce poste une grande activité.



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Tout quitter... Pour Gennevilliers

En 1881, Caillebotte achète une propriété au Petit-Gennevilliers, en bord de Seine et face à Argenteuil. Dès 1887, il délaisse peu à peu sa résidence parisienne pour s'y installer définitivement. Une seconde vie commence alors pour lui, plus paisible et bercée par les méandres de la Seine."Ce petit coin de Gennevilliers" le confirme dans sa passion du nautisme et des bateaux à voile. Adepte des régates et du canotage, Caillebotte possède plusieurs embarcations dont il dessine lui même les plans. Architecte naval, il construit ses bateaux dans un atelier situé à l'emplacement actuel de la SNECMA à Gennevilliers.
Ca s'est passé en août ! AKG861656Les Roses, jardin du Petit Gennevilliers

Gustave Caillebotte , vers 1886

Huile sur toile, 89 x 116 cm,

Collection particulière

Ce tableau, Les Roses, est une des rares images du jardin lui-même et de ses massifs fleuris. La jeune femme que nous voyons ici, en robe bleue et chapeau de paille, est Charlotte Berthier, la compagne de l’artiste de 1883 à sa mort en 1894. D’origine modeste, elle a ici 23 ans. Elle ne pose pas pour le peintre qui la représente simplement dans une scène de la vie quotidienne, occupée à examiner les roses d’un massif proche de la maison, sous le regard de son petit chien.

Caillebotte n’a pas fait de portrait d’elle.




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Gustave Caillebotte a consacré une part importante de son œuvre à l'univers du jardin et ses talents de jardinier étaient reconnus par tous.

Son père, Martial Caillebotte, après l’acquisition de la propriété de Yerres en 1860, développe le potager en l'agrandissant d'1/2 hectare. La peinture « Les Jardiniers » (1) se fait le témoin de cette réussite. En effet, ordre et perfection organisent une composition géométrique, à la précision documentaire.
Les cloches à melons, en verre, employées en hiver et au début de printemps pour protéger les plantes et semis du froid, sont visibles au potager de la Propriété Caillebotte qui est aujourd’hui géré par une association.


Caillebotte ne s’est jamais marié mais a vécu, à la fin de sa vie avec une femme d’origine modeste, qui se faisait appeler Charlotte Berthier. Figurant sur le testament du peintre, il apparaîtra devant notaire qu’elle s’appelle Anne-Marie Hagen, née à Paris en 1858.
En février 1894, Caillebotte prend froid dans son jardin du Petit-Gennevilliers. Il ne parvient pas à se rétablir et une congestion pulmonaire se déclare. Selon certaines sources, il s’agirait d’un accident vasculaire cérébral. Il meurt le 21 février et est inhumé au cimetière du Père-Lachaise. La presse se fit l’écho de ce décès, en rappelant parfois le rôle de Caillebotte aux côtés des impressionnistes :
« Le cordial et fin Caillebotte les obligea littéralement. Il aimait leur talent, il se sentait vibrer avec eux aux mêmes aspirations artistiques, et il considérait comme la chose la plus simple du monde de les aider à se tirer d’affaire, ou mieux encore, de leur permettre d’accomplir leur œuvre et de montrer leur valeur au public malgré ce public lui-même, malgré tous les obstacles. Or tout cela il le fit simplement, sans ostentation, sans jouer au mécène, mais avec toute la simplicité d’un bon camarade, qu’un remerciement même gênerait. Peut-être est-ce pour ne pas le gêner de cette façon que certains de ses anciens amis et obligés n’allèrent pas à ses obsèques. » (*)



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Caillebotte - Mme Renoir dans le jardin du Petit Gennevilliers




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Chemin montant (1881), collection particulière.






Le legs à l’État


Gustave Caillebotte a légué à l’État sa collection de tableaux comportant 67 œuvres de Manet, Monet, Renoir, Degas, Cézanne, Sisley et Pissarro. Le testament précise que les tableaux devront être conservés au musée du Luxembourg et plus tard au musée du Louvre. Caillebotte indique également qu’avant d’exposer ces tableaux, il convient d’attendre le temps nécessaire à leur acceptation par le public. Malgré la protestation de l’Académie des Beaux-arts, pour laquelle cette peinture était indigne des musées nationaux, le legs fut accepté par l’État. Mais le manque de locaux au musée du Luxembourg conduisit l’État à ne retenir que 38 tableaux, les autres restant en possession de Martial, le frère de Gustave. Les tableaux ont été présentés au public en 1897. En 1925, ils sont transférés au musée du Louvre et en 1986 au musée d’Orsay.




Les talents multiples de Gustave Caillebotte





Outre ses activités de peintre, de collectionneur et de mécène des impressionnistes, Caillebotte fut aussi un amateur de bateaux à voiles, un horticulteur et un philatéliste. Les sports nautiques, en provenance d’Angleterre, conquièrent la bourgeoisie française à partir du milieu du 19e siècle. Avec son frère Martial, Gustave Caillebotte pratique la plaisance sur la Seine et sur l’Yerres où se trouve la propriété familiale. Il devient membre puis vice-président du Cercle de Voile de Paris, installé à Argenteuil. Plus tard, aux abords de sa propriété du Petit-Gennevilliers, sur la Seine face à Argenteuil, il crée un chantier naval, dessine de nombreux modèles de bateaux et construit certains d’entre eux. Il gagne lui-même plusieurs compétitions de voile.






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La régate - Gustave Caillebotte s’est initié au nautisme pendant les séjours à la propriété familiale d'Yerres où il canotait sur la rivière éponyme.

C’est à partir de 1876 qu’il se met à pratiquer la voile assidument. Avec son frère Martial, il devient membre du Cercle de la voile de Paris au Petit Gennevilliers, près d’Argenteuil, fréquenté par Monet, Renoir et Sisley.
Cette même année, Gustave Caillebotte achète une première toile à Monet, « Régates à Argenteuil », dont il reprendra le titre pour sa peinture de 1893 (1).

En 1878, le peintre achète son premier voilier de régate, l’Iris, avec lequel il gagne l’année suivante plusieurs prix.
Il deviendra un architecte naval reconnu et l’un des meilleurs barreurs de son temps, en gagnant de nombreuses régates en mer (Bretagne, Normandie).

« Régatier adroit, dans les courants des rivières comme sous les vents du grand large, ses prouesses et le nom de ses bateaux sont signalés par la presse. »





Caillebotte fut également jardinier et horticulteur dans la propriété familiale de Yerres puis dans sa maison du Petit-Gennevilliers qui disposait d’un grand jardin et de serres. Il employait quatre jardiniers et possédait une collection d’orchidées. Monet lui demanda conseil pour créer son jardin de Giverny.
 

Dans sa jeunesse, Gustave et son frère Martial avait réalisé une grande collection de timbres. Elle fut vendue à un britannique pour un prix très élevé au moment du mariage de Martial. Elle fait aujourd’hui partie du fonds philatélique du British Museum.






Œuvre






La peinture de Caillebotte se rattache d’abord au courant réaliste. Mais le peintre choisit ses sujets dans l’univers urbain, alors que de nombreux réalistes, sous l’influence de l’École de Barbizon, privilégiaient les paysages marins ou campagnards. Sa toile la plus célèbre dans ce registre, Les raboteurs de parquets (1875), représente des ouvriers au travail, thème encore très rare à l’époque, mais pas inexistant. En Allemagne, Adolph Menzel peignait la même année Le Laminoir. Caillebotte est réputé pour ses vues plongeantes. Il affectionne particulièrement les images urbaines vues de l’étage d’un immeuble, comme ce Jeune homme à la fenêtre (1875).

Alors que l’un des thèmes des impressionnistes était la convivialité, avec les spectacles et les fêtes urbaines ou les rencontres dans un restaurant ou un café, Caillebotte exprime la solitude de l’homme dans la grande ville. Même lorsqu’il représente sa famille, chaque personne est concentrée sur son activité :



Il est possible, à cet égard, de le considérer, du point de vue thématique, comme un prédécesseur du peintre américain Edward Hopper (1882-1967).



 


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Gustave Caillebotte. Jeune homme à la fenêtre (1875). Huile sur toile, 116 × 81 cm, collection particulière. 

Il s’agit du frère cadet de l’artiste, René, dans l’hôtel particulier de la famille Caillebotte, rue Miromesnil à Paris.




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Gustave Caillebotte. Portraits à la campagne (1876). Huile sur toile, 95 × 111 cm, musée Baron Gérard, Bayeux.

 Dans le parc de la propriété familiale de Yerres, Caillebotte saisit un groupe de femmes par un bel après-midi ensoleillé. Il s’agit de sa cousine Marie au premier plan, de sa tante et d’une amie cousant et de sa mère lisant. Caillebotte aime les points de vue atypiques, aussi choisit-il une vue légèrement plongeante lui permettant de placer tout en haut de la toile une allée ensoleillée. Il obtient ainsi un effet de perspective marqué, accentué par l’ombre du premier plan contrastant avec la lumière de l’arrière-plan. A la troisième exposition impressionniste de 1877, où il présente ce tableau, ce choix de composition lui sera reproché. Il le reprendra pourtant en 1878 avec Les orangers.







Il est possible, à cet égard, de le considérer, du point de vue thématique, comme un prédécesseur du peintre américain Edward Hopper (1882-1967).
A partir de 1877-78, Caillebotte appartient au groupe des impressionnistes et son style évolue fortement. La touche lisse et le dessin apparent des débuts disparaissent au profit d’une touche fragmentée et d’une évocation des formes et de la lumière par la juxtaposition de couleurs : Maisons à Argenteuil (1883). La palette s’éclaircit et les formes se dissolvent dans atteindre cependant le flou de Claude Monet. L’artiste ne déteste pas la provocation et peut produire, exceptionnellement, un nu très réaliste, sans la moindre édulcoration des imperfections du corps : Nu au divan (1880). Mais la thématique dominante de cette période comporte surtout des paysages, des bateaux sur une rivière, quelques natures mortes et portraits.



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Gustave Caillebotte. Femme nue étendue sur un divan (1873). Pastel, 87 × 113 cm, collection particulière.

 L’artiste réalise ce pastel au cours de l’année de son admission à l’École des Beaux-arts de Paris. Il n’a réalisé que deux nus féminins, l’autre en 1880 (voir ci-dessous), en utilisant le même modèle. Ces nus, sans caractère mythologique, heurtaient encore à l’époque les valeurs morales dominantes.




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Gustave Caillebotte. Le déjeuner (1876). Huile sur toile, 52 × 76 cm, collection particulière. 

La scène se situe dans la salle à manger de l’hôtel particulier des Caillebotte, rue de Miromesnil, à Paris. Le frère du peintre, René, et sa mère déjeunent. Le service est assuré Jean Daurelle, leur valet de chambre. L’éclairage en contrejour, venant des fenêtres, permet à Caillebotte d’étudier les reflets de la lumière sur la vaisselle en cristal et la table noire.







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Gustave Caillebotte. Rue de Paris, temps de pluie (1877). Huile sur toile, 212 × 276 cm, Art Institute, Chicago. 

« Dans son chef-d’œuvre, Rue de Paris, temps de pluie, Gustave Caillebotte utilise une monumentalité inhabituelle et une maîtrise de la composition pour un sujet typiquement impressionniste, les nouveaux boulevards qui avaient modifié le paysage urbain parisien. Le résultat est à la fois réel et artificiel, ordinaire et chorégraphié. Avec ses figures étrangement détachées, la toile représente l’anonymat urbain. » (Notice Art Institute, Chicago)




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Gustave Caillebotte. Mademoiselle Boissière cousant (1877). Huile sur toile, 65 × 80 cm, Museum of Fine Arts, Houston.

 Il s’agit d’une parente de la première femme de Martial Caillebotte, le père de Gustave. Il avait épousé en 1828 Adèle Boissière, décédée en 1836.




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Gustave Caillebotte. Les orangers (1878). Huile sur toile, 155 × 117 cm, Museum of Fine Arts, Houston. 

Cette toile a été peinte dans le parc de la propriété familiale d’Yerres. Martial, le frère de peintre, lit tandis que sa cousine Zoé s’occupe d’un oranger planté dans une grande jardinière et qu’un chien dort au soleil. Caillebotte donne à sa composition un effet de profondeur en superposant un premier plan très ombragé et un second plan inondé de lumière. Ce choix induit le chromatisme : les tonalités de gris du premier plan contrastent avec l’allée illuminée, la pelouse verte et les fleurs rouges. L’ensemble restitue l’impression d’une belle après-midi paisible et familiale sous un ciel bleu, ici totalement invisible, mais présent.




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Gustave Caillebotte. Vue de toits (Effet de neige) (1878). Huile sur toile, 64 × 82 cm, musée d’Orsay, Paris. 

« En 1879, Caillebotte participe à la quatrième exposition impressionniste avec plus de vingt-cinq œuvres. Deux vues de toits y figurent, dont celle-ci […] Paysage urbain éminemment "moderne", ce tableau décrit à merveille l'atmosphère d'un jour d'hiver à Paris. Le ciel bas inonde de gris les toits enneigés à peine animés par quelques notes de rose éteint. En s'intéressant ainsi aux effets des saisons sur la lumière et le paysage, Caillebotte rejoint ses camarades impressionnistes Monet, Sisley ou Pissarro. » (Commentaire musée d’Orsay)




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Gustave Caillebotte. Nu au divan (v. 1880). Huile sur toile, 130 × 196 cm, Minneapolis Institute of Art. 

« Ce tableau fait partie d'un ensemble d'études de nus masculins et féminins peints par Caillebotte vers 1880. Il est unique, cependant, par le réalisme sans concession de l’observation anatomique et par son évidente connotation sexuelle. Le modèle allait devenir la maîtresse de l'artiste. L’artiste défie les normes morales et esthétiques qui prévalaient à l’époque dans la tradition académique, qui n’acceptait que les nus idéalisées. En raison de son caractère provocateur, cette peinture n'a jamais été exposée ni vendue pendant la vie de Caillebotte. » (Notice Minneapolis Institute of Art)




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Gustave Caillebotte. Fruits à l’étalage (1881-82). Huile sur toile, 76,5 × 100,6 cm, Museum of Fine Arts, Boston. 

« Caillebotte aimait les compositions et les points de vue inhabituels. Cette vue rapprochée de fruits étalés sur un stand de marché constitue un motif audacieux où s’entremêlent formes et couleurs, tandis que les touches sensuelles évoquent la succulence des fruits. » (Notice Museum of Fine Arts, Boston)




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Gustave Caillebotte. Villa à Trouville (1882). Huile sur toile, 65 × 82 cm, Fuji Art Museum, Tokyo. 

Lors d’un séjour en Normandie en 1882, Caillebotte réalise plusieurs tableaux de paysage des environs de Deauville-Trouville. Typiquement impressionniste par le style, cette toile correspond également au goût de l’artiste pour les vues plongeantes. Les villas de Trouville sont situées sur la pente d’une colline dominant la mer et sont aujourd’hui beaucoup plus nombreuses qu’à cette époque.







 

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Gustave Caillebotte. Maisons à Argenteuil (1883). Huile sur toile, 65 × 54 cm, collection particulière. 

Caillebotte utilise le registre impressionniste pour réaliser une toile superbement lumineuse par juxtaposition de couleurs complémentaires : bleu et ocre des maisons, vert et rouge des arbres. La structure sous-jacente reste cependant apparente et ne se dissout pas totalement comme chez Monet.







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Gustave Caillebotte. Portrait d’Henri Cordier (1883). Huile sur toile, 65 × 82 cm, musée d’Orsay, Paris. 

« Henri Cordier (1849-1925) [est] un spécialiste de la Chine, professeur d'histoire, de géographie et de législation des États d'Extrême-Orient à l'École des Langues Orientales de Paris. On ignore comment Caillebotte et Cordier se sont rencontrés, mais ils furent sûrement amis car l'artiste, qui n'avait pas besoin de vendre sa peinture pour vivre, n'a jamais réalisé de portrait de commande. Ici, le peintre choisit d'insister sur la dimension intellectuelle de Cordier. Il est représenté en pleine concentration, entouré de livres, occupé à écrire dans une position mal définie. La mise en page insolite qui coupe la figure à mi-corps en la combinant avec les éléments du décor qui ferment complètement l'espace est très représentative des recherches de Caillebotte. » (Commentaire musée d’Orsay)




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Gustave Caillebotte. Homme sortant du bain (1884). Huile sur toile, 145 × 114 cm, Museum of Fine Arts, Boston. 

Caillebotte, en recherchant un réalisme non conventionnel, est conduit à représenter ici la nudité masculine. S’il s’agissait d’un thème fréquent dans les scènes mythologiques, les nus masculins étaient alors totalement idéalisés. Le peintre choisit au contraire une scène de la vie quotidienne. Un homme jeune sort du bain dans une pièce austère, sans aucune décoration. L’homme semble vu par surprise, de dos, ce qui produit une impression de vulnérabilité. Caillebotte heurte donc l’image masculine de l’époque et son tableau ne sera pas accepté.




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Gustave Caillebotte. Tournesols au bord de la Seine (1885-86). Huile sur toile, 90 × 71 cm, Fine Arts Museums, San Francisco. 

Caillebotte était un grand amateur de jardinage qui donna des conseils à Claude Monet. Il associe ici une étude de tournesols et le miroitement de la lumière à la surface du fleuve, thème éminemment impressionniste. Le drapeau français planté sur le quai se reflète dans l’eau.




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Gustave Caillebotte. Portrait de Jean Daurelle (1886). Huile sur toile, 65 × 54 cm, collection particulière.

 Jean Daurelle était le valet de chambre de la famille Caillebotte.




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Gustave Caillebotte. Voiliers à Argenteuil (v. 1888). Huile sur toile, 65 × 55,5 cm, musée d’Orsay, Paris.

 Passionné de bateaux à voile, Caillebotte ne pouvait les écarter de sa peinture. « Sa vision est bien-sûr influencée par celle de Monet qui, installé à Argenteuil dès 1871, fit des voiliers sur la Seine un de ses motifs de prédilection. Manet, Renoir et même Sisley ont également largement abordé ce thème. C'est ainsi que Caillebotte apparaît presque démodé, en tout cas retardataire, lorsqu'il expose en 1888 des vues de bateaux sur la Seine. Il n'en demeure pas moins que certaines de ses compositions, comme celle-ci, sont parfaitement équilibrées, lumineuses, réussies. » (Commentaire musée d’Orsay)




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Gustave Caillebotte. Le bateau jaune (1891). Huile sur toile, 73 × 92,5 cm, Norton Simon Museum, Pasadena.

 Les centres d’intérêt de Caillebotte ont beaucoup évolué. « A la fin des années 1880, il se passionne pour les jardins et les bateaux qu’ils conservent dans une maison de campagne de Gennevillers, à vingt-cinq kilomètres au sud de Paris, au bord de la Seine. Le bateau jaune représenté ici est probablement de sa propre conception. La composition inachevée, abandonnée en 1891, représente la rivière non loin de sa maison. » (Notice Norton Simon Museum)










A partir de 1877-78, Caillebotte appartient au groupe des impressionnistes et son style évolue fortement. La touche lisse et le dessin apparent des débuts disparaissent au profit d’une touche fragmentée et d’une évocation des formes et de la lumière par la juxtaposition de couleurs : Maisons à Argenteuil (1883). La palette s’éclaircit et les formes se dissolvent dans atteindre cependant le flou de Claude Monet. L’artiste ne déteste pas la provocation et peut produire, exceptionnellement, un nu très réaliste, sans la moindre édulcoration des imperfections du corps : Nu au divan (1880). Mais la thématique dominante de cette période comporte surtout des paysages, des bateaux sur une rivière, quelques natures mortes et portraits.
Gustave Caillebotte ne se considérait pas comme un grand peintre, ce qu’il est pourtant. Grand bourgeois, il aborde la peinture comme un loisir, mais organisé, volontaire et talentueux, il atteint le niveau des plus grands. Considéré par la critique comme un  peintre de second ordre, il fut largement oublié en Europe jusqu’à la fin du 20e siècle. Il figure aujourd’hui dans l’histoire de l’art comme un important peintre réaliste et impressionniste du 19e siècle. 













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MessageSujet: Re: Ca s'est passé en août !   Ca s'est passé en août ! Icon_minitimeJeu 26 Aoû - 12:46

24 août 1920, naissance : Alex Colville, artiste peintre canadien




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Lieutenant Alex Colville,attaché à la 3ième division Canadienne, 1945 (avec permission la Bibliothèque et Archives Canada, Ministère de la défense nationale


Alexander Colville, peintre (né 24 août 1920 à Toronto, Ontario décédé 16 juillet 2013 à Wolfville, Nouvelle -Écosse). En 1929, Alex Colville déménage avec sa famille à Amherst (Nouvelle -Écosse) où il étudie à l'Université Mount Allison (1938-1942)




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Extérieur de la maison Colville, 2017. Photo de Roger Smith.






BIOGRAPHIE


Artiste de la première vie et de la guerre


Maison Colville, Université Mount Allison


Né en 1920 à Toronto, Ontario, Colville a déménagé avec sa famille à l'âge de sept ans pour St. Catharines, puis à Amherst, Nouvelle-Écosse en 1929. Il a assisté à Université Mount Allison de 1938 à 1942, où il a étudié sous la Post-impressionnistes aimer Stanley Royle et Sarah Hart, diplômée d'un baccalauréat en beaux-arts.


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Mount Allison - 1940

Colville a épousé Rhoda Wright, avec qui il était ami depuis sa première année à «Mount A», en 1942 et s'est enrôlé dans le Armée canadienne peu de temps après. Il s'est enrôlé dans le infanterie, gagnant finalement le rang de lieutenant. Il a peint en Yorkshire et a participé à la Marine royale canadienne débarquements dans le sud de la France. Il a ensuite été attaché à la 3e division canadienne. Après avoir été dans l'armée pendant deux ans, et parce qu'il était étudiant en beaux-arts, il a été fait un artiste de guerre en mai 1944. Son unité a soulagé le 82e division aéroportée à Nimègue, Pays-Bas à la mi-septembre 1944 pendant Opération Market Garden et y resta jusqu'au février suivant. Il a continué ses tournées aux Pays-Bas et Allemagne, où il a également été chargé de dépeindre les horreurs de la Camp de concentration de Bergen-Belsen.Encyclopédie  site:mc.wikiqube.net




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L'adieu au soldat, sur le quai de gare


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Décembre 1944


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débarquement en France - 1944


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Alex Colville - Infantry, near Nijmegen, Holland - 1946



Carrière


Colville a connu un certain succès alors qu'il était encore inscrit à Mount Allison, exposant à l'Art Association of Montreal (maintenant le Musée des beaux-arts de Montréal) en 1941, et le Académie royale des arts du Canada en 1942. Après la guerre, Colville est revenu à Nouveau-Brunswick et est devenu membre du corps professoral du Département des beaux-arts de l'Université Mount Allison. Il y enseigna de 1946 à 1963. Il quitta l'enseignement pour se consacrer à plein temps à la peinture et à la gravure dans un studio de sa maison de la rue York; ce bâtiment s'appelle désormais Colville House.




Ca s'est passé en août ! Black+cat

chat noir


Ca s'est passé en août ! Child+and+Dog+++1952


enfant et chien - 1952




Ca s'est passé en août ! Family+and+Rainstorm+++1955

Famille, juste avant une pluie torrentielle



En 1966, des œuvres de Colville ainsi que celles de Yves Gaucher et Sorel Etrog a représenté le Canada à la Biennale de Venise.$




Ca s'est passé en août ! Woman,+Man,+and+Boat+++1952+temp


Femme, homme et bateau, 1952


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Trois moutons, 1954


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Femme à la corde à linge, 1956




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Couple sur la plage, 1957




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Ca s'est passé en août ! Woman+with+Skiff
Femme avec Skiff


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Garçon, chien au bord de la Saint-Jonh rivière - 1958



En 1967, Colville est nommé officier de la Ordre du Canada, élevé à Un compagnon en 1982, le plus haut niveau de l'ordre. Il vivait dans St. Catharines, Ontario, pendant trois ans avant de déménager Nouvelle-Écosse. En 1973, il a déménagé sa famille dans la ville natale de sa femme Wolfville, où ils vivaient et travaillaient dans la maison que son père avait construite et dans laquelle elle était née. Les Colville avaient trois fils, une fille et huit petits-enfants. Contrairement à beaucoup de ses contemporains, Colville s'est aligné sur le Parti progressiste-conservateur du Canada et a été membre du parti porteur de cartes pendant de nombreuses années. En 1981, il a été nommé chancelier universitaire de Université Acadia servant dans ce rôle jusqu'en 1991.Encyclopédie  site:mc.wikiqube.net




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Chien nageur et canoë, 1979




Ca s'est passé en août ! Cyclist+and+Crow+1981




Cycliste et Corbeau, 1981


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Femme et chien dans un kayak - 1982


Ca s'est passé en août ! Stove+++1988

Poêle, 1988


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Mort


Colville est décédé le 16 juillet 2013 à son domicile de Wolfville à l'âge de 92 ans d'une maladie cardiaque. Son épouse Rhoda Wright est décédée le 29 décembre 2012. Ils laissent dans le deuil trois de leurs quatre enfants, Graham, Charles et Ann. Leur deuxième fils, John, est décédé le 22 février 2012.Encyclopédie  site:mc.wikiqube.net


Des expositions


Alex Colville Star sur l'Allée des célébrités canadiennes
Colville a exposé abondamment à travers le Canada et à l'étranger, y compris au Galerie Tate dans Londres et le Centre des expositions de Pékin dans Pékin. En 1983, une rétrospective en tournée internationale de son travail a été organisée par le Musée des beaux-arts de l'Ontario.




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Alex Colville
Patineur
1964  -  - Peinture polymère synthétique à bord






Le travail d'Alex Colville se retrouve dans de nombreuses collections dont le Galerie d'art de la Nouvelle-Écosse, le Université du Cap-Breton Galerie d'art à Sydney, Nouvelle-Écosse, le Musée du Nouveau-Brunswick, Saint John, le musée d'art moderne à New York, le Musée National d'Art Moderne à Paris, le Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa, le Centre National d'Art et de Culture Georges Pompidou à Paris, le Musée Wallraf-Richartz dans Eau de Cologne et le Kestnergesellschaft dans Hanovre, Allemagne.


Œuvres remarquables
Infanterie, près de Nimègue, HollandeEncyclopédie  site:mc.wikiqube.net



Formé comme officier d'infanterie, il a fait une peinture quand La Seconde Guerre mondiale terminé. Basé sur de nombreux dessins, il a été appelé Infanterie et se trouve maintenant au Musée canadien de la guerre. Il représente un peloton de soldats canadiens répartis et marchant le long des deux côtés d'une route. Colville croyait qu'il transmettait sa perception de la guerre, à la fois comme de l'héroïsme et une persistance durable parmi les éléments de la nature et un danger constant. Le visage du premier homme est en fait un portrait du père de l'artiste.




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Cheval et trainEncyclopédie  site:mc.wikiqube.net


Cette œuvre de 1954 s'inspire de deux vers du poète Roy Campbell:


Contre un régiment je m'oppose à un cerveau
Et un cheval noir contre un train blindé.


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Cheval et train fait partie de la Galerie d'art de Hamiltonla collection permanente de; Dominion Foundries and Steel, Ltd. (Dofasco Inc.) a fait don du tableau en 1957. Il apparaît sur la couverture de l'album Vision nocturne par Bruce Cockburn. Alex Colville et Cheval et train sont mentionnés dans l'introduction (et dans l'histoire elle-même) de la nouvelle de l'écrivain de fiction néo-écossais Barry Wood Nulle part où aller publié dans l'Angleterre Postscripts # 14 en 2008 La peinture peut également être vue dans le film Le brillant (1980). Une impression peut être vue accrochée dans un couloir lors de la visite chez le médecin.Encyclopédie  site:mc.wikiqube.net


À l'Île-du-Prince-Édouard


Ce 1965 la peinture est peut-être son œuvre la plus connue. Il met en scène une femme représentée regardant à travers des jumelles, en direction de l'artiste. Colville décrit ce travail comme une exploration de «la vision chercheuse de la femme» en contraste avec l'homme «stupide et passif», qu'elle occulte. "La femme voit, je suppose, et l'homme ne le voit pas."


Le cavalier de circuit


Sa peinture murale dans Tweedie Hall à Université Mount Allison, connu officiellement sous le nom de L'histoire de Mount Allison ou Le cavalier de circuit.


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Pacifique


Sa peinture de 1967 Pacifique, montrant un homme appuyé contre une porte ouverte donnant sur la mer tandis qu'un Browning Hi-Power pistolet repose sur une table au premier plan, inspiré l'une des scènes définitives du film de 1995 Chaleur avec l'acteur Robert De Niro.


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Pacific - Man - colt - 1967



Homme sur véranda


Peint en 1953, sa vente aux enchères pour 1,287 million de dollars a établi un record pour une œuvre d'un artiste canadien vivant. Faisant partie du domaine de feu G. Hamilton Southam (1918–2008), il a été vendu lors d'une vente aux enchères d'art canadien d'après-guerre et contemporain par la Heffel Fine Art Auction House le 25 novembre 2010. Devrait recevoir jusqu'à 600 000 $, le prix gonflé au cours d'une guerre à trois entre deux soumissionnaires téléphoniques canadiens et une personne à l'enchère.[Encyclopédie  site:mc.wikiqube.net


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Homme sur véranda


Fonctionne dans d'autres médias


En 1965, Colville a été chargé de concevoir les images du jeu de pièces commémoratives canadiennes du centenaire 1867-1967. L'ensemble se compose des modèles suivants: Colombe de roche sur Pièce de 1 cent, lapin sur Pièce de 5 cents, maquereau sur Pièce de 10 cents, Lynx sur Pièce de 25 cents, Loup sur Pièce de 50 cents et OIE sur le Pièce de 1 dollar.


Le 22 mars 2002, Postes Canada a publié «Church and Horse, 1964, Alex Colville» dans la série Chefs-d'œuvre de l'art canadien. Le timbre a été conçu par Pierre-Yves Pelletier à partir d'une peinture Église et cheval (1964) par Alex Colville. Les timbres de 1,25 $ sont perforés 13 X 13,5 et ont été imprimés par Ashton-Potter Limited.[Encyclopédie  site:mc.wikiqube.net






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MessageSujet: Re: Ca s'est passé en août !   Ca s'est passé en août ! Icon_minitimeVen 27 Aoû - 18:21

27 août 1971, décès : Margaret Bourke-White, photographe américaine


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Margaret Bourke-White (1904-1971) photographe américaine née à New York dans le quartier du Bronx ou elle grandit, fille de Joseph White, d’origine Polonaise, ingénieur dans le secteur de l'imprimerie à la « Hall Printing Press Company »,  et d'une mère d’origine Irlandaise et Anglaise, Minnie Bourke.


BIOGRAPHIE


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« Aucune image n'est pour moi sans importance. »





  • En 1912, à l'age de 8 ans, son père l'emmène visiter l’usine de production des presses rotatives de Duncllen, dans le New Jersey, où des pièces de fonderie sont produites pour la fabrication des rotatives. Perchée du haut d’un balcon, elle assiste à la coulée du métal en fusion, avec la magie de la lumière, de la chaleur et des étincelles, elle est émerveillée par ce spectacle, qui marque à jamais son attachement pour la beauté industrielle.

  • Dès 1916, son père, également  photographe amateur, l’initie à la photographie, à l'age de 12 ans, elle l’assiste lors de ses prises de vues, ainsi qu’au développement de ses tirages qu’il effectue dans une baignoire.

  • 1918 à 1921, elle étudie au lycée de Plainfield dans New Jersey, en 1921, entre à l’université de Columbia puis en 1922 intègre l’université Rutgers. En 1923, passionnée pour la danse, elle change à nouveau pour rejoindre l’université du Michigan, c'est à partir de ce moment qu'elle débute la photographie en réalisant des portraits pour illustrer le livre de son année de promotion.
    Douée dans la rédaction d’articles, elle se voit offrir un poste d'éditrice photographique pour le journal annuel de la Faculté, poste qu'elle refuse pour épouser Everett Chapman, élève ingénieur en électricité.



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  • En janvier 1922, suite au décès de son père, elle manque un semestre, puis retourne à l’université de Columbia où elle suit des cours du soir en photographie, auprès de Clarence H.White,  célèbre représentant de la photographie Pictorialiste, qui lui enseigne la composition, lui inculque la façon de photographier les paysages, avec des tonalités vaporeuses.



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Horizons de New-York




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Sierra Madre en Californie


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Terminal Tower with Bridge, Cleveland, Ohio, 1928



  • En janvier 1922, suite au décès de son père, elle manque un semestre, puis retourne à l’université de Columbia où elle suit des cours du so
    Ne renonçant pas pour autant à ses rêves de devenir scientifique, elle envisage de mettre la photographie à profit pour documenter son métier. Pour 20 $, sa mère lui offre un appareil Reflex ICA d’occasion dont la lentille est fêlée. Afin de payer sa scolarité, durant l’été, elle enseigne comme professeur, et vend aux touristes pas moins de 2000  cartes postales qu’elle effectue au camp Agaming, au bord du Lac Bantam dans le Connecticut.


  • Après l’échec de son mariage, en 1926, elle reprend des études sur les reptiles et les amphibiens à l’université Cornell, dans la ville d’Ithaca, où elle obtient son diplôme de biologie en 1927.
    Avec son vieil appareil photo, elle trouve à nouveau l’occasion de monter une entreprise photographique, pour gagner sa vie, et prend pour sujet des photos de building entourés de neige, des chutes d’eaux gelées. Le succès est tel, que malgré son travail acharné, elle se doit d'embaucher deux étudiants afin de l’aider. En parallèle elle suit des cours de journalisme, présente ses photos au « Cornell Alumni News », qui lui rémunère chaque couverture, pour 5$.




  • En 1927, elle déménage à Cleveland, pour rejoindre sa mère et son frère, et débute une carrière de photographe industriel. Jusqu’alors photographe amateur, elle adjoint à son nom celui de sa mère, Bourke, et ouvre en 1928 son propre studio « Bourke-White Photography »,  dans le Terminal Tower à Cleveland, gratte-ciel, tout juste sortit de terre, devenant une photographe professionnelle indépendante, se spécialisant dans les prises de vue d'architecture et de bâtiments industriels. Les commandes pour la presse, afflues, elle travaille pour des industriels, « The Aluminium Company of America », « The Standard Oil of Ohio », « The Chrysler Corporation »,pour des architectes, des banquiers, et de nombreuses revues, le « New York Times Magazine », « Vanity Fair », et « House and Garden ».



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Hydrogénérateurs, Niagara Falls Power Co, New York, 1928


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Royal Typewriter, 1934




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Barrage de Fort Peck, Montana, 1936




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Chrysler Building


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Ornamental Gargoyle, Chrysler Building, New York, 1931




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Margaret Bourke White, Chrysler Building, New York





  • Dès 1928, elle travaille à photographier la construction du « Chrysler Building », pour en faire la promotion, ce qui lui permet de gagner de sa vie.

    Grace à ses photographies réalisées pour le compte de la « Otis Steel Company », elle est remarquée pour son originalité par par l'éditeur Henry Luce, séduit par ses clichés de cette aciérie, en 1929, il engage pour son nouveau magazine « Fortune ».


  • L’année suivante, en 1930, la revue l'envoie en Allemagne, afin d'y photographier les usines sidérurgiques Krupp, elle poursuit son voyage jusqu'en Union soviétique, obtient un visa, devenant le premier photographe occidental autorisé à entrer en URSS, elle y reste plus de cinq semaines, et réalise un reportage sur le premier plan quinquennal, photographiant, les usines, les fermes, les barrages, et les ouvriers, effectuant pas moins de trois milles clichés.
    La même année, elle déménage son studio de Cleveland, pour en ouvrir un autre à New York au 61eme étage du Chrysler Building.




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The photographer, Margaret Bourke White looking for a better angle for the photo, 1935. ”



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Garment District, New York, 1930




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Statue de la Liberté, New York, 1930







  • A l'été 1931, elle se rend une seconde fois en URSS, pour photographier Magnitogorsk, l’immense complexe métallurgique de la région du Kazaksthan, reportage qui aboutit à la publication d'un ouvrage « Eyes on Russia». La même année il participe à une exposition collective à New York aux cotés Ralph Steiner et Walker Evans.

  • En 1934, alors qu’elle effectue un reportage pour Fortune sur la pénurie d’eau dans l’Ouest Américain, elle prend conscience de la souffrance humaine, de la réalité sociale, celle des fermiers américains impuissants face à la crise, ce qui l’éloigne de son travail publicitaire. En dehors du cadre du projet de la « Farm Security Administration », elle prend part à la situation, en photographiant les victimes du Dust Bowl à l'instar de Dorothea Lange.

  • En 1935, elle réalise des séries d’images aériennes, pour différentes compagnies d’aviations, comme la « Eastern Airlines ».

  • En 1936, dès le lancement du magazine LIFE, Margaret Bourke-White est la seule femme de la revue et au coté du photographe Alfred Eisenstaedt, l'un des quatre reporters permanents, elle fait la « Une » du premier numéro, le 23 novembre 1936, avec son reportage consacré au barrage de Fort Peck dans le Montana. La même année elle collabore avec son futur mari Erskine Caldwell à un ouvrage intitulé « You Have Seen Their Faces », traitant de la pauvreté rurale dans le Sud des États-Unis.

  • En 1938, elle se rend en Tchécoslovaquie, pour documenter la montée des évènements politiques, et publie « North of the Danube ». En 1939 en seconde noce, elle épouse l'écrivain Erskine Caldwell. Elle couvre la période d’avant guerre du Royaume-Uni en Roumanie, parcoure la Turquie, la Syrie et l’Égypte.

  • Au début de 1940 , durant une courte période, elle collabore pour le journal New Yorkais « PM », mais retourne très rapidement au sein du Life.



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Magnitogorsk steel production facility 1930s


Durant la seconde guerre mondiale, elle est la première photographe américaine accréditée et autorisée à voler en mission de combat, sur des zones d’opérations militaires pour l’U.S. Air Force, elle travaille comme correspondante de guerre pour le Life. Elle retourne en URSS et trouve refuge à l'ambassade américaine de Moscou au moment de l'invasion allemande. Elle photographie d'autres fronts pendant le conflit en Afrique du Nord, en Italie, suit le général George S. Patton dans l'Allemagne vaincue jusqu'au du camp de concentration de Buchenwald, qu 'elle est l'une des premières à découvrir, le 15 avril 1945.
Après la guerre, elle continue ses voyages, et se consacre à des reportages humanitaires, avec d'autres artistes, elle forme « l’American Artist’s Congress », organisation de gauche, récoltant des fonds publics, pour promouvoir les arts et combattre les discriminations raciales.



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Camp de concentration de Buchenwald








  • Dès 1946, elle voyage en Inde et passe trois ans à couvrir l’accession à l’indépendance, elle suit la campagne pour la non violence du Mahatma Gandhi, le rencontre et est la dernière personne à l'interviewer.
    Le 30 janvier 1948, six heures avant l’assassinat de Gandhi, elle s’entretient avec lui dans les jardins de Birta House à New Delhi, ultimes instants d’une relation longuement entretenue avec cet homme, ses proches et le pays tout entier.
    « A peine quelques heures plus tard, alors qu’il se rendait à la prière, cet homme qui croyait que la non violence pouvait même venir à bout des bombes atomiques est tombé, abattu par des balles de revolver. » Margaret Bourke-White


  • En 1950, elle part à Johannesburg, pour documenter l’Apartheid qui sévit en Afrique du Sud, afin de rendre compte des conditions des travailleurs dans les mines de diamant et d’or, n’hésitant pas à descendre à plus de trois kilomètres sous terre, pour en rapporter des clichés exceptionnels.






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Gandhi




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Inde, 1946





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Mineurs, Johannesburg, Afrique du Sud, 1950




[size=13]Margaret ne craint pas d'aller au plus près du désespoir des mineurs, elle descend dans les entrailles de la terre, en parcourant les galeries aussi humides qu'irrespirables en photographiant des visages épuisés par un dur labeur, des visages baignés d'une héroïque sueur, de deux chercheurs d'or, portant sur leur casque les numéros 1139 et 5122, dans un pays ou existe l’apartheid qui est à ses yeux une absurdité, et à chaque fois qu'elle le peux, munie de son appareil et d'un stylo, elle dénonce la folie et illégitimité du régime sud-africain, en tentant de dévoiler au monde un de ces pays opprimés.[/size]




[size=13]Margaret ne craint pas d'aller au plus près du désespoir des mineurs, elle descend dans les entrailles de la terre, en parcourant les galeries aussi humides qu'irrespirables en photographiant des visages épuisés par un dur labeur, des visages baignés d'une héroïque sueur, de deux chercheurs d'or, portant sur leur casque les numéros 1139 et 5122, dans un pays ou existe l’apartheid qui est à ses yeux une absurdité, et à chaque fois qu'elle le peux, munie de son appareil et d'un stylo, elle dénonce la folie et illégitimité du régime sud-africain, en tentant de dévoiler au monde un de ces pays opprimés.[/size]




[size=13]Margaret ne craint pas d'aller au plus près du désespoir des mineurs, elle descend dans les entrailles de la terre, en parcourant les galeries aussi humides qu'irrespirables en photographiant des visages épuisés par un dur labeur, des visages baignés d'une héroïque sueur, de deux chercheurs d'or, portant sur leur casque les numéros 1139 et 5122, dans un pays ou existe l’apartheid qui est à ses yeux une absurdité, et à chaque fois qu'elle le peux, munie de son appareil et d'un stylo, elle dénonce la folie et illégitimité du régime sud-africain, en tentant de dévoiler au monde un de ces pays opprimés.[/size]









  • En 1952, alors qu’elle voyage en Corée, pour couvrir la guérillas communiste, elle ressent les premiers signes d’une terrible maladie, le début la maladie de Parkinson.


  • En 1955, Edward Steichen, directeur photographique du Museum of Modern Art de New York, sélectionne plusieurs de ses clichés pour l’exposition « The Family of Man ».


  • 1957, incapable de continuer son activité photographique, elle prend une semi-retraite, et se consacre alors pendant six années, à écrire sa biographie, « Portrait of Myself » qui est publiée en 1963, qui devient rapidement un succès d’édition.
    En 1957, la Boston Chamber of Commerce lui attribue « l’American Woman of Achievement Citation », en 1963 le U.S. Camera Magazine lui décerne l' « Achievement Award » et en 1964 the American Society of Magazine Photographers, la récompense de « l’ Honor Roll Award ».






Dès son adolescence Margaret Bourke-White rêve d’une vie pleine d’aventures. Elle est largement exaucée et sa vie est un roman tumultueux et riche. Et en tant que femme au caractère intrépide elle sait se faire une place éminente dans un métier d’homme. Pour avoir son passeport pour l’aventure, elle comprend vite que la photographie est le moyen idéal. Et son génie d’être au bon endroit au bon moment lui permet de réaliser des images devenues des témoignages, des icônes. Ses photos racontent des histoires, mais font aussi l’histoire.

« Je ne connais rien d’autre qui égale l’attente heureuse précédant la découverte d’une chose nouvelle, d’une chose que l’on peut devenir à l’avance, d’une chose que vous seul trouverez, parce qu’en sus d’être photographe, vous êtes une personne d’un type particulier. » Margaret Bourke-White
Installée à Cleveland, au contact des noires usines sidérurgiques, elle abandonne très rapidement les vaporeux flous artistiques qu’elle pratique au début de sa carrière. Son style devient dès lors plus précis et mieux adapté aux publications de la presse périodique. Embrassant la modernité, elle choisit de se consacrer à la photographie de paysages industriels, elle y arrive par la pratique, doublée d’une bonne détermination à apprendre sur le tas.
« Le monde industriel, vaste et dynamique, s’offre à moi. » Margaret Bourke-White
Entre chaque voyage, livre ou reportage pour le magazine Life, Margaret rentre chez elle à New York, où se trouve son second foyer, la rédaction du Life et dans le Connecticut où se situe son refuge, un grand cottage au milieu des bois.
Elle découvre rapidement que c’est 


Elle est l’une des grandes chroniqueuses de l’ère moderne et mécanique, elle photographie la ville de New York en plein mouvement, les équipements et les processus de production industrielle en employant des méthodes qui captent un univers habituellement perçu comme dénudé de beauté. Romanisant l’extraordinaire pouvoir d’un nouveau monde et avec des plans rapprochés, des jeux d’éclairages, des perceptives inhabituelles, elle réalise des compositions avec art, des tours de force visuels qui montre sa compréhension du design et de l’esthétique moderne.
« Un autre photographe prendrait également des photos, mais elles seraient différentes, vous seul éprouvez cette expérience mental et émotionnelle singulière qui permet de percevoir précisément le détail d’une histoire et de le capturer sur une pellicule de gélatine. » Margaret Bourke-White
Les vues aériennes sont omniprésentes et caractéristiques chez la photographe, dont le studio est situé au sommet du Chrysler Building, de la fenêtre de son dernier étage, elle peut voir non pas une, mais deux gargouilles d’acier, brillantes pointer vers le sud-ouest. Aucun autre studio ne se trouve à une telle hauteur que le sien et maintes fois elle escalade ces gargouilles pour photographier la ville de New York.  
« La hauteur ne me fait pas peur, ici au sommet du Chrysler Building, les soudeurs et les riveteurs m’ont confié une règle précieuse : quand tu es à 300 mètres au dessus du sol, pense que tu es à 3 mètres et détends toi, les problèmes sont exactement les mêmes. » Margaret Bourke-White

Témoins des évènements les plus importants du XXème siècle, Margaret Bourke-White saisit des regards, des gestes, construit puissamment ses images et donne, souvent à travers le particulier, le sens profond des faits historiques. Ses centaines de milliers de photographies reflètent l’aventure, la sensibilité et le courage.
Son œuvre est riche de plus de 25 000 photographies, figurant aujourd'hui dans de nombreux musées, le « Brooklyn Museum » , le « Cleveland Museum » , à la « Bird bibliothèque de Syracuse », au « MoMA » de New York, ainsi qu'a la « bibliothèque du Congrès » de Washington.


« La photographie est chose subtile. Vous devez laisser l’appareil vous prendre par la main et vous menez à votre sujet. »  Margaret Bourke-White


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Louisville, Kentucky, 1937
Lors des plus désastreuses inondations de l’histoire des États-Unis, en 1937, Margaret est dépêchée par le Life magazine, elle se précipite sur les lieux pour couvrir la ville de Louisville, touchée à plus de 70%, en rapportant un reportage dense allant plus loin que le simple documentaire, avec cette image, celle d'afro américains qui ont tout perdus, suite à la catastrophe, formant une queue dans la rue afin de recevoir du secours, un simple morceau de pain, contrastant à l’arrière plan avec une affiche publicitaire pour l’Association Nationale de l’Industrie, une famille blanche, souriante et un chien joyeux, à bord d’une automobile rutilante, avec le slogan « There's no way like American way ».

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DC-4 flying over Manhattan, 1939


« C’était un type de photographie agréable, j’étais sanglée dans un petit appareil qui volait en formation serrée avec un grand avion de ligne. Mon pilote passait au dessus, au dessous, tournait autours pour que je puisse photographier l’avion au premier plan avec les gratte-ciel au dessous. » Margaret Bourke-White





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Chisinau, Roumanie, 1940



Durant les années 1930 et au début des années 1940, son travail se concentre sur l'Europe, elle veut monter les répercussions du nazisme et du communisme sur les conditions de vie, la militarisation de la société et l'orientation fortement idéologique transmise dès les premières années d'école, comme cette photographie qu'elle réalise avec une capacité de saisir par une simple image, les moments forts de l'histoire, celui d'une classe roumaine à Chisinau, avec les élèves levant les bras en l'air bien droits.




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Bombardement, Moscou, 1941


Le 19 juillet 1941, lorsque les premières bombes allemandes tombent sur la ville de Moscou, Margaret Bourke-White se trouve dans la capitale russe en compagnie de son mari, l'écrivain Erskine Caldwell, elle est alors la seule photographe occidentale à être présente sur les lieux.


« J'avais sous les yeux le plus grand scoop de ma vie, le plus grand pays du monde entrant dans la guerre la plus grande au monde, et j'étais l'unique photographe sur place, l'unique représentante de la presse étrangère. » Margaret Bourke-White




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Moissonneuse-batteuse en 1954, Colorado.



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Moissonneuse-Batteuse, Colorado, 1954


Moissonneuse-Batteuse, Colorado, 1954



















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MessageSujet: Re: Ca s'est passé en août !   Ca s'est passé en août ! Icon_minitimeDim 29 Aoû - 16:05

29 août 1794, naissance : Léon Cogniet, peintre et lithographe français 




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autoportrait




Léon Cogniet est un peintre et lithographe néoclassique et romantique français, né à Paris le 29 août 1794 et mort à Paris 10e le 20 novembre 1880.




BIOGRAPHIE


Né de Joseph Cogniet, artiste dessinateur de papiers peints et de Marguerite Metuel, fille d'artisans fortunés, Léon Cogniet entre en 1812 à l'École des beaux-arts de Paris où il est l'élève de Pierre-Narcisse Guérin qui déclare dans une lettre à Léon Cogniet : « Croyez-bien que j'ai été votre ami plus encore que votre maître2 ».
Dans l'atelier de Guérin, il rencontre Eugène Delacroix, Théodore Géricault, Jean Alaux et Ary Scheffer. Il fréquente également l'atelier de Jean-Victor Bertin. En 1814, il est prix de perspective et, en 1815, prix du Torse, ce qui lui ouvre les portes du concours pour le prix de Rome. Il s'y présente en 1815, peignant Briseis pleurant Patrocle pendant les Cent-Jours, et y est reçu deuxième prix. Il retente le concours l'année suivante. Après un échec en 1816 avec Œnone refusant de secourir Pâris blessé, son Hélène délivrée par Castor et Pollux lui vaut le prix de Rome en 1817. La même année, il débute au Salon. Il est pensionnaire de l’Académie de France à Rome de 1817 à 1822.


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Hélène délivrée par Castor et Pollux, prix de Rome de 1817. Paris, École nationale supérieure des beaux-arts.




L'amitié avec Géricault


En 1818, selon Charles Blanc, Théodore Géricault dépose sa toile du Radeau de la Méduse dans l’atelier de Léon Cogniet : « quand il l’eut retirée de l’exposition, n’ayant pas d’atelier assez grand pour la recueillir (il l’avait peinte dans le foyer du théâtre Favart), il pria M. Léon Cogniet de vouloir bien s’en charger et lui donner asile dans son atelier de la rue Grange-aux-Belles, lui demandant cela comme une insigne faveur ».

Léon Cogniet réalise au moins deux lithographies d'après son ainé Géricault.


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Léon Cogniet (1794 - 1880) en collaboration avec Théodore Géricault (1791 - 1824).
CHEVAUX CONDUITS A LA FOIRE. 1822. Delteil. 87iii. Lithographie 251 x 352 mm (9 3/4 x 13 7/8 "), imprimée sur papier vélin épais plus de larges marges. Quelques écorchures au verso et taches dans les marges. Copie au verso de D. 32 de la série anglaise .


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LÉON COGNIET - Guerrier à cheval, vers 1825-1830
Encre sur papier

13,5 x 17,5 cm

Monogramme LC en bas à droite

Provenance : Collection particulière, Tarbes







Le voyage en Italie





Avant de partir en Italie, il réalise les portraits de son père, de sa mère et de sa sœur Marie-Amélie et son autoportrait. Il part à Rome, avec le sculpteur Antoine-Martin Garnaud, le graveur Sylvestre Brun et le peintre paysagiste Achille-Etna Michallon, dont il peint le portrait. À Rome, Cogniet découvre et pratique le paysage dans l'esprit de Pierre-Henri de Valenciennes. Il rencontre François-Marius Granet. Conformément au règlement de l'époque, Leon Cogniet réalise une copie d'après un marbre antique et doit envoyer à Paris un grand tableau d'histoire :Léon Cogniet : L'Artiste dans sa chambre à la Villa Médicis  (1824, musée des Augustins de Toulouse) qui est présenté au Salon avec Scènes de massacre des Innocents (musée des beaux-arts de Rennes). Les deux toiles de Léon Cogniet obtiennent un franc succès, la première est vendue au roi et la seconde au banquier Laffitte.




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Portrait de Marie-Amélie Cogniet peinte par son frère Léon Cogniet






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Léon Cogniet - Une vue sur la montagne bleue, musée des beaux-arts d'Orléans. Étude peinte pendant son séjour à Rome.


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Léon Cogniet : L'Artiste dans sa chambre à la Villa Médicis 


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Marius sur les ruines de Cathage


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Le Massacre des Innocents, musée des beaux-arts de Rennes. Le premier succès de Cogniet au Salon de 1824.






Une figure du Salon au service de la Monarchie de Juillet




Célèbre, Cogniet présente au Salon des toiles romantiques au thème surprenant comme, en 1827, Une Femme du pays des Esquimaux (Cleveland Museum of Art) ou, en 1828, littéraire avec l'Enlèvement de Rebecca d'après Walter Scott (Wallace Collection, Londres). Il présente également des scènes de guerre napoléoniennes, Scène Militaire, Guerre d'Espagne ou Scène Militaire, campagne de Russie, ou encore Le général Foy (1775-1825) au combat d'Orthez le 27 février 1814 (musée des beaux-arts d'Orléans, personnage politique populaire, député de la Somme qui s'oppose aux réformes constitutionnelles. En 1827, il réalise une série de peintures sur la vie de saint Étienne pour l'église Saint-Nicolas-des-Champs de Paris. Il peint pour le Conseil d'État son Numa Pompilius donnant les lois à Rome (musée de Monbéliard).




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Une femme du pays des Esquimaux, 1826. - Léon Cogniet
peinture · français · la france · 19ème siècle · painting · the cleveland museum of art ·





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L'enlèvement de Rebecca




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L’Expédition d’Égypte sous les ordres de Bonaparte (1835-1836), Paris, musée du Louvre.




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La Garde nationale de Paris part pour l’armée, septembre 1792 (1836), Versailles, musée de l'Histoire de France.




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scène de juillet 1830 - Les drapeaux




En 1830, Cogniet s'engage dans les journées des Trois Glorieuses qui voit la prise de pouvoir de Louis-Philippe. Il peint les Drapeaux (musée des beaux-arts d'Orléans) drapeaux royalistes couverts du sang des héros morts pour la liberté, sur le ciel bleu : (bleu, blanc, rouge) hissés sur les tours de Notre-Dame de Paris mais également Courage et Humanité qui était présenté au Salon de 1831, à côté de La Liberté guidant le peuple d’Eugène Delacroix. À partir de cette date, les deux amis semblent se séparer, ne se visitant plus. Il soutient la Pologne envahie par le tsar Nicolas 1er. Le nouveau monarque Louis-Philippe 1er commande, peu de temps après son avènement, quatre toiles (dont trois sont aujourd'hui disparues) à Paul Delaroche, Jean-Victor Schnetz, Martin Drolling et Cogniet pour décorer l'Hôtel de Ville de Paris. L'esquisse de Cogniet, représentant Scène Militaire, Guerre d'Espagne ou Scène Militaire, campagne de Russie, ou encore Le général Foy (1775-1825) au combat d'Orthez le 27 février 1814, est conservé au musée du Nouveau Monde.




Ca s'est passé en août ! 9aa0687352a577b0f392a2791d855022La bataille d'Orthez





 Puis, il peint Scène Militaire, Guerre d'Espagne ou Scène Militaire, campagne de Russie, ou encore Le général Foy (1775-1825) au combat d'Orthez le 27 février 1814 (6,35 × 10,29 m) du palais du Louvre entre 1833-1835, toile où l'on distingue à peine Napoléon entouré de savants et d'artistes à l'ombre d'une tente. La toile obtient un succès mitigé, comme en témoigne la critique de Paul Mantz, « Cogniet a rapetissé la donnée ; il l’a traduite en prose ; il n’a fait qu’une vignette, à la façon d’une illustration de journal à images. Des personnages vulgaires et noirs pratiquent des fouilles dans un terrain café au lait : voilà tout ». En 1834, Cogniet reçoit commande de La Garde Nationale de Paris par pour l'armée en septembre 1792, pour le château de Versailles. En 1836, il reçoit la commande Les Saintes Femmes au tombeau pour l'église de la Madeleine. En 1837, plusieurs toiles pour illustrer les campagnes du Directoire. Cogniet se fait aider, entre autres, par ses élèves Félix Philippoteaux et Karl Girardet pour réaliser ses tableaux historiques. En 1840, il reçoit une dernière commande pour Versailles, qu'il ne réalise finalement pas et dont il ne reste que des esquisses, Ruines, pour Le Siège d'Anvers (musée des beaux-arts d'Orléans).




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C[url=https://www.parismuseescollections.paris.fr/es/recherche/type/oeuvre/ET/auteur/Cogniet%2C L%C3%A9on]ogniet, Léon[/url] (Paris, 29–08–1794 - Paris, 10–11–1880 — 1880), peintre - Les Saintes femmes au sépulcre







Tintoret peignant sa fille morte




Son plus grand succès lui vient en 1843 avec Le Tintoret peignant sa fille morte qu'il présente au Salon de la même année. Charles Baudelaire dans ses critiques remarque à propos du triomphe de Cogniet et de l'absence de Delacroix du Salon, la rupture entre les deux anciens amis :





« Monsieur Cogniet a pris la meilleure place de la salle ; il y a mis son Tintoret. […] Nous n'avons rien vu de Monsieur Delacroix […] — Il y a là-dedans plus à pleurer qu'à rire. — M. Cogniet, qui a si bien dissimulé son illustre maître, a-t-il donc craint de soutenir son illustre condisciple ? M. Dubufe se serait mieux conduit. Sans doute ces messieurs seraient fort respectables à cause de leur faiblesse, s'ils n'étaient en même temps de méchants envieux "




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Léon Cogniet - 

Tintoret peignant sa fille morte (1843), musée des beaux-arts d'Orléans.





Après quoi Léon Cogniet ne peint plus que des portraits, dont de nombreux portraits officiels comme ceux du roi Charles X, du général Nicolas-Joseph Maison, du roi Louis-Philippe, d’Eugénie-Louise-Adélaide d'Orléans, sœur du roi, de Léopold II, de George Washington ou de Champollion… mais aussi de nombreux portraits mondains comme ceux d'Armand de Polignac (1847) ou de la comtesse de Noailles (1846), de la duchesse d'Uzès, et celui que sa reproduction sur les étiquettes de bouteilles a rendu le plus célèbre : le portrait de la veuve Clicquot (1851-1861), propriétaire des fameux champagnes.

En 1845, Charles Baudelaire commente au Salon :




« Léon Cogniet : Un très beau portrait de femme dans le Salon Carré. M. Léon Cogniet est un artiste très-élevé dans les régions moyennes du goût et de l'esprit. — S’il ne se hausse pas jusqu'au génie, il a un de ces talents complets dans leur modération qui défient la critique. M. Cogniet ignore les caprices hardis de la fantaisie et le parti pris des absolutistes. Fondre, même, réunir tout en choisissant, a toujours été son rôle et son but ; il l'a parfaitement bien atteint. Tout dans cet excellent portrait, les chairs, les ajustements, le fond est traité avec le même bonheur. "




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Portrait de Maria Brignole-Sale De Ferrari (1856), Gênes, Palazzo Rosso.




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Adélaïde d'Orléans (1777-1847) - Leon Cogniet




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Portraits de la duchesse d'Uzès, née Talhouët et de son fils aînée, Jacques Emmanuel. 




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Portrait de la veuve Clicquot et de sa petite fille, (vers 1860-1862), château de Brissac.







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Léon Cogniet (1794-1880), Portrait de la duchesse de Luynes, huile sur toile, 215 x 140 cm.




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Portrait de Charles X

de Léon Cogniet



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[center]Portrait du futur roi Louis-Philippe en 1792 (1834), Versailles, musée de l'Histoire de France.



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portrait de George Washington par Leon Cogniet


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Léon Cogniet - 

LES GENERAUX DE NAPOLEON – GENERAL MAISON (1771-1840), COMTE D’EMPIRE



"Ses manoeuvres autour de Lille, dans la crise de 1814, avaient attiré mon attention et l’avaient gravé dans mon esprit."
(Napoléon Bonaparte)

           
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Eugène Disdéri, Léon Cogniet (vers 1865), Paris, Bibliothèque nationale de France.




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Jean-François Champollion (1831), Paris, musée du Louvre.




En 1868, il ajoute, dans ses Curiosités Esthétiques :
Citation :
« Que dirai-je de M. L. Cogniet, cet aimable éclectique, ce peintre de tant de bonne volonté et d’une intelligence si inquiète que, pour bien rendre le portrait de M. Granet, il a imaginé d’employer la couleur propre aux tableaux de M. Granet, – laquelle est généralement noire, comme chacun sait depuis longtemps. "




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Un professeur et une académie


À partir de 1843, n'exposant que rarement au Salon, Léon Cogniet se consacre essentiellement à l'enseignement dont il est une des figures les plus importantes du xixe siècle. Il est professeur de dessin à Paris au lycée Louis-le-Grand de 1831 à 1876, où il a pour élève Edgar Degas, et à l'École polytechnique de 1847 à 1861. En 1849, Léon Cogniet est élu et nommé membre de l'Institut. Il est nommé professeur de peinture à l'École des beaux-arts de Paris en 1851. Il en démissionne en 1863 après avoir enseigné à plusieurs générations d'artistes. « L’atelier Cogniet est une sorte d’école mutuelle dont les moniteurs sont MM. Axelfeld, Barrias, Girardet, Frère, Hillemacher, Lecomte, Luminais, Richter, Rigo, Vignon, Villain, Rodakowski. Nous avons compté dans les salles de l’exposition jusqu’à cent neuf élèves de M. Cogniet, et certainement nous en avons omis plusieurs. […] N’oublions pas cependant qu’elle se glorifie de M. Meissonier l’enfant sublime de la maison ». Selon Ernest Vinet, en 1862, Léon Cogniet ne peint pas beaucoup : « Toujours plus soucieux des autres que de lui-même, sa grande préoccupation, depuis des années, c’est d’ouvrir les voies à la jeunesse artiste, de la guider, de la soutenir avec une persistance et une sagesse que l’on ne saurait trop louer ». Il s'intéresse autant à la peinture qu'à la sculpture et collectionne les œuvres de ses élèves, comme Dominique Papety, Charles Octave Blanchard, Joseph-Fortuné-Séraphin Layraud, Eugène Ernest Hillemacher, François Chifflart ou encore Jean-Louis-Ernest Meissonier, Jean-Paul Laurens, Léon Bonnat, Edmond Lebel.




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Briséis pleurant Patrocle (1815) musée des beaux-arts d'Orléans. Première tentative de Léon Cogniet pour le prix de Rome.




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Léon Cogniet, Oenone refuse de secourir Pâris au siège de Troie, 1816, Fécamp, musée




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Léon Cogniet (1794-1880)
Briséis pleurant Patrocle, 1815
Huile sur toile - 27 x 34 cm
Rennes, Musée des Beaux-Arts
Photo : MBA de Rennes






En 1831, sa sœur, Marie-Amélie Cogniet, qui a été son principal assistant, exécute des vues du grand atelier parisien de son frère au no 9 rue de la Grange-aux-Belles (musée des beaux-arts d'Orléans). Entre 1840 et 1860, il ouvre un atelier féminin très fréquenté dont il confie la direction à sa sœur Marie-Amélie, au no 50, rue des Marais-Saint-Martin, puis à une autre de ses élèves, Catherine Caroline Thévenin (1813-1892), qui devient sa femme en 1865.

Les dernières années


En 1859, il reçoit une nouvelle commande pour l'hôtel de ville de Paris (incendié en 1871) dont il ne reste qu'une esquisse au Petit-Palais à Paris. À partir de 1865, il reprend la pratique du paysage en Normandie à Langrune, ou en Picardie avec des vues de bord de mer et de vagues qui évoquent les peintures de Normandie de Richard Parkes Bonnigton.
Il meurt dans le 10e arrondissement de Paris le 20 novembre 1880 et est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 15).


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Tombe du peintre Leon Cogniet, Père-Lachaise, Paris




Les commentaires et les hommages évoquent sa générosité, sa modestie, son dévouement pédagogique, sa rigueur. Mais ils notent aussi son manque de folie et son goût consciencieux du travail bien fait. Peintre du « juste milieu », aussi raisonnable et timoré que l'idéal bourgeois. « Le peintre fut timide comme l'homme l'était lui-même. Sans doute le rêve ancien et heureux de la Villa Medicis l'a bercé et quand il s'est réveillé, le siècle avait pris son essor, le goût tout autre, la foule préférait Matronne à Vénus. » Pour Paul Manz, « comme peintre, Léon Cogniet est une figure un peu indistincte, elle s’estompera vite. Elle a cependant une certaine valeur historique ». Marie-Edmée Pau, son élève, le décrit sous ces mots : « M. Léon Cogniet mon professeur, est venu au cours pour la quatrième fois depuis mon arrivée. […] On tremble tant soit peu, lorsque la première porte de l’atelier s’ouvre, et quand il s’arrête sur le seuil de la seconde, on entendrait voler une mouche. Alors je me retourne, et je vois près de moi un homme de taille moyenne, à cheveux gris, des traits fins, le regard et le front d’un homme supérieur. Il examine le modèle, puis vient s’asseoir devant chaque étude tour à tour. » Selon David d'Angers, en 1855 :
Citation :
« Léon Cogniet est certainement un homme très excentrique. On ne peut savoir ce qu’il pense sur l’art. Vous le voyez, pendant des heures entières, l’œil fixe et l’oreille tendue devant la personne qui parle ; il est impossible de deviner, sur l’expression de son visage, s’il approuve ou non ce qui vient d’être dit. Un autre personne parle dans un sens opposé, c’est encore la même attitude d’attentive curiosité, mais jamais rien ne décèle son jugement sur l’objet du débat. Lorsqu’il est d’un jury, on a toutes les peines du monde à lui faire dire son avis, et encore c’est avec une circonspection très grande qu’il s’exécute. Je lui crois un génie très lent, et beaucoup de timidité. »
Sa veuve, Caroline Thévenin, meurt le 14 février 1892 après avoir donné sous condition à sa sœur Rosalie, qui meurt le 15 février 1892, l'atelier du peintre pour le remettre au musée d'Orléans. Au printemps 1892, 1 240 dessins et 167 peintures sont donnés au musée des beaux-arts d'Orléans, où ils sont toujours conservés. En 1990, David Ojalvo, alors conservateur de ce musée, lui a consacré une exposition.
La Ville de Paris a donné son nom à une rue du 17e arrondissement.






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MessageSujet: Re: Ca s'est passé en août !   Ca s'est passé en août ! Icon_minitimeMar 31 Aoû - 14:55

30 août 1908, naissance : Leonor Fini, peintre argentine


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Leonor Fini, pseudonyme d’Eleonor Fini, née à Buenos Aires (Argentine) le 30 août 1908 (ou 1907 pour quelques sources) et morte à Paris le 18 janvier 1996, est une artiste peintre surréaliste, graveuse, lithographe, décoratrice de théâtre et écrivaine française d'origine italienne.




BIOGRAPHIE


Enfance austro-hongroise et jeunesse italienne






Eleonor Fini naît du mariage d'Herminio Fini, riche homme d'affaires argentin, et de Malvina Braun, native de Trieste. La mésentente conjugale (son père est dit à la fois tyrannique, très religieux mais aussi très joueur) fait que c'est dix-huit mois après la naissance de l'enfant que Malvina, fuyant la vaste demeure de Buenos Aires, située sur une île dont Herminio Fini est propriétaire et emmenant sa fille, revient à Trieste, alors toujours située dans l'Empire austro-hongrois (la ville deviendra italienne en 1921). Eleonor Fini — les siens l'appellent « Lolò » — passe de la sorte son enfance (les tentatives de kidnappings répétées sans succès par son père afin de la ramener en Argentine contraignent à ce qu'on la travestisse en garçon pendant des années) et son adolescence auprès de sa mère et de sa famille maternelle.

Dans un milieu bourgeois très cultivé, elle est « enfant chouchoutée, mais impossible, renvoyée des écoles et se nourrissant des trésors de la bibliothèque familiale  : son oncle Ernest Braun, restitue Valentina Zacca, « peut être considéré comme le pygmalion de son éducation artistique. Homme de grande culture, il détient un nombre de livres tellement grand qu'il construit dans sa maison une vraie bibliothèque où Eleonor goûte la philosophie du déguisement et l'ivresse du devenir et de l'apparence prêchée par Friedrich Nietzsche ».




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Léonor Fini - La fête secrète - 1964




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Leonor FINI - La Passagère




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Vesper Express, 1966, Leonor Fini





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Leonor Fini

Voyage, 1975

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Leonor Fini - La serrure




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Les influences viennoises et italiennes se télescopent à Trieste et elle acquiert de la sorte une culture cosmopolite, baigne dans les cercles littéraires et intellectuels d'avant-garde propres à la ville et empreints de la pensée de Sigmund Freud, fréquente ainsi Gillo Dorfles, Umberto Saba, Italo Svevo et Roberto Bazlen, s'intéressant également aux « visions écorchées de Max Klinger ou de Gustav Klimt ». Rejetant les études juridiques auxquelles sa famille la destinait, elle commence à peindre à l'âge de quinze ans, suit également pendant une courte période des cours d'art dramatique.

C'est dans son enfance que Leonor Fini puise les racines de sa personnalité en évoquant elle-même : « encore enfant, d'un jour à l'autre, j'ai découvert l'attrait des masques et des costumes. Se costumer, c'est l'instrument pour avoir la sensation d'un changement de dimension, d'espèce, d'espace. Se costumer, se travestir est un acte de créativité. Et cela s'applique à soi-même qui devient d'autres personnages ou son propre personnage. Il s'agit de s'inventer, d'être mué, d'être apparemment aussi changeant et multiple qu'on peut se sentir à l'intérieur de soi. C'est l'extériorisation en excès de fantasmes qu'on porte en soi, c'est une expression créatrice à l'état brut ».


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Leonor Fini
Portrait de Femme, 1946 - 1949


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" Les damnées "




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Voyageurs en repos, 1978, Huile sur toile, 74 x 92 cm


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Le troisième essayage - hulle sur toile -83x110 cm - 1989



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autoportrait




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autoportrait en 1941


Généralement dite autodidacte, Nadia Pastorcich la restitue cependant comme introduite fort jeune dans le monde des artistes de Trieste, la disant élève d'Edmondo Passauro (1893-1969) et citant parmi ses tous premiers tableaux ses portraits des peintres Carlo Sbisà (1899-1964) et Arturo Nathan (it) (1891-1944)9.

Elle quitte sa famille à 17 ans pour s'installer à Milan où se tient sa première exposition personnelle en 1929, révélant une peinture « s'astreignant à la discipline austère de l'art gothique et de la Renaissance italienne », s'orientant ainsi vers le classicisme et la peinture tonale, à l'exemple de Carlo Carrà. Elle travaille avec Achille Funi à la mosaïque La Chevauchée des Amazones qui sera présentée en 1933 à la 5e Triennale se tenant au palazzo dell'Arte de Milan.




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La Chevauchée des Amazones, mosaïque d'Achille Funi et Leonor Fini



À la rencontre des surréalistes

Pour rejoindre le prince Lorenzo Lanza del Vasto, frère de Giuseppe (auteur du Pèlerinage aux sources), rencontré à Milan et dont elle est tombée amoureuse, Leonor Fini quitte en 1931 l'Italie pour Paris par le même train que Filippo De Pisis qui va l'introduire dans les salons de Robert de Montesquiou et d'Anna de Noailles et la mettre en relations avec Jules Supervielle, Giorgio de Chirico, Max Jacob, André Breton et les surréalistes. Elle ne partage que brièvement la vie de Lorenzo Lanza del Vasto, s'en séparant au printemps 1932 pour André Pieyre de Mandiargues chez qui elle s'installe, dans un premier temps au 37, boulevard Saint-Germain où vit également Henri Cartier-Bresson, ami d'enfance de Mandiargues. Tous les trois visitent l'Italie du Nord lors de l'été 1932 et en 1933: elle pose pour le Nu dont on ne voit pas le visage, photographié dans la mer par Cartier-Bresson en 1932, tandis que sur une autre photographie de Cartier-Bresson, en 1933, André Pieyre de Mandiargues, de dos, semble s'accoupler avec elle — dont on ne voit toujours pas le visage — dans la Méditerranée.



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Surréalisme



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Les soeurs


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HOMME NOIR ET FEMME SINGE, 1942


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" Terrasse "


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Gardienne des phoenix


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La gardienne à l’oeuf noir




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La gardienne à l'oeuf rouge






La première exposition personnelle à Paris de Leonor Fini se tient en novembre-décembre 1932 à la galerie Bonjean qu'à Paris dirige Christian Dior, l'œuvre maîtresse y étant Le Travesti à l'oiseau, portrait d'André Pieyre de Mandiargues avec qui, en 1935, elle s'installe à l'hôtel de Marle situé au 11, rue Payenne.
S'inspirant des théories surréalistes, elle expérimente les « dessins automatiques et métamorphiques ». Elle se lie d'amitié avec Georges Bataille, Victor Brauner, Man Ray, Paul Éluard et Max Ernst — avec qui elle connaît une liaison amoureuse — sans jamais intégrer le groupe, n'ayant aucun goût, selon elle, pour les réunions ni les manifestes, ce qui lui vaut l'inimitié d'André Breton. Si elle expose ces dessins avec les surréalistes à la galerie Les Quatre chemins à Paris et aux New Burlington Galleries à Londres, elle va explorer en solitaire un univers onirique mettant en scène des personnages aux yeux clos — des femmes le plus souvent — ou des jeunes gens androgynes, alanguis face à des sphinges protectrices, évoluant ou rêvant dans un climat de fête cérémonielle où l'érotisme flirte avec la cruauté. Chez elle, la femme est sorcière ou prêtresse, belle et souveraine.


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Dans la tour


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 La vie idéale vue par Leonor Fini
                        Huile sur toile de 1950


 
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Les années de guerre


La première exposition américaine personnelle de Leonor Fini a lieu en février-mars 1939 dans la même Julien Levy Gallery de New York qui, en 1936 lors du premier voyage de l'artiste aux États-Unis, l'accueillait 




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JOHN PHILIPS, LEONOR FINI DANS SON ATELIER DE LA RUE PAYENNE À PARI S, PHOTOGRAPHIE, VERS 1952






Leonor et les chats




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Le couronnement de la bienhereuse féline


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La petite fille au chat




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composition aux chats




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Les mutantes




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La liseuse




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autoportrait aux chats




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L'ascension


De nombreux poètes, écrivains, peintres et critiques vont lui consacrer des monographies, essais, préfaces d'expositions ou poèmes dont Jean Cocteau, Giorgio De Chirico, Éluard, Ernst, Alberto Moravia… Quoique de façon parfois critique, des écrivains ou des peintres comme Ivan Chtcheglov, Roger Langlais ou Jacques Moreau dit Le Maréchal s'intéressent à certaines de ses œuvres, notamment ses paysages fantastiques. Stanislao Lepri, qu'elle encourage à peindre, la rejoint à Paris en 1950. Roger Peyrefitte restitue sa rencontre en 1951 avec l'écrivain polonais Constantin Jelenski en se revendiquant comme en étant à l'origine : « c'est moi qui ai été, sans le vouloir, l'artisan de cette rencontre. J'avais connu ce garçon à Rome puis, toujours à Rome, je l'ai présenté à Leonor et les voilà unis pour la vie ».








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       Constantin Jelenski   





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La danseuse




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Casta-diva










Leonor Fini séjourne souvent retirée du monde, mais non sans festivités : les grands bals costumés des années 1946-1953, où ses apparitions « en hibou royal, en félin gris ou en reine des enfers » sont spectaculaires, font d'elles une personnalité médiatique, lui valant entre autres en décembre 1948 la couverture du magazine américain This Week où elle est photographiée portant un masque de hibou. On relève son nom le 3 septembre 1951, à côté de ceux de Jean Cocteau, Christian Dior, Orson Welles, Salvador et Gala Dalí, Barbara Hutton, Alexis de Redé, de l'Aga Khan et du marquis de Cuevas, parmi les 1 500 invités de Charles de Beistegui au mythique « Bal du siècle » du palais Labia de Venise. Elle s'en explique : « se costumer, se travestir est un acte de créativité. Et cela s'applique à soi-même qui devient d'autres personnages ou son propre personnage. Il s'agit de s'inventer, d'être mué, d'être apparemment aussi changeant et multiple qu'on peut se sentir à l'intérieur de soi. C'est l'extériorisation en excès de fantasmes qu'on porte en soi, c'est une expression créatrice à l'état brut ».





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Comme tous les soirs







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La fin de la terre





Elle se réfugie cependant dans ses maisons de Seine-et-Marne (au 97, grande rue à Villevaudé), de Corse (au couvent Saint-François près de Nonza qu'elle découvrira en 1956, où elle s'installe et où elle revient ensuite peindre chaque été24), du Loir-et-Cher (la propriété de Saint-Dyé-sur-Loire dont elle fera l'acquisition en 1972), étant également reçue chez Lise Deharme à Montfort-en-Chalosse. S'installant au 8, rue La Vrillière en 196025, elle partagera sa vie et son atelier avec Stanislao Lepri et Constantin Jelenski, dans une relation à trois qui demeurera toute leur vie durant.

Leonor Fini peint alors beaucoup, une large part de chacune de ses journées la trouvant devant son chevalet, pour paradoxalement ne présenter chaque année au public qu'un très petit nombre de toiles, en même temps qu'elle s'investit fortement dans la bibliophilie par la gravure et la lithographie. De 1950 à 1995, on segmente sa création picturale en différents thèmes ou périodes : Les gardiennes et L'époque minérale (1950-1960), Les grands chapeaux de clartéLes trainsLes belles dames sans merci (1960-1970), Les jeux de vertige et Les cérémonies (1970-1980), la période dite « nocturne », Les fablesLes passagers et Les somnambules (1980-1995). Mais elle voue également une adoration aux chats et ce n'est pas sans lyrisme qu'elle se confie sur leur présence permanente dans sa vie : « comme ces statues baroques qui représentent le fleuve égyptien envahi de putti, ses confluents, j'ai le privilège, dès que je m'allonge, de devenir le Nil des chats ». Elle exécute ainsi de nombreux tableaux, dessins, aquarelles et estampes en hommage aux chats, publiant même en 1977 un livre entièrement consacré à sa passion pour les félidés, Miroir des chats, où elle confirme : « je peins les visages des chats comme ceux des humains, sans les ennuyer en les faisant poser. Et ce sont eux ma forme préférée ».

Jacques Busse et Christophe Dorny, analysant l'ensemble de l'œuvre, voient à le rattacher incontestablement et intégralement au surréalisme, à l'encontre du désaveu de celui-ci par l'artiste : « quoi ou qui qu'elle peigne, c'est toujours le reflet du plus profond d'elle-même qu'elle y guette, avide et anxieuse de cette interrogation du miroir qui la traque quand elle croit le fuir », Leonor Fini elle-même confiant pour sa part que « l'important, c'est la perte de conscience, le naufrage heureux de soi. Le va-et-vient d'une balançoire commence par l'euphorie et le rire pour devenir absence et vertige, d'où la difficulté de l'arrêter : l'attraction du vide ».

Leonor Fini meurt le 18 janvier 1996 dans un hôpital de la banlieue parisienne, sans jamais avoir cessé de peindre et d'écrire, faisant la demande ultime à ses héritiers de ne vendre son appartement qu'après la mort du dernier de ses 17 chats : « après elle, ils coulèrent une existence paisible dans le décor où ils avaient été heureux en compagnie de celle qui sut si bien les immortaliser ». Dans son article nécrologique, The Times évoque alors « sa beauté physique, son art érotique et ses légions d’amoureux dont les noms se lisent comme un appel des talents littéraires et artistiques de cette brillante époque ». Elle repose avec Stanislao Lepri et Constantin Jelenski au cimetière de Saint-Dyé-sur-Loire.





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La Mort







Postérité



Saisies par les grands photographes, de Henri Cartier-Bresson à Cecil Beaton, les images qui demeurent de l'artiste la restituent, dans son quotidien, perpétuellement costumée, déguisée. On lit sous sa plume : « on me dit : vous auriez dû être actrice. Non. Pour moi, seule l'inévitable théâtralité de la vie m'intéresse ». Pour Valentine Vacca, « le seul et unique intérêt de Leonor Fini fut donc la théâtralité de la vie, réputée selon elle inévitable et pour ce motif orchestrée dans le cours de sa continue spectacularisation du soi ».

« Mutante, elle aura joué avec les genres, du féminin au masculin, de la femme au félin, de l'humain au végétal. Autant de marques distinctives qui ont donné l'adjectif de finien ».










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