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 Ca s'est passé en juillet !

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MessageSujet: Ca s'est passé en juillet !   Ca s'est passé en juillet ! Icon_minitimeJeu 1 Juil 2021 - 13:02

1er juillet 1804, naissance : George Sand, femme de lettres française




Ca s'est passé en juillet ! 800px-George_Sand

Portrait de George Sand (1804-1876). George Sand est le pseudonyme d'Amantine Aurore Lucile Dupin de Francueil, baronne Dudevant, romancière, auteur dramatique, critique littéraire française et journaliste.






Pourquoi donc cette femme écrivain, née Amantine Aurore Lucile Dupin de Francueil en 1804, mariée à Casimir Dudevant en 1822, a-t-elle choisi de s'appeler George Sand dès 1830 ?


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Statue de George Sand par François-Léon Sicard dans les Jardins du Luxembourg © AFP






Combien sommes-nous à savoir que George Sand, première femme au XIXe siècle à vivre de ses écrits, contemporaine de Victor Hugo, Alexandre Dumas et Honoré de Balzac, avait un nom de plume sous lequel se cachait un nom très aristocratique, Amantine Aurore Lucile Dupin de Francueil… 
mais peut-on vraiment écrire avec tous ces prénoms et cette particule, lorsqu'on se sent femme indépendante et que l'on cherche à raconter la quête de la liberté absolue ?


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La maison natale d'Aurore Dupin, rue Meslay à Paris.




Un nom de baptême interminable

George Sand… ce nom d'auteur lui va si bien qu'on oublie toujours que cette femme de lettres reçut, à sa naissance, le nom de famille de son père qui s'appelait Maurice François Élisabeth Dupin de Francueil, arrière-petit-fils de Frédéric-Auguste de Saxe, roi de Pologne sous le nom d'Auguste II.
Sa grand-mère, Marie-Aurore de Saxe, était la fille naturelle du Maréchal de Saxe ; une femme importante dans la biographie de George Sand puisque c'est elle qui achètera la maison de Nohant en 1793, où elle élèvera sa petite-fille dès que celle-ci aura quatre ans, lorsque Maurice décédera d'un accident de cheval en 1808 et que sa mère, Sophie Victoire Antoinette Delaborde, retournera vivre à Paris.

George Sand disait d'elle-même :


" Le sang des rois se trouva mêlé dans mes veines au sang des pauvres et des petits. "


Sa défense des humbles sera sa vraie signature, elle sera toujours du côté des pauvres, des exclus et des femmes.


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Sophie Victoire Delaborde, la mère de George Sand.




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Maurice Dupin de Francueil, le père de George Sand, en uniforme d'officier de l'armée impériale




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 Aurore Dupin (1804-1876) et son demi-frère Hippolyte Chatiron (1799-1848), enfants de Maurice Dupin de Francueil (1778-1808).


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Aurore Dupin en 1826, par Thomas Sully. Johnson Collection, Spartanburg, Caroline du Sud, États-Unis.


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Autoportrait de George Sand vers 1830, signé Aurore. Collection du Musée Carnavalet, Paris.




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Madame Dupin de Francueil achète le 23 août 1793, le château de Nohant dans l'Indre.


Un pseudonyme provisoire

En 1830, alors qu'elle est déjà mariée, Amantine Aurore Lucile Dupin de Francueil, baronne Dudevant, demande à séjourner à Paris, obtient un peu d'argent et rencontre chez des amis, un écrivain, Jules Sandeau, de sept ans son cadet.
Amoureux l'un de l'autre, ils décident d'écrire ensemble pour vivre de leur plume.
En 1831, un premier roman à quatre mains voit le jour, Rose et Blanche, ou la Comédienne et la religieuse, une histoire exprimant la douleur morale de la jeune génération. L'ouvrage est signé : J. Sand.
J. pour Jules et Sand qui est en fait une simple contraction du patronyme Sandeau.
George Sand, dans Histoire de ma Vie (1855)


" Le nom est tout pour la vente et le petit pseudonyme s'étant bien écoulé, on tenait essentiellement à le conserver. "


Si la jeune baronne s'efface devant son amant et souhaite garder l'anonymat pour préserver le nom de la famille de son mari, elle est tout à fait consciente que signer un livre imprimé est un acte d'importance.


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Aurore Dupin et son époux le baron François dit Casimir Dudevant, par François-Auguste Biard. Musée George Sand et de la Vallée Noire au château de La Châtre.






Un prénom mixte

Lorsque l'éditeur parisien B. Renault réclame un second livre, la jeune baronne, qui n'a pas encore d'existence en tant qu'écrivain, sentant que sa relation avec Jules Sandeau s'effiloche, va prendre les devants.
George Sand, dans Histoire de ma Vie (1855)
Citation :
" Je pris vite et sans chercher celui de George qui me paraissait synonyme de «berrichon». "
Ce choix du prénom par l'écrivain ne semble pas très clair pour les historiens, mais en tout cas, l'étymologie grecque de George renvoie à « celui qui travaille à la terre » et il est certain que l'auteur, dans le choix de son prénom, désirait ardemment être reliée à la campagne de son cher Berry.


Peu le savent, mais en français, le prénom George est la forme féminine et peu usitée du prénom masculin qui prend, lui, un S en fin de mot.
Celle qui porte encore le nom d'Amantine Aurore Lucile Dupin de Francueil, baronne Dudevant, a déjà beaucoup écrit, et propose donc à l'éditeur son roman, Indiana, intrigue amoureuse mais aussi étude sociale, qui paraîtra en 1832.
La même année, et désormais toujours sous le nom de George Sand, vont être publiés le romantique mais toujours féministe, Valentine, puis La Marquise, un roman que Balzac considérera comme une perle. 
Bien d'autres suivront, jusqu'au dernier souffle de l'écrivain, en 1876.


Un nom de plume pour écrire la liberté

George Sand est surtout connue pour ses romans au parfum de terroir, et les spécialistes ont cantonné trop souvent cet auteur remarquable dans le registre de la littérature enfantine.
Pourtant, c'est avec générosité et sensibilité qu'elle livre à la postérité une œuvre importante, très diversifiée, marquée par la naissance du féminisme, l'affirmation des différences, l'exhortation à la tolérance et la réalité du lien qui nous unit à la Nature.
George Sand, extrait de Correspondance, le 31 mai 1931 :


" Pour moi, ma chère maman, la liberté de penser et d'agir est le premier des biens. "


Entre 1830 et 1876, la romancière Georges Sand écrit aussi des contes et des nouvelles, des pièces de théâtre, des articles critiques et politiques, des textes autobiographiques, et rien moins que vingt-six volumes de correspondance.





Le mariage ne durera pas longtemps et en 1830, elle rencontre le jeune auteur Jules Sandeau, avec qui elle entretiendra une liaison. Elle publiera avec lui plusieurs textes pour Le Figaro, qu'elle signera du pseudonyme J. Sand. En 1832, elle publie son premier roman complet sous le nom de George Sand, « Indiana », qui reçut un accueil critique chaleureux et lui donna, aux yeux de certaines personnes, le statut de porte-parole de sa génération. On considère que « Indiana » est en quelque sorte la quintessence du roman sandien : on y retrouve des critiques de l'inégalité des sexes et du mariage, thèmes que l'on retrouvera fréquemment dans ses oeuvres futures.

Les sentiments antipatriarcaux  de George Sand sont  exposés davantage dans « Lélia » (1833). A la différence de « Indiana », écrit à la troisième personne, « Lélia » est un texte écrit à la première personne, récit d'un personnage féminin qui perd tout respect des hommes, de la foi et de Dieu. Par la suite, Sand met l'accent dans ses romans sur la notion d'un amour idéalisé mais contraint par les inégalités sociales et politiques
. Accusée de vouloir la destruction du mariage, elle désirait simplement casser l'institution napoléonienne du mariage qui mettait l'épouse sous un contrôle pratiquement total de son époux.




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George Sand par Jean-Baptiste Isabey ou son fils Eugène, vers 1835.



En 1833, à la fin de sa liaison avec Sandeau, elle rencontre le jeune poète Alfred de Musset, qui devient son amant. Par la suite, elle obtient la séparation d'avec Casimir Dudevant et la garde de sa fille, Solange, tandis que le baron Dudevant se voit confier la garde de son fils Maurice. Outre sa réputation littéraire, Sand fit également parler d'elle par le caractère particulier, pour l'époque, de sa vie privée. Refusant de se conformer aux conventions, elle fit scandale en s'habillant de vêtements masculins, en fumant, et surtout par ses nombreuses liaisons (Sandeau, Musset, Chopin et bien d'autres encore). Sa lutte pour l'émancipation féminine l'amena en effet à s'attribuer les mêmes droits que les hommes dans sa vie personnelle.





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« George Sand habillée en homme » le 25 novembre 1834 par Eugène Delacroix. La romancière vient de se couper les cheveux après sa rupture avec le poète Alfred de Musset


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Alfred de Musset par Charles Landelle.

Ses fréquents séjours à Nohant, la terre de son enfance et l'influence du philosophe Pierre Leroux la pousseront à écrire sur la vie difficile des fermiers et des travailleurs dans ses romans de la période qui suit, avec « Le Compagnon du tour de France » (1840) ou encore « Consuelo » (1842–1843).

En 1848, avec la chute de Louis-Philippe, ses écrits deviennent de plus en plus politiques, elle contribue au Bulletin de la République et lance un journal éphémère, La cause du peuple. Mais l'échec de la révolution qui s'ensuivit la pousse à revenir aux thèmes de l'innocence et de la simplicité, ainsi qu'à une retraite à Nohant. La vie à la campagne, les vertus et la dure vie des paysans seront ainsi les sujets de « La Mare au diable » (1846), « La Petite Fadette » (1849) et « Les Maîtres sonneurs » (1852). En 1854, elle publie une autobiographie, « Histoire de ma vie », et reçoit chez elle à Nohant des invités remarquables comme Flaubert, Liszt, Delacroix, Théophile Gautier ou Balzac. Jusqu'à sa mort en 1876, elle continue d'écrire des romans, nouvelles, articles et autres essais, dont « Les Beaux Messieurs de Bois-Doré » (1858), « Le Marquis de Villemer » (1861) et « Mademoiselle de la Quintinie » (1862). Elle laissera également une des plus abondantes correspondances de la littérature française, forte de vingt-cinq volumes.

 
George Sand et Frédéric Chopin : la passion créatrice


George Sand et Frédéric Chopin : ils se sont abondamment nourris l’un de l’autre dans leur production artistique, au point d’avoir peut-être mieux réussi à se reconnaître et à se comprendre dans le domaine imaginaire que dans la vie réelle. Une passion créatrice.


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George Sand et Chopin par Eugène Delacroix 




Qui ne connaît pas les amours de Sand et Chopin ? Qui n’a jamais entendu parler de leur séjour aux Baléares ? Plus rarement, on s’est intéressé à l’influence créatrice que cette relation a eue sur l’œuvre musicale de Chopin et sur l’œuvre littéraire de George Sand. À l’aide de l’écoute d’œuvres de Chopin datant de leur liaison, de 1838 à 1847 et de la lecture de textes de George Sand allant au-delà de la mort du compositeur, ainsi que de leurs correspondances, on verra que les deux créateurs se sont abondamment nourris l’un de l’autre dans leur production artistique, au point d’avoir peut-être mieux réussi à se reconnaître et à se comprendre dans le domaine imaginaire que dans la vie réelle. 
Citation :
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Jardin de George Sand à Nohant par Eugène Delacroix, 1842-1843. Collection du Metropolitan Museum à New York
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George Sand en robe de moire. Une autre photographie de Nadar, au mois de mars 1864.








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MessageSujet: Re: Ca s'est passé en juillet !   Ca s'est passé en juillet ! Icon_minitimeVen 2 Juil 2021 - 16:16

2 juillet 1894, naissance à Budapest : André Kertész, photographe hongrois


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« L'appareil photo est mon outil. Grâce à lui, je justifie tout ce qui m'entoure »






BIOGRAPHIE


André Kertész (1894-1985) né Andor Kertész  est un photographe de nationalité américaine d'origine hongroise. Il est originaire d’une famille bourgeoise juive de Budapest. Il rêve très tôt de devenir photographe. Avant de devenir un maître de la photographie, c'est dans la finance qu'il débute sa carrière, après des études à l'académie de commerce de Budapest. A partir de 1912, il commence à immortaliser les visages et paysages qu'il croise. En 1913, il achète son premier appareil photo : un ICA.




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Violoniste dans la rue ( Hongrie )




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André Kertész (Hongrois, 1894-1985)
Les Amis, Esztergom  (vue d'installation)
Friends, Esztergom
1917






  • Enrôlé dans l'armée austro-hongroise durant la Première Guerre mondiale, il capture des images du conflit, mais la plupart de ses travaux seront détruits pendant la révolution hongroise de 1918.




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  • " L'équilibriste "






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Lecture sur les toits, quartier latin - 1926




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Florence, Lady Norman (nee McLaren, 1884 - 1964), travelling on her motor scooter to the offices, which she supervises as a war-worker, London, circa 1916. 








  • Après la guerre il arrive à Paris et s’installe à Montparnasse ou il fréquente les milieux littéraires et artistiques d’avant-garde et commence à photographier ses amis hongrois, les ateliers d’artistes, les scènes de rue, les cafés, les jardins de Paris.. C'est là qu'il change son prénom pour André, équivalent français de Andor. Il y rencontre des personnalités telles que Man Ray ou Brassaï son compatriote Hongrois, à qui il enseigne son savoir, ou encore Marc Chagall, Colette, Brancusi, Mondrian et autres artistes dont il se plaît à faire le portrait.





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vieux autobus parisiens à plate-forme ( 1920 )






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Mon ami Ernest, petit collégien - 1929




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André Kertész - Colette en 1930




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Lecture...au Luxembourg


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Les chaises du Luxembourg, vers 1900


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Au jardin du Luxembourg - 1928




  • De 1925 à 1935 il vend des tirages pour vivre et travaille avec divers magazines. Dès 1927, il réalise ses premières expositions et collabore à la revue Bifur. Bien qu’il soit proche des surréalistes et des Dada, il n’appartient à aucun mouvement. André Kertész sera le Pionnier dans son domaine notamment pour avoir été l'un des premiers à utiliser l'appareil portatif Leica 35 mm. En 1932, il expose un ensemble important de ses photographies dans la galerie new-yorkaise de Julien Levy.





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La Danseuse Burlesque, Paris, 1926

Magda Förster danseuse burlesque dans le studio du sculpteur Istvan Bëoth





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Orages sur Paris - 1927





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  • Paris 1927 - L'allumeur de réverbères






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Carrefour Blois-Paris - 1930




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Paris, à la terrasse du café - 1928




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Ombres de la tour Eiffel , 1929





  • En 1933, il rencontre sa femme Elizabeth Sali avec qui il part pour New York en 1936 pour réaliser un travail pour Keystone. Du fait de la Seconde Guerre mondiale, il reste à New York, et collabore de 1937 à 1949 avec divers journaux. Comme il refuse d’adapter son style, ses reportages, incompris, ne sont pas publiés.




  • L'avant-garde le séduit, et il n'a de cesse de multiplier les angles de prises de vues, d'accentuer les contrastes et de mobiliser des techniques expérimentales. Il expose et travaille également pour plusieurs magazines comme Vu ou Vogue. En 1933, il révolutionne le nu et il réalise la célèbre série des Distorsions en offrant une vision novatrice de la photographie avec des reflets de nus dans un miroir déformant. Puis il quitte la France pour New York, et continue de travailler pour le presse. En 1944, il est naturalisé américain.
  • Son style particulier est parfois incompris, et lorsqu'il tombe malade en 1963, il cesse définitivement d'exercer son art dans un cadre professionnel.



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André Kertész (Andor Kertész, dit)

(1894, Autriche-Hongrie - 1985, États-Unis) - Cheval à terre - 1927



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L'horloge de la passerelle à New-York - 1947



  • L'œuvre d'André Kertész a eu une influence déterminante sur la reconnaissance de la photographie comme discipline artistique à part entière. Dans les années 1920, il est le seul avec Man Ray à choisir la photographie comme médium exclusif d'expression artistique. Kertész fait de la photographie non pas le reflet du réel, son enregistrement, mais au contraire la matrice de formes nouvelles. Avant-gardiste et talentueux, André Kertész a laissé son empreinte sur le monde de la photographie.Dans l'œuvre de Kertész on perçoit un sens de la douceur de la vie, un plaisir libre et enfantin dans la beauté du monde et la préciosité de la vue.Il décrit avec profondeur les moments les plus anodins de la vie. La photographie d'André Kertész se distingue par des compositions et utilise des angles de prises vues innovantes et insolites (gros plan, plongée), des contrastes forts et par la grande originalité de ses diverses expérimentations. Il photographie tout ce qui l’entoure avec humour et finesse. Il est amoureux de l’image et de la composition. Il n’hésite pas à recadrer ses photos et ne se lasse pas de faire des prises de vue en hauteur par rapport à son sujet, il écrase ainsi les perspectives et donne une vision inhabituelle à des scènes anodines du quotidien. Il réalise des photos dites humanistes mais aussi des natures mortes, des images proches de la peinture. « Chez Mondrian », « la fourchette », « Pipes et Lunettes chez Mondrian ». A Paris, André Kertesz a donné la pleine mesure de son talent.






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La fourchette - Paris, 1928




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Pipes et lunettes chez Mondrian - 1926




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vue de Beaubourg - 1977




« J’interprète ce que je ressens à un moment donné. Pas ce que je vois mais ce que je ressens »  André Kertész




Distorsions - La photographie est un miroir déformant avec André Kertesz





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Les Distorsions photographiques auxquelles André Kertész se consacre pendant l’année 1933 empruntent aux fêtes foraines ce miroir déformant qui permet des effets burlesques dans les labyrinthes des palais des glaces. Le corps apparaît alors filiforme ou au contraire gonflé tel un bibendum, la tête minuscule est absurdement fixée sur un corps gigantesque (ou l’inverse...). Le corps dans son entier semble avoir acquis, comme la guimauve vendue aux enfants dans ces mêmes foires, une malléabilité improbable, une souplesse tout élastique. Comme beaucoup d’auteurs et contrairement à un préjugé tenace, Kertész n’a jamais autant fait preuve de fantaisie et de liberté créatrice qu’en répondant à une commande, ici celle du journal Le Sourire, où les images sont publiées le 2 mars 1933, accompagnées d’un texte d’Aimé-Paul Barancy : « Fenêtre ouverte sur l’au-delà ».











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MessageSujet: Re: Ca s'est passé en juillet !   Ca s'est passé en juillet ! Icon_minitimeLun 5 Juil 2021 - 14:44

5 juillet 1853, naissance : Tivadar Kosztka Csontváry, peintre hongrois 




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Tivadar Kosztka Csontváry (prononcé [ˈtivɒdɒr ˈkostkɒ ˈt͡ʃontvaːri] ; né en 1853 et mort en 1919) est un peintre expressionniste hongrois des xixe et xxe siècles. Csontváry fut l'un des peintres les plus célèbres de Hongrie.


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La gare de l'Est à Budapest la nuit (A Keleti pályaudvar éjjel, 1902)


BIOGRAPHIE
Csontváry est né le 5 juillet 1853 à Kisszeben, comitat de Sáros, alors dans le Royaume de Hongrie (actuellement Sabinov, Slovaquie), et mort le 20 juin 1919 à Budapest.
Ses ancêtres furent des Polonais installés en Hongrie. Malgré ses origines hongroises, Csontváry a grandi dans la langue slovaque et le parlait couramment mélangé à de l'allemand. Il fut pharmacien jusqu'à l’âge de 20 ans.
Durant une après-midi ensoleillée, le 13 octobre 1880 – alors qu'il n'avait que 27 ans –, il eut une vision mystique. Il entendit une voix lui dire : « Tu seras le plus grand des peintres de l'écliptique, encore plus grand que Raphaël ! » ("Te leszel a világ legnagyobb napút festője, nagyobb Raffaelnél!") ”Il passa des journées entières en Europe, visitant les galeries d'art de la cité du Vatican. Dès 1890, il voyagea à travers le monde. Il visita Paris, les pays méditerranéens (Dalmatie, Italie, Grèce), l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient (Liban, Palestine, Égypte, Syrie).


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Cèdre solitaire (Magányos cédrus, 1907)


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Pèlerinage vers les cèdres, au Liban (Zarándoklás a cédrusokhoz Libanonban, 1907)


Ca s'est passé en juillet ! Cskt-romai_hid_mosztarban_%281903%29
Pont romain à Mostar (Római híd Mosztarban, 1903)


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Arrivée au mur des Lamentations à Jérusalem, 1904




Il réalisa ses plus grands travaux entre 1903 et 1909. Certaines de ces œuvres ont été exposées à Paris (1907) et en Europe de l'Ouest. De nos jours, un musée lui est consacré à Pécs.


Ca s'est passé en juillet ! 2-15

Le tableau représente un pont reliant la vieille ville de Trogir à l'île de Chiovo . Bien que le pont soit beaucoup plus court qu'en réalité, l'environnement et les rangées de maisons présentent aujourd'hui une image similaire. La période du soir est indiquée par les lumières filtrantes et les ombres du coucher de soleil. Et les couleurs vives donnent clairement l'atmosphère de l'image et l'essence de la peinture en plein air de Csontváry, qui était le concept du "soleil" créé par le peintre. L'artiste étudiait constamment le chemin, les lumières et la ligne du soleil, essayant d'en capturer une réplique exacte.


Ca s'est passé en juillet ! 4-16

Meeting of Lovers - également connu sous le nom de Dating - est une peinture à l'huile qui joue un rôle clé dans l'œuvre de l'artiste. C'est à cette époque que l'ère de recherche de style de Csontváry prend fin. On pensait que le tableau était perdu depuis longtemps, puis il s'est avéré qu'une famille l'avait gardé secret pendant 60 ans. En 2006, le tableau a été dévoilé, restauré par des restaurateurs et mis aux enchères après que son originalité ait été établie. Le prix de vente de 280 millions de forints en a fait le tableau hongrois le plus cher jamais vendu.


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Le vieux pêcheur




J'e l'ai recommancé, et essayé de l'envoyer 3 fois fois, et ? Il n'a pas voulu passer !
Dommage car il était plus complet....






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MessageSujet: Re: Ca s'est passé en juillet !   Ca s'est passé en juillet ! Icon_minitimeMar 6 Juil 2021 - 17:11

6 juillet 1894, décès : Takahashi Yuichi , peintre japonais



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a Japanese painter, 高橋 由一 (Takahashi Yuichi)




Takahashi Yuichi est un nom japonais traditionnel ; le nom de famille (ou le nom d'école), Takahashi, précède donc le prénom (ou le nom d'artiste).
Takahashi Yuichi (高橋 由一?) (20 mars 1828 - 6 juillet 1894) est un peintre japonais, connu pour son travail de pionnier dans le développement du courant yōga (style occidental) de la peinture japonaise de la fin du xixe siècle.


BIOGRAPHIE
Takahashi naît dans une famille de samouraï à la résidence d'Edo du domaine de Sano, han secondaire du domaine de Sakura où son père est obligé du clan Hotta. Très tôt intéressé par l'art, il est apprenti de l'école Kanō puis plus tard est fasciné par le style occidental qu'il découvre par le biais des lithographies qui deviennent disponibles au Japon durant l'époque Bakumatsu. En 1862, il obtient une situation au département des arts du Bansho Shirabesho, l'institut de recherche du shogunat Tokugawa sur l'étude de l'occident où il étudie sous la direction de Kawakami Togai et où il commence à expérimenter la peinture à l'huile. En 1866, il se rend à Yokohama étudier auprès du peintre et dessinateur anglais Charles Wirgman qui est à ce point impressionné par son talent qu'il finance sa participation à l'Exposition universelle de 1867 à Paris.


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cerisiers


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Takahashi Yuichi - 

Shinobazu Pond


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Fleurs de cerisier sur le quai de Sumida par Takahashi Yuichi


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Takahashi Yuichi - Fleurs de cerisier au bord de la rivière Sumida [tiré de Takahashi Yuichi : Pionnier de la peinture de style occidental moderne]




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Takahashi "Flower basket" ( fleurs dans un panier )





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Autumn Leaves in Takinogawa by Takahashi Yuichi (Pola Museum of Art).


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Yuichi Takahashi – Carte des feuilles d'automne de Kaianji Shinagawa 


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Yuichi Takahashi – Sandaime J Soul Brothers Ebina Statue [De l'exposition de Yuichi Takahashi, un pionnier de la peinture occidentale moderne]



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Yuichi Takahashi – Statue d'Ebina Fusa







Après la restauration de Meiji, en dépit de sa formation en grande partie autodidacte, il est nommé professeur en arts au Kobubijutsu Gakkō (école technique des beaux-arts) par le nouveau gouvernement de Meiji. Il y est étudiant et assistant du conseiller étranger italien Antonio Fontanesi qu'a engagé le gouvernement dans les dernières années de 1870 pour introduire la peinture à l'huile au Japon.


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Vues de la ville de Yamagata par Takahashi Yuichi.


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鮭 (Saumon),1877, peinture à l'huile, 140 × 46,5 cm, Université des arts de Tokyo.


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Yuichi Takahashi – Duck Figure 




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Takahashi est né dans une famille de classe samouraï à la résidence d'Edo du domaine de Sano, une filiale han du domaine de Sakura, où son père était un serviteur du clan Hotta. Intéressé par l'art depuis l'enfance, il a fait son apprentissage à l'école Kanō, mais est devenu plus tard fasciné par l'art de style occidental à travers les lithographies qui étaient disponibles au Japon pendant la période Bakumatsu. En 1862, il obtient un poste au département des arts du Bansho Shirabesho, l'institut de recherche du shogunat Tokugawa sur l'apprentissage occidental, où il a étudié auprès de Kawakami Togai, et où il a commencé à expérimenter la peinture à l'huile. En 1866, il se rend à Yokohama pour étudier auprès de l'artiste et dessinateur anglais Charles Wirgman, qui est tellement impressionné par son talent qu'il parraine sa participation à l'Exposition universelle de Paris de 1867.


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Après la restauration de Meiji, malgré ses références en grande partie autodidactes, il a été nommé professeur d'art à la Kobubijutsu Gakk (l'école technique des beaux-arts) par le nouveau gouvernement Meiji, et a été étudiant et assistant du conseiller étranger italien Antonio. Fontanesi, qui avait été embauché par le gouvernement Meiji à la fin des années 1870 pour introduire la peinture à l'huile occidentale au Japon.


En 1879, il participe à un concours parrainé par le Kotohira-gū à Shikoku pour peindre des panneaux de plafond, puis donne tous ses tableaux au sanctuaire après le concours. Le sanctuaire expose encore aujourd'hui une collection de vingt-sept de ses peintures. Également en 1879, Takahashi est recommandé par le genrōin pour devenir peintre de cour puis est autorisé à peindre un portrait de l'empereur Meiji. En 1881, il reçoit une importante commande du vicomte Mishima Michitsune pour peindre des scènes de travaux publics dans la préfecture de Yamagata.


Ca s'est passé en juillet ! 600dpi-0003148nywRéalisé en 1892, de Yuichi Takahashi, un pionnier de la peinture occidentale moderne (Yomiuri Shimbun, 2012)

Yuichi Takahashi – Empereur Meiji et impératrice Takahashi [Extrait de l'exposition de Yuichi Takahashi, un pionnier de la peinture occidentale moderne]



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Yuichi Takahashi – Pont Tokiwa sur la rivière Sugawa [Extrait de l'exposition de Yuichi Takahashi, un pionnier de la peinture occidentale moderne]


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    Yuichi Takahashi – Godaido de Matsushima 


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Yuichi Takahashi – Anciennes ruines du château d'Edo 




Bien que Takahashi a surtout produit des portraits et des paysages, son tableau le plus connu est celui d'une nature morte d'un saumon, reconnu par l'agence pour les Affaires culturelles du Japon comme bien culturel important.
Avant les Geishas, il y avait les Oiran
Si les geishas sont désormais symboles de savoir faire et d’élégance, elles sont en vérité devenues populaires pour l’inverse, c’est à dire pour être moins raffinées, portant des vêtements et ornements moins ostentatoires et donc pratiquant des prix moins chers que leurs consoeurs de l’époque, les Oiran.


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Une "vitrine" à Yoshiwara


Ces dernières apparurent au début de l’ère Edo, au XVIIème siècle, quand il fût décidé que les quartiers des plaisirs devraient être éloignés des villes, emmurés pour délimiter leur existence. Très vite s’y développa une culture propre à ces lieux qui, coupés de l’évolution de la ville, les femmes y travaillant ne pouvant notamment ni en sortir ni s’en échapper, imitait la cour de l’époque de manière décadente, et proposait toutes sortes de divertissements en plus de ceux des plaisirs de la chair. 


Réputées à travers le pays pour leur beauté, leur extravagance et leur goût, il était organisé chaque année un festival à différents endroits, nommé Oiran Dochu, que l’on pourrait aujourd’hui presque qualifier de défilé durant lequel elles exécutaient une marche lente et performative en traversant la ville, suivies de leurs servantes appelées kamuro. Ces évènements étaient largement regardés et participaient notamment à définir la mode et le bon goût de l’époque. Aujourd’hui encore, on trouve quelques festivals reproduisant cette marche à travers le Japon, l’un des plus célèbres étant celui de Tsubame, dans la préfecture de Niigata, mais aussi dans la grande ville de Nagoya ou encore à Tokyo.



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Portrait d'une courtisane ( Oiran peinte par Takahashi Yuichi )




Les Oiran, et notamment le quartier de Yoshiwara firent évidemment fleurir l’imaginaire contemporain puisqu’on trouve de nombreux films y faisant référence comme celui du célèbre réalisateur japonais Kenji Mizoguchi, La rue de la honte (1956) qui se situe à la toute fin de l’activité du quartier, pendant que le gouvernement débat du statut de la prostitution, ou encore Tokyo Bordello (1987) et plus récemment Sakuran (2007), qui décrit l'ascension d’une jeune fille vendue par son père au quartier des plaisirs et qui progressivement deviendra une très respectée Oiran. De bonnes références pour tous ceux qui voudraient en savoir plus sur les Oiran ou Yoshiwara!


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Autoportrait










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MessageSujet: Re: Ca s'est passé en juillet !   Ca s'est passé en juillet ! Icon_minitimeMer 7 Juil 2021 - 18:29

7 juillet 1910, naissance : Doris McCarthy, artiste peintre canadienne




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Doris McCarthy, C.M., O.Ont., peintre, enseignante, écrivaine (née le 7 juillet 1910 à Calgary, en Alberta; décédée le 25 novembre 2010 à Toronto, en Ontario). Doris McCarthy est surtout connue pour ses nombreuses peintures abstraites de paysages canadiens.


Jeunesse et formation

La famille de Doris McCarthy s’installe à Toronto en 1913 alors que Doris n’a que deux ans. Doris McCarthy passe la plus grande partie de son enfance et de son adolescence chez ses parents, dans l’est de Toronto, dans un quartier nommé The Beaches. Douée pour la peinture et le dessin dès son plus jeune âge, elle obtient en 1926 une bourse qui lui permet d’étudier à l’Ontario College of Art (aujourd’hui l’Université de l’École d’art et de design de l’Ontario) en 1926. Elle y bénéficie de l’enseignement d’un certain nombre de grands peintres canadiens tels qu’Arthur Lismer, James E.H. MacDonald et Hortense Gordon. À cette époque, elle se rapproche de deux peintres du Groupe des sept – A.Y. Jackson et Lawren Harris–, qui contribuent également à sa formation. « Je ne pense pas avoir été influencée par les peintures produites par le Groupe des sept, confiera Doris McCarthy à l’artiste Harold Klunder, lors d’une interview réalisée en 2004. J’ai été par contre largement influencée par cette tradition qui consistait à aller s’immerger dans la nature et à peindre ce qui s’y trouvait. J’ai complètement adhéré à cette approche. Et j’y suis restée fidèle ».





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Pools in the Rocks - 1958


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Doris McCarthy : La rudesse dans la brousse







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Moulin à Almonte par Doris McCarthy





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Longpoint




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Rockport, Massachusetts


Doris McCarthy obtient son diplôme avec distinctions de l’Ontario College of Art en 1930, puis se voit offerte un an plus tard la première exposition majeure de ses œuvres dans le cadre de l’exposition annuelle de l’Ontario Society of Artists. En 1945, cette société l’accueille parmi ses membres. Doris McCarthy en sera la vice-présidente de 1961 à 1964, puis la première présidente de 1964 à 1967. Avant tout cela, en 1930, après avoir reçu son diplôme de l’Ontario College of Art, elle travaille néanmoins pour un maigre salaire chez Grip, une agence de publicité qui a vu passer plusieurs membres du Groupe des sept. En 1932, elle accepte un poste d’enseignante en peinture à la Central Technical School de Toronto. Elle conservera ce poste pendant quarante ans et sera reconnue par tous comme une enseignante et mentore très appréciée par d’innombrables étudiants.





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Près de Beaver Mines




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Automne au Vermont










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Bay in Newfoundland, aquarelle
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HALIBURTON, 1939


Milieu de carrière


Au début des années 1950, Doris McCarthy est déjà renommée pour être l’un des plus grands peintres paysagistes du Canada. Fidèle au credo prôné par le Groupe des sept et qu’elle avait adopté durant ses études – « s’immerger dans la nature et peindre ce qui s’y trouve » –, elle s’inspire, pour la plupart de ses œuvres, d’excursions de peinture dans le milieu sauvage. Doris McCarthy est réputée pour ses peintures de paysages canadiens – Haliburton, Muskoka, la baie Georgienne, lebadlands de l’Alberta et l’Arctique –, mais elle a aussi peint des paysages d’autres parties du monde. En 1951, en congé sabbatique, elle passe plus d’un an à peindre en Europe, et en 1961, elle sillonne l’Asie tout en peignant les paysages qu’elle croise en Afghanistan, en Irak, au Cambodge et dans d’innombrables autres pays. Utilisant principalement des huiles épaisses et l’aquarelle, Doris McCarthy parvient à développer un style, souvent à la limite de l’abstrait, que les critiques reçoivent toujours avec enthousiasme pour sa vitalité, son audace et un intéressant rendu des couleurs et des formes aux arêtes vives.





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Doris McCarthy
Tunnel Mountain, Banff




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Doris McCarthy, RCA

St Peter's Church at Maple Lake (Haliburton)




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art canadien




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Doris McCarthy



Deux bateaux à Barachois






Fin de vie et de carrière


Doris McCarthy a fait construire une maison et un studio sur la terre qu’elle a achetée en 1939, près de l’escarpement de Scarborough, avec vue sur le lac Ontario. Elle baptise sa résidence « Fool’s Paradise » et c’est là qu’elle vivra et travaillera après avoir pris sa retraite de son poste d’enseignante en 1972. Cette propriété est aujourd’hui utilisée comme résidence d’artistes – le Centre des artistes en résidence Doris McCarthy –, et est financée en partie par la Fiduci


Doris McCarthy a remporté le prix Tia Maria de l’artiste canadienne de l’année en 1983. Elle est faite Membre de l’Ordre du Canada en 1986 et membre de l’Ordre de l’Ontario en 1992. Elle reçoit en 1998 le prix William Kilbourn en reconnaissance de sa contribution, durant toute sa vie, aux arts dans la ville de Toronto.





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petit iceberg


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Mais l'art de McCarthy était beaucoup plus vaste que l'Arctique. Peintre avant tout paysagiste, elle a exploré la peinture abstraite et surréaliste ainsi que d'autres nouveaux concepts tout au long de sa longue carrière. Elle a influencé une génération d'artistes en tant qu'enseignante à la Central Technical School de Toronto et était également auteure. Ses propres mentors étaient Arthur Lismer, AY Jackson, JEH MacDonald et Lawren Harris, membres du Groupe des sept .


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Doris McCarthy


Iceberg Fantasy avant Bylot , 1974


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Doris McCarthy


Iceberg & Floes


huile sur toile


Ca s'est passé en juillet ! Waddingtons-c54ea889270e39aa8ee6f649deb51149_2Iceberg Reflection est une huile sur toile saisissante, présentant la paix et la majesté de l'Arctique canadien, le blanc de l'iceberg central contrastant avec les bleus et les verts profonds du ciel nuageux et des eaux glaciales environnantes. Le verso de la toile comprend une deuxième représentation du paysage glacé, présentant une mer de banquise devant un rivage montagneux en arrière-plan. Les peintures arctiques de McCarthy font de nombreuses comparaisons avec celles peintes par Lawren Harris. Dans le chapitre intitulé Heart of Vision, Moore fait référence aux similitudes et aux différences entre les paysages nordiques de McCarthy et Harris : « Dans les visions arctiques monumentales de Lawren Harris, nous confrontons des portraits denses et dramatiques des surfaces du nord. Ce sont des structures idéalisées et à travers elles nous ressentons l'idée de lieu – mais nous la voyons de loin.



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Doris McCarthy

Icebergs dans la lumière du soleil, Wellington







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Doris McCarthy


Emballage pour le voyage en canot, 1981



aquarelle




e du patrimoine ontarien.

Les œuvres de Doris McCarthy ont été exposées durant toute sa carrière et font aujourd’hui partie de nombreuses collections permanentes, notamment celle du Musée des beaux-arts du Canada, du Musée des beaux-arts de l’Ontario, de la Collection royale du château de Windsor et de la Collection McMichael d’art canadien.

Parallèlement à ses activités de peintre, Doris McCarthy a poursuivi des études jusqu’à tard dans sa vie, recevant un baccalauréat ès arts avec distinctions de l’Université de Toronto à Scarborough en 1989. Elle est également l’auteure de trois livres autobiographiques : A Fool in Paradise (1990), The Good Wine (1991) et Ninety Years Wise (2004).

En 2004, la galerie Doris McCarthy ouvre ses portes sur le campus de l’Université de Toronto à Scarborough. Pour le centenaire de la naissance de l’artiste, en 2010, la galerie Doris McCarthy et le centre des arts de l’Université de Toronto organisent une rétrospective de son œuvre intitulée Roughing It in the Bush: The Landscapes of Doris McCarthy, qui présente 70 pièces, dont certaines sont exhibées pour la première fois au public.




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Doris McCarthy


Terre-Neuve Chatouiller





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Maison inuite Doris McCarthy


contre la distance éclairée par le soleil





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Maison de Doris McCarthy


à Ferryland












Distinctions honorifiques



Doris McCarthy a remporté le prix Tia Maria de l’artiste canadienne de l’année en 1983. Elle est faite Membre de l’Ordre du Canada en 1986 et membre de l’Ordre de l’Ontario en 1992. Elle reçoit en 1998 le prix William Kilbourn en reconnaissance de sa contribution, durant toute sa vie, aux arts dans la ville de Toronto.







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Doris McCarthy


Little Yachts à Saint-Tropez


aquarelle



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Doris McCarthy


Autoportrait de l'artiste dans son atelier sur Neville Park Blvd. Toronto








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MessageSujet: Re: Ca s'est passé en juillet !   Ca s'est passé en juillet ! Icon_minitimeVen 9 Juil 2021 - 15:40

9 juillet , naissance1898 : Edina Altara, illustratrice, décoratrice, peintre et céramiste italienne


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Suite aux illustrations de Sergio Tofano, j'ai porté un intérêt tout particulier à l'artiste italienne Edina Altara dont l'existence et l'univers artistiques m'étaient totalement méconnus.

Après des recherches sur des sites et dans des ouvrages de l'histoire de l'art en langue italienne, quinze articles seront consacrés à Edina Altara, et non pas un seul comme je l'annonçais ici. Une biographie sera proposée pour celles et ceux qui veulent aller plus loin dans la connaissance de l'artiste. Une bibliographie est en cours d'élaboration. Pour l'instant, la majeure partie des ouvrages sélectionnés est en italien. J'espère en trouver en langue française.


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La bella sciocca, La belle idiote, collage de cartes colorées, (fin des années 1910), 26 cm x 23,1.
 

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Il ritratto della sposa, Le portrait de la mariée (années 1920), collage de cartes colorées, 37,5 cm x 37,4.
 
 

Les textes que j'ai consultés sont donc en langue italienne. J'en propose une traduction en français. Les sources sont naturellement communiquées. Le rythme de mise en ligne des articles dédiés à Edina Altara n'est pas défini, il dépend de ma disponibilité à traduire.

Je souhaite à tous les visiteurs de ce blog une belle visite dans l'univers d'Edina Altara. Pour que ses créations restent à jamais dans la mémoire collective mondiale.

Dans les arts appliqués italiens du vingtième siècle, Edina Altara est une figure à part : illustratrice, peintre, créatrice d'objets, de décorations, d'ambiances, son oeuvre prend naissance dans le monde du quotidien féminin et domestique ; la décoration est son domaine privilégié et la maison la sphère idéale où elle se manifeste.


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Donna en costume - Edina Altara


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                                                                    ( La lessive )


Toute la Sardaigne


Carrelage Edina Altara


Tuile froide ancienne par Edina Altara



Depuis son enfance, Edina Altara cultive ses capacités manuelles. Elle préfère le papier découpé, les couleurs, les pièces d'étoffe aux jouets traditionnels fabriqués. Elle invente et crée des figurines, des objets, des histoires. Chez Edina Altara, la passion spontanée pour l'ornement s'associe à sa prédilection cultivée pour l'artisanat baroque et rococo, pour « les bonnes choses de très mauvais goût » du très proche dix-neuvième siècle. La pratique du bricolage à la maison s'unit aux formes du design contemporain.




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A convegno, Le rendez-vous, (1935), plat en faïence peinte et vernie, diamètre 33,2 cm : Lenci Turin Italie, Oliena, Hôtel-Restaurant Su Gologone. 


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Donna di Oliena, femme d'Oliena, (débuts des années 1930), assiette en terre cuite peinte et vernie, diamètre 38,5 cm, réalisée par Margelli, Sassari. 


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Costume maschile di Orgosolo, Costume masculin d'Orgosolo, (années 1940).
 
 
 
Edina Altara partage ses passions avec ses deux soeurs Lavinia et Iride. Ces dernières viennent à l'art à l'âge adulte. L'art les éloigne momentanément d'un destin tranquille d'épouses et de mères bourgeoises. A l'inverse, le choix créatif d'Edina Altara est un choix de vie où solitude et insécurité économique sont le scénario très courant dans les biographies des artistes du vingtième siècle. Même si les débuts précoces, suivis avec attention par la critique, semblent un instant la destiner à un rôle de premier plan, sa carrière se déroule en sourdine, d'abord auprès et dans le sillage de son mari, l'illustrateur Vittorio Accornero de Testa (pseudonyme d'artiste : Victor Max Ninon), puis dans l'ombre de l'architecte et designer Giò Ponti.


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Les soeurs Altara avec leur mère, aux débuts des années 1930. De gauche à droite : Edina, Aurora (l'unique fille à ne pratiquer aucune forme d'art),  Gavina Campus (la mère), Iride et Lavinia. Photographie : Alfredo Ferri.




Les liens et la collaboration avec Ponti marquent profondément l'oeuvre d'Edina Altara à partir de la fin des années 1940, quand, en parallèle à son travail d'illustratrice, celui de peintre et de décoratrice acquiert un poids majeur. Dans le même temps, Lavinia et Iride, ses deux soeurs, débutent leur activité dans les arts appliqués rapidement signalée par Ponti sur les pages de sa revue Domus. L'oeuvre des soeurs Altara est restée jusqu'à présent aux frontières de l'histoire de l'art qui a, à peine, enregistré l'existence d'Edina Altara, redécouverte comme illustratrice entre les années 1980 et 1990, en Italie (probablement lors de sa mort survenue en 1983). Elle fut considérée pour son activité de céramiste et mentionnée très vite pour ses interventions dans la décoration et l'aménagement aux côtés de Ponti. Encore moins connues qu'elle, Lavinia et Iride sont restées cantonnées, la première dans le milieu des expositions et des répertoires spécialisés consacrés à la céramique et à la peinture naïve, la seconde dans l'horizon – tout autant circonscrit – des revues artisanales.

Le destin des trois soeurs fut placé dans le domaine des arts appliqués longtemps considéré comme secondaire, dans un contexte de redéfinition du domaine opérationnel de l'art qui prend forme entre la fin du dix-neuvième et les débuts du vingtième siècles.

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Edina Altara, Calendrier, 1948.


Ca s'est passé en juillet ! Calendario-1949Edina Altara, Calendrier, 1949.






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Lavinia, Iride et Edina Altara, à Cagliari (Sardaigne) en août 1937.




Parallèlement à la naissance du Modernisme, les femmes en général sont repoussées aux frontières du domaine de l'art au moyen d'une double stratégie d'exclusion et de démarcation des milieux créatifs : à travers le renforcement de la distinction entre les arts « majeurs » et « mineurs » d'une part et, d'autre part, de l'opposition entre les amateurs et les professionnels.Le processus de construction de l'identité de l'artiste moderne, engagé à cette époque, se base sur l'exclusion des femmes, d'un « prolétariat artistique » féminin dont la croissance est très rapide au dix-neuvième siècle. Avec un mouvement symétrique à celui qui le porte à ouvrir de nouveaux espaces opérationnels pour l'avant-garde, le Modernisme vise à contenir la pression des artistes, et simultanément à reléguer les femmes – toutes – dans le rôle de « l'autre », du « différent » en opposition au rôle qui construit la nouvelle identité masculine. Contre cette toile de fond, l'histoire d'Edina Altara et de ses soeurs est considérée comme une négociation continue entre scène domestique et scène de l'art, dimension privée de la créativité et de la reconnaissance publique d'un rôle social, entre être et paraître.


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Gio Ponti, portrait d'Edina Altara, (années 1950), peinture à l'huile sous verre. Sur ce portrait idéalisé, un hommage de Ponti à l'amie et collaboratrice.






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Madonna, Madonne, collage de cartes imprimées, peinture à l'huile, tissu, fil d'argent sur un miroir, cadre peint et griffé, (années 1960), 43,2 cm x 33,2.


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Madonna, Madonne, collage de cartes imprimées, peinture à l'huile, tissu, fil d'argent sur un miroir, cadre peint et griffé, (années 1960), 43,2 cm x 33,2.


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Madonna, Madonne, collage de cartes imprimées, peinture à l'huile, tissu, fil d'argent sur un miroir, cadre peint et griffé, (années 1960), 43 cm x 28.


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Madonna, Madonne, collage de cartes imprimées, peinture à l'huile, cire de bougie, tissu, fil d'argent sur un miroir, cadre peint et griffé, (années 1960), 40,7 cm x 34,4.


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Tableau pour le Noël de Sassari

 

 
 




Dans les années de la fin du dix-neuvième et du début du vingtième siècles, jouer avec une paire de ciseaux, de la colle et des papiers de couleurs était l'un des passe-temps les plus répandus parmi les enfants. Edina Altara fait ainsi ses premiers pas d'artiste. Avant-dernière de quatre filles d'un oculiste, Edina Altara grandit en Sardaigne, à Sassari, ville qui, dans les premières années du vingtième siècle, s'ouvre aux choses de l'art, avec la formation d'une vive intellectualité et d'un mouvement figuratif embryonnaire intéressés au problème du rachat politique et culturel de l'Ile.  Aucune des trois soeurs artistes ne suit de formation artistique, ni ne poursuit d'études autre que l'école. Sassari : une petite ville où les familles de la bonne bourgeoisie se connaissent et se fréquentent toutes, et où ne passent pas inaperçus les premiers succès de Giuseppe Biasi, artiste qui représente, avec un ton tendant à l'exotisme et un style débiteur des dissidences autrichienne et allemande, un monde, celui populaire sarde, précédemment l'objet d'une seule curiosité ethnographique. Biasi se signale en 1907, comme illustrateur de l'hebdomadaire pour les enfants Il Giornalino della domenica. Quand Edina Altara a quinze ans (Lavinia et Iride en ont respectivement dix-sept et quatorze), Biasi est alors une référence pour toute une génération d'artistes sardes déterminés à rénover l'image de leur terre, entrelaçant la tradition locale à la modernité figurative, ou au moins à cette version modérée de celle que, en Europe, proposaient les dissidences. A cette époque-là, les premiers collages créés par Edina Altara émergent : compositions synthétiques en papier, étoffe et fil dont il ne reste rien, mais qui intéressent Biasi au point de l'inciter à prodiguer conseils et encouragements à la jeune femme. Biasi invite Edina Altara à exposer dans la salle sarde prévue pour l'exposition romaine de 1915. Le projet n'aboutit pas à cause d'une série de retards d'organisation et de l'entrée en guerre de l'Italie. C'est l'année suivante, à Sassari, lors de l'exposition de la Mobilisation Civile, que les travaux d'Edina Altara arrachent des exclamations d'émerveillement aux commentateurs pour qui la technique même de collage (dont la légitimité dans le domaine artistique était plutôt récente, remontant à 1912 et aux expérimentations cubistes de Picasso et de Braque) constitue une nouveauté :


Elle peint de manière singulière ; elle superpose des morceaux de papier coloré sur un fond obscur et obtient les figures qu'elle veut avec un effet surprenant, "L'exposition artistique sarde au bénéfice des famille des combattants", in La Tribuna, Rome, 4 octobre 1916 ("La mostra artistica sarda a beneficio delle famiglie dei combattenti", in La Tribuna, Roma, 4 ottobre 1916).


Avec simplicité, très pauvre en moyens, elle a placé de minuscules morceaux de papier, de toile, de fil, pour une impression la plus immédiate et la plus heureuse, M. Saba, "L'ouverture de l'exposition artistique à Sassari. Peintres et sculpteurs", in Il Giornale d'Italia, Rome, 23 septembre 1916 (M. Saba, "L’apertura della Mostra Artistica a Sassari. Pittori e Scultori", in Il Giornale d’Italia, Roma, 23 settembre 1916).


Elle n'utilise ni pinceau ni couleurs, elle peint et dessine en découpant du papier déjà teint  que l'on trouve dans le commerce. Une manière simple mais merveilleuse : ingénuité et immédiateté d'expression, couleurs pures, fraîches et décisives, dessin vigoureux, perspective soignée, effet décoratif surprenant, S. Ruju, « Peintres sardes », in Il Giornale d'Italia, Rome, 29 décembre 1916 (S. Ruju, "Pittori sardi", in Il Giornale d’Italia, Roma, 29 dicembre 1916).


Source : Giuliana Altea, Edina Altara, Editeur Ilisso, collection I maestri dell'arte sarda (Les maîtres de l'art sarde), 2006, 127 pages, uniquement disponible en italien. Texte extrait de la partie intitulée "Edina Altara e le sorelle" (Edina Altara et ses soeurs), pp. 7-9. Traduit de l'italien par Patricia Tutoy, le 7 septembre 2009.






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En 1932, Edina Altara illustre la brochure publicitaire du Rex, le plus grand paquebot italien de l'époque (qui en termes de taille restera invaincu jusqu'en 1991), pour séduire les classes aisées de l'Italie fasciste.


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Société " glamour " - Activités à bord du Rex






Ca s'est passé en juillet ! Edina_Altara__I_Fidanzati scène familiale
 


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conversation




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réception


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Edina Altara (1898-1983) a conçu l'élégante brochure du Rex - construit dans le chantier naval Ansaldo à Sestri Ponente et lancé en présence du roi Vittorio Emanuele III le 1er août 1931 - avec son mari Vittorio Accornero : elle s'est occupée de la l'éclosion des personnages, lui de la représentation des décors et des scénarios.

Le style déco des trente-six pages de la brochure représente avec beaucoup de raffinement et de maîtrise le luxe de première classe du somptueux navire.

Comme le Titanic, le Rex a également coulé, mais dans des circonstances différentes : il a été bombardé par la RAF en 1944, près de Trieste.

Ces magnifiques dessins restent dans sa mémoire.Ca s'est passé en juillet ! IW_Edina-Altara_brochure-Rex_17















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MessageSujet: Re: Ca s'est passé en juillet !   Ca s'est passé en juillet ! Icon_minitimeDim 11 Juil 2021 - 11:53

POUR BUFFET?


LONG....OU RACCOURCI ?    IMPOSSIBLE !






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MessageSujet: Re: Ca s'est passé en juillet !   Ca s'est passé en juillet ! Icon_minitimeDim 11 Juil 2021 - 16:36

11 juillet 1834, naissance : James Abbott McNeill Whistler alias James Whistler, peintre américain


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James Abbott McNeill Whistler
(1834 - 1903)
Peintre américain, lié au mouvement symbolique et impressionniste
[b]BIOGRAPHIE[/b]


Whistler est né le 14 juillet 1834 à Lowell, dans le Massachusetts.
Son père s'appelait George Washington Whistler, et sa mère Anna Matilda McNeilla.
En 1842 son père, ingénieur, est employé au chemin de fer à Saint-Petersbourg, en Russie. Là, le jeune Whistler s'inscrit à l'Académie Impériale de Beaux-Arts et apprend le français. Au procès de John Ruskin, Whistler revendiquera la Russie comme lieu de naissance : « Je suis né quand et où je veux, et je ne veux pas être né à Lowell. », déclare-t-il.
Le jeune homme s'installe à Londres en 1848, mais après la mort de son père en 1849, Whistler et sa mère reviennent à Pomfret, dans le Connecticut. Il entre à l'école locale pour ensuite s'inscrire à l'Académie militaire de West Point, où son père avait autrefois appris le dessin. Il échoue à l'examen de chimie, comme il s'est lui-même exprimé plus tard : « Si le silicium était un gaz, j'aurais été un jour général. », il en est renvoyé en 1854.





En 1855, il part étudier la peinture à Paris, après avoir hérité d'une petite somme d'argent. 1856 : il s'inscrit à l'atelier de Charles Gleyre, alors atelier le plus célèbre après celui de Thomas Couture. D'autres élèves préparent le concours d'entrée à l'École des beaux-arts : Monet, Renoir, Sisley et Bazille.
Volontiers plus "dandy" que bohème, il est le sujet de caricatures. George du Maurier le dépeint dans un roman Trilby sous les traits de Joe Sibley. Whistler lui fait un procès qu'il gagne.
Il se lie d'amitié avec Alphonse Legros et Henri Fantin-Latour. Ils décident de faire carrière et fondent la Société des Trois.
En 1859, il arrive à Londres où il passera une longue partie de sa vie. Il se présentera comme un aristocrate sudiste ruiné, bien que sa sympathie envers les sudistes pendant la Guerre civile américaine ne soit pas démontrée.


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[center]Dans son atelier[/center]


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Personne représentée : Anna McNeill Whistler ( sa mère ) lieu de fabrication : Londres


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Symphonie en blanc no 1 (La Fille en blanc), 1862, National Gallery of Art, Washington


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James Abbott McNeill Whistler : Deutsch: Nocturne in Grau und Gold, Schnee in Chelsea



Découvrant Velasquez et la peinture espagnole introduite au Louvre par Louis-Philippe, il part pour Madrid afin d'admirer l'œuvre du maître mais le voyage s'interrompt à Guethary. Cependant Velasquez l'influencera dans nombre de portraits comme "Arrangement en noir" (1884), son "Autoportrait en brun et or" (1896), ou dans "Arrangement noir et or, le comte Robert de Montesquiou" (Frick collection, New-York, 1891-1892).


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Autoportrait en brun et or


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Le comte de Montesquiou, arrangement en noir et or



Whistler s'intéressera également à la peinture extrême-orientale, et collectionnera porcelaines et tissus orientaux ou comme Dante Gabriel Rossetti, les bois gravés servant à imprimer les tissus.
En 1863, Napoléon III fait ouvrir le Salon des refusés dans un coin du Palais de l'Industrie. Deux tableaux font sensation : "Le déjeuner sur l'herbe" de Manet et "La Dame en blanc" de Whistler, œuvre refusée l'année précédente à la Royal Academy de Londres.
En 1870, Whistler peint les portraits en pied de F.R. Leyland et sa femme. Leyland lui a, par la suite, commandé la décoration de sa salle à manger; le résultat est "
l'Harmonie en Bleu et Or : La Chambre du Paon" (Galerie Freer Gallery of Art à Washington.


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James Abbott McNeill Whistler, Nocturne en bleu et or: Old Battersea Pont (1872); huile sur toile, 66,6 x 50,2 cm, Tate Gallery, Londres

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James McNeill Whistler, Symphonie en couleur chair et Rose, Portrait de Mme Frances Leyland, peinture

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Arrangement En Noir Portrait De FR Leyland 1870

La pièce a été conçue et peinte dans une riche palette de verts-bleus brillants rehaussée à la feuille d'or. Elle est considérée comme un exemple du style "anglo-japonais". La peinture a été inspirée par la porcelaine bleue et blanche copiée du catalogue de Monsieur Henry Thompson et des porcelaines que Leyland avait rassemblées.
L'artiste et le commanditaire se sont disputés si violemment sur le montant des honoraires réclamés pour ce travail que leur relation s'est arrêtée là. Whistler a réussi à pénétrer une nouvelle fois dans la pièce et a peint deux paons se battant, cette scène est censée représenter l'artiste et son commanditaire : l'un tient un pinceau et l'autre un sac d'argent...
La pièce entière a été achetée plus tard par l'industriel et esthète Charles Lang Freer, qui y installa une collection d'œuvres de Whistler. Les courriers publiés entre Charles Lang Freer et Whistler révèlent l'intérêt de ce dernier à rassembler son travail aux Etats-Unis.




En 1876, le riche collectionneur d’art, Arthur Leyland,  demande à Whistler de terminer la décoration de la Dining rooom, de sa maison située au 48, Princes Gate à Londres. En effet, l’architecte Thomas Jeckyll, alors en charge de cette pièce, est tombé gravement malade. Whistler, qui s’occupe à ce moment là du hall de la maison, est réquisitionné par Leyland pour poursuivre la décoration de cette salle à manger.

Fier comme un coq, Leyland montre à l’artiste son impressionnante collection de porcelaines de Chine Bleus et blancs, exposée dans des étagères à caisson, créées par Jeckyll. La pièce a déjà un certain cachet : certains pans de mur sont recouverts d’un cuir de Cordoue très cher, datant du XVIème siècle ce qui fait bomber au max le torse du commanditaire. Sur le mur du fond, au-dessus de la cheminée, un tableau de Whistler est accroché, La Princesse au pays de porcelaine.



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La Princesse au pays de porcelaine, Whistler, 1865, Freer Gallery of Art, Washington, D.C


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Après sa dispute avec son commanditaire, le peintre revient dans la pièce et peint " deux paons d'or "



En 1888, Whistler épouse Beatrix, la veuve d' E. W. Godwin. Les cinq ans de leur mariage sont très heureux, mais Beatrix est emportée par un cancer.


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Béatrice Whistler

Whistler était réputé pour son esprit acéré, particulièrement dans des échanges avec son ami Oscar Wilde. Tous les deux étaient des figures de la société parisienne en cette fin du XIXème siècle. On raconte que le jeune Oscar Wilde est invité à un des dîners de Whistler quand son hôte fait une remarque brillante, Wilde aurait dit : « Je regrette de ne pas l'avoir dit plus tôt », Whistler riposte : «Vous le ferez, Oscar, vous le ferez ! ».
Quand Wilde a été publiquement reconnu homosexuel en 1895, Whistler l'a ouvertement raillé.
En 1878 Whistler poursuit en justice pour diffamation le critique John Ruskin après que celui-ci ait condamné sa peinture le "Nocturne in Black and Gold : The Falling Rocket" (1874).
Au procès, l'avocat de John Ruskin, croise Whistler, et lui dit : « Combien de temps vous a-t-il fallut pour peindre Nocturne in Black and Gold ? », « Une demi-journée », répondit Whistler, « Ainsi », continue l'avocat, « vous facturez deux cents guinées le travail d'une demi-journée ? », « Non, pour l'expérience d'une vie ! » répondit Whistler. Whistler eu une indemnisation symbolique, mais le procès lui avait coûté mille livres, plus les dépenses.

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Nocturne en noir et or : la fusée qui retombe (en) de James Abbott McNeill Whistler, 1874.

Cette somme, et les dettes énormes contractées pour construire sa résidence, " la Maison Blanche " dans la rue Tite, à Chelsea, l'ont mis en faillite.
Whistler a été mondialement reconnu de son vivant. En 1884, il a été élu membre d'honneur de l'Académie royale des beaux-arts à Munich. En 1892, il a été fait Officier de la Légion d'honneur en France et il est devenu un membre fondateur et premier président de la Société Internationale des Sculpteurs, Peintres et Graveurs en 1898.
Il meurt le 17 juillet 1903 et est enterré à l'église St Nicholas dans Chiswick, à Londres.



Son Oeuvre

"Arrangement en Noir et Gris" (1871), est le portrait que Whistler fit de sa mère. Quasiment monochromatique l' "Arrangement en Noir et Gris" est d'habitude intitulé la "Mère de Whistler". Cette peinture a été achetée par le gouvernement français en 1891 et est exposée au Musée d'Orsay à Paris.
"La Fille en blanc" (1862) a soulevé une controverse pendant son exposition à Londres et, plus tard, au Salon des Refusés à Paris. Certains voulaient le voir médium ou spirite, d'autres coopté par la Confrérie préraphaélite de Dante Gabriel Rossetti avec lequel il avait des relations d'amitié, alors que pour Whistler ce tableau incarne sa théorie selon laquelle l'art devrait essentiellement être concerné par l'harmonie des couleurs, non par la représentation réelle du monde. Whistler adoptera finalement le titre "symphonie en blanc", plus proche de sa démarche. Le modèle qui a posé pour "la Fille en blanc", Joanna Hiffernan, a égalementi posé pour Gustave Courbet. Il a peint son portrait en hiver de 1861-62 dans un studio du 18 boulevard Pigalle à Paris.
Les historiens supposent que la peinture érotique de Courbet, "L'Origine du monde" (Musée d'Orsay, paris) a mis fin à leur amitié.
Après le procès de Ruskin, tout ce qu'il a mentionné ou écrit sur son travail et particulièrement tout ce qu'il a dit, a été fait dans le but de se dissocier de l'école anglaise de peinture, de rompre les relations qu'il avait parmi les Académiciens Royaux et les artistes qu'il avait connu pendant les années 1860. Malgré ses tentatives pour prouver qu'il n'appartenait à aucune école, il est sans un doute l'un des peintres victoriens qui a le plus revitalisé la peinture britannique.

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[b]La tourmente

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Southend Pier

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Plage de battersea
- 1863.


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Au piano



Estampes.


Graveur très doué, Whistler a produit nombre de lithographies et des pointes-sèches. Ses lithographies, certaines dessinées sur le papier puis lithographiées, d'autres dessinées directement sur la pierre, sont presques aussi nombreuses que ses gravures.
Certaines des lithographies sont des portraits, deux ou trois ont pour sujet la Tamise, tandis que d'autres représentent le Faubourg Saint-Germain à Paris et des églises géorgiennes dans Soho et Bloomsbury à Londres. Les gravures sont les portraits de famille, de ses maîtresses et des scènes de rue à Londres et Venise.
L'influence laissée par Whistler a été très significative et sujet d'expositions de musées et de publications. Un voyage à Venise en 1880 pour réaliser une série de gravures a non seulement renfloué les finances de Whistler, mais a aussi re-stimulé le regard que les artistes et les photographes ont porté sur la ville.


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Milly Finch
(Milly Finch)
James Abbott McNeill Whistler - 1883

Un journal hollandais annonçait la mort de Whistler, après une crise cardiaque. Il écrivit au journal, disant que la lecture de sa propre nécrologie l'a incité à "un rougeoiement tendre de santé".
Whistler a publié deux livres qui ont détaillé ses pensées sur la vie et l'art : "Ten O'Clock Lecture" (1885), et "The Gentle Art of Making Enemies" (1890).
Il a été, à son tour, le sujet d'une biographie contemporaine écrite par un ami Joseph Pennell en collaboration avec sa femme Elisabeth Robins Pennell: "La Vie de James McNeill Whistler", publié en 1908.
La croyance de Whistler est que l'art devrait se concentrer sur l'harmonie des couleurs lui a valu beaucoup de critiques. il a été vu alors comme un précurseur de l'art abstrait.
La maison dans laquelle il est né est devenue le "Musée Whistler" .


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estampe


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[center]Whistler à Venise - estampe
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Il sera considéré comme l'initiateur de l'impressionnisme anglais. Whistler, qui considérait la peinture comme une pure expérience esthétique au-delà des valeurs de la représentation, se rapprochera de la culture symboliste des années 1880-1890. Ses contemporains compareront ses nocturnes et ses symphonies aux variations subtiles de la musique de Wagner.
Whistler aimait l'harmonie des formes et de couleur. Il souhaitait créer un art basé sur des lois précises de composition où le dessin est maitrisé. il disait: "l'Art est la science du Beau".
[/b]



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MessageSujet: Re: Ca s'est passé en juillet !   Ca s'est passé en juillet ! Icon_minitimeLun 12 Juil 2021 - 17:33

12 juillet 1929, décès : Robert Henri, peintre américain



Ca s'est passé en juillet ! Robert_Henri


Robert Henri, né à Cincinnati le 25 juin 1865 et mort le 12 juillet 1929, est un peintre et professeur américain, membre de l'informelle « Ash Can School », et figure majeure du réalisme américain.


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Robert Henri (1865-1929), Espagne (1902), huile sur toile, 65,4 x 81,3 cm, Collection privée. L'Athénée.
Son Espagne (1902) a un ciel merveilleusement dramatique, ce qui confirme sa grande habileté de peintre paysagiste loin des rues de New York.


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Parc à Paris

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Robert Henri, Neige à New York, 1902 National Gallery of Art, Washington

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Scène de rue avec la neige

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Paris, au jardin du Luxembourg


BIOGRAPHIE


En 1871, son père fonda la ville de Cozaddale. En 1873, sa famille s'installa dans le Nebraska, où elle fonda la ville de Cozad. Après avoir passé un temps à Denver dans le Colorado, elle s'installa à New York en 1883.

En 1886, Henri entra dans la Pennsylvania Academy of the Fine Arts à Philadelphie, où il étudia sous la direction de Thomas Anshutz. En 1888, il séjourna à Paris et fréquenta l'Académie Julian, où il eut pour professeurs William Bouguereau et Tony Robert-Fleury. Il s'intéressa à l'impressionnisme et fut admis à l'École des beaux-arts. Pendant cette période, il visita aussi la Grande-Bretagne et l'Italie.

En 1891, il retourna à Philadelphie et étudia avec Robert Vonnoh. L'année suivante, il commença à enseigner à la Philadelphia School of Design for Women. Il rencontra plusieurs illustrateurs de presse parmi lesquels William James Glackens, George Luks (en), Everett Shinn (en) et John French Sloan. Dans les années qui suivirent, il partagea son temps entre Philadelphie et Paris, où il rencontra l'artiste canadien James Wilson Morrice. Il épousa Linda Craige en 1898. Il fut engagé comme enseignant à la New York School of Art en 1902, et eut pour étudiants Edward Hopper, Rockwell Kent, George Bellows, Norman Raeben et Stuart Davis.



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Robert Henri (1865-1929), Sur la Marne (1899), huile sur toile, 66 x 81,3 cm, Collection particulière. L'Athénée.

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Robert Henri : Plage d'Atlantic City


En mars-avril 1903, il participe à l'« Exhibition of Paintings Mainly by New Men » où parmi vingt artistes, il expose avec Jerome Myers et John French Sloan pour la première fois. En 1908, Henri fait partie des huit peintres exposés à la Macbeth Gallery dans le cadre d'un événement intitulé « The Eight ». Lui et plusieurs de ses membres collaborèrent au magazine progressiste The Masses.

En 1910, Henri avec Sloan et Walt Kuhn, organisent la première exposition sans jury ni prix d'Amérique, la « Exhibition of Independent Artists ». En 1912, il rejoint l’Association of American Painters and Sculptors et collabore avec Myers au montage de l'« Armory Show » (février 1913).


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Robert-Henri (Américain, 1865-1929) -
Vieille maison - paysage français

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Effet brumeux, Paris - R. Henri




En 1911, il assista à une conférence de la célèbre anarchiste Emma Goldman qui lui fit une si vive impression qu'il se rendit par la suite à toutes celles qu'elle fit cette année-là. C'est elle qui lui proposa de créer au centre Ferrer de New York où une école des beaux-arts, la Modern School avait été ouverte sur le modèle de la Escuela moderna de Francisco Ferrer. Il y enseigna deux soirs par semaine jusqu'en 1918 en alternance avec George Bellows. Par ces cours, où régnait une certaine liberté, passèrent certaines personnalités qui acquirent par la suite une certaine notoriété telles que Man Ray, Paul Rohland, Niles Spencer, ainsi que Léon Trotski qui y étudia la peinture durant son exil à New York en 1917.


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Robert Henri, Portrait de Fay Bainter, 1918

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The Blue Kimono, 1909, New Orleans Museum of Art


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The Dancer, 1910

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Figure in Motion, 1913[
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Ca s'est passé en juillet ! 1914%2C_Henri%2C_Robert%2C_Mildred_Clarke_von_Kienbusch

Mildred Clarke von Kienbusch, 1914, Princeton University Art Museum[center]

Ca s'est passé en juillet ! Tam_Gan_Robert_Henri_1914

Tam Gan, 1914, Albright-Knox Art Gallery

Ca s'est passé en juillet ! 800px-Robert_Cozad_Henri_the_Beach_Hat

The Beach Hat, 1914, oil on canvas, The Detroit Institute of Arts

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"Edna Smith in a Japanese Wrap", 1915, Indianapolis Museum of Ar
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Ca s'est passé en juillet ! 1280px-Gertrude_Vanderbilt_Whitney%2C_Henri

Gertrude Vanderbilt Whitney, 1916, Whitney Museum of American Art

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Robert Henri, nom d'art de Robert Henry Cozad, è stato un pittore Statunitense https://www.fineartphotographyvideoart.com/2015/02/Robert-Henri.html


Son essai, The Art Spirit, fut une grande source d'inspiration pour le jeune, et futur cinéaste, David Lynch, entre autres.






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MessageSujet: Re: Ca s'est passé en juillet !   Ca s'est passé en juillet ! Icon_minitimeDim 18 Juil 2021 - 16:32

17 juillet 1912, décès : Bronisław Abramowicz, peintre polonais




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Né en 1837 à Załuchów, il étudie à l’école des beaux-arts de Varsovie de 1858 à 1861, puis aux académies de Munich et de Vienne. Après avoir terminé ses études, il s’installe à Cracovie où il expose ses œuvres à partir de 1868.Il meurt à Cracovie le 17 juillet 1912.


BIOGRAPHIE


Dans les années 1858-1861, il étudie à l' École des beaux-arts de Varsovie . Il poursuit ses études de peinture aux académies des beaux-arts de Munich (fin décembre 1865 il entre à l' Académie des beaux-arts - Antikenklasse)  et à Vienne . Il est diplômé de l' Académie des Beaux-Arts de Cracovie avec Jan Matejko .


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[center]Bronislaw von Abramowicz

Comte Ostrowski dans une prison moscovite, 1877[/center]

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Bronislaw von Abramowicz -
Portrait équestre d'un commandant d'escadron de l'escadron de cavalerie Life Guard , 1871-1871


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Sokolnik, 1883, huile / toile, 63,5 x 49 cm

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Un festin chez Wierzynek (1876, Musée national de Cracovie)

Ca s'est passé en juillet ! Jan_Matejko_-_Uczta_u_Wierzynka_1877

Festivités chez Wierzynek, 1877



En 1863, il a participé au soulèvement de janvier , en servant dans l' unité de Zdanowicz et en tant qu'adjudant du général Marian Langiewicz . Il a été blessé dans la bataille de Grochowiska .

Il a peint des peintures historiques et de genre, des scènes de chasse et des portraits, incl. le roi de Bavière Louis III (1867).



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Plan médiéval de Cracovie


À partir de 1868, il participe à des expositions à Cracovie. Il devient membre correspondant du Kunstverein de Vienne pour le tableau Un festin à Wierzynek (1876). En 1883, il fit don de ce tableau au Musée national de Cracovie .


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Étude d'une femme dans un bonnet juif - 1885


Il a été principalement impliqué dans la rénovation d'œuvres d'art ancien dans les églises de Cracovie.

En 2019, une peinture communément considérée comme perdue a été découverte : Elisabeth de Habsbourg acceptant la légation du Père Ferdinand Habsbourg, [6] , peinte en 1883 [ note de bas de page nécessaire ] .

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Elisabeth de Habsbourg acceptant la légation de Ferdinand Habsbourg , huile sur toile


Il est enterré au cimetière Rakowicki à Cracovie.


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Roman-Catholic "Rakowicki" Cemetery, Cracow, POLAND




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MessageSujet: Re: Ca s'est passé en juillet !   Ca s'est passé en juillet ! Icon_minitimeLun 19 Juil 2021 - 18:47

18 juillet 1659, naissance : Hyacinthe Rigaud, portraitiste français

Autoportrait au turban (1698) - Huile sur toile, 84 × 67 cm, Musée Hyacinthe-Rigaud, Perpignan



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BIOGRAPHIE

Il fut baptisé le 20 juillet 1659 dans l'église cathédrale de Saint-Jean à Perpignan. Son père, Mathias Rigaud, était tailleur ; sa mère se nommait Marie Serra. Non loin de la maison qu'occupait sa famille, se trouvait un somptueux hôtel, habité alors par François de Ros. Esprit éclairé, ami des beaux-arts, celui-ci s'enorgueillissait de la protection qu'il accordait aux artistes, et sa demeure était pleine de tableaux des peintres les plus renommés et des objets précieux que peuvent procurer la fortune et le goût. Guerra le vieux peignait un jour le mur d'une terrasse de cet hôtel. Derrière lui, immobile, considérant attentivement le travail du peintre, se tenait un enfant. Fatigué de sa tâche, Guerra s'était absenté un instant. «Et moi aussi je veux être peintre !» s'écria l'enfant, et, profitant de ce moment d'absence, fiévreusement il se met à dessiner sur le pan du mur voisin. Tout entier à son oeuvre, il ne s'aperçoit pas de la venue de M. de Ros qui, étonné de tant d'audace, appelle à lui ses gens pour faire châtier comme il convient le jeune impertinent. Mais Guerra, à ses cris, aussi est accouru. Un coup d'oeil lui a suffi ; dans ce dessin que vient de tracer la main d'un enfant, il a reconnu l'artiste. «Arrêtez, dit-il à M. de Ros, ce dessin est bon, si bon, que je n'en suivrai point d'autre.» L'enfant était sauvé, et un artiste s'était révélé : c'était Hyacinthe Rigaud. François de Ros, qui avait déjà une grande amitié pour le petit Hyacinthe, à cause de sa gentillesse et de sa vivacité, lui voua dès lors une affection particulière, et, le prenant sous sa protection, le fit entrer dans l'atelier d'un peintre et pourvut à tous ses besoins.


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[center]MME RIGAUD, NÉE MARIE SERRE, MÈRE DE L’ARTISTE
RIGAUD Hyacinthe (1659 - 1743)
© RMN-Grand Palais (musée du Louvre)
[/center]
La Vie de Rigaud présentée en 1716 à l’Académie aborde la profondeur de son amour filial, véritable guide de son séjour en Roussillon : « Une de ses principales vues, en faisant ce voyage, était de la peindre [sa mère] et remporter avec lui l’image de celle qui lui avait donné le jour. » Le portrait en diptyque de sa mère souligne les relations nouées avec d’autres artistes, en particulier les sculpteurs, comme son ami Coysevox. Avec le buste maternel achevé en 1706, ces toiles permettent à l’artiste d’être entouré en permanence par ses proches. Ce climat affectif est renforcé par le format resserré des portraits languedociens, complémentaires l’un de l’autre. Leur forme ovale originelle est propice au renforcement de l’ambiance intimiste.






L'enfant était, dit aussi l'histoire, le fils d'une pauvre veuve employée dans la maison. A quatorze ans, Hyacinthe Rigaud quittait sa ville natale et venait s'installer à Montpellier, dans l'atelier du peintre Pezet. Artiste médiocre, dont il ne reste guère grand chose, Pezet possédait dans son atelier une superbe collection de tableaux dus aux pinceaux des grands maîtres. C'est en copiant ces diverses toiles, qu'Hyacinthe Rigaud commença à se perfectionner dans cet art, et à puiser, auprès de ces maîtres célèbres, le goût du beau, du vrai, du naturel, qui devait faire de lui, plus tard, le portraitiste le plus renommé de l'époque. Pendant son séjour à Montpellier, Rigaud reçut aussi les leçons d'un autre peintre nommé Verdier et de Ranc le vieux, artiste alors célèbre, qui, le premier, l'initia à la manière de Van Dyck. Son fils, Jean Ranc, qui mourut en 1735 à Madrid, peintre du roi d'Espagne, épousa plus tard la nièce de Rigaud, la fille de son frère Gaspard.

Jaloux des succès et des honneurs que la Cour prodiguait alors aux peintres célèbres, Hyacinthe Rigaud, sûr de son talent, voulut aussi aller conquérir sa part de gloire dans la capitale et déclara un jour son intention à Ranc, son maître. Ce n'est pas directement à Paris que se rendit Rigaud, mais bien à Lyon, où il passa quatre années encore, et de là, étape par étape, il arriva enfin à Paris, en 1681. Il avait alors vingt-deux ans. Un an après, il se présenta à un concours de l'Académie royale, dont le sujet était : Caïn bâtissant la ville d'Hénoch. Il eut le bonheur d'obtenir le prix.


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Clara Lafita-Rigaud, sœur de l'artiste, et sa famille, 1696, Paris, Musée du Louvre
La famille Laffite (vers 1694). Huile sur toile, 83 × 103 cm, musée du Louvre, Paris. La jeune sœur de Rigaud, Claire (née en 1663), épouse en 1679 Joan Lafita, dit Jean Lafitte, conseiller du roi et bailli royal de Perpignan. Le couple aura trois enfants : le portrait représente l’aînée, Marie, entre son père et sa mère.
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La famille Léonard (1692). Huile sur toile, 126 × 154 cm, musée du Louvre, Paris. Il s’agit de l’imprimeur Pierre-Frédéric Léonard, de son épouse Marie-Anne des Essarts et de leur fille.

Ca s'est passé en juillet ! Hyacinthe-rigaud-portrait-de-la-famille-le-juge-1699

La famille Le Juge (1699). Huile sur toile, 114 × 147 cm, National Gallery, Ottawa. Une autre version de 1706 se trouve au musée Hyacinthe Rigaud de Perpignan. Jean Le Juge était huissier au Grand Conseil. Il meurt en 1707. Son épouse Elisabeth de Gouy deviendra en 1710 madame Rigaud.

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Martin Desjardins (1683). Huile sur toile, 103 × 104 cm, musée National du Château de Versailles. Martin van den Bogaert dit Martin Desjardins (1637-1694) est un sculpteur français d'origine néerlandaise.

Ca s'est passé en juillet ! Rigaud_mariecadenne

Rigaud : Portrait de Marie Cadenne (1684), Caen, musée des beaux-arts.

Ca s'est passé en juillet ! Portrait_du_peintre_Gaspard_Rigaud

Perpignan (Pyrénées-Orientales, France), musée Hyacinthe Rigaud, collection peinture civile. Gaspard Rigaud (1661-1705), frère du peintre et peintre lui-même.




Déjà, les brillantes qualités d'Hyacinthe Rigaud se manifestaient hautement. Le peintre le plus en vue à cette époque était Charles Lebrun. Les talents naissants s'inclinaient devant sa gloire, et recherchaient ardemment sa puissante protection. Hyacinthe Rigaud sut plaire à cet artiste. Il lui fit suivre les cours de l'Académie, lui fit prendre part à ses concours, et en 1685, Rigaud remportait le prix de Rome. Deux voies s'ouvraient alors devant, lui : ou partir pour Rome aux frais de l'Etat, aller s'inspirer des grands maîtres et des chefs-d'oeuvre du passé que renferme cette ville et s'adonner en entier à la peinture de l'histoire et des grandes compositions ; ou bien rester à Paris, où son talent, qui commençait déjà à s'imposer, semblait lui promettre un brillant avenir. Rigaud penchait pour le départ à Rome, dans le but d'étudier les chefs-d'oeuvre de l'antiquité, mais Lebrun, qui avait reconnu en lui les qualités d'un habile portraitiste, l'en dissuada, lui déclarant que cette étude lui serait plutôt dangereuse qu'utile. Hyacinthe Rigaud resta donc à Paris.


Ce fut en peignant de simples bourgeois, que Rigaud débuta dans sa carrière de portraitiste. Son premier portrait fut celui d'un nommé Materon, joaillier de Monsieur, frère du roi, qu'il peignit dans le genre de Van Dyck. Mais il apportait un tel soin à sa tâche, un tel souci de la ressemblance, un tel goût dans tout l'ensemble, que sa renommée, vite grandissante, attira les amateurs en nombre à son atelier de la rue Notre-Dame des Champs. En 1683, ce furent les traits du grand Corneille que son pinceau livra à l'admiration publique, puis le portrait de M. de Trobat, intendant du Roussillon, en 1686. Chaque portrait fut pour lui un triomphe nouveau. Lebrun, son protecteur, Mignard, Monsieur, frère du roi, viennent, en 1688, poser devant lui. En 1689, il peignit l'héroïne de la Fronde, déjà presque oubliée, la grande Mademoiselle, Anne-Marie-Louise d'Orléans. En 1690, il fit les portraits de plusieurs peintres et de plusieurs personnages célèbres. L'année suivante, ce furent les traits de François de Ros que son pinceau reproduisit avec art et reconnaissance, et l'oeuvre fut si admirable que le duc Anne-Jules de Noailles, maréchal de France, alors gouverneur du Roussillon, ne voulut pas d'autre peintre que lui. La même année, Colbert et le prince royal de Danemarck, roi plus tard sous le nom de Frédéric IV, posèrent devant son chevalet. Il fit, en 1692, le portrait du duc de Saint-Simon avec qui il était lié d'amitié, et encore, l'année suivante, un autre portrait du duc de Noailles. Rigaud était, à cette époque, dans la pleine maturité de son talent. Les plus grands du royaume, les personnages les plus illustres, artistes, comédiens et nobles seigneurs, tinrent à honneur de voir leurs traits reproduits par son pinceau. Successivement il peignit les sculpteurs Desjardins, Girardon, Coysevox. Nicolas Coustou ; les architectes Robert de Cotte et Mansart ; les peintres Sébastien Bourdon, Claude Halle, Lafosse, Louis de Boullonge ; l'acteur Baron ; le financier Gourville ; les poètes Regnard, Boileau. etc., en un mot tout ce que le siècle compta de grand ou d'illustre. Il ne s'oublia pas non plus, et quatre de ses portraits peints par lui-même dans des attitudes diverses, ont fait passer à la postérité les traits de cet artiste de génie.

Heureux de tous côtés, riche, entouré de gloire, Rigaud se souvint alors de ce pays natal, qu'il aimait tant. Il voulut revoir celle qui, la première, avait guidé ses pas, encouragé ses essais, fortifié sa vocation : cette mère pour qui son coeur conservait la plus affectueuse tendresse. Il voulut lui faire partager sa gloire et ses succès, et, en 1695, il prit le chemin du Roussillon. Voulant avoir toujours près de lui les traits de cette mère chérie, Rigaud en fit le portrait sous trois faces différentes, et jamais amour filial uni au talent d'artiste n'ont produit oeuvre plus belle. Cette toile est une de ses meilleures. Son ami Coysevox, le sculpteur, fit, d'après ces portraits, le buste en marbre de Marie Serra, qui orna jusqu'à la mort l'atelier de son fils obéissant et soumis. A sa mort, Rigaud le légua à Monseigneur le Dauphin, espérant que celui-ci le placerait dans une des galeries du château de Meudon ou de Versailles.


Ca s'est passé en juillet ! Rigaud-mansart

Jules Hardouin-Mansart (1645-1708), premier architecte et surintendant des bâtiments du roi.
Peinture de Hyacinthe Rigaud
(1689)

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Jean de La Fontaine. Peinture de Hyacinthe Rigaud (1690)

Ca s'est passé en juillet ! Rigaud-orry

Philibert Orry (1689-1747), contrôleur général des Finances. Peinture de Hyacinthe Rigaud (1734)[/center]

Ca s'est passé en juillet ! 800px-1693_-_Frederick_IV_%28Copenhague%29

Rigaud : Portrait de Frédéric IV de Danemark, 1693, Copenhague, Kunstmuseum



Mais ce buste et ces portraits ne suffisaient pas à son affection. Un an après, Rigaud refit le voyage du Roussillon, ramenant avec lui sa mère à Paris, pour la rendre témoin de son bonheur et de sa gloire. Il ne souffrit pas qu'elle échangeât, durant son séjour dans la capitale, ses humbles vêtements catalans contre de plus riches costumes, «ne voulant pas, disait-il, qu'on lui change sa mère». Mais Marie Serra ne put longtemps supporter le bruit et l'agitation de la grande ville. Heureuse de la renommée et de la gloire de ses deux fils, (car, à côté d'Hyacinthe, Gaspard, son frère, jouissait d'un certain renom), elle reprit le chemin de Perpignan où elle mourut dans un âge avancé.

Hyacinthe Rigaud épousa, en 1707, Elisabeth Gouy, veuve de M. Le Juge. Cette union fut heureuse, quoique sans postérité ; et l'attachement qu'il portait à sa femme était si grand, qu'il ne put survivre que quelques mois à sa perte.


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Rigaud : Portrait de la femme de l'artiste, Élisabeth de Gouy, v. 1743, Paris, musée du Louvre (en dépôt au musée Hyacinthe Rigaud de Perpignan


C'est à cette époque, et probablement lors de son deuxième voyage en Roussillon pour venir chercher sa mère, que Rigaud fit gratis, ainsi que le constatent ses livres, le portrait d'Etienue d'Albaret, intendant du Roussillon. La même année, il peignit Louis Dauphin de France, et, avant de partir pour ses Etats, le prince de Conti, nommé roi de Pologne, posa devant Rigaud. Dans le courant de quatre années, il peignit successivement : La Fontaine, Racine, Santeuil, le duc de Vendôme, de Villeroy, le duc de Cambrai, l'évêque de Troyes, l'évêque de Mirepoix, Fléchier, évêque de Nîmes. Rigaud peignit Jean Hervieu Bazan de Flamenville, évêque d'Elne, et lui fit présent de ce portrait. Il révéla une fois de plus les ressources inépuisables de son talent dans le portrait de Bossuet, véritable chef-d'oeuvre, où il nous montra celui qu'on avait surnommé l'Aigle de Meaux, revêtu de ses habits pontificaux, debout dans son cabinet, au milieu des ouvrages remarquables qu'il a composés.

L'Académie de peinture n'avait garde de laisser un talent aussi distingué en dehors de son sein, et, par lettre du 2 janvier 1700, elle l'appela à siéger parmi ses membres. A cette occasion, Rigaud fit don à l'illustre assemblée du portrait du sculpteur Martin Van den Bogaert (plus connu en France sous le nom de Desjardins) et du tableau représentant le martyre de saint André. Le portrait qu'avait fait Rigaud du prince de Conti, ainsi que son talent incontesté et sa haute réputation, avaient attiré sur lui les yeux de la Cour, et Louis XIV ne voulut pas qu'un autre peintre que lui reproduisit les traits de son petit-fils, le duc d'Anjou, avant son départ pour l'Espagne, où il allait régner sous le nom de Philippe V. Rigaud s'acquitta si bien de cette tâche que le monarque, enthousiasmé de son talent, lui confia le périlleux honneur de retracer ses traits (1701), voulant envoyer son portrait au roi d'Espagne, qui le lui avait demandé. Hyacinthe Rigaud sut se montrer digne de l'honneur qui lui avait été fait et peignit une oeuvre si parfaite que Louis XIV ne voulut point s'en séparer. Il ordonna d'en faire une copie qui fut envoyée au roi d'Espagne, et fit placer l'original à Versailles, dans la salle du trône. Après sa réception à l'Académie, Rigaud fit entre autres portraits ceux de Fontenelle et de Mansart, et, en 1703, celui du duc de Bourgogne. Le duc de Mantoue et sa femme honoraient, en 1704, de leur présence l'atelier du peintre roussillonnais, qui exécutait, la même année, les portraits de Boileau, de Vauban, de Villars, le héros de Denain, et, en 1708, celui du troisième fils légitime de Louis XIV et de Madame de Montespan, Louis-Alexandre de Bourbon, comte de Toulouse, amiral de France. Rigaud entrait alors dans sa quarante-neuvième année.

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Hyacinthe Rigaud et Jean Ranc : premier portrait de Louis XIV, peint en 1694, Brünswick, Herzog Anton Ulrich-Museum.[[center]
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Rigaud : Portrait de Marie-Anne Varice de La Ravoye, née de Valières, travestie en Vertumne et Pomone, Fontenay-le-Comte, Château de Terre-Neuve.[center]


Ca s'est passé en juillet ! 800px-Louis_XIV_of_France

Rigaud : Louis XIV en grand costume royal, 1701, Paris, musée du Louvre




Volant de bouche en bouche à travers les provinces, sa gloire et sa renommée étaient arrivées aux oreilles de ses compatriotes, et, fière de son talent, Perpignan voulut honorer l'un des plus illustres de ses enfants. C'était un vieux privilège accordé par les rois d'Aragon, respecté et confirmé par les rois de France, lors de la réunion du Roussillon à la couronne, qu'avait la ville de Perpignan de créer des bourgeois ou citoyens nobles, et des mercadiers. Elus par le voeu des cinq consuls de la ville, auxquels venaient s'ajouter, au nombre de neuf, les anciens premiers consuls et anciens seconds consuls (ainsi que le voulait l'article 12 de l'ordonnance de la reine Dona Maria), ceux qui étaient investis de cet honneur étaient inscrits sur le livre de matricule. Ils ne pouvaient être rayés de ce livre, après leur inscription, que par délibération unanime du conseil général qui, seul, pouvait rétablir aussi dans ce titre ceux qui en avaient été déchus. «La très fidèle ville de Perpignan est la seule, dit une vieille chronique, qui jouisse en France de ce privilège». Par une lettre du 18 juin 1709, Perpignan créa Hyacinthe Rigaud bourgeois noble de la ville, et en 1710, l'Académie le nomma professeur. Trois années plus tard, Louis XIV confirmait ces titres et faisait inscrire Rigaud parmi les nobles du royaume.

Ca s'est passé en juillet ! Hyacinthe-rigaud-la-comtesse-de-lignieres-1696

La comtesse de Lignières (1696). Huile sur toile, château de Parentignat, France. Il s’agit de la fille de Louis-François Du Bouchet, marquis de Sourches qui a rédigé des Mémoires sur le règne de Louis XIV. Elle a épousé le comte de Lignières en 1694

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Portrait de Philippe II, alors duc de Chartres, 1689, Perpignan, musée Rigaud[
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Peintre du grand siècle de Louis XIV, Rigaud le fut aussi de tous ceux qui illustrèrent les commencements du XVIIIe siècle. C'est par le royal enfant qu'il commença, et, en 1715, il faisait de lui un portrait plein de grâce et de fraîcheur. Quelques années plus tard (1722), il faisait encore le portrait de Louis XV adolescent. La gloire et les honneurs n'empêchaient pas Rigaud de se livrer tout entier à son art, et, durant cette période de sa vie, on lui voit produire entre autres portraits remarquables, ceux du roi de Pologne, Auguste II, et de la princesse Palatine, mère du régent. Le roi avait pris Rigaud en affection particulière, et, outre les diverses pensions qu'il lui avait accordées, le 22 juillet 1727, à l'occasion du nouveau portrait qu'il venait de faire de lui, il le nomma chevalier de l'ordre de Saint-Michel, jusque-là exclusivement réservé à la noblesse. Reçu à l'Académie le 2 janvier 1700, adjoint au professeur le 24 juillet 1702, professeur le 27 septembre 1710, adjoint au recteur le 10 janvier 1733, Rigaud fut nommé recteur le 21 novembre de la même année. Cette distinction et sa juste renommée avaient attiré sur lui, non seulement l'attention de la Cour de France, mais encore celle des Cours voisines. Le grand duc de Toscane, Médicis, sollicita de lui son propre portrait, voulant qu'un peintre de cette valeur fut représenté dans sa galerie déjà célèbre. Il lui envoya en échange, comme présent, un superbe groupe en bronze représentant Laocoon et ses deux fils mordus par les serpents. Tout ce que la France comptait de grand et de célèbre tenait à avoir son portrait de la main de cet artiste, alors arrivé au faite de la gloire et de la renommée. Devant son chevalet défilèrent, tour à tour, et le cardinal de Rohan, grand aumônier de France, et le cardinal de Polignac, le ministre Law, Gaspard de Vintimille, archevêque de Paris, le diplomate Dubois, cardinal et ministre, Fleury, l'ancien précepteur du roi, ministre et cardinal aussi. Rigaud peignit la glorieuse figure de Maurice de Saxe, maréchal de France, et de la grande tragédienne Adrienne Lecouvreur.



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Rigaud : Portrait de Louis XV, 1715, Versailles, musée national du château[center]
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Rigaud : Portrait de Louis XV, 1721, Madrid, Patrimonio Nacional.

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Rigaud : Portrait de Louis XV, 1727-1729, Versailles, musée national du château.



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Rigaud et atelier : portrait de la Princesse Palatine, 1713, Versailles, musée national du château




Pour la dernière fois il fit, en 1736, le portrait de Louis XV, en buste seulement ; il le représenta couvert d'une cuirasse. Rigaud avait alors soixante-dix-sept ans. Il n'avait perdu aucune des qualités qui faisaient de lui le peintre le plus renommé et le plus estimé de l'époque. Il venait de finir son tableau de la Présentation au Temple, lorsqu'un coup terrible vint l'atteindre en 1742. élisabeth Gouy, sa femme, qu'il aimait passionnément, lui fut tout à coup ravie. Hyacinthe Rigaud ne put survivre longtemps à cette perte. Le 29 décembre 1743, il expira après une vie si noblement et si dignement remplie, à l'âge de quatre-vingt-quatre ans. Hyacinthe Rigaud ne laissa point de postérité.


PEINTURES RELIGIEUSES

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Rigaud : Christ expiant sur la croix, 1695, Perpignan, musée Hyacinthe-Rigaud.



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Rigaud : Saint André, 1700, Paris, École nationale supérieure des beaux-arts.




Perpignan, sa ville natale, possède quatre tableaux de cet artiste célèbre : le portrait du cardinal de Bouillon, ouvrant la porte sainte, l'an du Jubilé séculaire, 1700 ; Rigaud peint par lui-même, à l'âge où il reçut le Cordon noir ; le portrait du cardinal Fleury et le Christ expirant. Le 20 juillet 1890, la ville de Perpignan éleva à Rigaud une statue en bronze sur une de ses places publiques. Ce monument, qui est l'oeuvre de Gabriel Faraill, fut inauguré par M. Léon Bourgeois, ministre de l'Instruction publique.[/center]






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MessageSujet: Re: Ca s'est passé en juillet !   Ca s'est passé en juillet ! Icon_minitimeMar 20 Juil 2021 - 19:30

20 juillet 1994, décès : Paul Delvaux, peintre belge



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Paul Delvaux, né le 23 septembre 1897 à Antheit (Belgique) et mort le 20 juillet 1994 à Furnes, est un peintre post-impressionniste, expressionniste puis surréaliste belge.



BIOGRAPHIE


Subissant l'ascendant d'une mère autoritaire et possessive, Paul Delvaux est élevé dans la crainte du monde féminin.

Il a également subi l'influence de son meilleur ami, éminent artiste peintre lui aussi, Émile Salkin, qui l'a entrainé à dessiner et l'a notamment amené au musée d'histoire naturelle de Bruxelles, où ils ont tous deux dessiné et peint des squelettes1.



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Après des études à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles où il se forme au dessin avec le peintre symboliste Jean Delville et à la peinture décorative avec Constant Montald, il réalise des tableaux post-impressionnistes, puis expressionnistes, influencés, notamment, par James Ensor. Son univers favori est la gare de chemin de fer (« Trains du soir »). Cependant, à chacun des changements d'inspiration, Paul Delvaux détruit ses tableaux (1920-24).


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Train du soir

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gare forestière


Au début des années 1930, Delvaux trouve son inspiration dans ses visites à la Foire du Midi de Bruxelles, où le Musée Spitzner, une attraction de curiosités médicales, présentait en devanture des squelettes et une Vénus mécanique dans une embrasure encadrée de rideaux de velours rouge. Ce spectacle a captivé Delvaux, lui fournissant des motifs qui apparaissent tout au long de son travail ultérieur.




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Femme à la rose

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Femme au miroir, 1948, Collection privée en dépôt au Musée d’Ixelles, Bruxelles © Foundation Paul Delvaux

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La Rose

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Carherine, la Rose

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Le village des sirènes

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dans mes malles

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Belles de nuit

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C'est en découvrant un tableau de Giorgio De Chirico « Mélancolie et mystère d'une rue », que Delvaux a la "révélation" du surréalisme (1934). Sans jamais adhérer au mouvement, il commence, avec « Femmes en dentelle », une série d'œuvres d'une unité si profonde que n'importe lequel de ses tableaux se reconnait au premier coup d'œil. On le classe plutôt dans le courant du réalisme magique, avec des artistes à l'univers proche comme Carel Willink ou Balthus.

Il expose ses œuvres à l'exposition des surréalistes de Paris en 1938.



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Cortège - Femmes en dentelle

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La robe de mariée

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La terrasse


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« Les Ombres » (1965) © Collection privée © Photo : D.R.
« Prendre le train vers Huy était dans l’enfance de Delvaux une promesse de libération imminente… »

« Les gares d’antan ont, pour nous, le charme des choses passées… Elles ont aussi une certaine poésie un peu mélancolique, elles sont poussiéreuses et enfumées, nous les regardons avec les mêmes yeux que les maisons de nos grands-parents, pleines de souvenirs. C’est avec une certaine tendresse que nous considérons ces vieilles gares, les grandes avec leur verrière, les petites avec leurs auvents vitrés, nous les avons vécues enfants et elles ont fait partie de notre vie quotidienne… Les vieilles gares… s’en vont les unes après les autres… C’est dommage, et, pour nous, c’est une partie de notre jeunesse qui disparaît avec elles » (Paul Delvaux/08 mai 1978)



Les thèmes récurrents de l'œuvre de Paul Delvaux se caractérisent par la représentation de femmes nues, d'hommes habillés en costume et des éphèbes dans une attitude hiératique et figée au sein d'un paysage ou d'un milieu urbain tout aussi figé.

Il a peint également de grandes compositions murales comme celles du Casino-Kursal d'Ostende, du Palais des Congrès de Bruxelles, de l'Institut de Zoologie à Liège. Ou encore, lors de L'exposition universelle de 1958 ou Expo 58, il réalisa avec ses élèves, La Carte littéraire de Belgique4, une œuvre que le Ministre de la Culture Française, Henri-François Van Aal, installa en 1976 dans la salle de lecture des Archives et Musée de la Littérature, au troisième étage de la Bibliothèque royale de Belgique. Depuis 1978, la station Bourse du métro de Bruxelles est également décorée d'une de ses fresques



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La carte littéraire de Belgique

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[center]Peinture murale de Paul Delvaux au Casino Kursaal à Ostende
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Élu correspondant de l'Académie royale de Belgique (Classe des Beaux-Arts), le 5 juillet 1956 ; membre, le 3 juillet 1958. Paul Delvaux a reçu une faveur nobiliaire du roi des Belges mais il n'y donna pas suite.

Dans le village de Saint-Idesbald, dans la commune flamande de Coxyde, sur la côte belge où il a vécu longuement depuis 1945, on trouve, depuis 1982, un musée privé qui lui est consacré. Attenant à la Fondation Paul Delvaux, fondée de son vivant par l'artiste lui-même, ce musée renferme la plus importante collection, au monde, de toiles, dessins et estampes de Paul Delvaux.






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MessageSujet: Re: Ca s'est passé en juillet !   Ca s'est passé en juillet ! Icon_minitimeMer 21 Juil 2021 - 17:08

18 juillet 1797, décès : Jean-Bernard Restout



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[center]Autoportrait tenant une miniature [de femme], Selfportrait of Jean-Bernard Restout, pastel, dim.: 46.5 x 36.5 cm, made in the Prison of Saint-Lazare (Paris) — Musée des beaux-arts de Roue[/center]



Jean-Bernard Restout, né le 22 février 1732 à Paris où il est mort le 18 juillet 1797, est un peintre et un aquafortiste français.


BIOGRAPHIE

Appartenant à une lignée de peintres normands, les Restout, et fils du peintre Jean Restout dont il est l'élève, Jean-Bernard obtient le prix de Rome en 1758 pour une toile bâtie autour du thème Abraham conduit Isaac pour l’offrir en sacrifice puis séjourne en Italie de 1761 à 1765.



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Diogène demandant l’aumône aux statues, 1767. Musée des Augustins de Toulouse.



Les premiers temps il a du mal à se détacher de l'influence écrasante de son père. Puis, avec les années, il construit une œuvre assez singulière : il n'est ni dans les débuts du néo-classicisme, ni dans les retards du rococo, mais exactement entre les deux, se rapprochant de Jean-Baptiste Greuze et de sa façon de traiter frontalement le thème (comme dans son Diogène). Le grand ami de son père, le peintre Quentin de La Tour lui donna aussi des leçon de pastel, comme il le mentionne dans son premier testament de novembre 1768.



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Philémon et Baucis donnant l'hospitalité à Jupiter et Mercure (1769), musée des beaux-arts de Tours.

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L'Hiver

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Saint Bruno, 1764. Artist Jean Bernard Restout

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Ca s'est passé en juillet ! Orphée descendu aux Enfers pour demander Eurydice - 1763


Il est agréé à l’Académie de peinture à son retour d’Italie, puis en réponse à une commande royale, exécute en 1766 une série de quatre dessus de porte sur le thème des quatre saisons pour le salon des jeux du château de Bellevue (musée national du château de Versailles et de Trianon).



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Jean II Restout : Les Disciples d'Emmaüs

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Vierge à la couronne d'étoiles

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Rouen, 1692 - Paris, 1768
Le Repos pendant la fuite en Egypte


Philémon et Baucis donnant l'hospitalité à Jupiter et Mercure (1769), musée des beaux-arts de Tours.
Il est reçu comme peintre d'histoire à l'Académie le 25 novembre 1769, en présentant la toile intitulée Philémon et Baucis donnant l’hospitalité à Jupiter et Mercure (musée de la ville de Tours). Denis Diderot, dans ses Salons, y exprime à l'année 1771 un jugement sévère : « Faible de couleur, sans harmonie, sans intérêt. Un Mercure ignoble, un Jupiter court de corps avec de mauvais bras d’enfant ; trop sévère ; Mercure croqué ; mauvais fond ». Le critique d'art du Journal encyclopédique en revanche écrit que « ce morceau n’est pas le moins intéressant. Ce sujet souvent traité offrait par cette raison-là même bien des difficultés. Monsieur Restout a su néanmoins rendre cette scène neuve, par l’heureuse disposition des personnages. Son Jupiter a de la noblesse… ».



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Philémon et Baucis donnant l'hospitalité à Jupiter et Mercure (1769), musée des beaux-arts de Tours.

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Jean Bernard Restout - Le Printemps

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L'Eté

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L'Automne


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«Le sacrifice d’Iphigénie». Ce tableau de Jean-Bernard Restout (1732-1796) , qui fit un long séjour à Rome, est signé et daté de 1760. Il entre dans la veine des œuvres à sujet antique typique du XVIIIe siècle, s’inspirant à la fois de la littérature et du théâtre. Il peut être considéré à juste titre comme la première œuvre importante de cet artiste présentée dans un musée. La scène frappe par la gamme maîtrisée des coloris, la composition savamment orchestrée, qui place la main armée de Calchas au centre du tableau".

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Le vieux Tobias retrouve la vue


Il expose fréquemment au Salon de Paris de 1767 à 1771 puis en 1791. Il désire être nommé professeur-adjoint à l’Académie en 1771, mais est refusé à ce poste quand il montre La Présentation au temple au Salon cette année-là qui choque le jury. Il marqua alors son opposition au joug des institutions. Il prononce contre l'Académie en décembre 1789 un discours dans lequel il prône la « liberté du génie » et la dissolution de l'institution ; ceci marque le début de son engagement pendant les années révolutionnaires.

On connaît de lui des portraits et des allégories en eaux fortes aux traits vigoureux (1764, 1771).


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Peinture à l'intérieur de l'église Église Saint-Gilles à Bourg-la-Reine , France . Titre : "Extase de Saint Benoît". Date : 1746. Auteur : Jean Restout (Rouen 1692 - Paris 1768)
.

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Jean Restout - Pierre Vigné, dit Vigné de Vigny (1690-1772) huile sur toile, non doublée 81,6 x 65 cm début des années 1720

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Son portrait de Souleiman Aga (1777, musée des beaux-arts de Quimper) exécuté lors de la visite en ambassade à Paris, annonce l’orientalisme du XIXe siècle par son approche réaliste et presque psychologique du pacha. S'il reste néanmoins influencé par l’exotisme oriental mis à la mode par François Boucher et Van Loo dans la première moitié du XVIIIe siècle, il tend à s’éloigner des « turqueries » factices.


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[center[b]]Portrait de Suleiman Aga (1777, Musée des Beaux-Arts de Quimper)
.[/center]

À la Révolution, il est président de la Commune des Arts qui mène campagne, avec son fondateur David pour la suppression de l’Académie. Il est nommé ensuite commissaire de la section des Tuileries par Roland, puis directeur1 du Garde-Meuble de la Couronne, et c'est à ce titre qu'il y appose les scellés trois semaines avant le vol du Garde-Meuble (les 11-16 septembre 1792 mais découvert plus tard). Ceci manque de lui coûter la vie pendant la Terreur, lorsque Roland et ses amis sont impliqués rétroactivement dans cette affaire. Soupçonné, il est emprisonné à Saint-Lazare, pour être relâché avec la chute de Robespierre le 27 juillet 1794. Durant son incarcération, il exécute son autoportrait, le seul que l'on connaisse de lui.

Il fut, comme son père, membre de l’Académie de Rouen.

L'inventaire de son œuvre est récent, et totalise près de 150 toiles, ainsi que des dessins, pastels, et gravures.
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Portrait de jeune-femme à la guitare

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[center]Portrait sur une chaise d'enfant
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MessageSujet: Re: Ca s'est passé en juillet !   Ca s'est passé en juillet ! Icon_minitimeJeu 22 Juil 2021 - 17:36

[center]21 juillet 1854, naissance : Albert Edelfelt, peintre finlandais

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Albert Edelfelt, né le 21 juillet 1854 à Porvoo où il est mort le 18 août 1905, est un peintre finlandais.

Il est l'un des premiers artistes finlandais à étudier à Paris, où il entre dans l'atelier de Jean-Léon Gérôme en 1874. Sous l'influence de son maître, il est d'abord peintre d'histoire, avant de se tourner vers le naturalisme à partir de 1880. Il obtient très vite un grand succès au Salon pour ses scènes populaires finlandaises, puis pour ses portraits. Sa carrière atteint son apogée avec le Portrait de Louis Pasteur, exposé en 1886, qui lui assure une notoriété internationale. Il retourne s'installer en Finlande en 1891, et la fin de sa carrière est marquée par des œuvres patriotiques.

Influencé par Jules-Bastien Lepage et, dans une certaine mesure, par l'impressionnisme, son style mêl
ant naturalisme et modernité assure son succès. Il est proche de Pascal Dagnan-Bouveret, John Singer Sargent et Henri Gervex. Son influence sur les artistes finlandais est importante : suite à son succès, Paris devient le nouveau centre artistique pour ses compatriotes, tels que Magnus Enckell et Helene Schjerfbeck, et il permet à son pays d'avoir un pavillon indépendant de celui de la Russie à l'Exposition universelle de 1900.



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Albert Edelfelt : Paysage - musée de l'Ermitage


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Garçons se baignant dans le fleuve Porvoonjoki, Albert Edelfelt, 1886 - collection privée


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[center]Albert Edelfelt, du jardin Haikko, 1880, peinture à l'huile. Collection privée. Photo : Katja Hagelstam.
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Albert Edelfelt, Vue du porche Haikko, 1896, aquarelle. Musée de Porvoo. Photo : Jan Lindroth


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Albert Edelfelt
(Finlande, 1854-1905)

"LES ARBRES HAIKKO EN FLEUR".



BIOGRAPHIE


Jeunesse et études


Albert Edelfelt est le premier enfant d'une famille suédo-finlandaise. Son père Carl Albert, architecte issu de la noblesse suédoise, vit en Finlande depuis l'âge de quatorze ans et sa mère, Alexandra Brandt, est la fille d'un marchand aisé de Porvoo1. Albert naît en 1854 au Manoir de Kiiala, propriété de sa mère sur la commune de Porvoo. Il hérite de ses parents un goût prononcé pour les arts, et sa mère l'initie tôt à la poésie de Johan Ludvig Runeberg1. Son père meurt en 1869, laissant sa famille dans une situation financière compliquée ; mais sa mère parvient à donner une bonne éducation à Albert et ses trois sœurs1. L'intérêt d'Albert pour le dessin attire rapidement l'attention, et il commence des leçons à l'Association des Arts de Finlande en 1869, avec le sculpteur Carl Sjöstrand, puis en 1870 il prend des cours privés avec Bernhard Reinhold, un portraitiste allemand temporairement installé en Finlande.


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Portrait de la soeur de l'artiste


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Albert Edelfelt - son fils dans son landeau


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La femme de l'artiste Ellan Edelfelt, par Albert Edelfelt



Entré à l'université au printemps 1871 pour étudier le latin, le grec et l'histoire, il arrête rapidement et suit les cours de dessins d'Adolf von Becker et de Berndt Lindholm. Il se fait remarquer à l'exposition annuelle de l'Association des Arts de Finlande en 1872 et, grâce à une bourse de l'État, va étudier à l'Académie royale des Beaux-Arts d'Anvers en octobre 1873, où il gagne un prix après seulement cinq mois.

Peu de temps après, en mai 1874, il entre à l'École des Beaux-Arts de Paris, dans l'atelier de Jean-Léon Gérôme. Il est, avec Gunnar Berndtson, un des premiers artistes finlandais à venir étudier à Paris dans les années 18703. Il s'y lie d'amitié avec d'autres jeunes artistes, notamment Jules-Bastien Lepage, Pascal Dagnan-Bouveret, Henri Gervex et John Singer Sargent4. Sa première œuvre importante produite à Paris, Femme Rococo, lui fait remporter le Prix Ducat de l'Association des Arts de Finlande. Il voyage à Rome avec le marchand d'art Victor Hoving en 1876, puis reprend ses études dans l'atelier de Gérôme jusqu'en 1878.


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Femme rococo, 1874.


Peinture d'histoire et orientalisme (1877 - 1880)

Ses premières œuvres sont principalement des peintures d'histoire. Blanche de Namur, inspirée du conte Neuf pièces d'argent de Zacharias Topelius, est exposée au Salon de 1877 et y reçoit un franc succès. L'intimité entre les deux personnages est inhabituelle pour la peinture d'histoire française de l'époque et le tableau est reproduit par plusieurs éditeurs. L'année suivante après être passé en Finlande en compagnie d'Adolf Von Becker, il peint le duc Karl insultant le corps de Klas Fleming, une composition dramatique qui rappelle Le pape Formose et Étienne VI de Jean-Paul Laurens. Le tableau est peint sur les conseils de Gérôme, après une étude précise des costumes d'époque, comme pour Blanche de Namur. Il s'intéresse peu aux grands thèmes bibliques et mythologiques et son réalisme le rapproche d'Ernest Meissonier8. Enfin, en 1879, Edelfelt peint Le village incendié, qui représente un épisode d'une révolte paysanne ayant eu lieu en 15967. Au Salon, il reçoit un succès encore plus grand que les deux tableaux précédents. Son intérêt pour le plein-air point déjà, puisqu'il avait prévu de composer la toile d'après des paysages peints sur le motif en 1878, mais est resté insatisfait du résultat et s'est résolu à composer en atelier.


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Le duc Karl insultant le corps de Klas Fleming, 1878, Galerie nationale de Finlande.


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Blanche de Namur, reine de Suède, 1877, Galerie nationale de Finlande, Helsinki.


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Le village incendié 1879, Galerie Cygnaeus, Helsinki.



Entre 1878 et 1883, Edelfelt peint plusieurs tableaux typiques de l'orientalisme, dont Gérôme est un grand représentant. En 1878, il fait poser sa modèle Antonia Bonjean pour La Señorita, qui reprend l'archétype des femmes espagnoles véhiculé par les orientalistes9. Influencé par le Voyage en Espagne de Théophile Gautier, il finit par visiter le pays d'avril à mai 1881 : Madrid, l'Alhambra, Séville, Cordoue et Tolède. Il est principalement marqué par l'Andalousie et rapporte de son voyage plusieurs toiles représentant de jeunes danseuses gitanes.


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La Señorita 1878.


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Gitane dansant I, 1881
.


Succès à Paris (1880 - 1891

Réalisme et plein-air

À la fin des années 1870, le genre historique est en déclin, et Edelfelt se tourne à partir de 1878 vers le plein-air et le réalisme de Jules-Bastien Lepage. Au printemps 1879, dans une résidence d'été de sa mère à Haikko, il compose Convoi funéraire d'un enfant1. Le tableau reçoit une médaille de troisième classe au Salon de 1880 faisant d'Edelfelt le premier Finlandais à recevoir une telle récompense. Cette toile composée en plein-air marque un tournant dans sa production, et le fait connaître plus largement8. Elle reçoit les louanges de la critique, et notamment de Jean-Baptiste Pasteur, par l'intermédiaire duquel Edelfelt rencontre Louis Pasteur en 1881. Son succès va grandissant : l'année suivante, il gagne une médaille de deuxième classe pour son Service divin au bord de la mer, qui est acheté par l'État français pour le Musée du Luxembourg, une première pour une œuvre finlandaise. La toile, influencée par les nouvelles tendances françaises, apparaît révolutionnaire pour le public finlandais habitué à l'École de Düsseldorf, et Edelfelt participe à la diffusion du style de Bastien-Lepage.


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Albert Edelfelt - Convoi funéraire d'un enfant


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Albert Edelfelt : Service divin au bord de la mer


Bien qu'Edelfelt juge très négativement l'impressionnisme dans un article au journal Finsk Tidskrift en 1877, les influences de ce mouvement ne sont pas complètement absentes de son travail, particulièrement dans son traitement de la lumière. Dans un nouvel article au Finsk Tidskrift, en 1884, il reconnaît les apports de l'impressionnisme à l'art. Mais il ne l'apprécie pas pour autant : sa toile Les jardins du Luxembourg est exposée à la galerie Georges Petit durant l'Exposition internationale de peinture et de sculpture de 1887, aux côtés d’œuvres de Monet, Pissarro ou encore Morisot, ce qui lui déplaît fortement. La composition mouvementée et l'absence de hiérarchisation des personnages donnent un effet d'instantanéité assimilable à l'impressionnisme, mais la touche lisse et sophistiquée l'en éloigne franchement21. Le style d'Edelfelt, à la fois traditionnel et incluant des touches de modernité, assure son succès. Philippe de Chennevières, directeur des Beaux-Arts à partir de 1873, parle de « l'effet général impressionniste » pour désigner cette influence visible chez un certain nombre d'artistes, comme Giuseppe de Nittis, Jules Bastien-Lepage, Henri Gervex et John Singer Sargent. Une autre toile exposée chez Georges Petit au même moment, Paris sous la neige, peinte depuis l'atelier d'Edelfelt avenue de Villiers ou de son appartement rue d'Offémont, présente un point de vue inhabituel lui aussi propre à l'impressionnisme.


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Albert Edelfelt : Le jardin du Luxembourg, Paris




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Paris sous la neige, 1887, Helsinki, Galerie nationale de Finlande.


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Garçons jouant sur le rivage, 1884, Helsinki, Galerie nationale de Finlande
.


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Femmes devant l'église de Ruokolahti, 1887, Helsinki, Galerie nationale de Finlande
.


Portraits


Edelfelt se fait connaître à partir de 1880 pour ses portraits, et en envoie un chaque année au Salon. Sa manière caractéristique de rendre la personnalité du modèle assure son succès de portraitiste à la mode, qui culmine après Louis Pasteur, présenté au Salon de 1886, dont le retentissement est international. Il représente ses modèles non pas dans une attitude classique, mais occupés et dans leurs milieux habituels, une idée déjà développée par Bastien-Lepage dans son Portrait d'Albert Wolff (1881) et Manet pour le Portrait d'Émile Zola (1868).


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Portrait de M. Koechlin-Scwhartz, maire du VIIIe arrondissement de Paris, 1880, collection privé
e.


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Portrait de Pascal Dagnan-Bouveret, 1881, Musée Georges Garret, Vesou
l.


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Portrait de Jean-Baptiste Pasteur, 1881, Institut Pasteur, Pari
s.


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Louis Pasteur, 1885, Musée d'Orsay. Le petit flacon que Pasteur tient dans l'étude a été remplacé.



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La Parisienne (Virginie), 1883, Joensuu Art Museu
m.


BIOGRAPHIE EXTREMEMENT LONGUE.......adresse si vous désirez en voir la fin :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_Edelfelt




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MessageSujet: Re: Ca s'est passé en juillet !   Ca s'est passé en juillet ! Icon_minitimeVen 23 Juil 2021 - 17:23

23 juillet 1777, naissance : Philipp Otto Runge, artiste peintre allemand


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Philipp Otto Runge, né le 23 juillet 1777 à Wolgast et mort le 2 décembre 1810 à Hambourg, est un peintre, dessinateur, écrivain et théoricien de l’art allemand, considéré comme l'un des plus grands représentants de l’art romantique avec Caspar David Friedrich.



BIOGRAPHIE


Né dans une famille de charpentiers de marine, Runge décide de devenir artiste après avoir lu des poèmes de Tieck.

Il étudie à l'académie de Copenhague (1799-1801) sous la direction de Jens Juel, puis s'installe à Dresde, où il fait la connaissance de Caspar David Friedrich. En 1803, il déménage pour Hambourg. Runge avait un état d'esprit mystique et panthéiste et a essayé de rendre dans son œuvre l'harmonie de l'univers en utilisant le symbolisme de la couleur, des formes et des nombres. Il a aussi écrit de la poésie et projeta dans ce but une série de quatre tableaux intitulée Les Heures du Jour, destinés à être exposés dans un bâtiment spécial et accompagnés de musique et de poésie1. Il cherchait ainsi à atteindre l'« art total », comme d'autre artistes romantiques. Il a peint deux versions du Matin (Kunsthalle de Hambourg), mais les autres moments sont restés au stade de dessin.



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Le matin

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Le soir

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La nuit

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Le jour




Runge se marie en avril 1803 avec Pauline Bassenge. Le couple aura quatre enfants, Otto Sigismund, en 1805, Maria Dorothea, en 1807, Gustav, en 1809, et un dernier, Philipp Otto, posthume (il est né le lendemain de la mort de Runge), en 1810.

Runge était aussi un des meilleurs portraitistes allemands de son époque ; plusieurs de ses portraits sont visibles à Hambourg.



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Nous trois - Nous trois est un tableau du peintre allemand Philipp Otto Runge qui était exposé a la Kunsthalle de Hambourg. Le tableau a été détruit en 1931 lors de l'incendie du Palais des glaces de Munich. Seul un dessin préparatoire de l'artiste, daté du 7 février 1805, est conservé.

Destiné aux parents de Runge, le tableau a été achevé à l'automne 1805. Vêtu d'une blouse bleue foncée, l'artiste, à la droite du tableau, regarde le spectateur. Sa tête est légèrement penchée. Sa femme, qui porte une robe jaune dorée se tient à ses côtés. Elle a un bras sur son épaule et penche sa tête vers lui. À gauche se tient Daniel Runge, le frère du peintre, armateur et poète, appuyé sur un chêne.

Ca s'est passé en juillet ! 1200px-Runge_Philipp_Otto_The_Artist%60s_Parents%40Kunsthalle_Hamburg

Les parents de l'artiste


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Pauline en robe verte


Ca s'est passé en juillet ! 800px-1805_Runge_Die_H%C3%BClsenbeckschen_Kinder_anagoria

Les enfants Hülsenbeckschen (1805-1810) Kunsthalle de Hambourg


Ca s'est passé en juillet ! 800px-Die_kleine_Perthes

Le Petit Perthes, 1805 Château de Weimarr


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[center]Le père de l'artiste[/center]


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Portrait de sa mère


La sphère des couleurs

En 1810, après plusieurs années de recherche sur les couleurs et de correspondance avec Johann Wolfgang von Goethe, auteur d'un Traité des couleurs, il publie Die Farbenkugel (La sphère des couleurs), dans lequel il organise toutes les couleurs dans un schéma en trois dimensions. Les couleurs pures y figurent un grand cercle chromatique où le vert s'oppose au rouge et le jaune au violet autour de l'équateur, entre le pôle noir et le pôle blanc. Le gris se trouve au centre. L'axe central représente l'échelle de valeurs des gris, allant du noir à la base au blanc au sommet. Sur la surface de la sphère, les couleurs sont réparties en allant du noir vers le blanc en passant par les couleurs en sept étapes. Cette sphère préfigure les études psychologiques de Hering et les espaces de description des couleurs par luminosité, teinte et saturation du siècle suivant, mais, comme Goethe, Runge prétend atteindre, par l'ordre des couleurs, une réalité supérieure, en quoi il se sépare de Johann Heinrich Lambert et de Tobias Mayer autant que de Isaac Newton. Son classement des couleurs débouche sur des principes esthétiques. Les couleurs se juxtaposent suivant trois principes : la monotonie, quand elles suivent la progression de celles de l'arc-en-ciel, l’harmonie, quand on passe d'une couleur à sa complémentaire, l'union des deux ouvrant vers le centre gris de la sphère, et la disharmonie, qui laisse l'œil insatisfait, lorsqu'on saute d'un tiers de circonférence, du rouge au bleu, ou du vert au violet. Runge appliquera ces principes dans ses derniers ouvrages, d'inspiration symboliste.

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La sphère des couleurs de Runge.



Runge est mort de la tuberculose à Hambourg.



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La Leçon du rossignol (1804) Kunsthalle de Hambourg


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Le Repos pendant la fuite en Egypte,
Philipp Otto Runge - Collection de peintures de l'État de Bavière


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Le Repos pendant la fuite
Philipp Otto Runge - Kunsthalle de Hambourg[
/center]


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Pierre sur les eaux
Philipp Otto Runge - Kunsthalle de Hambourg[center]




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MessageSujet: Re: Ca s'est passé en juillet !   Ca s'est passé en juillet ! Icon_minitimeDim 25 Juil 2021 - 16:42

24 juillet 1892, naissance : Marcel Gromaire, peintre expressionniste français


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Marcel Gromaire (né le 24 juillet 1892 à Noyelles-sur-Sambre et mort le 11 avril 1971 à Paris) est un peintre, graveur, décorateur, illustrateur et cartonnier français.


BIOGRAPHIE

Né à Noyelle-sur-Sambre dans le département du Nord (près de Maroilles), de père français et de mère flamande, Marcel Gromaire commence sa scolarité à Douai, puis à Paris, où son père enseigne au lycée Buffon, passe son baccalauréat en droit, abandonne vite la carrière juridique et commence en 1910 à fréquenter quelques ateliers de Montparnasse. Il effectue son service militaire à Lille et, mobilisé pendant la Première Guerre mondiale, passera six ans à l'armée. Il est blessé au testicule gauche en 1916 dans la Somme.

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Makowski Marcel Gromaire et sa famille

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[center]Les jeux sur la plage[/center]


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Les bords de la Marne


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Nu assis


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petit nu, assis


Ca s'est passé en juillet ! GROMAIRE-Portrait-de-Madame-Girardin-tableau

Portrait de Madame Girardin
1934
Huile sur toile

[



De retour à Paris, il installe son atelier au 20, rue Delambre et il assure la critique cinématographique du Crapouillot. Il rencontre Maurice Girardin5 qui, pendant dix années, lui achètera par contrat l’ensemble de sa production. Il s’installe en 1925 au no 3 Villa Seurat dans le XIVe arrondissement de Paris et poursuit la rédaction de ses notes personnelles qu’il tiendra jusqu’à la fin de sa vie (Peinture 1921-1939 publiées en 1980 chez Denoël). Au no 4 demeure Jean Lurçat, lieu qui sera le laboratoire architectural des « Montparnos » entre les deux guerres. Il expose La Guerre au Salon des indépendants de 1925. Il est professeur à l'ouverture de l'atelier B de l'Académie scandinave.

En 1933 se tient la rétrospective à la Kunsthalle Basel qui est une consécration. Il reçoit des commandes de l’État en 1937 pour l'exposition internationale de Paris.



Ca s'est passé en juillet ! 102grom


La guerre - La deshumanisation des soldats


Pendant la guerre, de 1939 à 1944, il réside à Aubusson dans la Creuse. Il participe au mouvement du renouveau de la tapisserie aux côtés de Jean Lurçat.

En 1947, il fait sa première exposition chez Louis Carré. Il est nommé en 1950 professeur à l’École nationale supérieure des arts décoratifs qu’il quittera en 1962.

En 1950, il se rend aux États-Unis en tant que membre du jury du prix Carnegie qui sera, cette année-là, décerné à Jacques Villon. Ce même prix lui sera attribué en 1952.



Ca s'est passé en juillet ! Gromaire-832x1024

Au piano
Marcel Gromaire
1927[[center]
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Marcel GROMAIRE 1892 - 1971
Les chiffonniers - 1958[center]


Ca s'est passé en juillet ! Gromaire-dimanche-609x752

Gromaire représente les joies du monde ouvrier, les loisirs modestes que peut s’offrir le bas peuple : le café, les animations foraines, les balades dans la rue, les femmes de petite vertu…


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Femme d'Asie


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Les buveurs de bière


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Les joueurs de cartes[
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Les Girls, place Blanche[center]


Gromaire meurt en 1971 après une longue hospitalisation.

Comme Rouault ou Dufy, Marcel Gromaire travaille à l’écart des groupes et des courants. Ami d'Henri Matisse et de Fernand Léger dans sa jeunesse, il n’est cependant « l’élève de personne ». Il a créé son propre style, qu’on ne peut confondre avec aucun autre. Un style qui allie un puissant souffle lyrique avec le goût d’une construction géométrisante.[Interprétation personnelle ?]



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Place Blanche


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Coup de vent


Ca s'est passé en juillet ! Gromaire01

Brooklyn Bridge


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viaduc sur la Marne


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Sublime tendresse : la mère et l'enfant


Il invente un réalisme qui s’affranchit des règles et reflète un peu l’inspiration des primitifs romans ou gothiques. « Il construit ses nus comme des cathédrales et traite les gratte-ciels comme des théorèmes[réf. nécessaire] » a-t-on écrit[Qui ?].[Interprétation personnelle ?] Il est reconnu très tôt par les galeries et les musées : Pierre Matisse l’expose à l’inauguration de sa galerie new-yorkaise en 1931. De 1947 à 1956, il expose à la Galerie Louis Carré à Paris. En 1963 une rétrospective lui est consacré au musée national d’art moderne puis en 1980, au musée d’art moderne de la Ville de Paris. Le docteur Girardin, qui lui achète régulièrement des toiles, lègue sa collection, une centaine d’œuvres, au musée d’art moderne de la Ville de Paris. Gromaire a peint un peu plus de sept cents toiles, avec une moyenne de dix par an.[/center]


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le wagon de metro[
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Ca s'est passé en juillet ! Gromaire05

Le jardin public[center]


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oeuvres : encres, lavis et aquarelles comme cette adorable Voyageuse en bateau


Ca s'est passé en juillet ! Gromaire03

Ou cette Marchande de fruits aux balances[
/center]


Huile sur toile

Marcel Gromaire a peint environ sept cents toiles. Soixante dix huit, provenant de la collection du docteur Girardin, ainsi qu’un ensemble important de dessins et aquarelles, sont aujourd'hui conservées au musée d'art moderne de la ville de Paris. L'ensemble des huiles de Marcel Gromaire est reproduit dans le Catalogue raisonné des peintures Marcel Gromaire, La vie et l'œuvre de François Gromaire et Françoise Chibret-Plaussu, édité à La Bibliothèque des Arts, Paris, 1993.


Ca s'est passé en juillet ! Marcel-GROMAIRE-la-cite

Marcel Gromaire, “La Cité en bleu”[[center]
/center]


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Marcel Gromaire
La forêt et les tours
1942
[center]


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Le faucheur aiguisant


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Le passeur[
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L'ouvrier itinérant[center]


Aquarelle

Les aquarelles de Gromaire, relativement peu nombreuses (produites, comme les huiles, au rythme d'environ une dizaine par an), sont aussi construites, lyriques et « murales » (selon l'expression qu'affectionnait l'artiste) que les huiles sur toiles. Sur le support toujours visible d'un dessin à l'encre de Chine, Gromaire pose la couleur avec une technique très personnelle, jouant des transparences, des rythmes, des superpositions, de façon à faire vibrer intensément les tons.


Dessin

Gromaire a laissé une centaine de carnets de toutes tailles où se côtoient de simples croquis au trait et des dessins plus poussés, dont quelques-uns deviennent autant de petits tableaux en noir et blanc.


L'œuvre gravée

L'ensemble de l'œuvre gravé est reproduit dans les tomes I et II de L'œuvre gravé de Marcel Gromaire de François Gromaire, La Bibliothèque des arts, Lausanne-Paris, 1976. François Gromaire, fils du peintre, a cédé en 1976 à la ville de Gravelines (collection municipale du dessin et de l’estampe originale) une collection complète d’eaux-fortes de son père, soit quelque cent cinquante planches gravées entre 1922 et 1962. Gromaire commença par le bois. Conseillé par Jean Émile Laboureur, il grava ainsi, entre 1918 et 1925, une trentaine de bois de formats variés. La primeur sera donnée cependant à l'eau-forte, à laquelle il accorda bientôt sa préférence (il n'a édité, à très peu d'exemplaires, qu'une seule pointe-sèche). Cette technique lui permettait, mieux que le bois, de parfaire son travail, de le reprendre après morsure ou d'un état à l'autre, de parvenir à cette finition que l'on retrouve dans ses dessins à l'encre de chine. Mises à part quelques planches tirées par son ami Pierre Dubreuil sur sa presse personnelle, la plupart des eaux-fortes de Gromaire ont été imprimées par Paul Haasen et son fils Raymond. Sur quelque deux cent vingt planches gravées sur métal, cent cinquante ont été réalisées entre les deux guerres



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Peinture religieuse : Christ en croix


( Artiste très prolifixe...)



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MessageSujet: Re: Ca s'est passé en juillet !   Ca s'est passé en juillet ! Icon_minitimeMar 27 Juil 2021 - 12:54

Ca s'est passé en juillet ! 26 juillet 1889, naissance : Paul Welsch, peintre français


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autoportrait


Paul Welsch, né le 26 juillet 1889 à Strasbourg et mort le 16 juin 1954 à Paris, est un peintre français figuratif. Également graveur (eau-forte, gravure sur bois et linogravure) et lithographe, il était membre de la Société des peintres-graveurs français.


BIOGRAPHIE


Il y commence ses études secondaires qu'il achève à Hanovre. Ses carnets d'esquisses (1907-1908) montrent déjà sa maîtrise du dessin. Il poursuit des études de droit à l'université de Strasbourg puis de sciences politiques à la faculté de droit de Paris (1909-1911). C'est à cette époque qu'il devient l'élève d'Émile Schneider (1873-1947) à Strasbourg aux côtés duquel il expose ses premiers essais. À Paris, dès 1911, il débute en peinture chez Maurice Denis qui le convainc de consacrer sa vie aux beaux-arts. Il se perfectionne en dessin et gravure auprès de Bernard Naudin (1876-1946). Jusqu'en 1914 il étudie à l'Académie Ranson auprès de Maurice Denis et de Paul Sérusier. Il expose dans ces années-là, notamment à la Société des artistes français en mai 1913, une série de gravures de facture très réaliste.

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Le Chantier (1913), Eau-Forte


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Lithographie - La plaine de Pantin



La guerre de 1914 interrompt brièvement ces débuts : enrôlé sous le drapeau allemand, il est blessé sur le front russe et rapatrié dès décembre 1914. Les peintures exécutées entre 1914 et 1919 sont caractérisées par des traits épais et nerveux aux couleurs vives, ainsi qu'en témoigne la Place Kléber pavoisée pour l'armistice, toile de 1918 conservée au Musée d'Art moderne et contemporain de Strasbourg.



Ca s'est passé en juillet ! Paul%20Welsch%2046c

Strasbourg, place Kléber pavoisée pour l'Armistice (1918), Huile sur bois 20 x 18.8 cm
Musée d'Art Moderne et Contemporain de Strasbourg



Galerie Bernheim-Jeune



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Galerie Bernheim-Jeune


En 1919, il forme avec d'autres peintres alsaciens le Groupe de Mai, influencé par les œuvres de Paul Cézanne : Jacques Gachot (1885-1954), Hans Haug (1890-1965) dit Balthasar, Edouard Hirth (1885-1980), Martin Hubrecht (1892-1965), Luc Hueber (1888-1974), Louis-Philippe Kamm (1882-1959) et Lisa Krugell (1893-1977). Le Groupe de Mai, au sein duquel Gilles Pudlowski distingue« Paul Welsch qui peint les bleu azur de la Provence avec une luminosité tranquille et s'affirme comme le Méditerranéen du groupe »2, exposera à Paris (chez Bernheim-Jeune en février 1921) et Strasbourg (habituellement à la Maison d'Art Alsacienne, 6 rue Brûlée) jusqu'en 1934. Paul Welsch « reconstruit en architecte la nature, soumettant formes, lumière, couleurs à la discipline austère, d'une grande distinction. Lui est resté fidèle à l'un des préceptes du Maître d'Aix : faire du Poussin d'après nature » observe pour sa part Robert Heitz3. Après la guerre, l'artiste s'installe à Paris.


Ca s'est passé en juillet ! Paul%20Welsch%2034c

Saint Tropez vers 1921, Huile sur toile


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Place à Saint-Remy (1926), Aquarelle et encre de chine


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Paysage à la Gaude (1923), Huile sur toile


Paul Welsch illustre en 1920 son premier livre, Les bourgeois de Witzheim d'André Maurois, dans un esprit proche de Hansi. La même année, il séjourne huit mois en Tunisie qu'il transcrit dans une peinture sobre, grave et lumineuse, loin de tout orientalisme de bazar. Il participe cette année-là avec deux toiles au Salon tunisien4 puis exposera le fruit de ce travail - « des toiles d'une rare sobriété de couleurs, aux lignes de force puissantes réduites à l'essentiel » restitue Gérald Schurr5 - en la galerie Bernheim-Jeune à Paris en février 1921).


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Femme berbère (1920), Huile sur toile


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Souk tunisien. Huile, 1920.


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Italie[
/center]



Il effectue dès 1921 un premier séjour à Saint-Tropez où il reviendra régulièrement. Sa peinture n'est pas insensible aux courants de l'époque : Albert Marquet, André Derain ou Henri Matisse. « Welsch [dans Le palmier] cherche moins une émotion que l'architecture impeccable du tableau, le contraste des formes […] qui, à cette époque de sa carrière, le rapproche du cubisme » constate Robert Heitz dans La peinture en Alsace. Il explore les paysages du sud : Paysage au bord du Loup (1922), Paysage à Florence (1922), Paysage à la Gaude (1923), Citadelle à Corte (1925). Un voyage en Italie lui permet d'approfondir sa connaissance des peintres de la Renaissance, plus particulièrement Masaccio. Dès 1922, il devient sociétaire du Salon d'automne de Paris, participe au 33e Salon des indépendants et, en 1923, au Salon des Tuileries. Paraît cette même année son deuxième livre illustré : Amis et amiles d'Assenet, sept bois originaux aux traits géométriques, proches du vitrail.



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"Place des Lices à Saint-Tropez" Huile sur toile, 1924.


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Le port


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chantier dans le port[center]


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" Maison à Malaucen dans le Vaucluse


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La table de jardin, Malaucène (1953), Huile sur toile


P[b]aul Welsch abandonne progressivement dans ses toiles, à partir de 1924, cette géométrie appuyée. Il se tourne vers un style plus dépouillé : limitation des couleurs (bleus, bruns, verts), formes simplifiées mais souples. Au Salon des Indépendants de 1925, Raymond Régamey repère un Vendanges à Capri « très sobre et noble de lignes […] avec cet art déroutant au premier coup d'œil de rendre par des demi-teintes la forte lumière »6. Paul Welsch peint en cette même année 1925 deux panneaux pour le Pavillon de Mulhouse de l'Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes à Paris : L'Eau et La Terre (conservés aujourd'hui au Musée d'Art moderne et contemporain de Strasbourg). L'artiste, à côté des paysages du Midi, se consacre aux teintes sourdes de Paris et d'Alsace, sans négliger la nature morte ou le nu dans lesquels il excelle. L'austérité très attachante de cette peinture culminera dans les toiles du Quercy (Route à Puylaroque, 1927), avec « de lourds paysages au ciel plombé, vides, inquiets, à l'allure lente » (M. K.). Les couleurs vives transpirent à travers la pâte plutôt qu'elles ne s'offrent ostensiblement au regard grâce à une parfaite maîtrise du glacis. Les portraits - des femmes au visage souvent triste - sont transcendés par la souplesse des lignes et l'art de la correspondance des couleurs (Femme au gilet rouge, 1929, Musée d'Art moderne et contemporain de Strasbourg).



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Place à Saint-Remy (1926), Aquarelle et encre de chine


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[center]Paysage de Provence[center]


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Corse - Santa Marione et le Oliviers (1925), Huile sur toile 60 x 73 cm
Musée d'Art Moderne et Contemporain de Strasbour
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Moulin en Dordogne (Guimalet) (1944), Huile sur toile


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Femme au gilet rouge (1929), Huile sur toile - 73 x 60 cm
Musée d'Art Moderne et Contemporain de Strasbourg


Au cours des années 1930, Paul Welsch assied définitivement son style, un réalisme poétique très caractéristique, fait d'une "perfection dense, humaine, dédaigneuse de toute éloquence (Maurice Betz, catalogue de l'exposition de 1931 à la galerie Berthe Weill). Sa formation politique lui permet sans doute de trouver les appuis nécessaires pour participer aux grandes manifestations de son temps : décoration murale pour la Semaine Coloniale de mai-juin 1932, illustration pour les livres d'Armand Megglé portant sur l'Afrique-Occidentale française, l'Afrique-Équatoriale française et la Syrie (1931), La vie aux champs, panneau accroché dans le vestibule du Pavillon d'Alsace lors de l'Exposition Internationale des Arts et Techniques de 1937. On trouve dans cette dernière œuvre les thèmes de l'homme et de la terre qui sont au centre de toute la carrière de Welsch.




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Paysage à Feldberg, Huile sur toile




Ca s'est passé en juillet ! Paul%20Welsch%2031c

Portrait de la femme de l'artiste (1928), Huile sur toile - 55,2 x 46 cm
Musée d'Art Moderne et Contemporain de Strasbour
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Ca s'est passé en juillet ! Paul%20Welsch%2039c

Femme aux gants blancs (1942), Huile sur toile 55 x 46 cm



Après guerre, restitue Jean-Eugène Bersier, « il reprendra avec sa passion contenue, cette sorte d'ardeur réservée qui lui est si personnelle, son métier de peintre et sans doute s'exprimera-t-il en ces dix dernières années mieux encore qu'auparavant, son œuvre calme et profonde va s'enrichir d'une quiétude, d'une sûreté qui ne faibliront pas jusqu'à la fin »8. Les dernières œuvres - peintes à Paris, Saint-Tropez ou Malaucène dans le Vaucluse - ne s'écartent guère de celles des années 1930 mais se caractérisent par une gamme plus étendue de couleurs chaudes. Il produit aussi de nombreuses lithographies, majoritairement en noir et blanc mais aussi en couleurs (Le rendez-vous des chasseurs, Salon d'Automne de Paris 1949), et réalise les illustrations de quatre livres : Petits poèmes en prose de Baudelaire (1947) restés semble-t-il inédits ; Le pilier des anges de Claude Odilé (1948) ; Croquis de Provence d'André Suarès (1952), ouvrage pour lequel il se lance dans la technique de la gravure sur bois ; enfin La bonne chanson de Paul Verlaine (1954). En 1953, il réalise encore une vaste peinture murale pour le collège technique hôtelier de Strasbourg (actuellement collège Fustel de Coulanges) qui résume son univers : la vie simple de l'homme dans la nature. Il meurt d'un cancer le 16 juin 1954 à Paris et est enterré au cimetière Saint-Gall de Strasbourg9.



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La Seine à Rueil



Des Nus


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