SOUVENIRS ....

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Message par Lauriza le Mer 22 Nov - 15:56

LES VIEILLES FILLES !

Que sont devenues celles qu’on appelait « les vieilles filles » ? Dans mon enfance, elles étaient souvent montrées du doigt, la société considérant qu’à 25 ans une femme devait être « casée » pour faire des enfants et ma foi que c’était sa seule destinée. Cette notion de « vieilles filles » a tendance à disparaître dans la civilisation occidentale contemporaine et l’expression elle-même, péjorative, à être considérée comme offensante.

Maintenant, leur statut a bien changé, on ne les montre plus du doigt parce qu’elles sont « laides » ou mal « foutu », qu’elles paraissent revêches ou effacées …..Non, elles ont réussi ce tour de force à se fondre dans la mouvance de la société, car elles aussi ont évolué et ce sont mises au diapason des femmes bien dans leur peau. On pense même à supprimer des imprimés administratifs le mot de « mademoiselle », tellement elles sont devenues modernes, car qui, maintenant, pourrait les distinguer ?

Mon enfance a été marquée par de nombreuses « demoiselles » que ma Mère aimait fréquenter. Allez savoir pourquoi ? Peut-être parce qu’elles avaient beaucoup de savoir vivre, qu’elles étaient érudites et qu’elles aimaient discuter des choses de la vie dont ma Mère était friande. Je les trouvais modernes et pourtant je n’avais que 10 ans alors qu’elles devaient avoir la bonne trentaine bien sonnée. Je rejoignais souvent maman, certains après-midi, après l’école, chez les demoiselles, qui habitaient Place du Lycée, dans le haut de ma rue. Deux sœurs qui me préparaient toujours un goûter à mon arrivée et pendant que je me sustentais, elles continuaient leurs bavardages avec maman toujours bien mise et chapeautée. En même temps que je me délectais de mon chocolat chaud et mes tartines grillées beurrées, je ne perdais pas une bouchée de ce qui se disait formant ainsi mon esprit au respect des autres et des choses.

Maman a eu également la très bonne idée de me faire apprendre le piano, pour ma culture, disait-elle. C’est en grandissant que j’ai compris combien mes parents s’étaient privés pour que leurs 3 enfants aient une enfance heureuse. L’argent était loin de couler à flots et de toute leur vie ils n’ont jamais pu devenir propriétaire, mais ce qui comptait le plus pour eux c’était de donner de l’amour à leurs 3 enfants et une bonne éducation. Les choses matérielles étant bien secondaires. Je ne les ai jamais assez remerciés pour ne pas avoir souffert du manque de confort les 15 premières années de ma vie. Comme quoi, l’amour des parents est plus fort que tout et l’amour ce n’est pas que recevoir des bisous et des câlins, les réprimandes, les sermons et apprendre à être responsable de ses actes font aussi partis d’une bonne éducation et à avoir des repères dans la vie. Qui aime bien doit aussi apprendre à remettre dans le droit chemin.

Mais revenons à mon piano. Dans une rue perpendiculaire à la mienne, mais cette fois ci dans le bas, deux sœurs , chacune avec leur petit Loulou de Poméranie, demeuraient. Il suffisait que je tourne à droite et deux portes plus loin j’étais arrivée. Je sonnais et mon Prof de piano, la plus jeune des demoiselles, dans des couleurs criardes un peu perroquet, ouvrait le porche qui donnait dans une petite cour et me faisait entrer dans son antre de musique qui me paraissait un peu étroite et datant de 1800. Il y avait de vieux tableaux d’ancêtres cloués aux murs, des trophées de prix gagnés dans des concours de conservatoire, un vieux fauteuil mauve, des vieilles chaises aux pieds torsadés ou noueux, agrémentées de coussins en velours grenat rappés et lustrés et au milieu de la petite pièce, 2 pianos se faisant face sur lesquels trônaient des bustes de toutes grandeurs des plus illustres musiciens classiques.

Mon prof s’appelait Madeleine Chanteau. Elle portait un nom vraiment prédestiné puisqu’elle était aussi prof de chant. Elle passait vraiment pour une excentrique dans le quartier par son apparence extérieure. Toujours habillée de couleurs chamarrées et clinquantes, des rouges vifs, des verts pomme, des jaunes canard, des violets d’évêque etc…..lui donnaient cette âme d’artiste très décalée pour son époque, qui maintenant serait recherchée ..... Elle ressemblait un peu à Alice Sapritch (pour ceux qui s'en souviennent) dans sa façon d'être et n'était pas plus belle, mais quel personnage !!! . Je l’aimais bien, elle aimait rire, était pleine d’humour mais lorsqu’un jour je lui posais la question pourquoi ne s’était-elle jamais mariée ? Elle a fait comme si elle n’avait pas entendu et a continué la leçon. Ce n’est que ma dernière année de musique, après 11 ans de  leçon de piano et d’échange musicaux, qu’elle a bien voulu me dire le secret qu’elle gardait au fond de son cœur. Elle ne s’était pas mariée en souvenir de son fiancé mort à la guerre de 14/18.

J’appris par la suite, bien plus tard, qu’à la mort de sa sœur, elle se retira dans une maison de retraite. Eh bien savez -vous ce qu’il arriva ? C’est là qu’elle a décidé de commencer à vivre. Elle avait 80 ans et grâce à la musique, elle rencontra un compagnon du même âge. Ils décidèrent de quitter la maison de retraite pour revenir vivre dans son ancienne maison ….. J’espère qu’elle a vécu encore de belles années. Je n’ai plus eu de nouvelles.

Encore quelqu’un que j’ai côtoyé dans ma vie, qui prouve qu’à tout âge on peut commencer ou recommencer à vivre quoiqu’il arrive, même quand l’avenir est plus court.

Je pense que maintenant on trouve de plus en plus de femmes célibataires qui ont choisi de vivre seules après avoir fait l’expérience d’une vie de couple. On peut donc dire maintenant que toutes les femmes deviennent des « vieilles filles ».
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Re: SOUVENIRS ....

Message par Lauriza le Mer 29 Nov - 15:51

PRENDRE SES RESPONSABILITES !

Je le nommerai Antony. Il avait neuf ans. Tous les jours il revenait de l'école, chez lui,  pour déjeuner le midi avec sa maman Alexandrine qui lui préparait de bons petits plats. C'était un petit garçon sans histoires, facile à élever, toujours souriant, plein de vie mais peu bavard.
Alors qu'il était attablé avec sa maman dans la cuisine, un coup de téléphone retentit. Sa maman se leva :
- Allo ! Oui, je suis bien la maman d'Antony !
A l'autre bout du fil :
- Madame, je suis la maman de Jérome et je vous informe qu'il ne faut pas vous étonner si vous entendez parler que votre fils a dégonflé des pneus de voiture. Et puis silence, on raccrocha.
Retournant dans la cuisine et jetant un coup d'oeil sur son fils, Alexandrine fut surprise de le voir rouge pivoine, piquant le nez dans son assiette. Il avait tout entendu et n'en menait pas large. Directe et sans prendre de gant elle s'écria :
- Dis donc Antony, il paraît que tu as dégonflé des pneus de voiture ? Quand, Où et combien ?
- Oui maman, répondit l'enfant, mais je n'était pas tout seul, il y avait Jérome.
Son sang ne faisant qu'un tour, Alexandrine emmena Antony demander des explications chez Jérome.
La maman de Jérome considéra que son fils était blanc comme neige. Jérome (neuf ans également) avait bien assisté à l'évènement mais n'avait rien fait, il ne faisait que regarder. Il n'était pas question pour Alexandrine, rouge de honte et les yeux embués de larmes de laisser passer ce fait. Elle avait le devoir en tant que maman de réprimander son enfant et de le mettre en face de ses responsabilités pour que plus tard il ait le respect des autres et de leurs biens. Pendant qu'elles bavardaient entre mamans, les garçons s'expliquaient en aparté mais suffisamment fort pour qu'Alexandrine entende ceci :
Antony : Jérome, pourquoi ne dis tu pas la vérité, toi aussi tu as dégonflé deux pneus, même que tu as jeté les valves dans la nature (la nature étant la pelouse de la résidence)
Jérome : Non, ce n'est pas vrai, c'est toi qui a tout fait.
Les explications étant clauses, voyant la mauvaise foi chez Jérome et n'arrivant pas à savoir sur quelle voiture les pneus avaient été dégonflés, Alexandrine et Antony s'en retournèrent chez eux. Au moment où ils entrèrent, Antony, timidement et craintivement tendit une pièce de 5 centimes de Francs en disant à sa maman :
- Voici ce que Jérome m'a remis, me demandant de m'accuser du tout.
Là, s'en était trop. Non seulement Jérome était menteur mais il était vil. A neuf ans cela promettait !Alexandrine retourna illico presto voir la maman de Jérome pour lui remettre les 5 centimes que son fils avait donné à Antony pour s'accuser du tout. La maman de Jérome, en entendant la porte s'ouvrir, tourna le dos, sans un mot et partit dans le fond de son couloir laissant les 5 centimes jonchés le sol.
Après avoir bien réfléchi, il fallait qu'Antony soit punit, mais comment pouvait-on lui faire réparer sa bêtise ? Antony avait 10 francs dans sa tirelire. Il fallait donc qu'il répare les dégâts. Alexandrine réussit à connaître la propriétaire de la voiture qui avait subi le méfait. Alors, ni une, ni deux, dès le lendemain, après l'école, dans la soirée, le coeur gros, mais le devoir avant tout, la maman et le petit garçon allèrent s'excuser auprès d'une dame charmante et très compréhensive. Voyant qu'Antony venait lui donner ses 10 francs pour le préjudice causé, c'est à dire simplement de regonfler les pneus car seules les valves avaient été dévissées, la dame en faisant un clin d'oeil à Alexandrine dit :
- Je sais que votre petit garçon ne recommencera pas. Il est bien élevé. Il est venu s'excuser. Je lui pardonne, il peut garder ses 10 francs. Quand à l'autre petit garçon, car je sais qu'ils étaient deux, Dieu seul sait ce qu'il deviendra ......
Alexandrine qui travaillait a mi-temps a aussi fait remarqué à Antony que si un petit garçon lui avait dégonflé ses pneus, elle n'aurait pas pu aller travailler, il aurait fallu qu'elle fasse venir le garagiste, que cela lui aurait coûté de l'argent et du temps.
Antony a très bien compris qu'il ne faut pas faire aux autres ce qu'il ne veux pas qu'on lui fasse. De ce jour, il est resté droit dans ses bottes et sait parfaitement transmettre à sa fille les valeurs que ses parents lui ont inculquées.
On est toujours fier de sa progéniture, mais au moindre faux pas, il ne faut pas fuir devant les difficultés et surtout ses responsabilités même si on a honte. C'est en montrant le droit chemin très tôt aux enfants qu'on leur évite bien des écueils plus tard.
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Re: SOUVENIRS ....

Message par Lauriza le Sam 9 Déc - 17:44

On l'appelait la cousine Bosque. Du plus loin que je m'en souvienne, il me semble avoir connu son mari, un petit bonhomme pas très grand, maigre et effacé qui ne faisait guère de bruit mais dont les yeux bleus, perçants imposaient une présence indéniable. Comme dans beaucoup de famille, dans les années 1950, il était difficile de savoir d'où venaient ces cousins. De mon grand-père, de ma grand-mère, peu importe, on les appelait "cousins", les gens restaient souvent dans le flou et le vague. Connaissaient-ils eux même leur parenté ? De plus, ayant à peine l'âge de raison, je ne me souciais en aucune façon de la vie des grandes personnes qui ne me préoccupait guère l'esprit. Par contre, l'âge de raison était important. Les parents pensaient qu'à partir de 7 ans, on était apte à comprendre et à réfléchir  et nous nous devions d'être un peu plus "raisonnables". Mais là aussi, qu'entendait-on par raisonnable ? Raisonnable pour Qui ? Raisonnable pour Quoi ?
Maman, mon petit frère et moi, comme souvent le jeudi après-midi, jour dispensé d'école à cette époque, on se rendait chez la cousine.  Un jour, à notre grande surprise, elle était seule, habillée de noir de la tête aux pieds. Personne ne parla de son mari, tout au moins devant les deux enfants qui accompagnaient maman. On nous a prié dès en arrivant dans la maison, d'aller jouer dans le jardin pendant que le soleil daignait encore faire son apparition. Je crois bien que c'était au printemps mais peut-être en été, je ne me souviens plus très bien. J'ai bien compris que maman et la cousine avaient des choses secrètes à se dire mais ce n'était pas mes affaires. Le cousin Bosque pour nous s'était tout simplement évaporé ou était parti, sans tambour ni trompette. Nous n'avons plus jamais entendu parler de lui.  Alors, par la suite, à chaque visite que nous lui faisions, j'ai considéré que la cousine avait toujours vécu seule.
Elle n'avait pas d'enfant. Nous recevait toujours les cheveux tirés en arrière, se terminant par un chignon bas posé sur la nuque, retenu par de nombreuses épingles à cheveux, au milieu duquel trônait une grosse barrette en vieux métal argenté. Elle me paraissait stricte et sévère et pourtant elle avait un coeur d'or.
Comment cette femme pouvait-elle nous laisser aller dans son jardin sans rien dire alors qu'elle savait que nous faisions la razzia de ses meilleurs fruits et qu'après notre passage elle serait privé de dessert. Adieu les petites fraises des bois qui poussaient ça et là ; Adieu les groseilles à maquereaux juteuses et acides à souhait ; Adieu les fraises rouges pulpeuses et odorantes ; Adieu les abricots bien mûrs et veloutés ..... Elle disait simplement à maman, lors d'une prochaine visite : " les petits chenapans ont encore tout mangé ..."et on savait en voyant le joli sourire qui se dessinait en même temps sur ses lèvres qu'elle nous pardonnait. Maman bien sûr nous réprimandait, mais c'était plus fort que nous, nous recommençions. Ce n'est qu'en grandissant que nous avons pris conscience qu'elle n'était pas très riche et qu'elle vivait grâce à son jardin.
Je me souviens d'un jour, après l'école, je devais avoir dans les 10 ans, pensant trouver maman chez elle, j'ai pris le chemin de sa maison. Comme elle habitait en dehors de la ville et que nous faisions tout à pied, j'ai couru tout le long du chemin pour arriver à l'heure où je pouvais encore goûter. Elle fût très étonnée de me voir, mais trop contente de pouvoir bavarder avec quelqu'un, elle me fit entrer et me proposa une petite collation. Elle me prépara un bon chocolat chaud avec quelques tartines grillées beurrées. Elle achetait toujours un gros pain de 4 livres qui lui faisait la semaine, alors au fil des jours il devenait rassis. J'aimais son pain, surtout grillé, un vrai délice. Après 2 tartines, elle m'en proposa une troisième. J'avais faim. Puis une quatrième. Je la voyais couper son pain qui diminuait. J'aurais bien voulu en manger une cinquième, une sixième, mais ma conscience me dit qu'il ne fallait pas que je lui enlève tout le pain de la bouche, que ce n'était pas bien. Alors fièrement je lui dit que je n'avais plus faim et que je la remerciais beaucoup. Elle me dit qu'elle était contente de m'avoir vue et que je pouvais revenir quand je voulais.
Voilà, çà c'était être raisonnable. Je n'avais pas été jusqu'au bout de mes instincts à vouloir me remplir le ventre de bonne tartines beurrées ou de confitures. J'étais fière d'avoir résisté et contente de penser qu'il restait suffisamment de pain pour la vieille cousine qui peinait tant pour y arriver. Alors, reprenant le chemin de la maison, toute guillerette, sautant d'un pied sur l'autre, l'insouciante petite fille que j'étais rentra chez elle le coeur léger.

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Re: SOUVENIRS ....

Message par Anita le Sam 9 Déc - 17:49

Bravo Lauriza, j'essaierai de lire petit à petit, cela a l'air très intéressant. 

Info : j'ai remis au bon endroit le poème de Mistou.


 

******

Je te souhaite une bonne journée et de Invité 


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Re: SOUVENIRS ....

Message par Lauriza le Sam 9 Déc - 19:03

J'ai vu, merci ANITA ! bonne soirée !
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Re: SOUVENIRS ....

Message par Phyllis le Lun 11 Déc - 16:22

Tes souvenirs sont fort agréables à lire Lauriza...j'aime bien l'histoire des vieilles filles...Nous en avions une dans la famille, c'était ma tante Lise, la soeur de maman, elle était l'aînée et ne s'était jamais mariée...mais ce n'était pas une prude...
Enfant, j'écoutais maman et sa soeur parler à voix basse des "frasques" de ma tante qui sortait beaucoup et devait avoir des amants , surement...mais je n'ai jamais connu les détails.
Etre une femme célibataire ou vielle fille (à l'époque) c'était l'indépendance assurée...la belle vie...pas de cuisine à heure fixe, de sortie d'école, etc...
Bonne soirée à toi.




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Re: SOUVENIRS ....

Message par Gustine le Lun 11 Déc - 16:59

Une vielle fille, j'en ai une aussi, encore bien dans sa tête de 97 ans 1/2... une sœur de mon père ...
Elle ne voulait pas se marier, les hommes disait-elle, ce n'est pas mon truc...
Elle m'a souvent raconté leurs sorties, elles étaient trois sœurs d'âges qui se suivaient, les deux autres se sont mariées tard ... une est décédée depuis longtemps, l'autre vit dans la banlieue parisienne...
Beaucoup d'ami(e)s de leur âges, il y avait des grandes familles a cette époque là ! 
Elles sortaient ensemble, toutes et tous en vélo a cette époque d'après-guerre, se rendaient a tous les bals des environs elles aimaient danser ... Quelques fois une dizaine de km ... Les parents cultivateurs n'ayant pas les moyens de les occuper toutes, elle se sont ""louées"" comme employée de maison...
Très ouverte d'esprit, presque une copine ...
Elle s'est engagée comme bonne a tout faire a Paris, un de ses frères étant déjà a la capitale (vendeur de meuble chez Lévitan, Paris) lui a trouvé une place chez un couple de professeurs de la Sorbonne. Le mari était diabétique (maigre) et elle s'occupait bien de son régime, pesait et comptait tout ce qu'il devait manger chaque jour... en plus de l'entretien de l'appart ...
Puis décédés rapidement tous les deux, elle fut récupérée par une comtesse (amie des prof") dont elle fut la dame de compagnie, l'accompagnant partout, ayant signature sur le compte en Banque pour les achats, une place en Or massif !
Lorsque la Comtesse a son tour est décédée, elle prit enfin sa retraite, a 70 ans... Elle est restée longtemps en relation avec les enfants de cette personne, qui lui écrivaient ... et lui envoyaient des étrennes  chaque fin d'année ...
Elle est depuis dans un foyer logement dans la Manche ...
C'est notre tante Mado ..... Madeleine .


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Re: SOUVENIRS ....

Message par Lauriza le Mer 13 Déc - 14:09

Je vois Phyllis et Gustine que mes vieilles filles vous ont tapé dans l'oeil et ça me fait très plaisir de voir que mes souvenirs qui ne devraient intéresser que moi vous interpellent. Merci de me lire.
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Re: SOUVENIRS ....

Message par lola le Mer 13 Déc - 15:10

je vous ai lu aussi ai aimé
j'ai travaillé avec une vieille fille mais elle très mal dans sa peau et le vivant très mal ignore ce qu'elle est devenu par la suite
pour certaines un choix pour d'autres un poids
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Re: SOUVENIRS ....

Message par Lauriza le Mer 13 Déc - 17:45

Merci Lola ! un petit commentaire ça fait toujours plaisir.
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